The One est un petit film de science-fiction fort sympathique, le genre de séries b qui te détend le temps de sa durée. Sans être parfait ( il est même plutôt médiocre ), il nous livre cependant de bonnes petites scènes d'action pas trop mal chorégraphiées, même si le résultat s'avère filmé avec les pieds, digne reflet des films d'action/sf post-Matrix.
Banale série b clipesque aux forts relents de kung-fu, le film n'est pas sans rappeler un certain Blade, sorti quelques années avant ledit Matrix. Pourri par ses incohérences, The One patit d'une écriture qui manque de rigueur, même si les scénaristes n'hésiteront pas à nous abreuver de belles séquences, à l'image de celle où l'on voit une version parallèle d'un personnage secondaire somme toute important.
Caractérisé par le bordel de son intrigue, par tous ces pinceaux qui s'emmêlent au sein d'un résultat pourtant généreux en action clipesque, le film contient suffisamment de points positifs pour qu'on puisse ne pas s'ennuyer, et l'apprécier pleinement ou plus superficiellement. Car il y a du bon, dans The One : les chorégraphies ne sont pas si dégueulasses, de même que l'interprétation de Jet Li, même si l'on aura vu largement mieux dans le genre ( notamment plus expressif ) sera rapidement rattrapée par sa technique au combat, et ses expressions dantesques quand il fait des mouvements de folie. C'est qu'il est vachement drôle, ce petit bout.
Partant dans tous les sens, cet étrange film de science-fiction se perd souvent dans toutes ses théories de multivers et de terres parallèles, même si le concept était intéressant pour un film d'action, et pas spécialement très répandu dans le monde du cinéma de divertissement pétaradant. On pourra cependant avoir des réticences à le voir concernant la bande-son tellement techno bas de gamme qu'elle en est à vomir, ou cette mise en scène over-cutée, toujours mouvementée, bordélique à souhait.
Sympathique série b que voici, The One ne marquera cependant ni son époque ni son genre de prédilection, n'étant au final qu'une oeuvre banale et peu marquante, même si le divertissement est là. On pourra aimer à condition de ne pas être très pointilleux ce jour, et de vouloir un divertissement qui assure un minimum de qualité. Médiocre mais divertissant, c'est un choix que de le regarder : le choix de visionner une oeuvre que l'on saura imparfaite, mais qui pourra tout de même nous plaire de bien des façons.