J'ai le droit de vivre
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Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2016
Un polar d'une noirceur absolue qui frôle le mélodrame, (jamais l'expression faire porter le chapeau n'a si bien été illustré) mais le savoir-faire du réalisateur fait que tout cela est parfaitement maîtrisé. Fonda incarne avec brio un type pas trop malin que lequel le destin s'acharne et Silvia Sidney une amoureuse tout à fait crédible. La mise en image est brillante, le scénario intelligent, bref un chef d'œuvre.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juillet 2014
Alors qu’il est condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, un homme aidé de sa femme s’évade de prison et seront évidemment pris en chasse par la police... "J’ai le droit de vivre" est un drame particulièrement prenant et poignant à suivre et s’impose sans conteste comme l’un des chefs-d’œuvre de ce metteur en scène mythique qu’est Fritz Lang. Sylvia Sydney et Henry Fonda forment un couple particulièrement attachants et ils sont magnifiques dans leurs interprétations. La mise en scène de Fritz Lang est également de très grande qualité, la photographie est très belle et l’histoire prenante de bout en bout. Du très grand art que je ne pourrais que conseiller aux amateurs de film noir.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2014
Second film Américain de Fritz Lang "You Only Live Once" est basé sur la vie de Bonnie et Clyde. C'est un beau drame qu'il nous livre, à travers un homme, d'abord rejeté à cause de son passé de prisonnier, puis accusé à tord. Mais Lang décrit le monde autour de manière bien plus cruel, des policiers, de la population jugeant un homme sans rien savoir et uniquement sur son passé. Le scénario est classique, mais a son lot de rebondissement, et il est bien écrit. La mise en scène est parfaite, tout comme ce beau noir et blanc que Lang utilise bien. C'est un film rapide, que ce soit sa durée ou son rythme. Le jeune Henry Fonda est très convaincant, tout comme Sylvia Sidney. "J'ai le droit de vivre" est un très beau drame, intelligent, cru et poignant.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2015
Excellent film noir de Fritz Lang du début de sa carrière américaine et et acteurs formidables pour ce couple inspiré des légendaires Bonnie&Clyde. Henri Fonda face aux préjugés d'un taulard tentant la réinsertion grâce à l'amour passionné de sa femme mais qui se heurte à ce que l'homme produit de pire. Un film sombre mais touchant et magistralement mise en scène par Lang. Un classique de sa filmographie (à rajouter dans sa longue liste).
TheDarkKnight74
TheDarkKnight74

47 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2013
En 1937, Fritz Lang achève son deuxième film sur le sol américain après Fury. J'ai le droit de vivre continue de poursuivre ses analyses de la justice avec acharnement, sans doute suscitée par son départ précipité d'Allemagne suite à l'avènement de l'idéologie nazie. Cette idée de justice était donc bien en accord avec son temps. You only live once affiche Henry Fonda en tête de casting, excellent comme à son habitude, dans un rôle intéressant, dont la performance a peut-être été amélioré grâce à la mésentente entre le réalisateur et l'acteur sur le plateau (car il en résulte souvent que l'acteur poussé jusque dans ses dernières limites livre le meilleur de lui-même) et Sylvia Sidney rempile encore en tant que femme du personnage principal. Le scénario offre un prolongement de Fury, les deux films se complétant et proposant un enchaînement thématique parfait. Je trouve d'ailleurs que J'ai le droit de vivre va plus loin que Fury dans son exploration du concept de la justice, en allant puiser dans le pouvoir évocateur de l'esthétisme de la mise en scène (magistrale, comportant de magnifiques morceaux dignes de l'expressionnisme des chefs d’œuvres allemands de Lang : le travail sur les ombres dans la prison, le brouillard qui envahit la cour lors d'un échange s'imposant comme coup de force majeur du film, et un final dans une forêt aux reflets quasi oniriques, métaphore d'un paradis inaccessible). Son œuvre est plus noire, plus puissante, plus destructrice encore que Fury, non par la violence des sentiments qui s'en dégagent (il faut dire que Fury poussait loin l'indignation et l'agitation émotionnelle du spectateur), mais par le message pessimiste qui s'en dégage, par l'impression d'assister à de grands cycles ténébreux qui ne peuvent se refermer qu'inévitablement. Les protagonistes sont poussés dans leurs derniers retranchement au sein de situations sombres qui ressemblent à un jeu grotesque de la fatalité, ceci ayant un impact encore plus terrible si l'on considère les multiples et géniales trouvailles formelles utilisées à cet escient. La dernière partie fonce dans la tragédie de couple en route sur les grands chemins en forme de pré Bonnie & Clyde, oui carrément, dont l'issue promet d'être violente et inévitable. Sylvia Sydney peut davantage exploiter son personnage que dans Fury, fissurant les codes de l'époque où la femme est réduite à de la quasi figuration. Bourré à raz bord d'évocation, desservit par des plans cadrant avec rigueur un maximum d'informations utiles, un rythme vigoureux et un noir et blanc sublime, You only live once est trop méconnu dans la filmographie du grand maître. Il mérite une relecture détaillée et une reconnaissance à la hauteur de son statut frôlant le chef d’œuvre.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2013
Aux débuts dans le cinéma américain, Lang retrouve son thème favori, la vengeance et ses conséquences sur l'être humain, mêlée dans une histoire d'erreur judiciaire. Inspiré de l'histoire de Bonnie et Clyde, tout en enlevant la violence, il réussit encore à créer une superbe mise en scène, particulièrement au niveau de la lumière et du cadre, avec de très bonnes idées : le plan en contre-plongée de la prison au début rappelle sa période du muet, il joue aussi avec la direction des éclairages : le visage terrifiant du condamné dans le parloir, l'ombre en croix sur le siège du prêtre, les ombres de barreaux de cellule, ainsi que la séquence d'évasion, à la limite du surnaturel, ajoutant le thème de la rédemption avec les dernières paroles allégoriques du prêtre à la fin du film. Lang parvient alors avec des images simples et travaillés à raccourcir ou enlever des séquences lourdes. Le scénario manque toutefois de profondeur, les personnages sont présentés naïvement, et trop repris de l'affaire Bonnie et Clyde ; mais même avec un script banal, Lang adapte parfaitement son talent et sa mise scène.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2025
« J’ai le droit de vivre » réalisé par Fritz Lang en 1937 est considéré un peu abusivement comme l’un des tout premiers films noirs. Un an auparavant, le réalisateur allemand tout juste débarqué à Hollywood avait réalisé son premier film sur le sol américain avec « Fury » qui dénonçait le comportement souvent incontrôlable d’une foule prompte à lyncher celui désigné à tort comme coupable d’un crime. Son second métrage s’intéresse à la difficile réinsertion des délinquants après leur passage en prison. Jamais manichéen, Lang expose les différents aspects du problème sur lequel les positions encore aujourd’hui s’affrontent radicalement. Ancré dans une forme de réalisme plutôt bienvenu, le film pour être totalement convaincant pêche par un scénario bourré d’invraisemblances, phénomène plutôt rare chez Fritz Lang. La dimension esthétique comme toujours impeccable emprunte certes la tonalité qui sera typique du film noir mais sans en initier les principaux codes, « J’ai le droit de vivre » revêtant surtout une dimension sociale plus proche de celle des films d’un Sydney Lumet. Pour ce qui est d’Henry Fonda encore débutant, il est parfait dans un rôle qu’il ne retrouvera pas si souvent tout au long de sa prestigieuse carrière, celui d’un homme tourmenté sujet à des pulsions violentes qui le poussent à franchir trop facilement les limites malgré sa volonté exprimée de rédemption et la promesse faite à sa fiancée (Sylvia Sydney). Une Sylvia Sydney qui avec son visage angélique incarne parfaitement celle qui a décidé d’aller jusqu’au bout de son engagement sentimental. « J’ai le droit de vivre » de par ses qualités esthétiques et de sa très solide interprétation s’avère un film intéressant mais qui ne parvient pas à réellement émouvoir en raison des incohérences scénaristiques évoquées plus haut. De Fritz Lang on est naturellement en droit d’attendre mieux.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2013
Noir et lyrique, parfaitement maîtrisé sur le plan formel, mais on a vu des oeuvres de Fritz Lang plus subtiles. Le message sur l'injustice sociale est un peu lourd. Et le titre du film en français en rajoute malheureusement une couche. Les acteurs principaux appuient leur composition d'innocents écrasés par la fatalité, surtout Sylvia Sydney. Cela dit, l'ensemble est de facture honnête. Pour son deuxième film américain, après Furie, Fritz Lang réalise une sorte de "Bonnie and Clyde" avant l'heure, en jouant plus sur la corde sentimentale que sur le thème de la balade sauvage.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2011
Dans sa période américaine, Fritz Lang a su réaliser des films courts mais remplis de rebondissements jusqu'au dernier instant. "J'ai le droit de vivre" n'échappe pas à la règle, le scénario est bien écrit bien que parfois un peu cliché dans la relation des deux personnages principaux, la mise en scène est soignée et Henry Fonda, au début de sa carrière, est très bon.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2011
L'art cinématographique n'est que mise en scène aussi quelques soient ses nombreux défauts ce film mérite 4 étoiles car ici elle est d'une force peu courante tant par les cadrages que par l'utilisation des gris et des noirs L'expressionnisme européen y éclate et le romantisme poussé à l'extrême comme la beauté des protagonistes sont sidérants. C'est un chef d'oeuvre du temps passé certes, mais quel plaisir on a à le revoir car quelque part il garde une place dans l'histoire du cinéma bien que Lang compte à son actifs des chefs d'oeuvre d'une autre dimension. Le gros reproche de ''j'ai le droit de vivre ''reste sa simplicité trop proche de la naïveté. Le scénario est curieux, il alterne des détails hypermanichéens et lourds comme les rencontres avec différents personnages secondaires et d'autres complexes comme la personnalité changeante des deux amants. On ne connaîtra jamais les vrais délits commis par le héros du film et quel a été son rôle dans l'attaque du camion transportant des fonds. On ne voit qu'un seul homme qui ne tue personne et l'on retrouve Eddie avec un revolver et un journal indiquant 6 morts. On ne saura jamais non plus ce que Joan sait vraiment de son mari. C'est impressionnant de constater combien Lang a pesé sur ce film, à tel point qu'il semble provenir d'Allemagne. Il ne ressemble visuellement à aucun autre du même genre et l'amalgame du réalisateur entre un couple de grenouille et ses deux amoureux n'est pas une fantaisie mais un vrai désir de montrer que le destin d'un homme est tracé des l'adolescence dans une société donnée. Il est difficile de ne pas mettre en avant Sylvia Sydney, son merveilleux sourire et ses larmes. Le couple qu'elle forme ici avec Henry Fonda a du laisser quelques souvenir toute sa vie durant à notre homme aux colts d'or.
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 juillet 2011
1 an avant le consternant J'ai le droit de vivre Lang nous avait offert l'admirable Furie mais ici c'est un film bien insipide que Lang a réalisé et parmi ses plus faibles. Il a néanmoins assez de talent pour éviter la mièvrerie mais cette histoire d'homme poursuivi par son passé criminel nous ressort tous les poncifs du genre de plus Henry Fonda tout à fait à son aise en homme recherchant la justice dans 12 hommes en colère n'est par contre pas le meilleur choix qui semble dans ce film un peu trop lisse et propre sur lui pour incarner cet ancien taulard. J’ai le droit de vivre faisait peut-être son effet à l’époque de nos jours il est devenu désuet.
Julien D
Julien D

73 abonnés 696 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 avril 2011
Un très beau film sur la réinsertion impossible d'un homme sortant de prison et décidé à marcher doit. Un film très noir, romantique et passionnant. Le scénario est palpitant, les acteurs charismatiques et la mise en scène signée Fritz Lang, mettant en valeur de très jolis décors et des images esthétisantes, est très inspirée. Un joyau du septième art.
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juin 2010
Un film noir qui m'a semblé très court, l'idée est très bonne mais méritée d'être un peu plus développée de la part de Fritz Lang, cependant Henry Fonda et Sylvia Sidney forment un couple remarquable et certaines scènes largement repris dans des films d'aujourd'hui comme la scène où l'on voit Fonda porter sa femme dans ses bras à travers le viseur d'un fusil prouve largement le talent du plus grand réalisateur allemand de tout les temps.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 novembre 2009
Très classique, le film évite cependant de tomber dans la banalité en proposant des rebondissements idéalement placés et une bonne maitrise de la réalisation. Sylvia Sidney a décidement une ressemblance notable avec Marion Cotillard.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 novembre 2009
Ce film peut paraitre repoussant par ses personnages caricaturaux et ses situations exaspérantes en particulier. Le scénario est lourd aussi, il "tire les grosses ficelles". Les seuls intérêts de ce film sont les quelques séquences techniquements éblouissantes et la manière dont Lang ne tombe jamais dans le mélodramatique. Ces films, malgré les contraintes, gardent une certaine froideur, un pathétique qui leur sont propre. C'est ce qui fait que Lang mérite d'être regardé et sera toujours apprécié, car on le retrouve dans tous ces films.
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