Mon AlloCiné
L'Amour existe
Bandes-annonces
Casting
Critiques spectateurs
Critiques presse
Photos
VOD
Blu-Ray, DVD
Musique
Secrets de tournage
Box Office
Récompenses
Films similaires
News
note moyenne
3,7
33 notes dont 9 critiques
22% (2 critiques)
78% (7 critiques)
0% (0 critique)
0% (0 critique)
0% (0 critique)
0% (0 critique)

9 critiques spectateurs

gimliamideselfes

Suivre son activité 797 abonnés Lire ses 3 473 critiques

4,0Très bien
Publiée le 13/10/2013

Honnêtement, je regarde ce court métrage juste parce que je trouve le titre très beau et que j'ai déjà vu tous les longs métrages de Pialat et pour donc trouver un moyen de continuer à voir des films de lui… Et quelle ne fut pas ma surprise de voir : "ça". Tout simplement parce qu'avec un titre pareil on s'attend à voir une histoire d'amour. Quelque chose de beau, peut-être un premier amour. Je voyais bien Pialat filmer ça. En fait non, c'est un film sur l'urbanisme. Waouh, dit comme ça, ça ne donne pas envie du tout, et pourtant, ça dure 20 min (qui en paraissent 5) et c'est passionnant. Parce que Pialat va en faire de la poésie, il y a ce très beau texte qui est lu devant de belles images de la banlieue de Paris. Mais belle car Pialat sait filmer, pas uniquement parce que le monument est beau. Je veux dire que c'est facile de faire croire qu'on fait de belles photos si on prend un sujet déjà beau à la base, c'est pareil au cinéma. Mais surtout, le film s'ouvre sur cette phrase sublime : "Longtemps j’ai habité la banlieue. Mon premier souvenir est un souvenir de banlieue. Aux confins de ma mémoire, un train de banlieue passe, comme dans un film. La mémoire et les films se remplissent d’objets qu’on ne pourra plus jamais appréhender." Un mélange de Proust et de réflexion sur le cinéma. Et finalement je ne m'intéresse plus tant à ce qui est raconté sur le fond (bien que ça soit intéressant) qu'à ce paysage et ces commentaires… Tout ceci donne un vrai beau film. D'autant que pour avoir relu le texte lu dans le film, il n'y a pas juste cet aspect poétique, cette beauté brute qui nous saisi lorsque l'on voit le film, mais il y a aussi un message, quelque chose. Quelque chose d'à la fois très vrai, très beau, très triste, presque déprimant tant cette banlieue est réelle. Et pourtant…

Tupois Blagueur

Suivre son activité 39 abonnés Lire ses 1 165 critiques

4,0Très bien
Publiée le 17/07/2015

C'est vrai que si on se contente d'une lecture de surface "L'Amour existe" peut sembler pédant et ennuyeux : décrire l'urbanisme mal géré de la banlieue parisienne, avec un rythme lent, des images qui souvent n'inspirent ni joie ni beauté, et pour toute animation une voix-off peut sembler déprimant. Mais c'est sans compter la poésie de Maurice Pialat qui, par le biais de la voix de Jean Loup, de son sens de l'image et de la musique de Georges Delerue, fait sa déclaration d'amour à cette banlieue délaissée avec une tendresse surprenante ; une dureté aussi, lorsqu'il évoque comme un précurseur les travers des transports en communs et leurs liens avec les travailleurs, la place de la nature et de la culture autour de Paris. Travers qui, hélas ! existent toujours aujourd'hui...Très beau court-métrage.

Maitre Kurosawa

Suivre son activité 123 abonnés Lire ses 963 critiques

4,0Très bien
Publiée le 21/02/2015

Maurice Pialat pose le regard sur la banlieue parisienne au début des années 60 et développe avec une densité impressionnante une réflexion à la fois sociale et existentielle. Il le fait à travers une voix-off remarquable, qui passe d'une forme poétique à une autre plus scientifique, une façon pour le cinéaste d'expérimenter lyrisme et réalisme. Si la voix prend une place considérable, elle s'accorde à l'image et à un sens du cadre d'une grande précision. Dans "L'Amour existe", titre paradoxal vu le désespoir affiché, les bases du cinéma de Pialat sont posées avec une rigueur dans la durée des plans et une puissance évocatrice de l'image. Un style passionnant et rigoureux qui évoluera dans les longs-métrages du cinéaste.

sysou

Suivre son activité 82 abonnés Lire ses 1 183 critiques

4,5Excellent
Publiée le 06/02/2014

Documentaire désenchantée sur la banlieue de Paris dans les années 60, L'amour existe pourrait être transposé à l'époque actuelle dans ces grandes banlieues où l'humanité manque tant. Malgré l'utilisation de photographies, Pialat rend bien vivant ces zones d'habitation où personne ne rêve de vivre.

Alain D.

Suivre son activité 35 abonnés Lire ses 990 critiques

4,0Très bien
Publiée le 22/05/2016

Réalisation en N&B de Maurice Pialat en 1961. Sur une musique guillerette et douce-amère, ce court-métrage sans dialogues nous délivre avec une mise en scène dynamique, un témoignage pertinent et un joli travelling à travers la banlieue parisienne, avec de belles images nostalgiques de Suresnes, Montreuil…. La voix off de Maurice Pialat nous fait un récit cynique et amer de l’urbanisation galopante, de la perte des espaces verts pour des « univers concentrationnaires ». Cette analyse sans concession et ce cri d’alerte avant-gardiste n’ont malheureusement pas été entendus. Un esprit que Sartre ou Malraux n’auraient pas renié et qui n’a malheureusement plus cours aujourd’hui !

Mephiless s.

Suivre son activité 26 abonnés Lire ses 697 critiques

4,5Excellent
Publiée le 04/01/2015

Très beau film visionnaire, et très intéressant pour voir comment était la France dans les années 1960. Le texte est très bien écrit, tout est très bien cadré. La belle musique est comme ce court-métrage; désenchantée.

tom D.

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 29 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 21/10/2013

Ce film est l'un des premiers films du grand Maurice Pialat et on peut clairement dire que c'est un chef-d'oeuvre. La réalisation, la musique, le texte sont magnifiques. L'ensemble donne un court-métrage extrêmement poétique et tout à fait en fase avec l'actualité actuel malgrés son âge. De quoi avoir les larmes aux yeux. A voir et à revoir

Flavien Poncet

Suivre son activité 127 abonnés Lire ses 1 072 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/10/2008

1960, la France se plie aux traits petit-bourgeois de la Nouvelle Vague. Dans ce diktat formel, qui n’a pas moins offert certaines des plus grandes œuvres de l’histoire du cinéma, Maurice Pialat, artiste indépendant, se désolidarise de Paris et de sa multiple représentation pour implanter son regard aux abords de la banlieue. «L’Amour existe» (France, 1960) échappe aux élans romanesques d’un Truffaut pour mieux voir, de pleins fronts, le quotidien maussade des banlieues parisiennes. En marge de la, relative, toute-puissante Nouvelle Vague, Pialat érige le portrait de la périphérie selon des traits poétiques. Les jours mornes se suivent mais ne se ressemblent pas, allant de petites rixes dangereuses à l’embrasement de petites cabanes en bois. Les longs travellings rapides le long des résidences dessinent les traits de lieux communs. La voix-off de Jean-Loup Reynold dirige les images et porte les plans anodins au rang de témoin, garants de la souffrance sourde qui gît au-deçà des apparences. «Peindre les choses qu’il y a derrière les choses» est l’ambition toute platonicienne à laquelle se livre Pialat. Le réel et son caractère abrupt se fait la matière de la poésie. Le risque, en faisant poésie à partir du quotidien prolétaire, est de falsifier le malaise de leur quotidien. L’écueil, béant, est évité au profit d’une poésie qui n’a rien de lyrique, qui a tout de profonde et qui émeut par les moyens modiques de l’ordinaire. La fin, où une statue de victoire se mue, en un changement d’angle, en appel au secours, clôt l’œuvre sur une note pamphlétaire mais c’est toujours sur la base du monde. Sans jamais se dédouaner de la réalité (sociale et physique) à laquelle rend hommage «L’Amour existe», Pialat évite le formalisme de la Nouvelle Vague, non pas que ce soit plus juste ou plus éthique, mais plutôt que cela prouve, et il faut s’en réjouir, que le cinéma existe par différentes voies. Dans cette poésie laie, Pialat sourd de la banlieue l’espoir qu’y renaisse l’amour.

margaux8

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 6 critiques

4,0Très bien
Publiée le 26/04/2006

"D'enfances meurtries en vieillesses méprisées,L'amour existe décrit les durer conditions de vie dans la banlieue parisienne des années cinquante." Il y a 2 thèmes omniprésents: La Seconde Guerre Mondial et l'enfance souffrante. Ce film nous montre la capacité du cinéma/notre quotidien d'un manière nouvelle,à révéler ce que l'habitude nous cache: par ewemple au dernier plan on voit l'arc de triomphe (symbole de la gloire) puis en un changement d'angle on ne voit plus qu'une main implorante. On comprend donc qu'à travers cette main c'est tout un pays (dont elle représente la gloire) qui implore. Très bon court métrage qui fait réfléchir et montre qu'il faut voir d'un autre oeil ce qui nous entoure.

Les meilleurs films de tous les temps
Back to Top