Le Sang d'un poète
Note moyenne
3,5
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18 critiques spectateurs

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Quentin Rt
Quentin Rt

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2025
Le Sang d'un poète est un film surréaliste, qui ne suit pas une narration logique, mais plutôt émotionnelle ou par association d'idées, de métaphores. Des imageries surréalistes, certaines toujours percutantes de nos jours, d'autres ayant mal vieilli, se succèdent, et le spectateur tente par lui même de faire le lien, de trouver nombre d'interprétations. Il est possible qu'il n'y ait pas de sens profond à trouver, autre que le film reproduit la logique du rêve: qui peut être porteur de sens, révélateur de nos psychés enfouies, tout comme il peut être complètement insensé. Cocteau emprunte au cinéma de George Méliès, utilisant des jump cuts afin de faire apparaître des objets dans le cadre, comme par magie, ou superposant plusieurs images, comme celle d'une bouche vivante sur une peinture inerte. Cette capacité du cinéma à truquer le réel est ce qui l'intéresse vraiment. Rien que dans le plan d'ouverture, la tour qui s'effondre est stoppée nette dans son mouvement, comme si le temps se figeait, et elle ne reprend sa chute que à la toute fin du film: cette dilatation absolue du temps dans le cinéma ouvre un champ des possibles poétiques infini pour Cocteau. Ce film nous rappelle que, bien que le cinéma français actuel ait tendance à reproduire la réalité qui nous entoure, ce medium a le potentiel d'aller bien au-delà du réel, et sans forcément nécessiter d'effets spéciaux onéreux (comme il y en a très peu dans le sang d'un poète), simplement un peu d'inventivité.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2025
Ressortie en salle de ce premier opus (1930) de la filmographie de Jean Cocteau. " Le sang d'un poète" ne fut pas considéré par les surréalistes comme une oeuvre relevant de ce courant littéraire.

J'ignore pourquoi, mais c'est pourtant au surréalisme qu'il m'a fait penser et notamment au premier film de Luis Bunuel (1928) " le chien andalou" ( ce dernier me semblant toutefois plus réussi).

Onirisme, scènes codées ( chaque spectateur se livré à ses propres interprétations, se laissera bercer par les images ou fera les deux ) les obsessions et fantasmes de l'écrivain/cinéaste.

Il faut noter la présence de Lee Miller, mannequin à l'histoire personnelle chargée de traumatismes, photographe de guerre renommée pendant la seconde guerre mondiale.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2025
Très novateur par sa technicité et son audace visuelle (aux connotations surréalistes - quoi que Cocteau l'ait toujours réfuté), cette exploration de la psyché d'un artiste (tourmenté - pléonasme?) manque de consistance, de structure, de cohérence, puisque les quatre parties ne suivent aucun fil sinon celui de la transmutation du réel dans l'art et du lien étroit avec la réalité ou du moins sa perception. Illustrant des motifs récurrents (miroir, double, hybridation générique) de l'oeuvre de cet esthète incontournable, la mise en scène prouve le talent du cinéaste avec ce court expérimental. Intrigant, intéressant artistiquement mais décousu narrativement.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 267 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2024
A l'évidence , Jean Cocteau apprécie d'autant mieux le septième art qu'il lui offre, malgré une technologie du début des années 30 encore rudimentaire, toute une gamme de trucages permettant de laisser libre cours à l'imagination et à l'univers poétique de l'auteur.
De fait, "Le sang d'un poète" -une bande d'allégories pour reprendre l'expression de Cocteau- associe constamment ce qu'on n'appelle pas encore "effets speciaux" à la création du poète pour produire une suite de séquences irréalistes.. On rapprochera le moyen-métrage de Cocteau au surréaliste "L'âge d'or" de Bunuel auquel j'accorde ma préférence, au jeu des comparaisons, en vertu d'une expression non-sensique plus corrosive, plus enjouée d'une certaine façon.
Il n'y a pas d'intrigue dans "Le sang du poète", composé de petites histoires sans lien entre elles, échappant à toute interprétation rationnelle. On y retrouve ou découvre pèle-mèle le goût de Cocteau pour les hommes torse nu, les miroirs qu'on franchit, les statues qui s'animent; et, avant l'adaptation des "Enfants terribles", l'élève Davos fait ici son apparition au cinéma.
Ce film marginal reste cependant une oeuvre attisant davantage la curiosité que l'intérêt ou la séduction.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2022
C’est un film très conceptuel et surréaliste. J’ai aimé le début du film : un artiste peint un visage dont il efface la bouche, celle-ci se retrouve sur sa main puis sur une statue qui s’anime et l’invite à plonger dans un miroir. Le principe de cette bouche qui s’anime et se déplace est poétique et esthétique.
Les effets visuels sont très intéressants et ingénieux, je pense par exemple à l’entrée dans le miroir.
Par contre, j’ai perdu le fil au fur et à mesure du film, je l’ai trouvé un peu ennuyeux car trop conceptuel.
L’explication du film est intéressante et amène à reconsidérer le film, voire même, pourquoi pas, à le revoir.
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2011
Une réalisation du grand poète qu'est Cocteau.
La réalisation est lente et se décompose en quatre parties:


Première partie : une cheminée d'usine s'apprête à tomber. Durant ce temps, dans la chambre d'un poète, une statue sans bras s'anime brusquement. Cette dernière l'invite à plonger dans un miroir et de découvrir un autre monde. Des lieux et des personnages étranges s'offrent à lui : un couloir d'hôtel borgne, une fumerie d'opium, une chambre où l'on donne une leçon de vol à une jeune fille, un hermaphrodite, etc. Le poète s'arrache à ses fascinations malsaines et non sans mal regagne sa chambre. Il détruit la statue, après quoi il devient statue lui-même

.Deuxième partie : dans une école, le spectateur assiste à une bataille de boules de neige. L'une d'elles, en fait du marbre, heurte de plein fouet un garçonnet et le tue.

Troisième partie : des spectateurs en habits de soirée viennent assister comme au théâtre, à l'agonie de l'enfant près du corps duquel le poète et une jeune femme jouent aux cartes. Le cœur de l'enfant devient un atout maître dans le jeu. Le poète se suicide, sous les applaudissements des invités.

Quatrième partie : un tableau vivant représentant la femme statue tenant une lyre et une mappemonde clôture le film. Quand l'on voit que la cheminée d'usine s'écroule, le spectateur se rend compte qu'il ne s'est écoulé qu'une seconde, comme dans un rêve.

Envoûtant mais difficile à regarder pour le grand public.
Alasky
Alasky

454 abonnés 4 561 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 mars 2011
Un manque de rythme se fait clairement ressentir dès les premières images. Un film très très abstrait, du Cocteau quoi.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 8 mars 2011
UN (très) vieux film de Jean Cocteau à voir uniquement pour les effets spéciaux.
tomPSGcinema
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2010
On se rend compte par le biais de ce film expérimental de 1930 que Jean Cocteau possédait dejà un talent certain pour la mise en scène. Le metteur en scène nous entraîne pendant près de 50 minutes dans un univers rempli de poésie et de fantaisie dont lui seul en avait le secret, possédant des effets spéciaux réellement novateur pour l'époque et une très bonne interprétation de l'ensemble des comédiens ( Enrique Rivero dans le rôle du poète s'avère bien inspiré ) . Une vrai réussite à ne surtout pas négliger et qui donne un bel aperçu des futurs oeuvres du célèbre cineaste que sont Orphée ou encore La Belle et la Bête.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 octobre 2012
Très souvent j'aime la touche surréaliste d'un film mais ici est ce que ce film à un sens. Inspiration d'un poète mise en images c'est bien beau mais pas du tout intéressant. Chaque plan est travaillé mais peu compréhensible, par contre j'aime le côté expérimental et les prouesses techniques.
chrischambers86
chrischambers86

16 171 abonnés 13 132 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2010
Jean Cocteau est un des rares poètes à avoir toute sa vie travaillè pour le cinèma depuis le jour où le vicomte de Noailles lui donna les moyens de rèaliser son premier essai, "Le sang d'un poète", film rèsolument d'avant-garde! A vrai dire, Cocteau ne pouvait pas ignorer le cinèma puisqu'il pratiqua tous les arts et toucha à tous les genres littèraires avec un ègal bonheur! Son premier film, à l'aube du parlant, restera un modèle pour les amateurs de fantasmes sur pellicule! En effet, le cinèaste se livre à une rèflexion très libre sur le mystère de la crèation artistique et des songes douloureux qui habitent l'esprit du poète! Ici l'inexpèrience suscite l'invention et Cocteau a toujours su saisir au vol les hasards! Un classique incontournable du cinèma français...
Tanezir
Tanezir

45 abonnés 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2009
J'aime franchement bien le surréalisme. C'est le deuxième film que je vois dans ce genre et même si je l'ai trouvé moins fort qu'"Un chien andalou" (car d'un autre style certainement) c'était quand même très interessant. J'aime énormément le côté justement surréaliste de ces films, mêlé à la photographie assez ancienne du film je trouve que c'est tout simplement génial.
Plume231
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2010
Même si parfois je suis parvenu à retrouver dans cette oeuvre l'essence même du Surréalisme qui était à son zénith en ce début des années 30, l'expérience qu'a tenté Jean Cocteau pour son entrée dans le monde du cinéma m'a un peu déçu. En partie parce que ce film qui nous plonge dans l'univers d'un poète surréasliste m'a donné une impression d'inaboutit, "Le Sang d'un poète" est loin d'être aussi stimulant que les oeuvres postérieures de l'écrivain comme "Orphée" qui reprend à peu près le même symbolisme. Ce qui est dommage car l'incroyable mouvance du corps d'Enrique Rivero est très fascinante à l'image de ce qu'aurait dû être ce film.
gimliamideselfes
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2009
pas aussi abouti que les deux autres épisodes de sa trilogie du poète, mais il y a déjà un très beau travail sur les miroirs, les effets spéciaux qui laisse présager le chef d'oeuvre que sera Orphée.
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 juin 2009
Après avoir vu ce film, vous vous direz sûrement "Demain, j'arrête définitivement l'alcool". En effet, comment comprendre ce qui se passe sans avoir sous la main une analyse du film ? Pire, même avec un commentaire à côté, réussir à suivre est une gageure. Bref, quitte à passer pour l'inculte de base, neuneu adepte de blockbusters ricains, incapable d'apprécier la vraie culture, je ne mets aucune étoile. Autant le surréalisme dans la peinture et la photographie, je trouve ça intéressant, autant au cinéma je bloque. Et je ne parle même pas des effets spéciaux de l'époque qui feraient hurler de peur un gamin d'aujourd'hui. Adieu films intellectuels, à nous deux sous-culture américaine, j'adjure définitivement la pseudo-crème du cinéma français...