Avec sa photographie vintage, la dénonciation source de polémiques qui y est faite de la délinquance omniprésente dans les quartiers afro-américains de New-York, son excellente bande originale, son humour plein de mordant et la présence d’acteurs talentueux tels que Harvey Keitel, Mekhi Phifer ou encore Delroy Lindo, on comprend dès les premières de Clockers que nous sommes en plein cœur d’une œuvre signée par Spike Lee. Peut-être peut-on dire qu’il s’agit d’un de ses derniers films (peut-être avec He got game trois ans plus tard) réunissant tous ces éléments qui firent le charme de ses premières réalisations. Mais ici le scénario, adapté du roman de Richard Price, est celui d’un polar relatant avec minutie une enquête d’infiltration dans le milieu des dealers. Les liens conflictuels qu’entretiendront les personnages tout au long de cette longue immersion dans les coulisses du trafic de drogue dans les ghettos d’Harlem sont, grâce à la qualité de l’écriture et des interprétations magistrales des interprètes, l’atout majeur de cette nouvelle chronique sociale particulièrement alarmiste.
Une fois de plus, le très engagé et parfois génial Spike Lee traite du sujet de la position des noirs dans la société américaine en inscrivant cette fois son récit dans les milieux du ghetto. Comme toujours la mise en scène est soignée et énergique, Lee possédant un vrai virtuose en ce qui est de mettre du rythme et de l'originalité dans ses plans innove toujours dans le style de narration, soignant les scènes les plus banales afin de ne pas les rendre ennuyeuses (l'interrogatoire d'un flic interprété par Harvey Keitel charger de transformer le meurtre d'un criminel par un jeune noir de la cité en accident, presque entièrement composer de plans subjectifs et fantasmatiques est tout à fait saisissant). Mais à la longue ce désir de tout vouloir mettre en valeur finit par se transformer en une mise en scène tape à l'œil qui, consciente du manque de matière de son récit et du risque de tomber dans le cliché, ensevelit le tout sous une montagne d'effets la plupart du temps lourds et vains (la musique rap, par exemple, omniprésente sur tout le film, empêche le spectateur de s'attacher à l'histoire et plombe toute la tension). Avec "Clockers", Lee signe une oeuvre un peu faible dans laquelle le cinéaste semble parfois s'autocaricaturer tant sa haine prend le dessus sur la tournure des choses (le film est introduit par une série de photos sanglantes montrant de jeunes noirs assassinés dans les rues des quartiers chauds). Même si raté, on retiendra tout de même de ce faux pamphlet une mise en scène inventive et jamais en panne qui sait toujours comment s'occuper même quand il n'y a pas grand chose à filmer.
J'ai vu des centaines de films et j'avoue que celui-ci m'a marqué. Le générique, plus particulièrement, laisse songeur, on y voit des photos de violences ou de blessures diverses accompagnées d'une très belle chanson langoureuse. le film est très prenant et on se désole de voir tous ces jeunes blacks happés par le système de la vente de drogue et qui semble pour beaucoup le seul moyen de survivre. Surtout n'abusez pas du chocolat mousse sinon gare aux maux de ventre.
Un des meilleurs films de Spike Lee, avec un Excellent Harvey Keitel et une distribution bien choisie. Le seul regret: les doublages de voix, comme beaucoup de ses films, donc à voir plutot en VO...
Un film qui a très mal vieilli. Dialogues mauvais, un script moralisateur aux gros sabots, une musique cliché trop présente... C'est long... Une étoile pour la noble intention de départ, et je suis bon.
Pas le chef d'oeuvre de Spike Lee. Mais un très bon film malgré tout. Car Mr Spike cerne magnifiquement les milieux défavorisés en proie au trafic de drogue. On lui reprochera toutefois quelques longueurs et une certaine redondance qui font perdre à "Clockers" un peu de son immense attrait...
J'ai bien aimé ce film mais il est trop long pour ma part. Au bout d'un moment, l'histoire tourne en rond et les actions sont répetitives. Par contre très bonne réalisation et jeu d'acteurs.
Un spike lee assez méconnu de tres bonne facture: ici c'est scorsese qui produit et cela donne un polar social plutot convaincant et ne tombant pas dans la caricature, sympathique.
Un polar tres bien ficelé plongeant le spectateur dans le milieu des revendeurs de drogue d'une cité de Brooklyn. Ajoutons à cela une vision sociale crue mais non dénuée d'un certain humanisme ainsi qu'une réalisation et un jeu d'acteurs impécables. Nous obtenons un très bon film à ajouter au palmarès de Spike Lee.