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Je ne sais pas ce qui me prend... je pensais pouvoir m'en tenir à mon unique sens du devoir informatif et purement objectif quant à ma critique de la saga Highlander, mais ce Endgame a réveillé en moi un démon aux fantasmes inavouables. Un démon se délectant de nanars tels le démon de Paranormal Activity se délecte de sa capacité à faire chier le monde en se représentant à 4 reprises dans des épisodes à l'intérêt de plus en plus discutables, ce qui en fait un cas comprenant parfaitement celui de la franchise Highlander. Alors déjà le deuxième épisode allait loin dans la nullité, mais alors ce Endgame transcende toutes notions de relatives qualités tout simplement. Avec lui on ne sait plus où est le Bien, où est le Mal. Peut être le Bien se cache au détour d'une scène d'adieu émouvante entre deux frères... et bien non la réalisation est là pour nous démontrer à quel point le MAL peut aussi être de la partie dans ce genre de moments. Juste un grand écart artistique absolument remarquable qui mérite un toucher de tétons d'honneur juste pour la beauté du geste. Je kiffe, trolilol, je clic "j'aime" sur Facebook, inondant mon profil d'invitations à regarder cette grande oeuvre relative du cinéma. Highlander Endgame, n'est pas de ces film qu'il est aisé d'apprécier, ça je dois bien le reconnaitre. Sa structure prenant la forme d'un ascenseur émotionnel n'aide pas à son appréciation. Le fan, je veux dire le dernier fan celui qui a pardonné deux épisodes cinématographiques douteux, se réjouira de la promesse de réunion des deux protagonistes de la franchise. Il ressentira à nouveau cette douce émotion qui l'a déjà étreint lorsqu'en 1994, pour le premier épisode de la série télévisé, il les avait déjà vu réuni. Mais à la différence de la série, le film lui donnera un furieux et violent coup de rein aux fesses, juste pour éprouver l'amour du fan une nouvelle fois, tels Dieu éprouvant l'amour de Job en lui faisant perdre tout ce qu'il avait. Et c'est uniquement selon la propension du fan à aimer être pris brutalement par derrière en se faisant insulter en Allemand tout en se faisant épiler à la cire les poils du torse, qu'il arrivera à apprécier pleinement ce chef d'oeuvre de la médiocrité qui se tient devant lui. Le jeu des acteurs est absolument ébouriffant, autant que l'est la coupe de cheveux de notre Chricri Lamberounet national, semblant visiblement soulagé de pouvoir quitter cette licence, conférant ainsi une certaine crédibilité à la scène de son départ (oui je spoil mais bon pour ce film avouons le mais on s'en fout un peu). Adrian Paul est parfait en statue de marbre que l'on habillerait en marinière. Et que dire du méchant dont je me contrefous du nom l'acteur tant ce dernier reste pitoyablement jouissif. Les dialogues subliment un scénario aux issues aléatoires et aux enjeux qui nous font pousser de petits "Hoooo ! Haaaaaa ! Hiiiii !". Bien sur je pourrais développer sur la réalisation si géniale qu'elle en vient à s'en complaire de sa qualité au point de nous infliger à plusieurs reprises des plans repompés... oui c'est du génie soyez en convaincu ! En conclusion nous tenons ici l'accomplissement de la volonté cupide de producteurs ayant définitivement perdus le contrôle de leur saga et tentant par tout les moyens de reconquérir leur public et surtout le pognon de leur public à force de fan service maladroit. Toutefois à ce dernier ils ont oublié d'y ajouter de la cohérence par rapport à l'univers (car nous ne nous inscrivons plus du tout dans la lignée des films mais surtout de la série quitte à aussi être incohérent avec cette dernière) et surtout de la qualité. Une belle merde qui nous fait redéfinir les limites de la médiocrité.
Ajoutée le 09 avr. 2013 à 19h17
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