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    Tu mourras à 20 ans
    note moyenne
    3,5
    50 notes dont 9 critiques
    répartition des 9 critiques par note
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    9 critiques spectateurs

    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 9 février 2020
    En soi, pouvoir voir une production originaire du Soudan a déjà quelque chose de miraculeux (ce n'est que la huitième de l'histoire du pays). Et pourrait donc susciter une certaine indulgence pour ses qualités, vu l'extrême rareté du cinéma africain sur nos écrans. Mais avec Tu mourras à 20 ans, point besoin de tergiverser, le film est un petit bijou qui allie sa puissance narrative à une esthétique particulièrement raffinée. Ce premier long-métrage d'Amjar Abu Alala a obtenu le Lion du Futur au Festival de Venise, récompense hautement méritée eu égard notamment à sa photo et à sa musique remarquables. Le film traite de la fatalité, du poids des traditions, des croyances et des superstitions à travers l'histoire de son personnage central que le destin semble avoir condamné à mourir le jour de son vingtième anniversaire. Avec quelques touches d'onirisme et de réalisme magique et de belles ellipses, Tu mourras à 20 ans évoque une société très tributaire de la religion qui s'oppose à la liberté individuelle, sans que le film ne verse dans un schématisme réducteur. On y aperçoit une scène de Gare centrale de Youssef Chahine, influence probable du réalisateur soudanais qui, de la même façon que le cinéaste égyptien a su parler de la vie quotidienne et sublimer la beauté des paysages riverains du Nil.
    Olivier Barlet
    Olivier Barlet

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    2,0
    Publiée le 7 janvier 2020
    Contre l’avis de tous, j’ai l’impression que ce film multiprimé se rapproche de cette catégorie de films subissant leur développement en labos et les coproductions. Tout film est respectable et celui-ci est issu de l’expérience personnelle du réalisateur dont le père travaillait à Dubaï. Voilà cependant un film assurément promis au succès dont je ne sens personnellement, malgré la musique d’Amine Bouhafa, ni l’enjeu ni la beauté, au-delà d’un bien consensuel appel à l’émancipation, via le cinéma, de l’enfermement religieux voire villageois. Tout est lissé dans cette histoire prévisible. (...) Nous avons là un scénario adapté d’un roman mais développé dans les labos de différents pays avant les insurrections soudanaises. Il parle de sacré mais le sacré est absent, réduit à des rites et des morales. Il parle de vie mais la vie est absente, sous le poids d’une mise en scène léchée et d’une narration linéaire. (site Africultures)
    Christoblog
    Christoblog

    Suivre son activité 398 abonnés Lire ses 1 196 critiques

    3,0
    Publiée le 13 février 2020
    Il est assez rare de voir dans les salles françaises un film d'Afrique de l'Est : voici une bonne raison de découvrir ce beau premier long-métrage du soudanais Amjad Abu Alala. Le film décrit le destin du jeune Muzamil, à qui un chef religieux prédit à la naissance qu'il mourra à 20 ans. Sa mère, très croyante, l'élève pratiquement dans le deuil, persuadée que la prophétie va se réaliser. Muzamil, quant à lui, vit sa vie comme un autre enfant... Tu mourras à 20 ans vaut principalement pour ses qualités plastiques hors du commun : les paysages du Nil Bleu sont d'une beauté à couper le souffle, comme d'ailleurs les intérieurs des modestes maisons et les visages des acteurs, magnifiés par une splendide photographie. Le film, dont le scénario est ténu, vaut également par la sérénité contemplative et en même temps critique qui l'enveloppe, et qui rappelle le cinéma d'Abderrahmane Sissako : les scènes sont souvent symboliques, le montage allusif, mais l'impression générale est celle du recueillement et au final du triomphe de la vie sur la religion. A découvrir.
    velocio
    velocio

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    4,0
    Publiée le 29 janvier 2020
    "Tu mourras à 20 ans" est le 8ème long métrage de fiction de toute l’histoire du cinéma soudanais. Il faut dire que le Soudan a vécu 30 années d’obscurantisme sous la férule de Omar el-Bechir. Avec la révolution qui a abouti en avril dernier à la destitution de ce dictateur, le cinéma soudanais sort de sa léthargie, au point que, en l’espace de deux mois, deux films soudanais sont arrivés sur nos écrans, des films aidés par d’autres pays au niveau de la production : le documentaire "Talking about trees" de Suhaib Gasmelbari et le film de fiction "Tu mourras à 20 ans" de Amjad Abu Alala. Agé de 37 ans, ce réalisateur et homme de théâtre soudanais est né à Dubaï et il y a passé les premières années de sa vie. Il a passé 5 années au Soudan durant son adolescence et il vit actuellement aux Emirats Arabes Unis. "Tu mourras à 20 ans" est son premier long métrage. Retenu dans la sélection Venice Days lors de la dernière Mostra de Venise, ce film s’est vu attribué le Prix Luigi de Laurentiis du meilleur premier film, l’équivalent de la Caméra d’Or du Festival de Cannes. Dans ce petit village de la province d’Aljazira, un des fiefs du soufisme au Soudan, la venue du cheikh Al Khalifa fait figure d’événement. Sakina, la maman de Muzamil, veut en profiter pour qu’il bénisse ce très jeune fils dont le prénom a été choisi en l’honneur du prophète. « Je demande à Dieu qu’il fasse la joie de ses parents », proclame le cheikh alors que, dans le même temps, un des derviches qui l’accompagnent énumère ses louanges à dieu et s’écroule lorsqu’il arrive à la vingtième. « Sacrée est la volonté de dieu » : cet évènement inattendu est interprété comme la prédiction de la mort de Muzamil lorsqu’il atteindra 20 ans. Une prédiction qui va bouleverser la vie familiale et, tout particulièrement, celle de Muzamil, tiraillé entre son désir de servir dieu à l’école coranique, au point d’être le premier du village à pouvoir réciter le Coran selon les deux lectures de Hafs et d’Al-Duri, raillé par les gamins de son âge qui le surnomment « Fils de la mort », empêché d’avoir une vie amoureuse normale malgré l’amour que lui porte la très belle Naiema et amené à réfléchir sur le sens de la vie par Sulaiman, un homme du village passionné de cinéma, aimant boire et aimer, qui préconise à Muzamil d’essayer le péché (Comment se détourner du péché si on ne l’a jamais commis ?) et qui l’interroge sur l’utilisation de son cerveau : « Tu ne l’utilises pas pour penser ? Juste pour mémoriser des mots ? ». Avec Muzamil et les 4 personnes proches de lui à un moment ou à un autre, le film présente un microcosme du Soudan d’aujourd’hui : son père qui, très vite après l’annonce de la prophétie, choisit de partir à l’étranger. Peut-être, comme il le dit, pour gagner de l’argent pour sa famille ; peut-être, aussi, pour ne pas avoir à supporter les effets délétères de la prédiction. Sa mère, qui croit dur comme fer à cette prophétie, qui pense que l’école n’apportera rien à son fils (A quoi bon apprendre s’il doit mourir ? Pourquoi perdre du temps à lire d’autres livres que le Coran ?) et qui revêt les habits de deuil bien avant la date fatidique ; Sulaiman, un homme libre, qui aime la vie, qui boit de l’alcool sans se cacher, qui aime le cinéma et qui, devenu une espèce de père de substitution pour Muzamil, aimerait voir ce dernier se détacher des superstitions et des commandements religieux. Naiema, la jeune fille amoureuse de Muzamil, une jeune fille entreprenante qui nous amène à penser que, au Soudan comme dans de nombreux endroits, la femme est l’avenir de l’homme. Quant à Muzamil, il représente le basculement qui est en train de s’opérer au Soudan, en jeune homme élevé dans l’obscurantisme et qui, aujourd’hui, s’éveille au monde. Pour Amjad Abu Alala, « il est triste qu’un pays comme le Soudan n’ait pas de cinéma national, mais c’est aussi une opportunité, parce que cela signifie qu’il y a beaucoup d’histoires qui n’ont pas été racontées ». Si, grâce à toutes ces histoires, les futurs films de ce pays ont les mêmes qualités que "Tu mourras à 20 ans", le cinéma soudanais et les cinéphiles du monde entier ont de beaux jours devant eux.
    In Ciné Veritas
    In Ciné Veritas

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    3,0
    Publiée le 18 février 2020
    Si le réalisateur-scénariste Amjad Abu Alala vit aujourd'hui à Dubaï, il fait partie des rares cinéastes contemporains de nationalité soudanaise. Les films soudanais sont rares car ce pays dispose de peu de salles et d'une industrie du cinéma embryonnaire. Tu mourras à 20 ans est le premier long métrage de ce réalisateur. Le film, Lion du futur lors de la dernière Mostra de Venise, s'inscrit dans l'histoire du Soudan mais aussi dans la propre histoire de son auteur. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/arras-2019/
    Loïck G.
    Loïck G.

    Suivre son activité 121 abonnés Lire ses 1 013 critiques

    3,5
    Publiée le 14 février 2020
    Un film qui vient du Soudan est toujours rare, et quand il brille d’une lumière intérieure aussi intense, on ne peut que saluer doublement cet avènement. Une prédilection religieuse vous conduit pendant vingt ans à vivre sous la menace de la mort programmée. Le jeune homme concerné vit donc avec et surtout sur les injonctions d’une mère abandonnée à cette occasion par son mari. Si la culture et les coutumes diffèrent de nos continents, le sujet demeure universel quand à la main mise des pouvoirs et des religions sur ses populations. Plus que le suspense inexistant sur l’heure d’accomplissement de la prédilection, le réalisateur rappelle son pays à l’heure du XXI ème siècle, sans écarter la beauté de ses habitants, et de ses décors . C’est un film aussi prenant que nécessaire … Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
    Jmartine
    Jmartine

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    4,5
    Publiée le 15 février 2020
    Pouvoir voir un film originaire du Soudan est déjà quelque chose de miraculeux (ce n'est que le huitième de l'histoire du pays). Quand de plus il s’agit d’un premier long métrage, on pourrait avoir une certaine indulgence pour ses qualités, vu l'extrême rareté du cinéma africain sur nos écrans. Mais avec « Tu ne mourras à 20 ans » pas de tergiversations, ce film est un petit bijou qui allie sa puissance narrative à une esthétique particulièrement raffinée. Ce premier long-métrage d'Amjar Abu Alala a obtenu le Lion du Futur au Festival de Venise ( meilleur premier film), récompense hautement méritée eu égard notamment à sa qualité de la photo du français Sébastien Goepfert, de la musique, magnifique, d’Amine Bouhafa, à la fois intense et sobre…et du scénario tiré d’une nouvelle (non traduite) de l’écrivain et activiste soudanais Hammour Ziada, banni du Soudan et réfugié en Egypte… « Louange à Dieu » chante un derviche en égrenant des chiffres….nous sommes dans une sorte d’ermitage , dans les dunes près d’une branche du Nil, dans la province d’Alzajira …Sakina est venu présenter son nouveau-né au vieux cheikh Al Khalifa, qui le bénit…le derviche entre en transe, 16,17, 18…alors qu’il prononce le chiffre 20, il s’écroule…Dieu a parlé, le jeune Muzamil mourra à 20 ans… Devenu « fils de la mort » il va grandir pieusement entre une mère endeuillée et le Coran… ne sera-t-il pas le premier du village à pouvoir réciter le Coran selon les deux lectures de Hafs et d’Al-Duri. Le père qui n’a pu supporter le poids de cette malédiction s’est enfuit très vite… A travers l’histoire de Muzamil, le film traite de la fatalité, du poids des traditions, des croyances et des superstitions …avec quelques touches d'onirisme et de réalisme magique et de belles ellipses, sans verser dans un schématisme réducteur. … « Et si tu essayais plutôt le péché ? » lui souffle Souleiman, vieux sage revenu de tout, ancien journaliste et photographe affranchi de toutes croyances et superstitions, superbement campé par Mahmoud Elsaraj. C’est à travers lui, grâce à sa présence calme et à ses questionnements, que Muzamil pourra établir avec lui-même le dialogue qui lui permettra d’interroger ses choix, et aussi de s’initier à ce qu’il ne connaît pas, sans pouvoir toutefois trouver la force d’une vie amoureuse normale malgré l’amour que lui porte la très belle Naiema…Mais quand la perspective de mourir empêche de vivre…C’est tout simplement un très beau film à la mise en scène élégante et maitrisée…Amjar Abu Alala a dédié son film aux résistants de la dictature soudanaise, et pour lui, la course finale de Muzamil se veut une métaphore du désir de liberté du peuple soudanais …A voir absolument.
    Ric Mansion
    Ric Mansion

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    3,5
    Publiée le 24 février 2020
    Production internationale avec la complicité de la France, de la Norvège, de l 'Allemagne, sans doute pour la qualité des prises de vues, la qualité d la mise en scène mais aussi du Quatar, sans doute pour le financement, de l 'Egypte comme bon élève africain, c'est en tout cas et avant tout un réalisateur soudanais qui signe le film . Et ça fait du bien . Premier long métrage de Amja Abu Alala qui aborde le douloureux problème des croyances d'une société rurale et de ses conséquences dans la vie des individus . Ici on découvre le drame qui s 'empare de la jeunesse d 'un enfant, d 'un adolescent puis du jeune adulte voué à mourir à vingt ans par une injonction religieuse . Et aussi des portraits magnifiques comme l'attitude de sa mère qui entre fatalisme et résignation va s 'employer a éduquer et protéger son fils quant le père quitte le village . Paradoxalement , l'issue fatale que doit endosser la future victime , lui assure une éducation rigoureuse presque monastique . Sous les traits d'un ancien revenu au village, celui ci va se lier d’amitié pour ce jeune et va l'accompagner a surmonter ce fatalisme et à réaliser un autre apprentissage: celui de goûter à la vie et de faire ses propres expériences.
    Coric Bernard
    Coric Bernard

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    2,5
    Publiée le 24 février 2020
    Ce premier long-métrage de ce jeune réalisateur soudanais qui a également fait le scénario, est bien réalisé. Il a été tourné au Soudan avec de très belles prises de vues. L'histoire est basée sur des croyances religieuses qui prévoit la mort à 20 ans d'un enfant. Le film nous permet de découvrir le Soudan avec ses traditions et ses croyances. Le scénario manque toutefois un peu d'ampleur et n'est pas forcément intéressant sur toute sa durée malgré la bonne qualité technique de la réalisation. Bernard CORIC
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