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    L'Oeuvre sans auteur - Partie 2
    note moyenne
    4,1
    363 notes dont 33 critiques
    répartition des 33 critiques par note
    9 critiques
    11 critiques
    8 critiques
    4 critiques
    1 critique
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    33 critiques spectateurs

    Jean-luc G
    Jean-luc G

    Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 423 critiques

    2,5
    Publiée le 29 juillet 2019
    Depuis La vie des autres, on attend beaucoup de ce réalisateur, comme du cinéma allemand en général d'ailleurs. Le volet historique, pas très fouillé, illustre tout de même assez bien le passage direct d'un fascisme nazi au totalitarisme communiste, ce que beaucoup de pays ont d'ailleurs connu à l'est. Il aborde également le thème de la reconversion discrète de certains dignitaires, car tous ne sont pas partis en Amérique du sud! Mais dans cette veine "Le labyrinthe du silence" va beaucoup plus loin. La partie artistique est moins convaincante, alors que le sujet posé interpelle: le rejet de l'art dégénéré par les nazis, puis les commandes militantes du parti communiste, puis la dictature de la nouveauté à tout prix dans l'école des beaux-arts d'après-guerre. Tom Schilling manque un peu d'épaisseur pour faire passer l'émotion du parcours artistique, inspiré directement du peintre Richter. Le scénario se révèle moins riche qu'une bonne série, mais l'ensemble des deux films se laisse voir sans difficulté, en particulier le premier quand on s'intéresse à l'histoire allemande. Von Donnersmarck a probablement été trop ambitieux pour maitriser les différents genres présents à l'écran et leur donner une cohérence globale. Ciné - juillet 2019
    andika
    andika

    Suivre son activité 80 abonnés Lire ses 308 critiques

    5,0
    Publiée le 27 juillet 2019
    L’œuvre sans auteur est le nouveau film du réalisateur allemand Florian Henckel von Donnersmark a qui l'on doit l'inoubliable La vie des autres. Il s'agit une fois de plus d'une plongée dans la grande histoire de l'Allemagne, en s'intéressant à l'histoire de quelques personnages dont notamment des artistes. Là où la vie des autres se déroulait dans l'ex RDA et mettait aux prises des artistes et la STASI, l’œuvre sans auteur a un spectre beaucoup plus important. En effet, ce film commence dans l'Allemagne en pleine montée du nazisme lors de l'année 1937 et l'exposition sur l'art dégénéré à Dresde, pour s'achever en 1966, en RFA. Sans oublier de passer quelque temps en ex RDA communiste. Grande ambition narrative, grandes promesses. Et on en récolte vraiment chaque fruit un par un. On regrettera toutefois la distribution bizarre de ce film en deux parties, ce qui signifie deux séances différentes et par conséquent deux places à acheter. Partie 1: Tout ce qui est vrai est beau L'art a une place prépondérante dans cette histoire car on suit la vie de Kurst, jeune garçon passionné de peinture. On le retrouve pour la première fois dans une exposition sur l'art dégénéré en compagnie de sa tante, Elisabeth (magnifique Saskia Rosendahl). De ce petit enfant et de cette jeune fille, férus d'art, nait une réflexion véritable sur sa fonction, sa perception, ses buts et ses moyens. Contraste saisissant entre le guide nazi qui ne cesse de fustiger les œuvres exposées comme étant décadentes car ne représentant pas des choses réelles à ses yeux. Et pourtant, cette exposition touche l'enfant. Les Kandinsky et autres vont toucher l'enfant qui admettra à demi mot qu'il apprécie ce qu'il a vu. Mais en ces périodes de troubles politiques, il vaut mieux se faire discret. Le guide, doctement martèle "Kunst kommt von können" (l'art vient de la connaissance), alors que ce n'est pas vrai. L'art vient de la vérité et de l'émotion. Choses combattues avec force par des idéologies qui ont jalonné l'Allemagne au 20ème siècle. L'art est ce qui distingue l'humain des autres espèces vivantes. Les nazis, dans leur quête de la race pure, vont donc d'abord s'en prendre à l'art pour le rendre conforme à l'idéologie, avant de refaçonner l'humain à leur guise. Dans cette épopée au cœur de ce qu'a été l'Allemagne dans la première moitié du 20ème siècle, rien ne nous sera épargné. La façon dont un régime traite l'art en dit beaucoup de la façon dont il traite sa population. Et par conséquent, en sus de l'antisémitisme qui a amené a des crimes atroces, l'idée de maintient de pureté de la race s'accompagnait aussi de l'élimination des personnes malades mentalement. Ces troubles pouvaient aller de la schizophrénie au mongolisme, la sanction était toujours la même, le zyklon b. Et pourtant, réfléchissons ensemble sur le profil de certains artistes. Art et maladie mentale vont souvent de paire. Van Gogh par exemple avait des soucis mentaux. Robert Schumann a fini sa vie à l'asile, ce n'est pas pour autant que cela l'a empêché d'être un des compositeurs les plus importants du romantisme. On doit certainement de très belles pages de Maupassant à sa neurosyphilis. Et l'hommage à la folie de Schumann est subtile dans cette histoire. Élisabeth, personnage fascinant, souffle d'une légère schizophrénie. A un moment du film, elle entend constamment la note la, en tapant sur n'importe quel support, comme Schumann à la fin de sa vie. Mais dans l'Allemagne Nazie, le fou est un poids trop lourd à porter, alors que l'histoire de l'art montre bien que l'on ne peut pas s'en priver. On voit également à quel point le poison de l'idéologie s'immisce partout dans la société. Le père de Kurst qui adhère au partie Nazi sans le cœur et il en paye les conséquences après la guerre, ou au contraire, le professeur Seband (extraordinaire Sebastian Koch) qui embrasse l'idéologie nazie, en portant impeccablement son uniforme SS et participant activement à la politique d'eugénisme en stérilisant les personnes déviantes aux yeux du parti. Puis le communisme qui s’immisce après la défaite, et qui apporte à l'art son réalisme socialiste, dans une séquence en miroir sur celle vue précédemment au sujet de l'art dégénéré. Mais malgré ces idéologies pesantes sur la terre allemande, l'art et l'amour parviennent quand même à prospérer. Kurst grandit en effet (touchant Tom Schilling) et son talent lui ouvre des perspectives. Et sa rencontre avec Ellie, (diminutif d'Elisabeth, comme le personnage de sa tante, étonnant miroir), amène la passion amoureuse (intense Paula Beer). Enfin, au niveau de la réalisation, des séquences marquantes. Notamment la photo sombre, froide et belle de la séquence des autobus, ou la science du montage afin de montrer l'enchaînement d'événements tragiques de la guerre. Partie 2: Les conséquences La partie 2 est moins intense émotionnellement, la guerre est finie, les enjeux sont moins graves. Et pourtant, un nazi subsiste. En effet, le professeur Seband est passé entre les goûtes, comme bon nombre de ses camarades. Et dans une métaphore saisissante, assume totalement qu'il n'aura pas à subir les conséquences de son passé nazi, en faisant une allusion au fait qu'en commençant à fumer à 63 ans, on n'avait pas le temps d'en tomber malade. Maintenant de l'autre côté du mur, en RFA, l'art se confronte au capitalisme, à la performance, à ce qui pourrait être du vide mais à ce qui est enfin une réelle liberté de créer. Mais le passé n'est jamais loin, qu'il soit communiste, nazi ou sentimental. Car l'art, c'est avant tout dire qui on est. C'est avant tout révéler une vérité, qui s'illustrera davantage dans l’œuvre elle-même que dans les explications qu'on pourra bien en donner à posteriori. Il ne peut pas y avoir de faux semblant, ni de mensonge. Et la morale de cette histoire, c'est que même si la justice peut passer à côté de certains criminels, l'art sera là pour les rappeler à l'ordre et les montrer au monde tels qu'ils sont réellement. Ce passé qui ressurgit dans l’œuvre de Kurst lui permet d'affirmer qui il est réellement et d'enfin libérer sa force créatrice dans le contexte de la RFA. Conclusion Film d'une magnitude émotionnelle impressionnante, surtout dans sa première partie, il devient plus contemplatif dans la seconde. Inspiré de la vie de Gerhard Richter, ce film parvient à marier brillamment l'histoire de ses personnages avec la grande histoire de l'Allemagne. En convoquant l'art, l'amour, la politique et bien d'autres ingrédients forts intéressants. Histoire authentiquement allemande, qui montre ce que ce pays a eu de pire mais aussi ce qu'il y a de meilleur. Une résilience nécessaire, où l'on voit que même sur une terre qui a connu l'horreur, il est encore possible d'aimer, il est encore possible de créer, il est encore possible de vivre. Il est enfin encore possible d’espérer. Oeuvre sans auteur mais néanmoins indispensable.
    dominique P.
    dominique P.

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    5,0
    Publiée le 21 juillet 2019
    Voilà après avoir vu hier la partie 1, je viens de voir ce jour la partie 2. Je confirme tout ce que j'ai dit dans ma critique sur la partie 1. Voilà une histoire vraiment émouvante et bouleversante.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,5
    Publiée le 19 juillet 2019
    "La Vie des autres" avait connu un immense succès, critique et public : Oscar, César, Bafta du meilleur film étranger en 2007. Depuis douze ans, on attendait le prochain succès de son réalisateur, Florian Henckel Von Donnersmarck. Après un détour calamiteux par Hollywood, où il a dirigé Angelina Jolie et Johnny Depp dans The Tourist, un remake évitable d’un film français, le réalisateur allemand est de retour dans son pays. "L’Œuvre sans auteur" se présente comme l’histoire d’une vie : celle de Kurt Barnert, un jeune peintre en devenir, qui naît et grandit sous le nazisme, doit se conformer aux règles du réalisme socialiste qui prévaut en RDA dans l’immédiat après-guerre et finit par se réfugier en RFA dans les années soixante. Comme Fassbinder avec "Le Mariage de Maria Braun", Henckel von Donnersmarck retrace l’histoire de l’Allemagne contemporaine en racontant l’histoire d’un homme. C’est la partie la plus convenue du film, celle qui à la fois suscite le plus grand respect et crée le moins de surprises, tant le cinéma allemand – ou du moins celui qui s’exporte hors des frontières – semble s’être fait une spécialité du film historique contemporain à force de raconter l’histoire des petites gens sous le national-socialisme ("Seul dans Berlin", "Elser, un héros ordinaire") ou sous le communisme ("Le Vent de la liberté", "La Révolution silencieuse", "Good Bye Lenin !"). Mais tel n’est pas le sujet central du film. Il s’agit plutôt de montrer la naissance d’un génie artistique. Le personnage de Kurt Barnert est inspiré du peintre Gehrard Richter, né à Dresde en 1932, installé à Cologne et devenu mondialement célèbre pour ses « photos-peintures » qui interrogent le rapport de l’auteur à son art. C’est autour de ce thème que le film se concentre dans sa seconde moitié. On y voit le jeune peintre, qui vient de se libérer du carcan de l’art officiel communiste en s’exilant à l’ouest, chercher sa voie. Le film prend le temps de l’accompagner dans ses hésitations. Et, comme de bien entendu, on assiste en direct à l’épiphanie créatrice au son de l’entêtant "November" de Max Richter. Ce sujet à lui seul, ne suffirait pas à nourrir une fresque de plus de trois heures – qui est sortie d’un seul tenant en Allemagne mais qui, bizarrement, en France, est diffusée en deux volets, obligeant les spectateurs à passer deux fois à la caisse. Pour nourrir la tension, le film leste notre jeune héros d’un lourd trauma familial : sa tante, la jeune Elisabeth, a été stérilisée pendant la guerre par un gynécologue SS sadique qui se révèle être le père de Ellie, la jeune femme dont Kurt tombe amoureux en 1949. Le « méchant », monstrueux à souhait, interprété par Sebastian Koch, qui jouait le rôle du dramaturge placé sur écoute dans "La Vie des autres", est excellent. C’est d’ailleurs, on le sait, l’indice de la qualité d’un film. On pourrait, c’est vrai, reprocher à "L’Œuvre sans auteur" son académisme. Mais ne mégotons pas notre plaisir : depuis quand n’avait-on pas passé trois heures au cinéma sans regarder sa montre ?
    Bruno M.
    Bruno M.

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    5,0
    Publiée le 22 août 2019
    Encore plus fort que la partie 1 ! On regrette qu'il n'y ait pas une partie 3. Voilà un réalisateur qui me donne des émotions bien plus intense que le film PARASITE (palme d'or à Cannes)... Oui, vous l'avez compris, j'ai trouvé les acteurs du film PARASITE caricaturaux. A l'inverse ceux de l'Oeuvre sans auteur nous touchent par leur sincérité, leur tendresse, leur vulnérabilité. La mise en scène est sublime et le réalisateur trés talentueux.
    PLR
    PLR

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    2,5
    Publiée le 22 juillet 2019
    Film d’auteur dans la famille art et essai, certainement assez inaccessible à un très large public. Sur le registre drame, en ce sens que le scénario s’égrène sur une longue période historique (l’histoire contemporaine de l’Allemagne avec un H majuscule) allant du Nazisme au Stalinisme. Avec en filigrane un parti-pris, c’est que l’une et l’autre de ces idéologies sont peu ou prou miscibles entre elles et se nourrissent finalement des mêmes choses, du moins dans le domaine de l’art si ce n'est même davantage. Peu d’action, des sauts narratifs avec un mise en scène assez souvent allégorique. Et comme c’est long, l’ennui n’est pas loin malgré la force du propos. On cherche en vain par contre l’aspect thriller. Sans doute parce qu’on connait la trame de l’Histoire. La présente critique vaut pour la partie une et la partie deux, vues à un jour d’intervalle.
    velocio
    velocio

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    3,0
    Publiée le 19 août 2019
    Après l'énorme succès obtenu avec "La vie des autres" et le plantage hollywoodien de "the tourist", le réalisateur allemand Florian Henckel von Donnersmarck revient dans son pays avec un film sur l'art inspiré par la vie du peintre Gerhard Richter. Il raconte l'histoire sentimentale et artistique de Kurt Barnert, jeune garçon à l'époque où le régime hitlérien fustigeait l'art moderne comme étant dégénéré, devenu ensuite étudiant aux beaux-arts puis peintre officiel dans une RDA se consacrant au réalisme socialiste, avant de chercher sa voie à l'ouest, dans une ville, Düsseldorf, dans laquelle on ne peut arriver à percer qu'en inventant sans cesse du nouveau. Parti très fort, le film a tendance à s'essouffler petit à petit, la deuxième partie étant beaucoup moins excitante que la première. Dans ce film dans lequel il est difficile de deviner quelles sont les préférences artistiques du réalisateur, on retrouve Sebastian Koch, déjà présent dans "La vie des autres", Paula Beer, unanimement appréciée dans "Frantz" de François Ozon, et Tom Schilling dans le rôle principal.
    tixou0
    tixou0

    Suivre son activité 342 abonnés Lire ses 1 705 critiques

    3,0
    Publiée le 6 août 2019
    On retrouve Kurt Barnet (Tom Schilling) et Elisabeth "Ellie" (Paula Beer) toujours très épris, qui se marient, et passent à l'Ouest, juste avant l'entrée en fonction du Mur (il y a presque 58 ans, jour pour jour, quand j'écris ces lignes), et peu après les parents Seeband spoiler: (le passé gênant du médecin se rappelant à lui). Les deux quasi-trentenaires vivent alors une vraie "vie de Bohême" dans un galetas de Düsseldorf, elle dans un atelier de couture, lui (qui s'est rajeuni, pour être crédible en étudiant) à la prestigieuse Académie des Beaux-Arts locale. Contaminé dans un premier temps par les effets de mode (rejet de l'expression picturale, jugée trop classique, tentation de l'art conceptuel), il subit l'influence d'un très atypique professeur d'histoire de l'Art (Oilver Masucci, un Italo-Allemand, dans le rôle, et y excellant), et trouve (dans la douleur...) une démarche personnelle, résolument à l'opposé spoiler: - laquelle provoque l'adhésion, inespérée, de la critique, et en fait un artiste renommé. Ces oeuvres figuratives, cette dernière les appelle "Sans auteur".... Cette deuxième partie est donc centrée sur la création artistique, ce qui donne lieu à certains points de vue éclairants à ce sujet, et quelques bonnes scènes. La chronique, le film d'apprentissage (de maintenant jeunes adultes, il est vrai) passent au second plan, spoiler: même si le père de Ellie (Sebastian Koch) est toujours dans la coulisse, avec un sens de l'amour paternel bien à lui, et ne ratant jamais une occasion d'humilier un gendre fort peu à son goût... ce qui met un peu de piment dans une dramaturgie un peu languissante. Au bilan, deux parties un peu inégales, voire déséquilibrées, et un certain manque de souffle - mais trois heures (en deux fois) se laissant visionner avec intérêt, sinon passion, car trop académiques d'expression, globalement.
    Aulanius
    Aulanius

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    2,5
    Publiée le 3 septembre 2019
    Voilà la partie 2 et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on ne dirait pas que c'est le même film. Le sujet est plus porté sur l'art et une petite partie est consacrée à l'histoire principale en elle même. Ce qui est bien, c'est que le casting est resté similaire (peut-être que tout a été tourné en même temps). Pas révolutionnaire encore une fois mais le fait que ça ne dure pas 2h30 nous permet de ne pas traîner en longueur avec des scènes assez fortes plutôt réussies. La bande originale est également sympa. Je regrette le fait que tout soit cousu de fil blanc car on connaît d'avance la suite de tous les évènements, pas trop de suspense et même un peu cliché par moment ... On ne peut pas dire que ce long métrage - ou cette saga - soit raté mais ce n'est pas la "folie" non plus. On va dire qu'on passe un visionnage sympa, bien impliqué et voilà. 10/20.
    Hotinhere
    Hotinhere

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    2,5
    Publiée le 10 juin 2020
    Une deuxième partie qui se concentre sur le désir de liberté et le besoin d’émancipation de la génération allemande d'après-guerre, à travers une réflexion sur l’évolution de l’art et de l’artiste. Moins captivante que la première partie au niveau de l'intensité du récit, mais pas inintéressante.
    missfanfan
    missfanfan

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    3,5
    Publiée le 7 août 2019
    Je ne sais pas en fait si je préfère la partie une ou la deux la suite de ce film se complète très bien et les acteurs jouent très juste du coup le temps passe vite , pourtant je ne suis pas fan de cinéma Allemand mais ce film est bon je recommande
    Shephard69
    Shephard69

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    5,0
    Publiée le 13 avril 2020
    Après une grandiose première partie essentiellement centrée sur le parcours d'un artiste dans un monde régi par des diktats politiques et idéologiques tels que le nazisme ou le communisme, un second segment orienté vers le désir de liberté, l'émancipation tant comme individu que comme créateur raconté de façon tout aussi somptueuse. Un long-métrage qui, dans son écriture à la fois puissante et incroyablement subtile, me fait beaucoup penser au film d'Antti Lahtinen "Tom of Finland" tout en possédant une tonalité et un rythme très singuliers, feutrés. De superbes prestations de la part de Tom Schilling et Paula Beer qui, en plus, nous offre une alchimie très prégnante. Un grand film, un chef d'oeuvre et un énorme coup de coeur.
    cosette2010
    cosette2010

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    4,0
    Publiée le 2 août 2019
    Cette partie s'attache à décrire la recherche de l'artiste en devenir avec un Tom Schilling mutique et peu expressif. Sébastian Koch est parfait en monstre absolu sur lequel le piège se resserre.
    Serge V
    Serge V

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    4,5
    Publiée le 21 juillet 2019
    une seconde partie plus axée sur la peinture mais qui n ' oublie pas les destins des personnages de la première partie et compte des moments émouvants ! toujours aussi bien interprété avec la présence de nouveaux acteurs , je citerai Oliver Masucci magnifique entre autres ! pour qui aime la peinture ( pas forcément la peinture contemporaine !!! ) , un film passionnant !
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    4,0
    Publiée le 8 juin 2020
    → https://septiemeartetdemi.com/ Peu de films arrivent à donner au spectateur l’impression qu’il est artiste. Peu de films aussi arrivent à faire en sorte qu’il se sente privilégié en tant que témoin de leur histoire. Je vais essayer d’expliquer ici comment ces deux sentiments arrivent à cohabiter et pourquoi on devrait y voir le signe du sérieux avec lequel Von Donnersmarck prend la racine de ses sujets, lui à qui l’on doit le quasiment pas moins fameux La Vie des Autres. Cette racine, entre autres fils rouges, c’est que seul l’artiste sait ce que vaut ce qu’il crée. Et pour le savoir, il faut qu’il parvienne à dénuder son art d’un lourd contexte. Si lourd d’ailleurs que le public allemand n’a pa été séduit, lui préférant justement La Vie des Autres, qui au moins les rendait fiers – à en croire Die Zeit, qui démontre avec des arguments tout aussi expéditifs pourquoi les Américains “apprécient un film que les Allemands ne veulent pas voir”. Au moins le phénomène social a-t-il clairement traversé les âges. CONTEXTUALISATION L’Histoire allemande récente est parmi les plus inspirantes en Europe, parce que dramatique, mais aussi la plus “contextualisante”, et donc la plus emprisonnante. Sans parler de la stigmatisation puis de la censure par les Nazis de “l’art dégénéré” qui sert d’amorce à l’histoire, il était impossible pour les artistes allemands de ne pas se sentir dépendants du régime politique à des niveaux plus insidieux. Responsable de la plus grande crise (dans les années 1930 et 1940) mais aussi de la plus forte catharsis sociale du siècle passé (dans les années 1990), l’Allemagne a traversé les décennies comme un châtiment duquel les artistes apprennent encore à extraire le pardon et même la gratification, mais pour cela il a fallu que certains d’entre eux vainquissent l’interdiction nazie, puis la standardisation imposée par le réalisme socialiste de la RDA. Comment un artiste faisait-il alors pour se trouver lui-même ? Von Donnersmarck mieux que quiconque sait donner à ses œuvres ce sentiment de réconciliation suprême qui couronne apparemment sans conditions certaines vies menées dans la dignité au sein de son Bildungsroman. Car de la dignité, il en faudra à son artiste de fiction, Kurt Barnert, dont l’art devra d’abord s’exprimer sur les panneaux de rue tout neufs qu’on lui fera peindre pour la ville à reconstruire après la guerre. Je dis bien “artiste de fiction” car non seulement le film change le nom de Gerhard Richter dont il s’inspire, mais réinvente aussi toute sa biographie. Je préfère donc le considérer comme une œuvre de fiction que comme une histoire vraie déformée. Cependant, on n’est encore là que dans la forme. LUMIÈRE ET NARRATION L’Œuvre sans auteur est une épopée qu’il faut prendre le temps d’apprivoiser, car on n’est pas devant ce film pour s’envelopper dans la réconfortante progressivité usuelle des scénarios à longue haleine. C’est un film d’horreur au sens propre, qui peut faire croire qu’il se berce de l’illusion de cas particuliers (ceux de ses personnages) pour faire semblant d’embrasser les années qui passent : initié à l’art par sa tante schizophrène dont il héritera de l’illumination sans la maladie, Barnert enfant traverse la montée du nazisme avec un rythme qui convient très bien à des souvenirs d’enfance relatés, mais Dresde est montrée trop lumineuse et détaillée pour le spectateur à qui l’on devrait faire voir un brouillard plutôt qu’un objet esthétique pur. La trahison par la maladie et le fascisme est un déchirement un peu trop concret et direct des promesses plus ésotériques qu’elle renferme. Le film est heureusement bien plus que ses propres contraintes : il est une narration absolue qui ne cherche pas à donner dans l’élégance avec la succession de chapitres qui se suivent presque comme des histoires distinctes en traduisant certains faits réels avec une célérité toute péremptoire, sauf qu’on n’a jamais demandé à l’Histoire d’être élégante, et qu’il n’y a pas de demi-mesures dans ce qui s’est déjà produit. En fait, on met longtemps à savoir de qui c’est vraiment le récit, différents personnages endossant tour à tour le rôle principal, cette fois dans la continuité de cette enfance que Kurt traverse davantage dans ses souvenirs qu’en direct. Cependant, on n’est encore là que dans la forme. PASSER À L'OUEST POUR RETROUVER LE MONDE OÙ LE TEMPS PASSE Le fond, quant à lui, obéit si longtemps à son contenant, la forme, qu’on le croira absent. Puisqu’on regarde un film sur l’art, il n’y a rien d’anormal, nous semble-t-il, à regarder une œuvre “coquille” qui en a après la beauté, voire qui se sert d’elle comme d’un moule sans avoir grand chose à y ajouter – ce qui expliquerait le degré de précision presque dérangeant, sculptural, dans le ciselage des personnages. Mais le fond est bien là, discret quand il doit couvrir l’inévitable guerre, éclipsé lorsque les sentiments s’imposent, éludé au moment du passage à l’Ouest d’un mur qui reste à construire – mais bien là. S’écartant peu à peu du visuel et de son lumineux monde du passé, de plus en plus ancré dans le présent, faisant oublier la récursivité légèrement bloquante qui réside dans le fait qu’il est une œuvre d’art sur l’art, le film n’a de faiblesse qu’une variation incontrôlée du poids des personnages dans le temps – elle est connue et compensée, mais c’est le premier élément du film dont le reste du visionnage ne compensera pas le faux pas. On croirait que l’œuvre s’échappe un peu d’elle-même avant de faire enfin le chemin à l’envers que lui réclame sa vocation de récit initiatique : l’enfance, la guerre, tout ce sur quoi on est passé un peu vite, le voilà qui ressurgit pour réclamer ce qui lui revient de droit : notre admiration. Car sans un bruit, l’histoire a déposé des indices sur le futur de Barnert avant même de nous donner la certitude que l’histoire était bel et bien sur lui. Depuis longtemps, on aurait dû savoir, nous le spectateur, comment il allait se trouver lui-même derrière les voiles nazis et communistes. Mais malgré tous les “on aurait dû” que peut interjecter le spectateur regrettant presque de s’être laissé prendre par une esthétique au demeurant muette, il est voué à ne comprendre qu’à sa toute fin que l’œuvre accomplit sa propre prophétie. LA PROPHÉTIE GLISSÉE ENTRE INITIATION ET DIVERTISSEMENT… Une prophétie, car dans le tour de passe-passe longtemps camouflé par sa démesure, le film est une initiation qui contient à chaque instant sa propre solution. La main derrière laquelle Kurt enfant voit le monde flou, c’est déjà lui mais il ne le sait pas. Les photos que Kurt, jeune adulte, admire pour leur réalisme bizarrement inégalable en peinture, c’est déjà lui mais il l’ignore. L’Œuvre sans auteur est un constant mystère résolu à mesure qu’il avance, mais on ne le comprend qu’une fois qu’il s’est déroulé entier : une prophétie. Quand Kurt se trouve lui-même en même temps que “l’idée” si chère à l’excentrique école d’art de Düsseldorf en peignant des reproductions floutées de photographies, son art sort de sa “coquille” et fait sortir le film de la sienne. Le Moi de l’artiste, sa créativité pleinement décontextualisée, sortie du moule historique qui l’a forgée et corrompue à la fois, le rattrapent enfin. La gratification cathartique arrive avec la force de ces trois heures de promesses d’ésotérisme – quoiqu’un peu trop symbolique pour être honnête. Cependant ce n’est pas tout, car si le spectateur est longtemps balloté comme un témoin à qui l’on fait une faveur en lui partageant une histoire (vous vous rappelez de quand je disais qu’on se sentait privilégié ?), c’est à lui seul qu’on donne la clé de tout, comme si l’œuvre l’avait fait se perdre et se retrouver, le rendant plus complet que n’importe lequel de ses personnages (…vous vous souvenez de quand je disais qu’on se sentait artiste ?). …ET SA CLÉ ENTRE FOND ET FORME Cette clé de tout tient en ce que, croyant découvrir une vérité de forme, Barnert dévoile en fait une vérité de fond : celle qui, tel le fantôme du nazisme ayant plané sur l’Allemagne déchirée après-guerre, a défini toute sa vie sans qu’il le sache, et dont il est sorti sans en avoir conscience. spoiler: Tout cela car son premier tableau “vrai” l’est dans tous les sens du terme : il représente sa tante aux côtés de son beau-père, sans savoir que c’est ce dernier qui, des années plus tôt, a fait éliminer la jeune femme au titre de sa schizophrénie comme tant d’autres “personnes inférieures” lors de la purification aryenne. Aux dépends de l’Homme, la vérité prend sa revanche sur la censure, livrant une justice qui lui est inaccessible ; son tableau est beau parce qu’il est vrai, sauf que personne d’autre que le spectateur ne comprend à quel point. En faisant vivre à son personnage le moment décisif de sa vie entière, Von Donnersmarck en fait en même temps un évènement insignifiant, mal compris de tous… sauf de nous, spectateur, à qui il semble alors que l’art n’est jamais qu’effleuré, même par des artistes comme Barnert qui se sont trouvés eux-mêmes sous des chapes aussi pesantes que celles qui ont refermé l’Allemagne sur elle-même pendant un demi-siècle. Il nous a laissé une place, achevant de nous distraire de sa propre création artistique et faisant de son film une œuvre débarrassée d’elle-même, de son contexte et de son sujet ; une œuvre… sans auteur.
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