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    La Fête à Henriette
    note moyenne
    3,5
    24 notes dont 6 critiques
    17% (1 critique)
    50% (3 critiques)
    17% (1 critique)
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    6 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Un vèritable feu d'artifice et encore un autre chef d'oeuvre mèconnu de Julien Duvivier. "La fête à Henriette" est une oeuvre à la structure particulièrement originale où, devant nous, se construit un film magnifique qu'imaginent deux scènaristes, l'un pessimiste, Henri Crèmieux, l'autre voyant la vie en rose, Louis Seignier! Selon que c'est l'un ou l'autre qui raconte l'histoire, le film prend une tournure diffèrente! Belle et rayonnante de jeunesse, Dany Robin, qui jouera à ravir les ingènues, trouve en Henriette son plus beau rôle au cinèma! Personnage quotidien, modeste, gentille pin-up, un peu fleur bleue (hèroïne inventèe de toute pièce par le duo terrible Crèmieux / Seignier), elle s'imagine que son fiancè va la demander en mariage ce 14 juillet, qui est aussi le jour de sa fête et de son anniversaire! Or, après avoir commencè la journèe avec elle, le spectateur est entraînè dans une sèrie de pèripèties qui deviennent une bluette attachante ou un polar inquiètant. "La fête à Henriette", c'est aussi une extraordinaire leçon de mise en scène comme cette longue poursuite à travers le cimetière Montmartre qui se finit sur les toits où cette fuite de Dany Robin envers le petit truand que joue Michel Auclair! Au terme d'un divertissement joyeux et grinçant, Julien Duvivier signe un petit joyau du cinèma français où des personnages se croisent dans plusieurs lieux de la capitale, le temps d'une journèe exceptionnelle, d'une journèe de fête, qui apporte beaucoup de joies et de bonheurs, avec de belles cartes postales du Paris des annèes 50, notamment dans son final au Sacrè-Coeur...
    Estonius
    Estonius

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    4,0
    C'est l'histoire d'un film en train de se construire, d'abord déroutant et long à démarrer cela devient vite attachant tellement certaines options sont farfelues. L'œuvre est filmée avec une maestria technique époustouflante, le sommet étant atteint dans cette poursuite qui nous entraîne au cimetière de Montmartre, sur les toits de Paris puis dans un immense cinéma désert. On appréciera aussi la scène entre Auclair et la belle Hildegard Knef, tout en érotisme suggéré. Beaucoup d'acteurs chevronnés : Odette Laure et sa gouaille dans une scène avec Auclair, Carette en faux poulet, Saturnin Fabre dans une scène fleur bleue volontairement mièvre. Dany Robin ne démérite pas mais elle ne casse pas la baraque non plus. Quant à Louis Seigner et Henri Crémieux qui jouent les coscénaristes, ils sont fabuleux. On remarquera une scène étrange complètement hors sujet dans laquelle Micheline Francey, jouant la script girl s'en prend verbalement à la police, puis quand une maquilleuse lui confie que son mari est policier en venir carrément aux mains. Certains ne peuvent s'empêcher de gloser et nous pondent qu'il s'agit d'une réflexion sur les limites du cinéma. Gageons que Duvivier et Jeanson ont simplement eu envie de s'amuser et de nous amuser : paris gagné !
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    3,5
    Henriette passe une journée féerique et nous qui sommes les jouets de l’espièglerie du metteur en scène, des spectateurs toujours étonnés du déroulé de l’histoire. Tantôt amusante, romantique ou élégante avec cette partie de cambriolage très distinguée !!!!! Construction originale qui ferait presque penser à la « ronde » d’Ophuls.
    jean-paul K.
    jean-paul K.

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    2,0
    Ce film était sans doute amusant et imaginatif à l'époque, mais il a beaucoup vieilli et Louis Seigner n'arrive pas à sauver les apparences. Comme aurait dit ma sœur, c'est "cul-cul la praline" !
    ronny1
    ronny1

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    4,0
    « La fête à Henriette » nous offre la construction d’un film imaginé par deux scénaristes, l’un veut une histoire d’amour tout public (Louis Seigner), l’autre louche vers le mélodrame sordide (Henri Crémieux). De cette construction en zig zag, sort un film d’une légèreté et d’une fraîcheur quelque peu désuète, mais tellement agréable. Duvivier fait preuve d’une mise en scène brillante de bout en bout au sein d’un désordre complètement maîtrisé. Le film nous offre beaucoup de grands moments comme la poursuite dans le cimetière de Montmartre qui se termine sur les toits, la très sensuelle Hildegarde Neff dans un moment érotique, le braquage plutôt hilarant et enfin une astuce finale qui permet à Michel Auclair (tour à tour gentleman cambrioleur selon Seigner ou tueur froid voulu par Crémieux) de nous réciter le générique. Avec Dany Robin pleine de grâce et en dirigeant tout son petit monde de main de maître, Duvivier nous livre un film rétro magnifiquement illustré (Montmartre qui était déjà un piège intégral pour touriste est ici idéalisé) par Roger Hubert. Enfin, si la musique de George Auric sait se faire oublier, les dialogues d’Henri Jeanson sont trop souvent datés et empêchent ce film de se hisser au rang de chef d’œuvre. Néanmoins, tel quel, c’est un grand moment.
    Plume231
    Plume231

    Suivre son activité 562 abonnés Lire ses 4 143 critiques

    4,0
    C'est l'histoire d'un film qui n'existe pas encore, mais qui existe quand même puisqu'on le regarde... Bon bref, ce sont deux scénaristes diamétralement opposés dans leur conception, l'un qui ne vit que pour le sordide (d'ailleurs on peut se demander si Julien Duvivier, réalisateur mais aussi co-scénariste de tous ses films, à travers ce personnage ne se fout pas lui-même un peu de sa propre gueule !!!) l'autre pour l'eau de rose, qui écrivent un script ensemble. Le "générique" de début annonce très bien la couleur, la mise en abyme n'aura aucune limite, la fin bien trouvée achèvera d'enfoncer le clou... Cette mise en abyme permet à Julien Duvivier de faire un divertissement frais et pétillant sans jamais trahir son propre style, très tourné vers la noirceur absolue, et fait que ce qui dans un autre film aurait paru naturellement très dramatique, notamment la scène où le personnage de Michel Auclair méchant absolu (avant que l'eau de rose ne le transforme en voleur très gentlemanesque !!!) prend une petite fille comme bouclier contre les balles, apparaît comique car sortant directement de l'esprit un peu porté sur l'ignominieux d'un de nos deux scénaristes. Ainsi notre chère Henriette, notre protagoniste, jeune ingénue parisienne (jouée par la très charmante et superbement habillée (on savait vraiment habiller les femmes à cette époque !!!) Dany Robin !!!) très typique des années 50, va se trouver le jour de sa fête et de son anniversaire le 14 juillet, tour à tour meurtrière, abattue, retrouvant le grand amour, etc... Plusieurs destins possibles selon les pensées plus ou moins délirantes de nos deux auteurs... Énormément d'humour (les délires sordides très paroxystiques du scénariste joué par Henri Crémieux sont très drôles !!!), une interprétation excellente, des dialogues aux petits oignons d'Henri Jeanson, des extérieurs parisiens superbement mis en valeur, l'efficacité inspirée de la réalisation de Julien Duvivier au sommet et bien évidemment beaucoup d'audace pour ce joyau très très injustement méconnu et très difficilement trouvable (un gros merci à C. au passage !!!).
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