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    Psaume Rouge
    note moyenne
    2,9
    13 notes dont 5 critiques
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    5 critiques spectateurs

    artaud
    artaud

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    4,0
    Le petit texte - qu'il m'est impossible de retrouver - au dos du dvd de Clavis film est imparable pour exprimer ce que ce film raconte, à l'encontre des critiques en-deçà de ma note, qui péjore la mise en scène en un vulgaire campement de hippies locaux. Car c'est bien plus ce qui se passe sous nos yeux. Dans un symbolisme esthétique, où le temps et l'espace importent peu, Psaume rouge dévoile du début jusqu'à la stricte fin l'ensemble de la rhétorique politique et dont chaque pan apparaît comme des obstacles à l'émancipation de la classe ouvrière. Cette classe est littéralement poussée jusqu'à la violence. Ce film fluide et fleuve d'une vision marxiste et maoïste par nécessité construit dans l'allégresse et la douleur, chants chorégraphiés à l'appui, un discours programmatique de l'avenir de toute classe ouvrière et paysanne. Les antagonismes sont nés dans la nuance et se vérifient à chaque fois. La seule critique recevable (de mon avis) viendra sur le fond de la petite-bourgeoisie : je disais que le point de vue marxiste était nécessaire. Il n'est pas possible de faire un film sans parti pris ou alors soit on tombe dans un humanisme niais, faible et fallacieux, soit on fait la propagande de l'ordre établi - ce qui, entre nous, arrive à la majorité des films actuellement à l'affiche. Ma défense de ce point de vue va au-delà de situer le film à contre-courant de la propagande bourgeoise naturellement. Elle est nécessaire pour déplorer et comptabiliser les horreurs que subissent les travailleurs de toutes les époques, de toutes les catégories sociales : ce point de vue doit être un parti pris nécessaire et doit se situer dans l'intérêt des travailleurs, de leur point de vue. West Side Story Hongrois, Psaume rouge déroutera celui qui n'a pas fait l'initiation de la défense des travailleurs. Le réalisateur réussit le pari de faire un film politique entier et qu'il n'est guère possible de critiquer sans en venir au fait.
    ClockworkLemon
    ClockworkLemon

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    2,5
    "Psaume Rouge" est le film le plus connu du réalisateur Hongrois Miklos Jansco, relatant le révolte agricole en Hongrie à la fin du XIXème siècle. Le fond du sujet est poignant, ces paysans qui résistent malgré la pression des milices, toujours dans la joie et la bonne humeur, en chantant, et dansant... Le film attaque d'emblée avec une utilisation intelligente de La Marseillaise. Ces paysans sont donc des résistants, ils se battent pour une cause noble et iront jusqu'au bout. Esthétiquement, "Psaume Rouge" est beau et bien mis en scène (d'ailleurs reconnue à Cannes). De longs plans séquences et des mouvements de caméras habiles. Mais le film est parfois un peu étrange, si l'histoire dans l'ensemble est bien travaillée et émouvante, certains passages sont en revanche moins bien traités et parfois peu crédibles, surtout la scène de fin, assez frustrante, où la paysanne abat un par un les soldats de la milice. Le message du film est un peu trop cliché et manichéen, contre toutes formes de pouvoir supérieur, tels l'Église, la milice, la seigneurie. Par ailleurs beaucoup de scènes font très vite penser à un grand rassemblement de hippies, du genre Woodstock, avant l'heure, entre ballades folks, rubans, colombes et libérations des corps... Mais ces passages révèlent aussi une certaine poésie, un certain mysticisme intéressant, qui prend le dessus sur le réalisme. Notons par ailleurs que le film comporte des plans simples mais vraiment sublimes, par exemple dans la première scène où les corps des femmes se dénudent, ou encore le plan de la rivière qui s'emplit du sang des paysans, vers la fin du film. Bref "Psaume Rouge", malgré ses défauts, est un film engagé, souvent fascinant par son originalité et son esthétique.
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    De Miklós Jancsó, j'avais déjà vu et très fortement aimé "Rouges et Blancs", où des plans-séquences d'une fluidité magistrale et un superbe noir et blanc filmaient avec virtuosité des épisodes sanglants de la Guerre civile russe de 1918, le tout avec une remarquable absence de manichéisme et un lyrisme fort. Autant dire que dès que j'en ai eu l'occasion, j'ai pas hésité un seul instant à me jeter sur "Psaume rouge"... Les plans-séquences sont d'une fluidité toujours aussi magistrale, la couleur remplace le noir et blanc mais la photo est tout aussi superbe, la virtuosité est plus que présente ; techniquement "Psaume rouge" n'a absolument rien à envier à "Rouges et Blancs", ce qui est loin d'être un mince mérite. Par contre ici, l'histoire et le fond pêchent un peu par manichéisme. Le scénario tourne autour d'une grève d'ouvriers agricoles ayant lieu en 1898 face à des propriétaires terriens qui les exploitent sans vergogne avec l'aide de l'hypocrite Eglise et de l'Armée. De cela, Jancsó ne va jamais vers une quelconque ambiguïté, ce sont les gentils ouvriers agricoles (au passage, les hongroises sont vraiment des femmes incroyablement canons !!!) vs les méchants propriétaires terriens et leurs méchants complices, point barre. Ce qui en fait une oeuvre bien inférieure à "Rouges et Blancs" au niveau du fond. Reste que le lyrisme ne manque heureusement pas d'être présent, en particulier lors de la dernière demi-heure avec une fin fantasmée annonçant des lendemains meilleurs qui fait sérieusement son effet.
    foch1800
    foch1800

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    2,0
    mélange de film politique et comédie musicale, pas un souvenir impérissable
    Anaxagore
    Anaxagore

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    1,0
    «Psaume rouge» (1972) matérialise l'impasse dans laquelle le cinéma de Jancsó risque à tout moment de s'égarer. Aux vastes chorégraphies signifiant les jeux d'oppression et qui faisaient l'objet de ses films antérieurs, ô combien supérieurs, le réalisateur hongrois substitue ici la lourde mise en scène d'une fête hippie, dans le style d'un Woodstock sous-sous-régional. À l'art subtil et nuancé de la suggestion, il préfère la rhétorique marxiste-léniniste dont il ne nous épargne aucun des poncifs: l'hymne aux gentils exploités, la stigmatisation des méchants exploiteurs, la diabolisation de la propriété privée, l'anticléricalisme primaire etc., tout cela sur fond d'airs folk grattouillés à la guitare. Il ne manque en réalité que le «hasch» pour que la fête soit complète! Mais pourquoi donc ce film, le plus mauvais de Jancsó, est-il son plus célèbre? Non content d'être imbécile, il est aussi pesant qu'ennuyeux! Un naufrage incontestable!
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