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    Rendre la justice
    note moyenne
    3,7
    34 notes dont 8 critiques
    répartition des 8 critiques par note
    3 critiques
    2 critiques
    1 critique
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    1 critique
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    Votre avis sur Rendre la justice ?

    8 critiques spectateurs

    Elodiemanient
    Elodiemanient

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    5,0
    Publiée le 13 novembre 2019
    Un documentaire d'utilité publique, pédagogique et qui met en lumière la justice vue par ceux qui jugent. Les magistrats racontent avec humilité leur travail complexe et les rouages d'une justice ignorée.
    Loic Nouet
    Loic Nouet

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    5,0
    Publiée le 13 novembre 2019
    Incroyable claque, les personnages sont forts, aucun problème de rythme. Je vous le recommande vivement !
    CinÉmotion
    CinÉmotion

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    4,0
    Publiée le 24 novembre 2019
    Documentaire très intéressant sur la justice, et les personnes qui la font. Le film s'attache à présenter les rouages des différents corps de justice, et le travail des magistrats, essentiellement d'un point de vue philosophique et psychologique, pour rappeler à quel point les juges sont avant tout des hommes et des femmes, avec leur propre vision de la justice, leur faille mais aussi leurs émotions bien que celles-ci doivent être mises de côté pour réussir pleinement à rendre la justice. La première partie pose des valeurs fortes sur la justice, leur représentation, leur incarnation, etc alors que la deuxième partie m'a semblé beaucoup plus personnelle, en mettant en avant davantage le côté humain qui rend les juges, paradoxalement, faillible. J'ai davantage apprécié les cas concrets racontés par les différents juges, car toute la complexité du métier qu'ils exercent ressortait alors de façon implacable. La force de caractère et psychologique que nécessite un tel métier est quand même dingue. Je pense notamment aux passages sur le juge des enfants, ou encore ceux sur les jugements rendus aux couples en instance de divorce. Par ailleurs, cela fait toujours bizarre de revoir François Molins à qui on associe l'image terrible de l'annonceur des attentats. Je l'ai trouvé une nouvelle fois pertinent, passionné et très touchant lorsqu'il évoque ce drame du bataclan. Par contre, le zoom avant de la caméra (en plus de cela mal exécuté) lors de ce passage précis, était vraiment malvenu... Le récit et l'émotion retranscrit sur le visage de François Molins suffisait à lui-même, il était inutile de faire ce mouvement caméra créant l'inverse de l'effet recherché ! Mais globalement un très beau documentaire qu'il est nécessaire de montrer au plus grand nombre. En ces périodes de défiance de plus en plus prononcée envers la justice, il n'est jamais inutile de rappeler les bases et ceux qui la constitue. Merci pour cela.
    Pascal_Faure
    Pascal_Faure

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    4,5
    Publiée le 16 novembre 2019
    Excellent documentaire que je conseille. Les séquences d’interviews montrent des professionnels extrêmement lucides sur leur fonction et ayant un fort degré d’humanité ainsi que de pédagogie, à l’opposé de l’image qu’on peut avoir d’eux. Mention spéciale pour Fabienne Siredey-Garnier et André Potocki, au verbe tranchant et d’une grande franchise. Les séquences d’illustration collent totalement au sujet et sont tout autant passionnantes, Robert Salis filme d’une part l’architecture monumentale et intimidante des lieux de justice, et d’autre part les citadins, figures abstraites et pourtant raison d’être de la justice. Cependant, il arrive un moment de doute devant tant de perfection, car le spectateur a en tête les conflits justice-police ou justice-citoyens, or si les magistrats avaient tous ce niveau d’intelligence, on serait déjà sorti des conflits par le haut. Et non ! Comme il s’agit de matière humaine dans ses aspects les plus noirs, le film nous fait comprendre que l’objectif quotidien n’est pas la satisfaction de toutes les parties prenantes, mais bien d’atteindre le juste dans le respect de la loi.
    Yves G.
    Yves G.

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    1,5
    Publiée le 21 novembre 2019
    La Justice est une institution. La justice est une valeur. En interrogeant une vingtaine de magistrats, Robert Salis a cherché à comprendre comment l’institution, malgré ses procédures et ses lenteurs, servie par les hommes et les femmes qui la composent, réussissait au jour le jour à ne pas trahir ces valeurs. Le titre est splendide – et on regrette qu’il ne soit à aucun moment commenté. On rend la justice, on ne la décrète pas, on ne l’assène pas depuis une position surplombante et omnipotente, on ne la forge pas ex nihilo. On la rend comme on la restitue à ceux et celles à qui elle revient. Même si le ton est souvent pédagogique, même si les magistrats interrogés représentent une palette significative des fonctions de la magistrature, il ne s’agit pas à proprement parler d’une présentation de la Justice en France. Il y manquerait d’ailleurs des pans importants, notamment le juge d’instruction dont il n’est rien dit ou le juge administratif, grand absent (mais je confesse sur ce dernier point un parti pris coupable). Le documentaire fait un détour par la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg – où le juge français André Potocki livre un témoignage très juste où il est d’ailleurs moins question de la CEDH que de la justice dans son ensemble ; mais il ne dit rien de la Cour de justice de l’Union européenne alors que le droit communautaire occupe dans notre ordonnancement juridique une part grandissante. Son objet est ailleurs : nous montrer que la justice est rendue par des hommes et des femmes, avec leurs qualités et leurs défauts. Il y réussit parfaitement et on ressort de la salle touché par l’intelligence et l’humanité des témoignages recueillis. Car les magistrats interrogés ne se cachent pas derrière une quelconque langue de bois. Ils racontent l’immense défi de leur tâche et la difficulté qu’ils ont à l’assumer. Un défi bien résumé en une formule : « pour le plaignant, c’est l’affaire de sa vie, pour nous, c’est le dixième dossier de l’après-midi ». Du coup, "Rendre la justice" se condamne à ne toucher qu’une cible très étroite. Il n’intéressera pas le grand public qui n’y apprendra pas grand chose. Mais il séduira les magistrats en formation – dont il y a fort à parier qu’il devienne un visionnage obligatoire lors de la formation (un peu comme "Des dieux et des hommes" au séminaire ou "Au nom de la terre" au Salon de l’agriculture). N’est pas Depardon qui veut. Le plus grand documentariste français a consacré plusieurs documentaires à la justice : "Délits flagrants" en 1994, "Muriel Leferle" en 1999, "10ème chambre instants d’audience" en 2004 et "12 jours" en 2017. Il y montrait la justice en train de se faire. Robert Salis a choisi d’expliquer comment elle se faisait. Pas sûr que son choix soit le plus convaincant. Ps : On notera à 1h47, au premier rang du public, dans la salle d’audience de la CEDH, la présence d’un conseiller d’État chauve et encravaté. Le début pour moi d’une grande carrière cinématographique ?! PPS : Mon consentement n’ayant pas été recueilli pour apparaître dans ce documentaire, suis-je recevable à m’en plaindre ? Devant quelle juridiction ma requête peut-elle être déposée ? A-t-elle des chances de prospérer ? Vous avez deux heures…
    andika
    andika

    Suivre son activité 75 abonnés Lire ses 97 critiques

    5,0
    Publiée le 20 novembre 2019
    Rendre la Justice est un film documentaire qui ne pouvait qu'attirer mon attention, moi qui par deux fois déjà, ai tenté le concours d'entrée à l'école nationale de la magistrature. Il s'inscrit dans la lignée du livre fantastique du journalise Dominique Verdeilhan intitulé Les Magistrats sur le divan. On y reconnait également avec plaisir des protagonistes de la récente série documentaire portant le nom de Un Procureur sur la ville. Ayant lu l'ouvrage précité et visionné les cinq épisodes du documentaire susnommé, je savais à quoi m'attendre en allant voir Rendre la Justice. Enfin, je savais à quoi m'attendre sur le fond, sur l'état quelque peu déplorable de notre système judiciaire. Je savais aussi à quoi m'attendre en terme de personnalités exceptionnelles qui composent le corps des magistrats français, et qui viennent témoigner face caméra. Souvent sur les bords de Seine, en été, en pleine quiétude alors que leur métier est le siège de l’intranquillité. Je savais également que j'allais y trouver des visages familiers pour diverses raisons, surtout pour leurs passages plus ou moins fréquents à la télévision ou leur activité sur les réseaux sociaux. Ainsi, les interventions de Anne Caron Deglise, François Molins et de Youssef Badr m'ont été très précieuses. Mais ce à quoi je ne m'attendais pas, c'était à l'omniprésence du symbolisme judiciaire, et encore mieux, un grand soin apporté à l'esthétisme dans la composition des plans. Les mouvements de caméra lents, souvent des travelings astucieux, autour des statues, renforçaient autant les allégories associées à la justice. Mais aussi la manière de filmer une salle des pas perdus du dessous, où l'on voit seulement les pied à travers une dalle vitrée, ou encore, la façon de cadrer certains magistrats avec le plus grand soin. Et lorsque le symbolisme rejoint le témoignage, le discours n'en est que plus percutant, comme lorsque Anne Caron Deglise dissèque la statue des Quatre captifs au Louvre afin de nous décrire l'état de la justice en France. Mais l'esthétisme se traduit aussi par la musique, où lorsque la pompe d'une audience solennelle de rentrée à la Cour de cassation, pleine d'hermines, est accompagnée du Nisi Dominus de Vivaldi. On écoute également avec grande attention le célèbre Procureur général près la Cour de cassation, François Molins lorsqu'il nous dit que les deux qualités fondamentales du bon magistrat sont l'humilité et l'humanité. On ne peut que souscrire aux propos d'André Potocki, juge français à la Cour européenne des droits de l'Homme de Strasbourg lorsqu'il dit qu'il ne peut pas juger ses semblables mais qu'en revanche, il juge des comportements. Youssef Badr quant à lui est très touchant lorsqu'il relate son expérience en banlieue parisienne où certains prévenus le traitaient de traitre car il les poursuivait et n'avait aucune connivence avec eux. Beaucoup de témoignages très forts, de réflexions profondes, d'anecdotes parfois insolites comme par exemple lorsque le procureur le plus important de France nous raconte son plaisir de faire de simples permanences au téléphone une fois l'an. Mais sur une note moins légère, nombre de magistrats qui témoignent espèrent à leur concitoyens qu'ils n'auront jamais à croiser la justice, comme le dit clairement Maryvonne Caillibotte. Film soigné, au rythme lent permettant de bien s'imprégner de chaque mot, il permet d'aller à la rencontre d'hommes et de femmes d'exception au service de la société, et de l'idée parfois un peu abstraite de justice. Car oui, c'est un idéal mais aussi une institution, et tout cela requiert un dévouement sans faille. En écoutant ces magistrats, on se dit que la justice est entre de bonnes mains, et c'est une pensée réconfortante.
    Joe Dredd
    Joe Dredd

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    2,5
    Publiée le 20 novembre 2019
    C'est intéressant... mais c'est beaucoup trop long et laisse une bonne place au corporatisme des magistrats. Le film aurait mérité 40 minutes en moins et la suppression de plans parfaitement inutiles.
    Breton du sud
    Breton du sud

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    3,5
    Publiée le 15 novembre 2019
    Excellent film documentaire . Les personnages ne sont pas une fictions mais de réels procureurs . On apprend beaucoup de chose sur la justice et c’est très intéressant . Les interventions sont pertinentes, surtout celle de François Molins . Je vous le recommande .
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