Comédie coécrite et réalisée par Brian De Palma, Greetings est un film peu fameux. L'histoire nous fait suivre trois amis qui vont, après que le président Lyndon B. Johnson a justifié à la télévision l'engagement américain au Viêt Nam, tout faire pour se faire réformer. C'est ainsi que chacun use de méthodes différentes pour s'en sortir devant le recruteur. Ce scénario s'avère hélas peu emballant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie. Pourtant, le synopsis est prometteur mais, dans les faits, l'intrigue n'est clairement pas aboutie. L'idée de départ ouvre la porte à des moments possiblement loufoques afin de se faire réformer et, si certaines scènes sont divertissantes, le concept ne va clairement pas assez loin dans l'absurde. Mais le gros point noir est que ce fil rouge est en réalité noyé et s'égare dans d'autres séquences qui n'ont rien à voir et qui sont inintéressantes au possible, en plus de tirer en longueur. De plus, le fond, à savoir l'envoi d'hommes à la guerre, n'est aucunement creusé. On ne ressent absolument pas l'aspect satirique qui critique et dénonce cela. Résultat, l'humour ne prend que trop rarement. On laisse échapper quelques sourires mais c'est très loin d'être réellement drôle. L'ensemble est porté par des personnages pourtant sympathiques. Des rôles interprétés par une distribution convaincante comprenant Robert De Niro dans son premier rôle principal à l'écran, Jonathan Warden et Gerrit Graham qui complètent le trio. On retiendra également celui campé par Megan McCormick. Ces individus entretiennent des rapports ne procurant malheureusement aucune émotion particulière. Des échanges soutenus par des dialogues fleuves qui finissent rapidement par lasser tant ils sont brouillons, confus et barbants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain est tout juste correcte. Sa mise en scène est franchement sommaire, avant tout faite de plans fixes peu vivants. La seule bonne idée revient à la fenêtre dont se sert Jon. Les environnements dans lesquels elle évolue sont eux fades. Ce visuel pauvre est accompagné par une bande originale soufflant le chaud et le froid. Si certaines compositions sont agréables, notamment la chanson principale, d'autres ont des notes hautement irritantes, devenant une véritable torture auditive. Reste une fin tout de même plutôt satisfaisante venant mettre un terme à Greetings qui, en conclusion, est un long-métrage assurément dispensable.