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    Eté 85
    note moyenne
    4,0
    1859 notes dont 257 critiques
    répartition des 257 critiques par note
    64 critiques
    85 critiques
    54 critiques
    35 critiques
    15 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur Eté 85 ?

    257 critiques spectateurs

    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 967 abonnés Lire ses 3 297 critiques

    4,0
    Publiée le 5 juillet 2020
    Le roman pour adolescents 'La danse du coucou" (Dance on my Grave) d'Aiden Chambers, François Ozon l'a lu pour la première fois ... en 1985, à l'âge de 17 ans, bien avant d'être cinéaste. Cela aurait pu être son premier long-métrage, ce n'est finalement que son dix-neuvième, juste après Grâce à Dieu, mais l'on sent bien que le réalisateur y a mis l'énergie des premières fois pour une histoire qui est celle d'un lumineux amour de jeunesse. Mais attention, à force de parler de film solaire et élégiaque, il ne faudrait pas oublier que Été 85 a aussi un côté très sombre. Ce n'est évidemment pas une nouveauté chez Ozon, ce mélange des genres, avec un côté transgressif qui fait pencher certains moments vers le burlesque un rien choquant (les scènes de la morgue et du cimetière). Le film assume l'aspect romance éthérée et estivale de son sujet mais l'enveloppe de nuages noirs dès son entame qui le positionne comme un puzzle à reconstituer (à vrai dire, le suspense est assez vite éventé mais ce n'est pas l'essentiel). Beaucoup de choses sont à mettre au crédit du film : le grain de ses images (tournage en pellicule) qui donne une grande sensualité aux gros plans, sa B.O où In Between Days (The Cure) et Sailing (Rod Stewart) activent la nostalgie, la mise en scène toujours à la bonne distance et surtout l'interprétation épatante des deux principaux protagonistes, Félix Lefebvre et Benjamin Voisin, dont l'alchimie est évidente. Ceux qui suivent le cinéaste depuis ses débuts reconnaîtront aisément son univers et de multiples références à ses films précédents. Il y en a également une très directe à La Boum, amusante mais aussi extrêmement pertinente pour comprendre ce qui unit et ce qui sépare les deux héros d’Été 85. Le prochain film d'Ozon devrait se tourner avec Sophie Marceau. Tout est donc absolument raccord.
    Mathis C.
    Mathis C.

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    5,0
    Publiée le 7 juillet 2020
    Vu en avant première hier à Bordeaux, ce film est simplement un chef d'œuvre. François Ozon réussit son pari et nous plonge dans les années 1980 autour d'une histoire romantique où l'amour est roi. L'amour éphémère, la beauté de l'instant, la nostalgie d'un bonheur perdu guident parfaitement ce film dans lequel les non-dits sont parfois plus criants que les échanges explicites. Ce fil conducteur est d'autant plus fort que François Ozon le fait sans jamais parler explicitement d'homosexualité, ce que François Ozon a justifié sur cette scène par le fait que l'amour est l'amour et qu'il n'y a aucune différence entre les couples qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels. Un grand bravo aux acteurs dont l'alchimie entre eux est palpable. Bref, du grand cinéma.
    Math719
    Math719

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    4,5
    Publiée le 15 juillet 2020
    Été 85 est à François Ozon un film qui caractérise bien ce qu'il sait le mieux faire: une belle histoire, avec un drame beaucoup de fraîcheur des moments intimes avec des moments dérangeants. Mais on a l'impression de rentrer dans la vie intime d'un couple, et c'est aussi pour ça qu'il est génial! Effectivement jamais nous serions rentré dans un tel amour d'été aussi passionnel ! Le réalisateur évite le cliché, il aiguille ces acteurs avec délicatesse, beaucoup de pudeur et en même temps beaucoup d'amour durant ce film mémorable ! Merci pour ce magnifique film et cette dernière phrase qui est tellement vrai mais difficile..
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

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    4,5
    Publiée le 14 juillet 2020
    Été 85, brièveté d’un titre et ampleur du sentiment amoureux vécu et retranscrit. De toute cette défilade de sentiments universels qui se suivent, se touchent et se superposent, comme deux corps incandescents sous un soleil brûlant. François Ozon n’a pas son pareil pour filmer l’adolescence, cet âge de transition et d’exploration de soi par le biais de l’autre : Dans la Maison, Jeune et Jolie, Été 85. À chaque fois un cadre scolaire, apparemment distant mais essentiel en ce qu’il libère et figure les êtres qu’il façonne et modèle selon des exigences académiques, selon les exigences d’un professeur particulier, unique en son genre. Aussi son dernier long métrage propose-t-il une réflexion sur la notion d’invention, qu’il envisage à trois niveaux. La première invention concerne celle du cinéaste : il s’agit de recréer une époque, de reformer un été et une année avec sa culture artistique, ses mentalités, le grain de son image en 16mm. Inventer l’été 85, à partir d’une œuvre littéraire – Dance on My Grave signé Aidan Chambers – et de ses propres souvenirs. Inventer une temporalité fictive, à mi-chemin entre l’historique et le biographique, tous deux ressaisis par la fiction qui concrétise et permet l’exploration, à l’instar des montagnes russes dans lesquelles, par l’artifice d’un train lancé sur des rails, tout s’accélère, un mouvement naît. Ozon raconte un été et se raconte en été 85 (ou 84 selon ses dires) par le prisme de ses personnages et des situations qu’ils vivent. Voici venir le deuxième niveau de l’invention : inventer autrui en projetant sur lui ses fantasmes propres, ses désirs ses angoisses et ses frustrations. Nous retrouvons l’influence des thèses psychanalytiques chères au cinéaste, travaillées par le long métrage avec de nombreux symboles un peu trop présents et appuyés – entre les deux adolescents sur le lit est placardée au mur une illustration d’Anubis embaumant un mort, le crâne de la vanité comme prolongement d’Alex par ligne de fuite etc. –, comme si Ozon, par peur d’une incompréhension, tenait son spectateur par la main pour le rassurer pendant le voyage. Il manque peut-être à son long métrage une spontanéité ou une illusion de spontanéité : tout est là pour signifier. Nous aurions aimé davantage nous perdre en compagnie de ce trio d’adolescents, que magnifient des parents interprétés à la perfection, mention spéciale à Isabelle Nanty, bouleversante ici. Malgré cette lourdeur démonstrative, le cinéaste pense de manière remarquable le vertige devant l’inconnu, ce gouffre qui sépare des êtres certains de se connaître, mais ignorants parce que différents parce que singuliers. Été 85 est un grand film sur la douleur du dialogue à l’heure du tout-numérique, un film qui, comme chez Éric Rohmer par exemple, accorde beaucoup d’importance aux échanges (verbaux et corporels) et à la dynamique qu’ils construisent entre les protagonistes. Inventer les gens qu’on aime, voilà une idée qui aussitôt prononcée frappe l’esprit du spectateur pour le confronter à un versant de la réalité auquel il n’avait pas accès jusqu’alors. À ce deuxième niveau se superpose un troisième : s’inventer par l’invention. Car que raconte Été 85, sinon l’initiation à l’écriture et la naissance du geste littéraire ? François Ozon a parfaitement compris ce qu’est, au plus profond d’elle-même, la littérature : un dialogue de soi à soi par le biais des autres avec la fiction comme garde-fou. Swimming Pool, Dans la Maison le montraient déjà. Pour écrire il faut avoir vécu. Prendre la machine à écrire, noircir le vierge de la page avec des caractères et des mots, se ressaisir par la fiction, devenir enfin un personnage, le personnage de sa propre histoire. On se souviendra longtemps de cet Été 85, de sa romance douloureuse, de son initiation à l’existence, de ses acteurs resplendissants qui n’ont pas peur de jouer, rappelant au passage les jeunes comédiens des années 80, de ses plages musicales enivrantes qui diffusent une nostalgie à laquelle, enfants des années 80 ou pas, nous vibrons à l’unisson.
    larac28
    larac28

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    5,0
    Publiée le 15 juillet 2020
    En s’appropriant un territoire personnel, Ozon, à travers un duo d’acteurs lumineux dont le jeu en miroir nous propose une symphonie tragique, nous donne la vision la plus brute de ce qu’est la violence du premier amour. Le sublime côtoie constamment le moment où la chute est possible. La mort s’invite dans l’élan vital qu’elle torpille. Lorsqu’elle arrive, rien ne se brise pourtant, montrant par-là que ce moment édénique (6 semaines) devient, pour Ozon, la matrice des années à venir. Et qui parle plus encore pour le spectateur qui a vécu ses 15 ans durant l’été 85 !
    carine1979
    carine1979

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    5,0
    Publiée le 17 juillet 2020
    Veritable Chef-d'œuvre . Ozon nous livte un film sensuel,nostalgique, poignant, angoissant... film que je n'oublierai pas
    Le petit Gabriel
    Le petit Gabriel

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 37 critiques

    5,0
    Publiée le 18 juillet 2020
    Image, photographie, musique, jeu d'acteur, scenario, montage...Tout est maîtrisé à la perfection. Ete 85 nous procure une gamme d'émotions et d'écritures poétiques tout à fait singulière au cinéma. Un conseil toutefois : si vous en avez l'occasion, NE regardez PAS la bande-annonce avant de voir le film.
    BIBI07
    BIBI07

    Suivre son activité 61 abonnés Lire ses 18 critiques

    4,0
    Publiée le 14 juillet 2020
    Vu au ciné "ÉTÉ 85" le nouvel opus du prolifique François Ozon qui, un an après le bouleversant et puissant "Grâce à Dieu" adapte ici un roman britannique qu'il avait lu jeune homme: l'histoire de l'amitié amoureuse d'un adolescent de 16 ans pour un autre de 18 ans, la fulgurance d'un premier amour, avec une domination d'un côté et admiration ou plutôt idealisation de l'autre, mais cette histoire de passion adolescente, ce "teen-movie" annoncé va -grâce à la puissance et au talent du cinéma de Ozon -prendre un chemîn particulier dans lequel le cinéaste nous amène dès le préambule du film en évoquant cette fascination du jeune ado pour la mort, en alternant ensuite avec efficacité flashs-backs solaires d'une belle aventure sensuelle puis sexuelle entre ces deux jeunes et le présent plus dramatique et plus terre à terre, le cinéaste fait de cette aventure de vie une passionnante et déchirante relation, car on sait dès le debut qu'elle finira mal, un film à la fois sombre et lumineux, à la fois doux et cruel, qui n'hésite pas aussi à délivrer des scènes à la limite du loufoque (comme celles de la morgue et du cimetière) mais quand Ozon "ose" ça passe, grâce à son talent de mise en scene, et puis surtout Ozon confirme encore ici qu'il est bien l'un des meilleurs directeurs d'acteurs de notre cinema: aux côtés de magnifiques seconds rôles comme Valeria Bruni-Tedeschi et Isabelle Nanty en mamans, les deux jeunes comédiens -unis par une belle et éclatante complicité- sont formidables d'intensité, d'une justesse et d'un naturel confondant: BENJAMIN VOISIN en ange insolent et surtout le charismatique et sensible FELIX LEFEBVRE qui porte le film (on devrait à coup sûr les retrouver en révélations aux Cesar), pour le reste la délicatesse et le tact du metteur en scène permettent à cette histoire d'être toujours vibrante, et si on pouvait penser au départ que ce ne serait qu'une parenthèse dans sa carrière, aussi si elle n'a certes pas la puissance émotionnelle et la gravité de "Grâce à Dieu", cette histoire romanesque mêlée d'amour et de mort, de douleurs et de douceurs, habillée par les refrains et les couleurs des années 80, n'en reste pas moins comme un des films les plus aboutis et les plus réussis de son auteur!
    AHEPBURN
    AHEPBURN

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    4,0
    Publiée le 19 juillet 2020
    Un film coup de poing avec des sentiments forts et extrêmes. Une bande son qui m'a rappelé mon adolescence et les étés dans les Cévennes.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,5
    Publiée le 16 juillet 2020
    Premier film à sortir avec le label Cannes 2020, “Eté 85” est le film parfait pour retourner au cinéma après une morose période de confinement. En adaptant le roman “La danse du coucou”, François Ozon nous invite au soleil et sur les plages pour nous conter une histoire d’amour entre deux adolescents. Cette histoire touchante de deux garçons où l’homosexualité n’est pas traitée comme un problème. Le problème, c’est l’enquête policière autour de laquelle s'est construit le récit, histoire de faire languir le spectateur d’un certain suspense. Pourtant, la puissance du film réside surtout dans la complicité et la sincérité de Félix Lefebvre et Benjamin Voisin qui s’aiment et vivent de spontanéité, sans se soucier des autres. Leur relation suscite chez nous une multitude d’émotions. Les décors et costumes des années 80 nous font sourire à chaque instant. “Eté 85” bouleverse autant qu’il fait du bien. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    tisma
    tisma

    Suivre son activité 72 abonnés Lire ses 1 006 critiques

    4,0
    Publiée le 19 juillet 2020
    Un bon film de romance. On y suit l'évolution des personnages à travers une très belle et agréable mise en scène. Les éléments de décoration et les costumes sont hyper bien respectés et de nombreux clin d'oeil se sont glissés. Les acteurs n'ont pas à rougir de leur performance très juste et qui nous fait comprendre les sentiments des deux adolescents
    Nico F
    Nico F

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    5,0
    Publiée le 12 juillet 2020
    Superbe . Un fim fort, des acteurs forts , un historie forte et sublime, le bout de la passion ... Ozon sort un de ses meilleurs films . A voir et revoir
    JCDARGELOS
    JCDARGELOS

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    5,0
    Publiée le 13 juillet 2020
    Comme un prisme à travers lequel on voit sa propre expérience de la vie et de l'amour avec toutes ses nuances, Été 85 est le premier film d'une nouvelle Ère, celle où enfin la représentation des amours "non majoritaires" va faire vibrer tous les publics comme depuis des décennies les non-majoritaires vibrent pour Jane et Tarzan, Scarlett et Rhett ou Rose et Jack. Là où Le Secret de Brokeback Mountain révélait la passion contrariée de deux jeunes adultes déjà piégés, on assiste dans le film d'Ozon à la naissance et l'explosion d'un premier amour adolescent entre deux garçons. Quelle que soit notre orientation sexuelle, on nait tous Alex ( jeune bambi aux premiers émois ) devant David ( sorte de Panpan flamboyant ). Toute la question est de savoir quand Alex va comprendre que Panpan mène la danse. L'éternel "Qui je suis me fuit" et inversement. Beaucoup de Bambis ne comprennent jamais ce jeu... et finissent au bord de la route. D'une manière ou d'une autre, Bambi doit tuer Panpan s'il ne veut pas s'installer dans une position de victime. Bambi va t'il rester Bambi ? Êtes-vous resté un Bambi ? Vous trouverez la réponse si vous "OZEZ" regarder à travers ce prisme nostalgique, lumineux et déchirant : ÉTÉ 85.
    William H.
    William H.

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 3 critiques

    5,0
    Publiée le 14 juillet 2020
    François Ozon continue d'être un excellent réalisateur. On retrouve quelques références à ses premiers court-métrages.
    Florian R.
    Florian R.

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    5,0
    Publiée le 27 juillet 2020
    Il y a dans ce film l'évidente candide beauté de deux acteurs aux toutes jeunes années, et le charme puissant d'un récit très écrit, tout écrit (situations typées, personnages et allures hyper-caractérisées, dialogues romanesques un peu apprêtés). Ce n'est pas une vie détachée du quotidien, extraite et prélevée du réel, qui est désignée par l'image mouvante : Ozon choisit de tracer l'affaire d'un destin. C'est littéralement un "roman" mis à l'image. Voici donc, pour ce qui est du style, un roman d'initiation renouvelé, avec sa drôlerie et son drame. Tout cela est neuf et cela vaut d'être souligné : une machine flaubertienne qui aborde un littoral maritime dans les années 1980 (sans lieu clairement désigné), une rencontre gay, les parents décalés des protagonistes (trop parents ici, trop peu parents là), des papiers peints et des chemisettes rétros comme il faut, et évidemment ce "Coeur simple", Alex(is), qui n'en finit pas de fondre : d'un amour éperdu et d'une tristesse folle et digne à la fois. Nous voici, spectateurs, passée la théâtrale scène du naufrage initial, à naviguer aux confins d'un récit intime, qui surfe entre témoignage, fable et tragédie. Amour et liberté. L'amour (d'Alex pour David) est-il une révélation ou une invention ? L'histoire/destinée est elle à l'avance inscrite en nous ou jamais encore tracée ? Quel traitement faire à ces drôles de graines vivantes-vivaces qui poussent en nous sans raison, sans pourquoi, comme ceci ou comme cela, qui se manifestent ainsi : doutes, joies, peurs, envies, excitations, émotions, demeurant cependant toujours "insensées" ? Bonheur et art. Ozon rappelle qu'il n'est pas nécessairement pertinent de vouloir comprendre l'incompréhensible. Nietzschéen d'une certaine façon, il invoque la possibilité de danser sur la cime de ces questions résolument irrésolues. Sur ces contrées existentielles ou psychanalytiques, Ozon répond par la force délicate d'une plume fragile et ferme, laissant à l'art l'occasion de son envol, et c'est magistral.
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