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    La Communion
    note moyenne
    3,5
    650 notes dont 57 critiques
    répartition des 57 critiques par note
    14 critiques
    26 critiques
    16 critiques
    1 critique
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    Votre avis sur La Communion ?

    57 critiques spectateurs

    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 14 février 2020
    L'histoire est incroyable mais vraie. En Pologne, un garçon de 19 ans, censé travailler dans une menuiserie en guise de réhabilitation après un crime, a remplacé pendant plusieurs semaines un prêtre de campagne y compris lors des offices religieux. Cette affaire d'imposture est racontée dans La communion par Jan Komasa, réalisateur polonais qui s'est imposé en deux films seulement, avec une efficacité remarquable, en mettant l'accent sur le charisme de son personnage interprété avec un réalisme presque inquiétant par le jeune Bartosz Bielenia, sûrement une graine de star. Loin d'être un brûlot contre la religion, La communion s'immisce dans une petite communauté avec subtilité, montrant de quelle manière ce faux homme d'Eglise parvient à se faire accepter voire même à fasciner lors de ses prêches. Plus intéressant encore, le film rend très complexe la psychologie de l'imposteur, partagé entre sa nature violente, son désir de rédemption et son excitation à tenir une population en son pouvoir. Remarquablement rythmé, non dénué d'humour corrosif, La communion est un film hautement recommandable, urbi et orbi.
    tipote
    tipote

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    5,0
    Publiée le 5 mars 2020
    Un film magnifique. Amour, haine et pardon, joies et peines, l'acteur incarne l’être humain dans toute sa complexité. La fatalité qui met fin à l’imposture nous ramène douloureusement au réel. La Communion est un film puissant qui bouscule. A voir en priorité.
    fcaponord
    fcaponord

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    5,0
    Publiée le 7 mars 2020
    voilà un film "coup de poing dans la gueule", une histoire dure qui laisse entrevoir qu'il est tjrs possible de se transformer au delà d'un mauvais départ dans la vie, mais aussi qu'il est tout autant facile de régresser qd l'environnement ne favorise pas la réinsertion, bref une chronique sociale qui met un doigt sur le talon d’Achille de nos sociétés...mm si la maison de correction pour enfants ne sont plus aujourd'hui des prisons impitoyables comme elles l'étaient dans le passé, il faut savoir qu'elles ont existé (lire DELIGNY Fernand) les acteurs dans cette histoire dramatique sont convaincant dans leurs personnages
    norman06
    norman06

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    3,5
    Publiée le 4 mars 2020
    Superbe mise en scène, jeu habité du jeune acteur et réflexion pertinente sur la culpabilité et la rédemption. L'un des meilleurs films polonais de ces dernières années.
    AM11
    AM11

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    3,0
    Publiée le 4 février 2020
    spoiler: Daniel rêve de devenir prêtre, mais ses bêtises passées qui l'ont envoyé dans un centre de détention pour jeunes l'empêchent de poursuivre cette voie. Une fois sorti du centre, il arrive dans un village pour travailler comme menuisier sauf qu'au détour d'une conversation dans une église il se présente en tant que prêtre. On dit souvent que l'habit ne fait pas le moine et pourtant c'est le cas ici. À partir du moment où Daniel dit qu'il est prêtre tout change y compris la perception que les gens ont de lui. Sa présence va avoir un impact sur la vie de ce village qui est divisé en deux à la suite d'un drame. Inspiré d'une histoire vraie, "Boze Cialo" est plus qu'une histoire de rédemption. Pendant tout le film, on peut voir un parallèle entre le personnage de Daniel et ce village. Dans les deux cas, il y a un lourd passé qui peut resurgir à tout moment avec des blessures qui empêchent d'avancer. Jan Komasa dresse autant le portrait de ce jeune homme qu'il critique cette société repliée sur elle-même. Tout le film ou presque repose sur le personnage de Daniel, dont on aimerait en savoir plus, et sur l'excellente interprétation de Bartosz Bielenia. L'histoire est intéressante, mais est un peu trop linéaire. La dernière partie, par exemple, m'a laissé sur ma faim. Je m'attendais à quelque chose d'explosif après tous ces mensonges et faux-semblants. Si j'ai préféré "Miasto 44" de Jan Komasa, "Boze Cialo" est quand même vraiment pas mal avec de vraies bonnes choses.
    Fabrizio D
    Fabrizio D

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    5,0
    Publiée le 23 octobre 2019
    Merveille de film - Au programme : Amour Haine et Pardon. L’être humain si beau et imparfait sous son jour le plus brut. Fatalité - Manifestations intérieures -Joies - Peines - Tout y est...
    Manciné
    Manciné

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    5,0
    Publiée le 4 mars 2020
    Coup de coeur de ce début d'année, La Communion est un film puissant qui ne laisse pas indifférent.Le récit est porté par un acteur magistral qui incarne à merveille ce "faux prêtre". A voir de toute urgence !
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 5 mars 2020
    Daniel a vingt ans. Il a passé une partie de son adolescence dans un centre de redressement pour un crime qu'il a commis quelques années plus tôt après une nuit de beuverie. Les violences y sont permanentes. Les messes dominicales du père Tomasz y constituent une rare parenthèse. Daniel voudrait entrer au séminaire à sa libération ; mais son casier l'en empêche. Père Tomasz lui trouve un emploi dans une menuiserie à l'autre bout de la Pologne. Mais, à son arrivée sur les lieux, par un concours de circonstances, Daniel se trouve devoir remplacer le curé, parti en cure de désintoxication. Le jeune homme s'investit entièrement dans son ministère et s'emploie à cicatriser les blessures de la communauté laissées ouvertes par un accident qui a fauché sept de ses habitants. Il vit toutefois dans l'angoisse d'être démasqué. À moi qui chougne souvent, avec un insupportable snobisme, que tel ou tel film emprunte des sillons déjà largement défrichés, ressasse un thème rebattu ou répète sans originalité des situations trop souvent vues, reproche qui m'autorise subséquemment à dérouler une liste de films similaires que la majorité de mes lecteurs n'ont pas vus et dont la quasi-totalité se fiche éperdument, voilà de quoi rabaisser mon caquet : le scénario de "La Communion" ("Corpus Christi" dans son titre polonais) sort des sentiers battus et je serais bien en peine de citer des films qui s'en rapprochent. Le film baigne dans une ambiance dérangeante. Il est en même temps très violent, depuis sa toute première scène jusqu'à son plan final qu'on n'oubliera pas de sitôt, et d'une grande douceur. Il est à la fois empreint d'une profonde religiosité et outrageusement profane. Car il a pour héros un faux prêtre, un imposteur, qui endosse une soutane qu'il n'a pas le droit de revêtir, mais aussi un homme profondément inspiré qui s'est construit une relation au divin autrement plus spontanée et sincère que celle générée par les lourdeurs du dogme. Le jeune Bartosz Belenia est époustouflant dans le rôle principal. Mi-ange, mi-démon, son physique androgyne rappelle, comme le note finement la critique du Monde, à la fois James Dean et Jean Seberg. "La Communion" est tendu par un suspense : l'imposteur sera-t-il démasqué ? Ce seul fil ne suffisant pas, le scénariste en a tissé un autre : le faux prêtre réussira-t-il à réconcilier entre eux les membres d'une communauté déchirée par un tragique accident ? Ce second fil est peut-être moins intéressant que le premier. D'autant que s'y greffe une histoire d'amour téléphonée et prévisible entre le jeune homme et une ouaille séduisante.
    sebou36
    sebou36

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 196 critiques

    5,0
    Publiée le 8 mars 2020
    Un film bien écrit, original et remarquablement interprété. Ou comment un jeune au comportement possiblement violent peut se révéler exceptionnel, au service des autres pour peu que l'on accepte de lui faire confiance. Evidemment, le monde est bien cruel et les hommes, ignorants, superstitieux et intransigeants! Un superbe film!
    JEANRENE43
    JEANRENE43

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    5,0
    Publiée le 8 mars 2020
    La Communion, pourquoi avoir donné ce titre à l'adaptation française ? Corpus Christi le nom polonais me semble plus judicieux et c'est surtout son titre originel. En effet la communion a plusieurs sens dont l'un seulement se rapporte au sujet. C'est un film tiré d'un fait réel mais c'est l'apport du génial scénariste qui lui donne toute sa richesse. Et quelles richesses tant les lectures et métaphores sont multiples ! D'abord le parallèle entre le meutre accidentel de Daniel suite à une bagarre et le dénommé assassin du village, l'homme abandonné par sa femme qui veut se suicider et qui incidemment crée un accident mortel. Les villageois arriveront à une forme de rédemption du dénommé assassin par les bons offices de Daniel prêtre imposteur, néanmoins aux paroles authentiques au point de désarmer les plus rancuniers. En revanche Daniel pourra-t-il bénéficier d'une rédemption ? Un autre parallèle peut être fait entre le curé de la paroisse qui semble sombrer dans l'alcoolisme suite à une faute qu'il n'a pas assumée ou réparée mais qui ne l'empêche pas d'être un curé aimé par ses fidèles et le jeune Daniel qui emprunte d'autres voies. Évidemment on ne peut omettre le parallèle entre la justice et ses suites et le sacré du domaine religieux et ses autres suites. Il y a aussi l'homme de pouvoir, maire et investisseur et l'homme d'église. Qui détient véritablement le pouvoir ? Que penser de la scène d'amour ? Est-ce un échec en sus ? Le film nous offre bien d'autres sources de discussions. Un film qui sera récompensé par un vaste public international. Revenons pour conclure au titre du film mais avec un point d'interrogation : Corpus Christi ? L'hostie élevée par Daniel après avoir prononcé les paroles de Jésus, "faites ceci en mémoire de moi" est-elle le Corpus Christi ?
    Marielaurennt
    Marielaurennt

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    5,0
    Publiée le 11 mars 2020
    La Communion est imprégnée d'autant de mensonges que d'humanité. D'un décor particulièrement dur jaillit beaucoup de lumière et de sensibilité. Comment un jeune homme porté par la fois et au lourd passé peut faire face à tous les tiraillements ressentis par des habitants d'un village ? Comment peut on lier violence et don de soi ? Avec ce film, on apprend. Et, bien que ce ne soit pas le but premier, on revoit nos apprioris. La Racaille des centres éducatifs fermés restera toujours la racaille qu'on préfère ne pas côtoyer. Mais les préjugés sont à revoir. Ce ne sont pas fondamentalement des personnes mauvaises, dénuée d'empathie et de bienveillance. Ce sont principalement des gens blessés.
    Clémentine W
    Clémentine W

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    5,0
    Publiée le 26 février 2020
    "La communion" de Jan Komasa La finesse et la puissance du cinéma polonais ont encore frappé. Magnifiquement filmé, "la communion" est un très grand film. Suffit-il de revêtir une soutane et de se faire appeler "Mon père" pour transformer un criminel violent plein de vices s'évadant d'un centre de correction en homme bon apte à proclamer la parole de Dieu?
    dejihem
    dejihem

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    4,5
    Publiée le 5 mars 2020
    Puissante allégorie de la situation de la Pologne aujourd'hui : différences entre générations à considérer la religion, la sexualité et tout le reste. Extraordinaire mise en scène tout en tension, se terminant en un paroxysme de…
    velocio
    velocio

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    4,0
    Publiée le 2 mars 2020
    La communion est le 3ème long métrage du réalisateur polonais Jan Komasa. Un film qui a rencontré un très gros succès en Pologne, qui a reçu le label Europa Cinémas aux Venice days de la Mostra de Venise 2019 et qui faisait partie cette année de la sélection finale de 5 films pour l’Oscar du meilleur film international. Un film d’une grande force qui parle de la foi, du pardon et du droit à une seconde chance. Des individus qui trompent leur monde en se faisant passer pour ce qu’ils ne sont pas, cela arrive régulièrement dans la vraie vie, et, par conséquent, cela arrive également dans le cinéma. On pourrait penser qu’il n’est pas facile de se faire passer, avec succès, pour un prêtre lorsqu’on n’a que 20 ans et que l’on n’est jamais passé par un grand séminaire : comment arriver, dans ces conditions, à être crédible lorsqu’on est amené à célébrer des messes, des mariages, des baptêmes et des enterrements ? C’est pourtant le sujet de La communion et le film s’inspire d’un événement qui s’est réellement déroulé en Pologne : un jeune homme a réussi à se faire passer pour un prêtre pendant 3 mois ! Le journaliste Mateusz Pacewicz avait couvert ce fait-divers et il en a tiré le scénario de La communion, en ajoutant 2 éléments très importants : Daniel, le faux prêtre du film, sort d’un centre de détention pour mineurs dans lequel il avait été envoyé pour un meurtre commis à l’âge de 15 ans ; le village dans lequel il est amené à officier a connu une tragédie peu de temps auparavant : un accident de la route qui avait fait 7 morts et entrainé le rejet d’une habitante du village par le reste de la communauté. De la part du réalisateur et du scénariste, le choix a été fait, et c’est heureux, de ne pas répondre de façon péremptoire à la question que l’on ne peut pas ne pas se poser : ce désir affiché dès le centre de détention de devenir prêtre est-il totalement sincère ou bien s’agit-il d’un subterfuge destiné à hâter sa remise en liberté ? Toujours est-il que le crime qu’il a commis ne lui permet pas, a priori, d’accomplir ce « désir » et c’est le hasard qui va l’aider dans sa démarche. Et c’est lui, le criminel, qui va être amené à recevoir en confession les péchés des villageois, c’est de lui que va venir le pardon. C’est lui qui doit convaincre la communauté villageoise de pratiquer le pardon alors que cette même communauté serait incapable de lui pardonner si elle apprenait la vérité sur son imposture. C’est pourtant lui, le jeune homme qui n’est jamais passé par le grand séminaire, qui va permettre au village de retrouver la sérénité. Quelles sont les qualités principales d’un prêtre ? La mise en pratique de ce qu’il a appris au grand séminaire ou bien ses qualités de psychologue, son habileté innée à résoudre les conflits ? Avec l’Irlande, la Pologne est le pays européen dans lequel la religion catholique a conservé le plus d’importance sur la vie des citoyens. Dans certaines régions de ce pays, dans de nombreux villages, le prêtre a toujours un rôle prépondérant quant à la façon de penser et de se comporter de la communauté. C’est dans un tel village, moralement très conservateur, que le scénariste Mateusz Pacewicz et le réalisateur Jan Komaza introduisent un ancien meurtrier de 20 ans usurpant la fonction de prêtre. C’est avec beaucoup de compassion et d’empathie que ce microcosme singulier est observé, sans jugement péremptoire, avec un espoir de rédemption au bout du chemin. Un film passionnant qui marque fortement les esprits.
    poet75
    poet75

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    3,5
    Publiée le 5 mars 2020
    Aussi étonnant cela peut-il paraître, il nous est affirmé, dès l’entrée du film, que l’histoire qui y est racontée est basée sur des faits réels. En vérité, d’ailleurs, les affaires de faux prêtres ne sont pas aussi rares qu’on pourrait l’imaginer et il s’avère qu’en Pologne, plusieurs escroqueries de ce genre ont défrayé la chronique. Cela étant, le personnage mis en scène par Jan Komosa n’en reste pas moins extrêmement fascinant. Prénommé Daniel dans le film, nous le découvrons, dans un premier temps, confronté à une scène très violente qui se déroule dans l’atelier de menuiserie où il travaille avec ses codétenus. Le jeune homme, en effet, purge une peine d’emprisonnement dans un centre de détention pour la jeunesse. La violence s’y déchaîne volontiers, on l’imagine, mais il s’y trouve un lieu où règne la paix, c’est dans la salle où se rassemblent ceux qui veulent assister à la messe. Daniel, lui, non seulement y est présent, mais il fait office de servant d’autel. L’aumônier est là, également, le jour où Daniel sort de prison, il lui recommande de se rendre sans faute dans l’entreprise de menuiserie où une place lui est réservée et de se consoler de ne pouvoir aller au séminaire comme il le souhaiterait. Avec son casier judiciaire, ce n’est pas envisageable. Or, arrivé dans le lieu où il devrait travailler, Daniel préfère entrer à l’église. Il y trouve une jeune fille et se présente bientôt à elle comme un prêtre de passage. Il a d’ailleurs en sa possession le col romain qu’il avait dérobé à l’aumônier du centre pénitentiaire. Le voilà bientôt qui est présenté au curé de la paroisse, un prêtre âgé qui ne demande pas mieux que d’avoir un peu d’aide. C’est ainsi que, par un concours de circonstances, car le curé, malade, doit être bientôt emporté à l’hôpital, c’est Daniel en personne qui se met à officier en tant que prêtre de la paroisse. Il entend les confessions, célèbre des messes en prenant quelques libertés par rapport au rituel, mais sans offusquer les fidèles, visite les personnes… Ce ne sont donc pas des questions de rituel qui peuvent perturber la communauté villageoise, celle-ci étant déjà chamboulée par quelque chose de beaucoup plus grave. Car ce village reste profondément marqué par un drame récemment survenu, celui qui a emporté dans la mort sept de ses habitants, tués lors d’un accident de voitures. Or, sur un panneau commémoratif, à l’entrée de l’église, il n’y a que six photos, celles des six qui circulaient dans une même voiture. Si le septième est absent, c’est parce qu’on l’accuse d’être le fautif, celui qui a provoqué l’accident fatal. Depuis lors, la communauté est divisée, la veuve du prétendu chauffard reçoit des lettres d’insultes, sa maison est taguée. Quant au curé de la paroisse, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’avait pas apaisé les tensions puisqu’il avait refusé de célébrer les funérailles de cet homme. Or, c’est à propos de ce drame et des tensions et des divisions qu’il a générées que le film de Jan Komasa prend une direction inattendue. spoiler: Car, ce que le vrai prêtre, le curé de la paroisse, avait contribué à défaire par sa rigidité, le faux prêtre, l’imposteur, s’emploie à le réparer. En somme, c’est le menteur qui se conduit en véritable pasteur d’une communauté divisée qu’il s’emploie à guérir. De ce fait, ce film propose une réflexion des plus judicieuses sur le sacerdoce et sur ce que doit être l’attitude d’un prêtre guidant une communauté. Pour ce faire, le réalisateur peut s’appuyer sur le talent, le charisme, de son acteur principal, Bartosz Bielenia, capable de jouer, de manière convaincante, aussi bien le registre de la violence (dont il ne peut totalement se défaire) que celui de l’exaltation de la foi. Car, il y a chez lui, malgré son imposture, quelque chose d’indéniablement sincère. Dommage que quelques scènes très conventionnelles affaiblissent un peu le propos (cela concerne la relation bien peu originale qui se noue entre le faux prêtre et la jeune fille à qui il s’était présenté à l’église, mais aussi une séquence ultraviolente, filmée frontalement, dont on se passerait volontiers). 7,5/10
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