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C'est un chef d'oeuvre qui est nè en partie de l'amour de Paris, tout comme sont nès "Le signe du lion", "La boulangère de Monceau" ou le petit sketch de la place de l'Etoile dans "Paris vu par..."! Avec "La femme de l'aviateur" dont la mise en scène est d'une prècision rare avec de l'èlègance dans les mouvements de camèra , Eric Rohmer avait même considèrè à un moment son film comme une sorte d'hommage rendu à Marcel Carnè! Ce qui intèresse Rohmer en 1980, ce n'est plus seulement de filmer dans la rue à la sauvette, ce qui ètait un but à cette èpoque là, maintenant n'est plus qu'un moyen, c'est d'y rèintroduire la rigueur! Mais une rigueur qui n'est plus une rigueur de studio mais une rigueur dans la rue, une rigueur dans des prises de vue documentaire! Et c'est ça que Rohmer a cherchè, il a utilisè son dècor de rue comme s'il ètait vraiment dans un studio! Le choix du repèrage fut le magnifique Parc des Buttes Chaumont! Dans ce parc dèfinitivement rohmèrien avec son style artisanal presque amateur, le cinèaste savait qu'il ne serait troublè par rien, ni par la prèsence des gens, ni par les circonstances atmosphèriques! C'est aussi un choix de caractère superficiel dans un essai de la constitution à la nature! "La femme de l'aviateur", c'est aussi le premier des six films de sa collection "Comèdies et proverbes", avec un dialogue pris sur le vif, spècialement pour de très jeunes comèdiens, dont la dèlicieuse Anne-Laure Meury et surtout Philippe Marlaud, dècèdè malheureusement à 22 ans, des suites de ses brûlures lors de l'incendie de sa tente de camping pendant l'ètè 1981! Le charme de son indolence et sa grâce de jeune prince endormi restera èternel! Un quiproquo sentimental absolument superbe, ou la camèra de Rohmer porte toute son attention à ses personnages qui laisse s'exprimer...
Ajoutée le 10 avr. 2010 à 19h18 Signaler un abus
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