Deux hommes dans Manhattan
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James Cocody
James Cocody

19 abonnés 357 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 avril 2025
Avis personnel. Pas aimé du tout. Sous prétexte de rendre hommage au film noir ou d'adorer New-york et le jazz, on a des minutes interminables qui nous baladent dans des rues sombres qui ne montrent pas grand-chose, une musique que j'ai trouvée envahissante, pas du tout assortie aux images et puis, le pire, c'est qu'on nous balance une succession de petites scènes même pas intenses ou dramatiques. Les deux personnages principaux ont un jeu banal, médiocre même à mon point de vue pour Melville. L'oppostion entre les deux personnages se résume a des caractères superficiellement évoqués et caricaturalement filmés. L'intrigue est exploitée sans aucune tension dramatique, ce qui est un comble pour un film qu'on voudrait drame et thriller. Très déçu.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 février 2025
Manhattan Men

Film assez méconnu, ”Deux Hommes dans Manhattan” se fait une belle place dans l’excellente filmographie de Melville.

Un thriller passionnant où l’on circule dans ses longues avenues éclairées de New-York.
Une enquête qu’on nous fait vivre à travers un duo génial où tout les oppose. Quand l’un entreprend la technique de la discrétion l’autre choisit la façon du bourrin. Le seul petit reproche c’est la qualité de jeu de Melville qui est un peu en dessous.
Cependant, de l’autre côté de la caméra, c’est un virtuose, une mise en scène impeccable. À cela vous pouvez ajouter une magnifique BO jazzy en adéquation avec cette vie nocturne.

Un film qui interroge déjà le sensationnalisme dans l’information. Comment doit-on traiter l’information à l’aube de l’arrivée massive de la télévision en France et donc de la multiplication d’images ? C’est une mise en garde que nous fait Melville à travers ce qu’il observe sur le continent américain où la télévision est déjà bien implantée.

Bref, c’est une oeuvre qui rend une sorte d’hommage aux films noir américain des années 40. Un film qui mériterait davantage de reconnaissance !
JLGG
JLGG

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2025
Un chef-d’œuvre langoureux et ramassé comme un de ces morceaux de jazz des années 50. Les jeux d’ombres et d’éblouissement de New York font écho à ceux d’une enquête porté par un duo en demi-teinte. Une étoile filante filante pleine d’esprit qui passe le temps de 24h dans une ville qui ne dort jamais, ou qui plutôt vit en décalage. Melville maître du tempo.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 215 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2024
Avant de tourner avec des vedettes comme Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura ou Alain Delon des films mémorables du cinéma Français, le cinéaste Jean-Pierre Melville a fait des longs métrages méconnus auparavant mais imposer son style et ses goûts de cinéma et culture comme ici de tourner un polar axé la nuit dans les rues lumineuses de Manhattan, l'Amérique qu'il aime, les voitures de l'époque qui roulent au milieu des grandes lumières, il faut reconnaître que pour du cinéma d'essai à la fin des années 50, c'est superbement bien filmé. Jean-Pierre Melville endosse pour une unique fois l'un des rôles principaux à côté de Pierre Grasset jouant des journalistes à la recherche d'un homme pour une enquête, ils font plusieurs cabarets pour le trouver et sont suivis par une mystérieuse voiture. "Deux hommes dans Manhattan" est un polar à l'ancienne en noir et blanc qui se suit. Melville écrit, realise et joue remarquablement, c'est même dommage qu'il n'a pas fait comédien mais on ne lui en veut pas, vu sa filmographie de metteur en scène. Une bonne curiosité.
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mai 2021
Melville essaye de maintenir l'histoire mais c'est un film faible comparé à ses efforts ultérieurs. Tourné en partie à New York et en partie dans un studio parisien avec de nombreux acteurs secondaires qui ont dû apprendre leur rôle phonétiquement Monique Hennessy est particulièrement maladroite avec ses répliques c'est un film noir qui montre son petit budget et son manque d'inspiration par endroits. La tentative de retrouver le diplomate disparu se termine dans l'appartement d'une femme. Nous avons droit à un discours de cinq minutes du patron des deux reporters sur la grandeur de Fevre-Berthier mais c'est une scène ennuyeuse. Si vous cherchez un film noir avec de la verve et de la bonne musique pourquoi ne pas essayer Ascenseur pour l'échafaud avec de vrais acteurs et la grande partition de Miles Davis sorti a la même époque...
Moumoute Helmut
Moumoute Helmut

4 abonnés 77 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 septembre 2020
Non seulement c'est mal joué, on se fiche de l'histoire et on voit trop souvent que tout ça est du cinéma (trois musiciens pour un seul client complètement bourré en fin de nuit, par exemple...) mais il y a pire; le film sous-entend que le directeur local de l'AFP (oui, l'AFP, l'Agence France Presse) s'autorise à remuer des cadavres... Non seulement je trouve ça diffamant (c'est arrivé à l'époque?) mais en plus c'est carrément immoral. Étrange, très étrange de la part de Melville
bendelette
bendelette

34 abonnés 281 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 décembre 2018
Une histoire toute simple qui foisonnent d'idées sur le politique,le journalisme,film qui n'a pas pris une ride et voir New York de 1958 est un grand plus.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2018
Un film dur à cerner tant il est singulier. D'abord Melville se retrouve devant la caméra, pourquoi pas. Ensuite l'histoire se tient à N-Y, le temps d'une nuit, où deux hommes en cherchent un troisième. Jusque là ça va, l'ennui c'est qu'à aucun moment leur enquête ne nous intéresse. Le spectateur est baladé d'un lieu à l'autre et s’ennuie assez vite.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2016
Dès l'introduction jazzy, Jean-Pierre Melville nous plonge dans les rues sombres de New York où l'on va peu à peu se mettre, avec deux journalistes, à rechercher un diplomate français de l'ONU qui a disparu.

Suite à cette merveille d'ouverture, Deux Hommes dans Manhattan nous immerge dès les premières secondes au coeur de cette enquête où Melville va d'abord poser une ambiance plutôt envoutante et mystérieuse. Il va directement à l'essentiel, sans détours inutiles, nous emmenant dans la jungle New-yorkaise et pose les bases de l'enquête avec la disparition, puis l'investigation confié à ce journaliste sûr de lui qui va vouloir imposer ses méthodes.

Alors, c'est aussi à partir de là que Deux Hommes dans Manhattan perd un peu son ambiance voire même légèrement de son intérêt par moments. Melville fait preuve de quelques bonnes idées mais peine à réellement rendre cette enquête captivante, s'attardant parfois trop sur certains points inutiles, ne mettant pas la tension qu'il faut. Il ne retranscrit pas réellement, ou du moins complètement, l'ambiguïté de cette affaire où il nous entraine entre bars, music-hall, maison close ou autres rues poisseuses et sombres, à l'image, par exemple, du final qui laisse clairement sur la faim.

Néanmoins, si Deux Hommes dans Manhattan n'est pas un grand film, ça n'en reste pas moins un petit film noir plutôt sympathique où Melville se donne le rôle d'un journaliste intéressant qui va naviguer dans cette affaire de chantage, femme et manipulation. Il se montre sobre devant et derrière la caméra, livrant quelques scènes vraiment bien foutues, sublimées par un fond musical jazzy et dynamique adéquat. Il capte plutôt bien ce New-York nocturne et inquiétant, sublimée par une belle photographie en noir et blanc ainsi qu'une certaine science du détail et du cadrage.

Quelque temps après l'excellent et l'abouti Bob le Flambeur, Jean-Pierre Melville nous emmène à New-York pour y suivre une enquête où manipulation, rues poisseuses, music-hall ou encore journalisme seront au rendez-vous. Parfois un peu maladroit et pas vraiment abouti, ça n'en reste pas moins un film noir plutôt sympathique et bien ficelé.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juillet 2015
Si le jazz était un film, il serait celui-là. Le jazz de fin de nuit, plutôt blues, tendre et suave. Comme ce film, qui est dans sa première partie une balade dans Manhattan, ambiance décontractée et qui s'attache dans la seconde partie à l'enquête, très stylisée, avec des éclairages sophistiqués, ambiance film noir, tension, et cadavre. L'ensemble est un bel objet cinématographique avec en plus une réflexion sur l'éthique journalistique pas inintéressante.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 décembre 2014
Plus qu'un véritable récit, Deux hommes dans Manhattan est avant tout un hommage au film noir américain. Dans un style filmique rappelant à la fois celui de ce genre et celui de la Nouvelle vague française naissante (les sorties du Beau Serge et des Quatre cents coups précèdent de quelques mois celle de ce film), Jean-Pierre Melville utilise son histoire essentiellement pour faire partager son amour de New York et de ses nuits. Bien que son intrigue soit plus un prétexte qu'autre chose, Melville arrive à passionner le spectateur et à tout de même faire réfléchir autour de la liberté de la presse et de son duel entre le respect de la vérité et celui des victimes. Moins sophistiqué et plus spontané que les films de la fin de carrière de son réalisateur (Le Samouraï, Le Cercle rouge...), Deux hommes dans Manhattan est un film où on sent à chaque plan l'amour du réalisateur (ici également acteur) pour son sujet.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 décembre 2014
En 1959, Jean-Pierre Melville décide de rendre hommage aux films qui ont forgés son amour du cinéma en allant tourner directement aux États-Unis. L'amour du réalisateur pour New York déborde littéralement de la pellicule, l'ambiance sonore est en tout point remarquable et certains thèmes fétiches du cinéaste sont développés: fascination pour l'Amérique, monde de la nuit, exaltation de la vertu... Néanmoins, de nombreux défauts viennent plomber ce film: l'intrigue est mollassonne, les acteurs sont médiocres (à commencer par Melville lui même) et la mise en scène est peu marquante. Bref, Deux Hommes Dans Manhattan est une œuvre sympathique malgré ses maladresses mais qui arrive trop tard dans la filmographie de Melville pour être complètement excusée.
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2014
On connait l'amour de Melville pour les films noirs d'outre atlantique. Dans "deux hommes dans manhattan" Melville va directement filmer à la source de ses influences. Le temps d'une nuit, deux hommes, un journaliste et un photographe aussi cynique qu'alcoolique vont parcourir les rues de Manhattan à la recherche d'un délégué français de l'ONU, fraîchement disparu. L'occasion pour nous de nous délecter de l’ambiance poisseuses des bars, maison close et music-hall new-yorkais, le tout accompagné d'un saxophone fiévreux. Bref, tous les éléments du bon film noir sur réuni. Et encore, c'est sans compter sur la mystérieuse voiture qui suit inlassablement les deux journalistes. On imagine déjà de sombres histoires de magouilles et de complots politiques. Une affaires bien crade, avec du chantage, des femmes et du trafic d'influence. C'est sans doute pour cela que j'ai été extrêmement déçu par le dénouement qui coupe court à toute mes théories (qui auraient été bien meilleur que cette fin bâclé). Notons également que c'est Jean-Pierre Melville qui joue le rôle principal. Et le constat qui s'impose, c'est que Melville n'a ni la charisme de Belmondo, ni le jeu de Delon. Et encore moins la classe naturelle d'Humphrey Bogart. Melville ne nous convainc ni pas son jeu d'acteur, ni par sa réalisation qui reste relativement sommaire. Et filmer New-York la nuit, c'est bien, mais en noir et blanc, les plans d'extérieurs sont presque tout noir. J'attendais beaucoup de l'association New-York / Melville et je dois dire que j'ai été un peu déçu. A défaut d'être un chef-d'oeuvre, "Deux hommes dans Manhattan" est au mieux un bon petit film noir.
TheDarkKnight74
TheDarkKnight74

47 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2013
Deux hommes dans Manhattan pourrait tout aussi bien s'intituler "Drame français en Amérique", tant Melville y confronte esthétiquement nos deux cultures. Filmant les rues de New York avec virtuosité, en noir et blanc magnifique, il nous livre un film extrêmement visuel où l'intérêt majeur se situe dans les détails de l'image, et plus précisément du cadre. On voit très souvent les deux journaliste observer des scènes de rue new-yorkaise à travers un cadre quelconque, leur conférant un air d'image, de tableau observateur mais surtout muet. La France en Amérique s'émerveille et regarde surtout, sans prendre part aux réjouissances que brosse Melville avec tant de délicatesse. Cet environnement de bar, de jazz (forte musique à l'appui), de cabaret et de théâtre, ressemble à Paris mais l'on considèrera toujours cela comme quelque chose d'étranger. Et pour preuve : l'histoire même du film, enquête journalistique typiquement française à laquelle va se mêler les vices américains, plus particulièrement la question d'argent, le rêve de démesure, l'envie de fuser vers le sommet. Mais Melville qui incarne lui-même l'un des deux hommes en proies à ces défis implicites, bonne et vieille figure française traditionnelle, se contente de rester dans les rangs, se permettant juste un petit doute vite (ou pas d'ailleurs) oublié. Et finalement, la puissance graphique de Manhattan qui les encercle n'altère pas non plus le comportement de Moreau, le plus jeune et le plus tenté. Un film que l'on considère presque à tort comme mineur dans la filmographie de Melville, tant il s'impose en tant que prélude stylistique à ce qui va caractériser plus tard sa mise en scène et son univers.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2013
Un des premiers Melville. Film d'enquête dans la ville de new-York, la nuit.
NY est très photogénique et Melville use et abuse de séquences en Noir et Blanc, des rues, et des quartiers. Le thème : deux journalistes dont un photographe recherchent un diplomate français qui a disparu. Celui-est mort d'une crise cardiaque chez une call-girl.
Le photographe veut vendre les clichés du mort.
Le film vaut surtout par sa réalisation à recherche stylistique dans les extérieurs surtout. Le rythme est lent et on s'attache aux rapports humains entre les deux hommes.
Nombreuses références à la culture américaine (cinéma, jazz etc.)
Se laisse voir sans déplaisir, mais aussi sans exaltation.
(Présence de nombreux défaut, d'éclairage surtout, pour un film qui se veut réaliste)
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