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    Adults in the Room
    note moyenne
    3,9
    321 notes dont 51 critiques
    16% (8 critiques)
    49% (25 critiques)
    24% (12 critiques)
    6% (3 critiques)
    2% (1 critique)
    4% (2 critiques)
    Votre avis sur Adults in the Room ?

    51 critiques spectateurs

    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

    Suivre son activité 62 abonnés Lire ses 70 critiques

    5,0
    Publiée le 24 octobre 2019
    Il n’est plus à démontrer que le cinéma de Costa-Gavras est d’essence politique : sa filmographie tout entière le dit assez. Non, ce qui importe ici, dans le cas d’Adults in the Room, c’est de raccorder son geste cinématographique à une pensée bien définie qui emprunte son propos aux malheurs contemporains et sa structure aux tragédies grecques, preuve – s’il fallait en trouver une – que le cinéaste accouche dans un contexte qui est le sien d’une œuvre, elle, atemporelle. Or, davantage certainement que dans ses précédentes réalisations, Costa-Gavras mêle étroitement la mécanique de l’action tragique avec les ressorts plutôt burlesques de la farce de caractères, si bien qu’il aboutit à une forme de tragédie et de comédie des plus corrosives et jubilatoires qui réussit un tour de force : parler avec une extrême précision et une extrême clarté d’un sujet géopolitique obtus pour le commun des spectateurs. Nul besoin de potasser des sommes historiques pour aller voir Adults in the Room, le cinéaste se charge de tout. Et quelle leçon de cinéma Costa-Gavras nous livre avec ce film ! La révélation initiale du dénouement fait office de prolepse – ou de scène protatique dans la tragédie antique et classique – et invite le spectateur à se concentrer non pas tant sur le dénouement à venir que sur l’enchaînement (logique ou illogique) de l’action. L’œuvre parvient à rendre palpable l’urgence et la détresse de la situation grecque tout en présentant ces incessantes pérégrinations diplomatiques tels des cérémonials inertes et dégradants. Alors on se réjouira de croiser la route de figures politiques bien connues – dont un certain Président de la République –, ainsi que du regard à la fois cynique et moqueur que porte le cinéaste sur cette Cour européenne directement sortie des Fables de La Fontaine. Dans Adults in the Room se nouent et se dénouent des alliances toujours menacées par les conséquences économiques des choix adoptés : dans ce monde régi par les nombres et l’argent meurt la culture, se brade un patrimoine au plus offrant. Aussi, le cinéaste a l’intelligence d’incarner sa lutte politique dans des personnages dont la parole et le corps marchent à l’unisson de leurs convictions. Magistral, Christos Loulis campe un Yánis Varoufákis plus vrai que nature, et là réside tout l’intérêt de son interprétation : il a ce quelque chose de théâtral, ce talent oratoire, ce goût pour les joutes verbales, qui inscrivent le ministre dans le champ de la fiction ; il constitue le porte-voix de l’artiste et use de stratagèmes et de projets pour sauver son peuple du marasme. Peuple dont l’apparition médiane sous forme de chœur silencieux laisse de marbre, bouleverse profondément. Avec Adults in the Room, Costa-Gavras pense son geste artistique comme un geste de « compensation » : il s’agit de donner à voir et à vivre une réalité trop fragmentée et trop dense, donc de reconstruire par la fiction des épisodes tirés de la réalité et montés entre eux pour retranscrire le potentiel tragique de l’Histoire de la Grèce. Tragédie où l’on s’indigne et où l’on rit, satire des mœurs des dirigeants politiques finalement similaires aux Grands dépeints par La Bruyère quelques siècles auparavant, le film est une ode à la résistance d’un peuple et d’un homme, le film est une urgence. À voir d’urgence, donc.
    benoitG80
    benoitG80

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    4,5
    Publiée le 7 novembre 2019
    « Adults in the Room », en partant de l’histoire et de l’état de la Grèce en 2015, est un film véritablement passionnant et palpitant sur les dessous de la « Politique et de la Finance » ! Costa Gavras a réussi un exploit en faisant de ces fameuses élections et du gouvernement qui en a découlé, une histoire haletante dont les rebondissements incroyables et son déroulement-même, sont un vrai enseignement sur l’Europe d’aujourd’hui ! On est simplement fasciné d’assister avec Yanis Varoufakis, aux réunions de cet Eurogroupe dont les différents ministres des finances de chacun des pays européens tirent les ficelles, en banquiers implacables et insatiables qu’ils sont ! Une vraie révélation à la manière d’un thriller, mené de main de maître par un réalisateur de 86 ans... Chapeau ! Unique à découvrir, même si l’on connaît forcément le dessous des cartes et que l’on sait déjà le fin mot de l’histoire... Pour incarner le charismatique Yanis Varoufakis, l’acteur Christos Loulis est simplement fabuleux d’énergie et de conviction ! On reste médusé par les avancées, et fatalement plus souvent par les reculs encaissés par ce ministre dans sa détermination à défendre les intérêts de son pays et par là-même de son peuple qui lui n’aspire juste qu’à une vie meilleure. Toute cette lutte pour refuser ou aménager le remboursement de cette dette, est décrite à la perfection, à travers une peinture édifiante d’un monde de profit, de rendement prêt à broyer de l’humain à tour de bras, au point de ne pas avoir le droit essentiel d’exister ! Tout l’aspect social et humain d’un peuple en souffrance est gommé, effacé brutalement et rapidement d’un geste sans concession, sans compassion, juste à cause d’une dette qui doit être remboursée coûte que coûte, au risque d’enfoncer encore davantage ce pays ! L’enchaînement des événements vécus par ce ministre et à fortiori par son peuple, fait preuve d’une démonstration ici limpide et machiavélique, dont l’Europe et son fonctionnement hyper capitaliste en sont la cause et le fondement même. Une situation pourtant plus qu’alarmante, dont les répercussions guettent bon nombre d’entre nous, et qui devraient nous amener à réfléchir même pour les cadres moyens en nette perte de pouvoir d’achat... Alors n’ayant rien à perdre, on se demande encore ce qu’attendent toutes ces populations humiliées et bafouées par cette économie capitaliste à outrance, pour battre le pavé dans la rue par millions, et ainsi reprendre définitivement les rennes de leur destin en main et enfin vivre décemment plutôt que survivre ! Qu’on se le dise...
    Giliano
    Giliano

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    5,0
    Publiée le 2 octobre 2019
    Véritable film coup de poing de cette dernière partie de l'année. On ne reste pas indifférent face à cette tragédie et ce sombre cirque qui se dévoile sous nos yeux. A la fois biopic, film catastrophe et thriller politique implacable. A 86ans, Costa-Gavras jette un énorme parpaing dans une marre qui ne finit plus d'éclaboussée. Il nous régal... aussi bien par la poésie de sa mise-en-scène que par la véracité des événements qu'il nous dévoile. Jamais un film n'a aussi bien décrit l'état actuel de la politique contemporaine. Le voir, c'est levé le rideau d'une farce qui nous a trop longtemps été cacher. Le voir, c'est un acte de protestation face à une politique européenne qui n'a ni queue, ni tête. Un chef-d'oeuvre a voir de toute urgence !
    velocio
    velocio

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    4,5
    Publiée le 18 octobre 2019
    Bien qu'il ait quitté la Grèce il y 67 ans, bien qu'il reconnaisse lui-même ne plus maîtriser parfaitement sa langue natale, le réalisateur franco-grec Costa-Gavras ne pouvait pas ne pas s'intéresser à la crise économique que connait la Grèce depuis un peu plus de 10 ans. S'intéresser, c'est bien, mais la question qui le hantait était : que pouvait-il faire ? Et puis, le 25 janvier 2015, il y a eu élections législatives grecques et la victoire de Syrisa, un parti vraiment de gauche, élu sur un programme anti-austérité, très hostile aux réformes suggérées par les autorités européennes et appliquées depuis plusieurs années, réformes se traduisant par un cercle vicieux et qui ne faisaient qu'empirer la situation. Dans ce parti, deux figures se détachaient : Aléxis Tsípras, nommé Premier ministre le 26 janvier, et le très charismatique Yánis Varoufákis, nommé Ministre des finances. A partir ce cette élection, Costa-Gavras a suivi d'encore plus près ce qui s'est passé pendant 5 mois en Grèce et au niveau européen, avec un mélange d'espoir et de scepticisme, conscient qu'il était du caractère conservateur de l'Europe. Pendant 5 mois, et jusqu'à la démission de Yánis Varoufákis, le 6 juillet 2015, au lendemain d'un référendum grec sur un nouveau plan d’aide proposé par les créanciers internationaux et se traduisant par toujours plus d'austérité, référendum voyant le "non" aux dictats de l'Europe l'emporter largement. Une démission que Varoufákis a donnée afin de faciliter l'obtention d'un accord entre la Grèce et l'Union européenne. A noter que le "Non" a été assez vite transformé en "oui" par le parlement, un bel exemple démocratique s'inspirant de ce qui s'était passé en France suite au référendum de 2005. C'est cette période de 5 mois et, tout particulièrement, tout ce qui se passait au sein de l'Eurogroupe, que couvre "Adults in the room", film absolument passionnant dont le titre fait référence à une phrase prononcée par Christine Lagarde, alors patronne du FMI. Costa-Gavras a eu l'occasion de rencontrer Yánis Varoufákis, lequel lui a fait part de sa surprise lorsqu'il s'est aperçu qu’il n’y avait pas de compte rendu des réunions officielles de l'Eurogroupe, cet organe informel, sans existence légale, qui réunit les ministres des finances des états membres de la zône Euro et qui, en fait, décide de l’économie de l’Europe. Une absence de compte-rendu qui permet à chacun de dire ce qu'il veut à la sortie des réunions. D'où la décision de Yánis Varoufákis d'enregistrer tout ce qui se disait au cours de ces réunions. Ce sont ces enregistrements, venant compléter le livre "Adults In The Room: My Battle With Europe’s Deep Establishment" (paru en France sous le titre "Conversations entre adultes") que Varoufákis a fait paraître en 2017, qui ont servi de base au film de Costa-Gavras. Autant dire que, grâce à ces enregistrements, il sera impossible de prétendre que la vérité était tout à fait différente de ce qu'on voit et entend dans ce film ! Un film où on voit le combat acharné d'un homme cherchant avant tout à œuvrer en faveur d'êtres humains face aux trahisons, aux collusions, à la puérilité, à l'hypocrisie, aux chantages et au caractère borné d'autres hommes qui eux, cherchent avant tout à sauver les banques. Un véritable film de cinéma, dans lequel on ne s'ennuie pas une seconde, à la fois thriller politique et tragédie grecque, allant même jusqu'à faire entrer en scène un chœur antique. Concernant la distribution, Costa-Gavras a tenu à ce que les comédiens soient tous du même pays que les personnages qu'ils interprètent, seule façon pour que, les discussions européennes se faisant en anglais, on retrouve l'accent authentique dans la pratique de cette langue. C'est ainsi que, concernant la France, Michel Sapin (Un Ministre soi-disant de gauche qui dit une chose en privé et son contraire en discussion officielle, histoire de ne pas déplaire à son homologue allemand) est interprété par Vincent Nemeth, Pierre Moscovici (Pas mal, aussi, celui-là !) par Aurélien Recoing , Emmanuel Macron par Damien Mongin et Christine Lagarde (La seule femme au sein de l'Eurogroupe, présentée de façon plutôt positive dans le film) par Josiane Pinson. Et Valeria Golino, italienne, qui joue le rôle de Danae Stratou, l'épouse (grecque) de Yánis Varoufákis, me direz vous ? Je dirai que la mère de Valeria Golino était grecque, que l'actrice a vécu en Grèce et parle couramment le grec ! "Adults in the room", un film à voir absolument.
    icniv
    icniv

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    5,0
    Publiée le 8 novembre 2019
    Les acteurs sont incroyables de vérités tout en jouant leur propre jeu... L histoire est connue que l intrigue maintienne durant deux heures est la preuve que le film est une véritable réussite esthétique... La danse est un sommet... La vieillesse lui va bien... Un vieux sage ce Costa G.
    Stn'K
    Stn'K

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    4,0
    Publiée le 15 octobre 2019
    Même à 86 ans, Costa-Gavras continu de faire des merveilles. Il nous sort ici un film politique, mélange entre biopic et thriller. Malgré une certaine prise de position, ce film nous livre une vision intérieur de la crise grecque, un point de vu inexpliqué jusqu'alors. Un très bon film à voir pour les intéressés et les curieux !
    Gérard Q.
    Gérard Q.

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    5,0
    Publiée le 8 novembre 2019
    Très bon film politique et engagé ! Fidèle à l'essentiel du livre éponyme de Yanis Variufakis, il dénonce le fonctionnement non-démocratique des institutions européennes et particulièrement la Troïka fonctionnaires imbus de leur pouvoirs et l'Eurogroupe qui n'ayant ni statuts ni existence légale se comporte comme une véritable dictature orchestrée par l'Allemagne ! Une séquence d'anthologie : celle où Wolfgang Schäuble et Michel Sapin respectivement ministres des Finances français et allemand s'engeulent en plein séance de l'Eurogroupe parce que Schäuble veut envoyer la Troïka à Paris
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 6 novembre 2019
    Il était légitime de se demander si le sujet de Adults in the Room possédait un véritable caractère cinématographique, même entre les mains d'un cinéaste aussi talentueux que Costa-Gavras, enfin de retour dans son pays natal. La réponse, sur l'écran, n'est pas totalement convaincante car le film se compose presque uniquement de débats et d'échanges autour de la dette grecque et de la pression insoutenable (le chantage ?) exercée par les instances européennes sur le gouvernement d'un pays au bord du gouffre. C''est une édifiante leçon politique et économique que le film transmet mais elle est souvent austère malgré la qualité de la mise en scène et son côté thriller, rythmé par des airs de sirtaki. Une cuisine grecque à l'étouffée dont la densité et l'intensité subjuguent mais qui n'est pas loin de se révéler indigeste. Reste que le film est l'occasion de pénétrer au plus près du système européen avec ses lignes de force, son pays mâle dominant (l'Allemagne) et les courants qui le traversent, avec ce mépris presque teinté de racisme vis-à-vis d'une contrée comme la Grèce, stigmatisée pour son caractère méditerranéen. Au milieu des arguties et des négociations sans fin, le film est presque sauvé par la prestance et le charisme de l'interprète principal, Christos Loulis. Et, en fin de compte, même si l'on ne maîtrise pas complètement les tenants et aboutissants du MoU, Adults in the Room a des vertus pédagogiques dans cette vision d'une Europe cynique, libérale à tout crin et pressurant les plus faibles de ses membres. De là à attendre avec impatience un prochain film sur la genèse et les conséquences du Brexit, non, quand même pas.
    selenie
    selenie

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    3,0
    Publiée le 13 novembre 2019
    Costa Gravas prend pour argent comptant tout ce qu'il a dû lire dans le livre de Yanis Varoufakis et en premier lieu l'extrême auto-satisfaction de cet ex-ministre. Varoufakis ne se remet jamais en question, et le cinéaste non plus. Le soucis dans une telle affaire politico-financière c'est que la lecture unilatérale des faits repose sur un point important : croire une seule et même personne sur l'échiquier européen. Au final, le rendu est surtout d'une grande démagogie, ludique certe mais démago et manichéen sans aucun doute. Si seulement c'était si simple ! On se focalise donc sur le reste, l'arrière-plan et si on veut apprécier un temps soit peu le travail on se doit d'accepter la dimension pédagogique du film. Site : Selenie
    ffred
    ffred

    Suivre son activité 345 abonnés Lire ses 2 123 critiques

    3,5
    Publiée le 13 novembre 2019
    Le dernier film de Costa-gavras que j'ai vu, Eden à l'ouest, remonte déjà à dix ans (pas vu Le capital). Et je n'avais pas aimé. Il renoue (un peu) aujourd'hui, sur le fond et sur la forme, avec ce qui a fait son succès. Si on est bien loin de Z, L'aveu, Missing ou même Music Box, cet Adults in the room est plutôt réussi, sans atteindre toutefois les sommets des films précédemment nommés. La mise en scène est solide, le scénario (assez) convaincant. Pour parler de la crise grecque qui a secoué l'Europe (et qui plonge toujours le pays dans les difficultés), il adapte le livre témoignage du charismatique ministre des finances de l'époque Yanis Varoufakis. Celui-ci est largement mis en avant, à la limite de l'hagiographie et du manichéisme. Le gentil ministre qui veut sauver son pays contre les méchants européens qui veulent le détruire. L'ensemble éclaire malgré tout quelque peu sur les évènements (si tant soit peu que tout colle à la réalité). Au final, un bon thriller politique, rythmé et bien interprété, qui finit par être très prenant. Plus intéressant que passionnant.
    PLR
    PLR

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    4,0
    Publiée le 6 novembre 2019
    C’est du Costa-Gavras. Comme dans les films témoignages et supports à la réflexion collective de Ken Loach (également à l’affiche sous un autre angle relevant finalement du même registre économique et fou…), il y a une démonstration soigneuse et méthodique pour servir un message avec une logique imparable. Ceux qui voudront la remettre en cause seront du mauvais côté ! Mais oseront-ils ? Moment de grâce pour le spectateur français suffisamment au fait de la politique et de ses rivalités quand Michel Sapin introduit Yanis Varoufakis auprès d’un certain Emmanuel, à l’époque ministre de son état aussi. Un thriller sur le registre de l’économie et de la politique européenne, avec une introduction du spectateur dans des lieux, parmi des adultes (sic) qu’il n’a guère l’occasion de côtoyer ni de contrôler. Sans retournement brutal et inattendu ou fausse piste au fil du scénario comme l’aurait voulu le genre thriller. Puisqu’on connait, au moins à peu-près, comment ça finit (ou plutôt pas d’ailleurs).
    norman06
    norman06

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    2,0
    Publiée le 9 novembre 2019
    Sur un sujet intéressant, un film-dossier caricatural et manichéen, comme si Costa-Gavras s'autoparodiait. Une déception.
    Michel C.
    Michel C.

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    3,5
    Publiée le 8 novembre 2019
    Film palpitant si on aime les jeux de négociation politique.... s'agissant de Costa-Gavras et de la crise de Grèce dans l' Europe des années 2015, le rythme est digne d'un thriller, avec un excellent Christos Loulis dans le rôle de Yanis Varoufakis - incroyable talent, de calme, et de conviction, à tel point qu'il vous emmène dans cet épisode presque guerrier avec une aisance, même si le sujet vous est assez flou et lointain ! De très belles scènes poignantes, et plan séquence surprise que je n'attendais pas : des pas de danse ( si, si ) entre les délégations politiques pour mieux caricaturer le carcan de l'Europe et des systèmes financiers, monétaires emportant tout.... y compris le bon sens !! **
    bruno M.
    bruno M.

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    5,0
    Publiée le 10 novembre 2019
    Excellent film qui retrace une partie de la tragédie grecque face aux autorités européennes. C'est une peinture extraordinaire. À voir absolument.
    Bernard T.
    Bernard T.

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    5,0
    Publiée le 8 novembre 2019
    Nouveau film-documentaire de Costa-Gavras, cette fois-ci sur la période qui a suivi la victoire électorale des la Gauche radicale en Grèce, « Conversations entre adultes ». Je vous fais grâce du titre international, en anglais évidemment. Vous le lirez sur l’affiche. Le film est tiré du livre de Yanis Varoufakis, éphémère Ministre des Finances du gouvernement grec d’Alexis Tsipras, durant environ 6 mois, pendant lesquels il bataille contre l’Europe financière et ses Ministres des Finances, lesquels veulent appliquer à la Grèce, un traitement totalement dément afin que ce pays rembourse une dette phénoménale, contractée sous les précédents gouvernements de Droite. C’est ce livre où Varoufakis dévoile les débats confidentiels de l’Eurogroupe, dont on apprend qu’il n’a aucune existence légale, mais qu’il décide des politiques financières des Etats, quel que soit le résultat des élections dans les différents pays, qui est en fait le scénario du film. Costa-Gavras a réuni une pléiade d’acteurs, dont beaucoup ressemblent physiquement aux personnages réels, côté français avec : Michel Sapin, Ministre des Finances qui dit une chose en privé et le contraire en public, et d’une insigne faiblesse en réunion de l’Eurogroupe ; Pierre Moscovici qui essaie d’enfumer Varoufakis en lui proposant un texte de compromis qui n’est pas le bon, et de manière fugitive, Emmanuel Macron alors Ministre de l’économie. Quant à Christine Lagarde, alors Directrice du FMI, elle joue un rôle de tampon, cherchant un compromis impossible à trouver. On découvre des Ministres des Finances, véritables rapaces, n’ayant qu’un seul objectif, rendre la Grèce exsangue, et ne voulant céder sur rien. On est loin de l’idée communément répandue que ces gens-là, au fond, ne sauraient faire de mal à personne, tant ils apparaissent en public comme de « gentils grands-pères ». Varoufakis rétablit la vérité ! Côté cinématographique, voilà un film en tous points remarquable, tant pour le jeu des acteurs, que pour la photographie due à Yorgos Arvanitis. In fine, quand tout semble joué contre la Grèce, Costa-Gavras présente deux magnifiques allégories. La première, quand Varoufakis déjeune au restaurant, il voit arriver la foule, le peuple qui l’a porté au Pouvoir : ces gens le regardent fixement, ne disent mot, puis se détournent et s’en vont. Varoufakis comprend que ses électeurs se détournent de lui. La seconde, quand Alexis Tsipras, fort du résultat du référendum qu’il a organisé, se rendant à Bruxelles, rencontre les chefs d’état et premiers ministres, qui lui imposent une danse, sorte de filet de pêche duquel Tsipras tente de passer à travers les mailles, mais il ne s’échappera pas. Après « Z, l’Aveu, Etat de siège, Amen, et d'autres... », ce dernier long métrage du réalisateur engagé est un chef d’œuvre. Enfin, pour celles et ceux qui ont de l’empathie pour le peuple grec, et qui espéraient tant de ce gouvernement de la gauche radicale. A noter aussi la belle musique d’Alexandre Desplat.
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