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Toutes peines confondues
note moyenne
2,3
52 notes dont 8 critiques
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8 critiques spectateurs

calamityJ

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4,0Très bien
Publiée le 26/10/2017

Enquête et contre-enquête, chassés-croisés et manipulations, séductions et mensonges : autant de figures chères à Michel Deville qu’il décline ici avec une abstraction raffinée. Certes, le film n’a pas le trouble venimeux de « Eaux profondes » ni le radicalisme formel du « Dossier 51 », mais il possède suffisamment d’atouts pour en faire un bon cru Devillien. Comme toujours chez le cinéaste-joueur, le dispositif de mise en scène qu’il met en place est brillant et jouissif à la fois : ellipses savantes, raccords fulgurants, cadres audacieux ; la maîtrise de l’espace et du montage est impressionnante. Grand créateur de forme, Deville surprend toujours par la musicalité de ses constructions et par l’assurance de son geste, évitant l’exercice de style grâce à la densité des comédiens (Dutronc impérial, May troublante, Bruel fragile derrière son cynisme) et aux soubassements solides de ses récits (il a mis du Shakespeare dans son Coburn). Le cinéaste pousse ici très loin son jeu avec le spectateur : il brouille les cartes en permanence et mélange pour notre plus grand plaisir les pièces du puzzle de ce récit qui oscille entre enquête et manipulation. Le tout avec le tranchant d’un vrai film noir, ironique, anxiogène, monstrueusement quotidien, comme le secret bancaire. Les quatre personnages principaux sont tous à la fois ou successivement sujet et objet, manipulateurs et victimes, voyeurs et épiés. Par un procédé de « multiplicité des points de vue », Deville établit le libre arbitre du spectateur et le piège par la même manœuvre. Sophie Broustal enlève sa petite culotte dans la cuisine avant un dîner mondain et nous croyons que nous sommes voyeurs. Erreur, ce n’est pas nous, c’est Patrick Bruel qui a tout vu. D’ailleurs, cela fait partie de la machination : elle a pour mission de le séduire. Pourtant, le non-dit, ou plutôt le non-montré, contredit cet objectif : Mathilda May est dans la pièce d’à côté et, chacun le sait, chacun le veut, c’est d’elle dont Bruel va tomber amoureux. Le récit, tel un ruban de Moebius, semble en permanence tourner sur lui-même tout en révélant constamment de nouvelles perspectives. Si tout cela frôle parfois l’artifice (la froideur du climat et du milieu bancaire où s’inscrit le récit y contribue), le film possède la rigueur d’une tragédie et chaque personnage, bien que pris dans les nasses d’un dispositif implacable (celui de la manipulation, de la tragédie, de la mise en scène), va finalement ouvrir les yeux sur lui même en tentant d’aveugler le destin. Tous les personnages se stimulent et se détruisent mutuellement, finissant par confondre raison de vivre et raison de mourir, désir de sauver et désir de tuer. Humains, trop humains. Tous s’entre-déchirent donc, mais leur confrontation établit entre eux une manière de complicité, un jeu. Une harmonie paradoxale. Ils répondent, sur la bande-son, aux instruments des quatuors à cordes de Chostakovitch. Vade, Gardella, Jeanne et Turston déploient une énergie fabuleuse, usent d’un pouvoir très sûr pour échafauder l’itinéraire de leur perte. Ils sont à la fois les objets et les sujets de cette vaste et implacable mise en scène qu’est le film lui-même. Moins chaleureux que beaucoup de ses opus, Miche Deville signe peut-être ici son œuvre la plus abstraite, mais ses angles aiguisées n’en écorchent pas pour autant une matière moins humaine.

lionel deschamps

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0,5Nul
Publiée le 24/07/2013

Ahhhhhh le monstrueusement mauvais film ! Deville c'est un fabricant de poêles à bois, non ? Cette chose risible parvient même à rendre la musique de Chostakovitch dérisoire. Mention spéciale à Dutronc, pantin absent et Bruel, hallucinant de médiocrité. Mais avec un tel scénario et de tels dialogues, que pouvaient-ils faire ? Prendre leurs cachets ?

Rik13

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1,5Mauvais
Publiée le 10/09/2011

« Toutes peines confondues » est un long métrage de Michel Deville qui s'essayait en 1992 au polar psychologique. Ce film, il faut bien le reconnaître, est un ratage complet. L'intrigue, assez confuse au départ, s'appuie sur un scénario insuffisamment développé mettant en évidence l'opposition entre un flic intègre et un truand installé sur les bords du lac Léman. Une romance improbable entre la femme de ce dernier et le policier vient se greffer à cette histoire creuse à laquelle on a beaucoup de mal à s'intéresser. Le rythme très lent du film vient plomber un peu plus un récit déjà bien ampoulé. De plus, l'interprétation des acteurs est assez navrante avec un Jacques Dutronc sous Temesta et un Patrick Bruel qui fait son petit numéro en surjouant son personnage de policier séducteur et incorruptible. Entre les deux, Mathilda May montre ses jolies formes mais son jeu indolent est au diapason de celui de ses partenaires. « Toutes peines confondue » est un film qui se donne des airs de polar intello et distingué, mais c'est surtout un film prétentieux à la mise en scène plate et apathique. Un film que l'on peut s'abstenir de voir sans problème.

Maqroll

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4,0Très bien
Publiée le 18/07/2011

Michel Deville verse là dans un genre qu’il n’a pas souvent exploré, le polar à la française, avec investigation psychologique soutenue des personnages et des ressorts qui les animent. Dans un premier temps, on se dit que l’histoire est confuse et qu’il y a une erreur de casting : Bruel en flic et Dutronc en gros bonnet de la pègre, ça sonne faux… Et puis la magie de Deville opère : l’histoire s’éclaircit, les ressorts apparaissent peu à peu et on s’aperçoit que, finalement, le choix des acteurs (toujours aussi superbement dirigés) est conforme aux intentions de l’auteur. C’est finalement une grande histoire d’amour ambiguë qui lie deux hommes aux multiples facettes et au passé torturé, rapprochés par la fatalité (et par un agent d’Interpol aux allures d’ange démoniaque interprété avec subtilité par Vernon Dobtcheff), qui s’achèvera dans un compromis mortel. Il y a bien sûr une femme qui les unit et les sépare tout à la fois, une femme au double jeu, fragile et forte, douce et sans illusions, incarnée par Mathilda May qui trouve là un de ses meilleurs rôles. La fin est très forte, laissant les vivants et les morts dans une espèce d’égalité vertigineuse devant l’implacable destinée.

bsalvert

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1,0Très mauvais
Publiée le 03/07/2011

Il y a un facteur commun dans beaucoup de films français que je n'aime pas, et la ma théorie se confirme.

fuck-les-modérateurs-allociné

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0,5Nul
Publiée le 06/11/2008

On a beaucoup mal à s'interesser à cette histoire bien creuse surtout que Bruel est mauvais comme un cochon.

chrischambers86

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2,5Moyen
Publiée le 28/06/2008

Michel Deville adapte un roman policier à suspense de l'amèricain Andrew Coburn dont il transpose l'intrigue en France et en Suisse dans les milieux du banditisme internationnal!Le film,à la mise en scène prècise,est une partie d'èchecs à trois entre un brillant homme d'affaires,par ailleurs gros bonnet de la mafia,un agent d'Interpol teigneux et un flic indèpendant qui dècide malgrè toutes les tentatives de corruption de rester intègre!Double jeu,amour et trahisons s'enchevêtrent dans une villa au bord du lac de Zurich ou le trio se dèchire!Un sombre polar au scènario confus campè par un excellent trio...

AMCHI

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1,0Très mauvais
Publiée le 11/05/2007

Dès le début le récit est confus, on se désintéresse de l'intrigue peu développée car le réalisateur a préféré miser sur l'atmosphère et les acteurs. Toutes peines confondues dégage de la froideur et malgré de jolis paysages (La Suisse, c'est beau comme pays) je n'ai pas adhéré à ce film trop vide ou il ne se passe rien.

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