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Après Bob le flambeur et juste avant Léon Morin, prêtre, Melville nous donne là son dernier « film d’auteur » au sens propre du terme. L’échec - relatif mais flagrant - de ce polar en demi-teinte va le contraindre à se tourner ensuite vers d’autres horizons en revenant à des adaptations de romans (il s’y était déjà essayé avec Le Silence de la mer et Les Enfants terribles) et surtout en engageant des grands noms du cinéma pour interpréter ses personnages (Belmondo, Montand, Ventura…) Ici, c’est lui-même qui se charge d’interpréter le héros (avec une certaine balourdise, il faut bien le reconnaître), journaliste en traque d’un délégué français de l’ONU mystérieusement disparu. La nuit new-yorkaise est remplie de clichés, la fin est d’abord semble-t-il convenue puis rebondit à la toute dernière seconde dans un effet d’absurde inexpliqué et inexplicable. Même si la mise en scène de Melville est toujours aussi virtuose et remplie de « cinéma », le film est en grande partie raté donc, mais il est courageux et même pathétique à certains moments. À voir pour imaginer ce qu’aurait pu être la carrière postérieure de Melville s’il l’avait réussi.
Ajoutée le 09 avr. 2010 à 13h10 Signaler un abus
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