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Miquette et sa mère
note moyenne
2,8
41 notes dont 14 critiques
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43% (6 critiques)
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Votre avis sur Miquette et sa mère ?

14 critiques spectateurs

Estonius

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3,5
Publiée le 17/09/2018
Sans doute est-ce dans l'œuvre de Clouzot une œuvre mineure, mais qu'on arrête de dire que c'est du théâtre filmé ! Au contraire le film fait preuve d'une mise en scène inventive avec une caméra qui parfois donne le tournis. Et puis cette manie qu'ont certains de changer de trottoir en se pinçant le nez dès qu'on leur parle de vaudeville devient insupportable. Il y a comme pour tous les genres des bons et des mauvais vaudevilles, si la lecture au premier degré de celui-est sans doute volontairement primaire, il faut voir le reste, une mise en abîme souvent cocasse du monde du théâtre émaillé de répliques souvent bien senties. Côté acteurs, on est largement servi, Daniele Delorme crève l'écran, Bourvil est amusant du moins au début, Saturnin Fabre est étonnant et parvient même à faire la pige à Louis Jouvet lequel ne démérite pas pour autant. Beaucoup de bonnes choses donc, mais un peu fouillis quand même.
In Ciné Veritas

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3,0
Publiée le 08/11/2017
Première comédie et film en costume de Henri-Georges Clouzot, Miquette et sa mère dénote dans l’œuvre cinématographique de son auteur, ici réalisateur, coscénariste et dialoguiste. Dans cette libre adaptation de la pièce de théâtre éponyme, Clouzot parodie et force le trait de sa comédie, un genre qu’il juge inférieur au drame. Un avis dont il fait étalage au détour d’une réplique du film. Si Bourvil et Danièle Delorme forment un couple de jeunes amoureux candides en mode histrion, Louis Jouvet en théâtreux besogneux et Saturnin Fabre relèvent le niveau d’interprétation d’un casting hétéroclite. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
NomdeZeus

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3,0
Publiée le 04/12/2014
Seule œuvre purement légère de la filmographie de Clouzot, Miquette Et Sa Mère n'est certes pas le long-métrage le plus marquant de ce grand réalisateur. Tout dans ce film rappelle le théâtre d'avant-guerre dont il est tiré: depuis sa mise en scène statique jusqu'au jeu grandiloquent de ses acteurs en passant par son intrigue vaudevillesque et ses dialogues désuets (avec apartés et tout le tintouin). Ce parti pris déstabilisant permet néanmoins au cinéaste d'amorcer une réflexion intéressante sur le théâtre. De plus, les acteurs livrent une prestation tellement convaincante (Danièle Delorme, Saturnin Fabre et Bourvil en tête) qu'il est difficile de ne pas apprécier ce film pour ce qu'il est: une parenthèse rafraichissante avant de replonger dans ce que l'âme humaine a de plus sombre lors de deux chefs-d'œuvre à venir.
soniadidierkmurgia

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3,0
Publiée le 09/10/2013
Avec "Miquette et sa mère" on peut dire que Clouzot s'offre une vraie parenthèse après son cycle noir entamé pendant l'Occupation et qu'il poursuivra à travers l'épique dès 1950 avec "Le salaire de la peur". Quelle mouche a donc piqué le réalisateur pour se livrer à tant de légèreté ? Une envie de se mesurer à un style aux antipodes de son univers naturel ? Peut-être ? A moins que ce ne soit tout simplement le plaisir d'offrir à Jouvet une occasion de se livrer sans retenue à un hommage par caméra interposée à l'art qu'il vénère le plus, le théâtre. Si tel est le cas bien lui en a pris car Jouvet devait disparaître deux ans plus tard. C'est une pièce éponyme de Jean de Flers et Gaston Arman de Caillavet déjà deux fois adaptée à l'écran qui va servir d'écrin à l'exercice de style. Rien ici de la mécanique de précision du "Corbeau" mais un débordement de tous les instants où comme au bon vieux temps du caf conc chaque acteur en rajoute à qui mieux-mieux . A ce jeu-là Danièle Delorme encore débutante n'est pas la dernière, faisant même parfois la nique aux Louis Jouvet et Saturnin Fabre pourtant experts en la matière. Bourvil lui aussi débutant au cinéma est exquis en amoureux transis, timide et précieux jusqu'au ridicule. Mais sans faire injure au grand Jouvet dont l'interprétation de cet acteur raté ne constitue pas l'acmé de sa carrière, c'est Saturnin Fabre qui ramasse la mise en vieux duc truculent, amoureux de chair fraîche qui nous régale d'un numéro inénarrable lors d'une séance de gymnastique où en caleçon long dans sa chambre, il explique à son ami avoir retrouvé ses trente ans et la vigueur qui les accompagne. Vraiment les types de sa trempe manquent aujourd'hui à notre cinéma. Henri Georges Clouzot s'amuse et nous avec lui dans une de ses œuvres mineure mais charmante.
bellini 2

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3,5
Publiée le 07/10/2013
Clouzot filme après la guerre une pièce de théatre d'avant guerre sur le théatre d'une autre avant guerre, monde désormais englouti. Les acteurs sont sublimes, théâtraux comme il se doit. Si seulement nos acteurs, fils à papa ou à maman arrivaient seulement à la cheville de Jouvet Saturnin Fabre Pauline Carton Bourvil...le cinéma ne serait pas en train de mourir d'ennui
ygor parizel

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1,5
Publiée le 23/07/2012
Entre deux chefs-d'oeuvre Henri-Georges Clouzot se perd dans une adaptation ratée d'un vaudeville (très médiocre). Les acteurs font ce qu'ils peuvent (Bourvil s'en sort pas trop mal). Vraiment laborieux, dialogues surannés et intrigue minable, oublier ce film.
Maqroll

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2,0
Publiée le 14/12/2011
Après un carré de très bons films, L’assassin habite au 21, Le Corbeau, Quai des orfèvres et Manon, Clouzot se perd dans l’adaptation d’un vaudeville sans intérêt de Flers et Caillavet. Malgré une pléiade d’acteurs de renom, Louis Jouvet, Saturnin Fabre, Bourvil et Danièle Delorme en tête, le film ne décolle jamais de son atmosphère étriquée de théâtre filmé, l’intrigue est fade et la réalisation de Clouzot sans aucune mesure avec ce qu’il avait montré auparavant. Cette œuvrette va inaugurer une série de tournages commerciaux entrecoupés d’éclairs de génie tels que Le Mystère Picasso ou La Religieuse. Nous sommes donc ici à un (mauvais) tournant de l’œuvre de cet auteur original et indiscutablement créateur, même s’il s’est parfois égaré en chemin.
destouchesfan

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4,0
Publiée le 05/03/2011
Film tout à fait atypique pour Clouzot. À ne pas rater.
B0ris

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4,0
Publiée le 01/02/2010
Là où certains virent un manque d’audace cinématographique et la conservation du sacro-saint espace de théâtre à défaut d’une adaptation à l’image – analyse qui reste quelque peu superficielle – d’autres, au contraire, voient en Miquette et sa mère non pas un défaut mais une qualité première : celle de réflexion – sur le théâtre, le cinéma, l’acteur, le comédien, l’amour, la vie, etc. Ce que ceux-là considérèrent comme ni plus ni moins que du « théâtre filmé », ceux-ci y opposent l’observation première du procédé de mise en abîme récurent dans l’œuvre, qui vient récuser les accusations infondées d’absence de réajustement des formes de représentation – ce qui revient à accuser le réalisateur de méconnaitre la matière cinématographique et les procédés que celle-ci lui offre – ; la puissance de l’image cinématographique est en effet plus qu’apte à exprimer les diverses passions humaines, mais dire que cette force inhérente au cinéma y est délaissée par Clouzot c’est manquer cruellement de jugement et réduire les capacités de l’image à une unique portée, par conséquent réduire le cinéma à une unique « fonction ». Ce procédé de mise en abîme renvois à un second aspect – certainement premier dans le travaille d’interprétation de certains – qui est le jeu d’acteur. Celui-ci leur fait dire qu’il s’agit de ni plus ni moins que du théâtre, des images de théâtre, des personnages de théâtre cristallisés, des gestes de théâtre grandiloquents, des expressions théâtrales filmées mais jamais mises en images. L’erreur ici est le statut qu’ils accordent à cela. Ils confondent une observation avec une interprétation. Certes le jeu d’acteur manque quelquefois d’on ne peut plus de finesse cinématographique : il importe dès lors de se demander quel en est le but ! [voir suite dans Forum, "[suite] ou Réaction implicite à la critique de Flav43"]
Flavien Poncet

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0,5
Publiée le 03/06/2009
Si on a tant décrié le cinéma de Sacha Guitry, c'est parce que des cinéastes si peu coutumiers du plateau de théâtre se permettait, sans se soucier de respecter ni théâtre ni cinéma, de faire du théâtre filmé. L'amalgame fût vite fait entre ce cinéma-là, de théâtre filmé, et le cinéma de Guitry. «Miquette et sa mère» (France, 1950) d'Henri -Georges Clouzot filme la pièce de Robert de Flers et de Gaston Armand de Caillavet sans jamais en exalter le récit, ce que le cinéma peut au moins faire, ni même en réajustant les formes de représentation. Guitry, bâtisseur de ponts entre théâtre et cinéma, ne transite jamais une oeuvre du théâtre au cinéma sans en ajouter plus ou moins de saveur supplémentaire. Clouzot en bon professionnel du cinéma, en réalisateur modéré et prudent, tempère son audace et conserve le précieux espace du théâtre. La force de l'image qui fonde la puissance du cinéma à laisser entrevoir le coeur des passions humaines est en l'occurrence entièrement délaissée. Reste le geste de l'acteur... Malheureusement lui aussi est profondément engoncé dans des conventions. La convention du jeu de l'acteur peut-être celle stylisée et spontanée (cf. Jean-Pierre Léaud) comme elle peut-être l'oeuvre d'une école et d'une éducation si stricte que ne transparaît plus que l'efficacité de la leçon. De Danièle Delorme jusqu'à Saturnin Fabre (pourtant coutumier des improvisations), tous sont sertis dans un personnage. Du théâtre, rien que du théâtre indépendamment de tout cinéma et de toute vie. Seul Bourvil, dans une de ses premières apparitions, éclaire ces statuts d'un rayon de fraîcheur. Néanmoins sont jeux reste prudent et toujours mis au profit de l'incarnation d'un personnage caricatural, benêt de campagne. En comparaison, un cinéma issu du théâtre comme celui de Guitry explore des possibilités nouvelles, avec réussite ou non peu importe, tandis que celui de Clouzot, autrement bénéfique en d'autre domaine, n'en reste qu'à la transposition la plus élémentaire.
chrischambers86

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3,0
Publiée le 05/12/2008
Après "Le corbeau" et "Quai des Orfèvres", Henri-Georges Clouzot s'attaque à une pièce de boulevard, la seule comèdie du cinèaste, sorte de vaudeville aux diverses situations ou son film y gagne une allure primesautière et dèsuète sans excès! Adaptè d'une pièce de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet, "Miquette et sa mère" est traitè en parodie qu'interprète une distribution èclatante: Bourvil, Danièle Delorme, Louis Jouvet...Une comèdie caustique et surprenante de la part de Clouzot campèe par une belle brochette de comèdiens et tournèe dans les beaux studios "Franstudio" de Joinville...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 08/06/2008
Une comédie très drôle admirablement servi par un casting formidable en particulier l'inoubliable quatuor Bourvil-Delorme-Fabre-Jouvet qui ferait passer les comédiens d'aujourd'hui pour des amateurs. La réalisation de Henri-Georges Clouzot dans un genre inhabituel pour le cinéaste plus à l'aise dans le film noir français, où il est le maître incontesté, est plus que correct et revèle un très bon réalisateur de comédie. Sans parler que même si c'est le film le plus impersonnel du réalisateur on reconnaît tout de même sa griffe grâce aux quelques délicieuses gouttes de vitriol qu'il n'a pas manqué de parsemer dans cette très agréable comédie.
fuck-les-modérateurs-allociné

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2,5
Publiée le 30/05/2008
L'histoire n'a pas vraiment d'intérêt seul le temps et les acteurs surtout Bourvil donnent au film une valeure.
Retsixe

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4,0
Publiée le 14/03/2006
Une comédie étonnante et pleine de charme. De grands comédiens, moi je me suis bien marré. Bourvil à ses débuts (il creve deja l'écran). Merci Clouzot !!!
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