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Ghighi19
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3,5
Publiée le 30 juin 2024
Scénario très bien écrit par Francis Veber et mis en scène par un orfèvre du polar . Patrick Dewaere s en donne à cœur joie dans le rôle du jeune flic qui apprend auprès de Ventura impérial. Classique du cinéma ded années 70 .
« Adieu Poulet » tourné en 1975 est sans doute l’un des plus gros succès populaires de la carrière de Pierre Granier-Deferre avec « La veuve Couderc » (1971) ou « la Horse » (1970) même si le réalisateur opère ici dans un domaine qui n’est pas exactement le sien avec le polar à la française des années 1970, s’inscrivant dans la décennie magique du polar à la française. C’est Lino Ventura n’ayant pas digéré le cuisant échec de « La cage » tourné juste avant sous la direction du même Granier-Deferre que l’acteur connaît bien depuis « La métamorphose des cloportes » (1965) qui lui propose la direction d’ « Adieu Poulet ». Le film policier, Ventura en connaît les recettes sur le bout des doigts ce qui rassure sans doute Granier-Deferre. Le scénario est confié à Francis Veber que Ventura a eu l’occasion de côtoyer sur le tournage de « L’emmerdeur » (1973) d’Edouard Molinaro. Sur fond de campagne électorale dans une grande ville de province (Rouen), un agent de police est tué alors qu’il intervient sur un « tabassage » lors d’un collage d’affiches. Il n’en faut pas plus pour déclencher la colère du commissaire principal Vergeat (Lino Ventura), flic à l’ancienne très imprégné de sa mission, affublé d’un jeune inspecteur fougueux (Patrick Dewaere). Un duo comme il en fleurira beaucoup à la suite dans les années 1980 notamment à Hollywood qui va remonter la filière menant à l’assassin tout en y impliquant son patron en la personne du candidat « poujadiste » interprété par Victor Lanoux, adepte des méthodes d’intimidation musclées. Granier-Deferre profite bien sûr de l’enquête qui progresse pour explorer les liens quasi filiaux qui unissent les deux hommes devant faire face à une hiérarchie déjà adepte du fameux « pas de vague » et soumise aux injonctions contradictoires des politiques. La complémentarité des deux hommes fait plaisir notamment quand on pense au destin tragique de Patrick Dewaere qui se donnera la mort une poignée d’années plus tard. Lino Ventura d’un côté toujours dans le contrôle, ne lâchant ses nerfs qu’à l’extrême limite et Patrick Dewaere de l’autre, en pleine ascension, jeune chine fou à l’émotivité à fleur de peau sur l’écran comme dans la vie. Les seconds rôles de l’époque (Victor Lanoux, Claude Rich, Françoise Brion, Julien Guiomar, Pierre Tornade, Michel Beaune, Claude Brosset, Michel Peyrelon) donnent parfaitement le change même si un peu trop souvent le scénario de Francis Veber emprunte la voie d’un manichéisme nuisant un peu à la crédibilité de l’intrigue pas suffisamment contrôlé par Granier-Deferre, montrant que le réalisateur n’est pas ici totalement dans son élément, plus à l’aise dans les drames intimes. Un film donc très représentatif de son époque mais aussi très distrayant. Les Rouennais regretteront seulement que le leur ville n’a pas été filmée sous ses meilleurs atours.
Je ne sais pas si l’on peut parler d’une transmission entre le jeune et le vieux, mais l’association Ventura-Dewaere est fascinante dans ce duo de flics qui a bien du mal à s’entendre, mais qui s’aiment sans se l’avouer. Lefèvre et Verjeat mènent un combat inégal, au sein d’une enquête ralentie par la corruption de leurs supérieurs. Une bonne étude des mœurs policières au plus haut sommet , des séquences savoureuses ( l’audition entre le juge d’instruction Delmess ( Claude Rich) et le jeune flic) une belle entourloupe jusqu’à l’ultime bras de fer avec le meurtrier ( Claude Brosset) . Avant que Ventura ne remette tout en cause de façon très inattendue. Bravo à Veber le scénariste . Et à Philippe Sarde pour sa musique légère, jazzy, tout à fait dans l’ambiance. A ma connaissance, il n’est jamais cité au générique. AVIS BONUS Beaucoup de points de vue sur le film, des commentaires sur les comédiens ou bien encore l'avis sans nuances de Francis Veber , le scénariste, on se régale Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Suivre le déroulement d'un traque policière permet de dénoncer les collusions entre monde judiciaire et politique(s) avec une certaine âpreté que renforcent des dialogues acérés dépourvus de tout didactisme. Intelligemment narré (jusqu'à cette fin si parlante!), ce drame repose sur un excellent duo de cinéma formé par le charismatique Lino Ventura et l'incandescent Patrick Dewaere aux jeux d'une réjouissante précision. Cyniquement réaliste.
Pierre Granier-Deferre s'attache, à travers cette intrigue policière très classique, à dénoncer la corruption entre d'intouchables personnalités politiques et les services de police, au mépris de la plus élémentaire morale. A revoir le film si longtemps après sa sortie, force est de constater que, pour aussi juste et actuel que soit le message, les moyens mis en oeuvre par Granier-Deferre sont conventionnels, voire dépassés. Trop simpliste, l'intrigue se compromet de surcroît dans une forme d'action policière un peu trop complaisante et parfois inutile relativement au propos. Cette facilité et ce conformisme se retrouvent dans les personnages. Chacune des figures emblématiques du sujet (directeur de la police aux ordres, politicien cynique, flic de base intègre...) participe d'une tradition française désuète et sans doute caricaturale. Le charisme de Lino Ventura masque parfois ses carences, c'est déjà ça.
Un film de flic réussi qui ne révolutionne pas le genre mais qui, avec son angle satirique sur le politique et ses relations parfois corrompu avec les policiers, dresse un tableau désabusé du métier. Porté par un duo surprenant entre deux générations d'acteurs talentueux, le film a également le mérite d'avoir une fin parfaitement en phase avec l'ensemble du film et ses messages. À voir donc.
La mort d’un colleur d’affiche en période électorale sert de point de départ de ce plaisait polar sur fond de corruption et de politique de 1975, écrit par Francis Veber et dirigé par Pierre Granier-Deferre. Associer Lino Ventura et Patrick Dewaere s’avère être la très bonne idée de « Adieu Poulet » et à décupler mon plaisir à le revoir.
Un film intéressant, mais finalement un peu lent, un peu vide, sur une certaine dérive politique de la police. Interprétation magistrale de Ventura et de Dewaere, et des seconds rôles (Tornade, Guiomar...) qui valent le détour.
Lino Ventura, Patrick Dewaere, Victor Lanoux, Julien Guiomar, Pierre Tornade, Claude Rich, Michel Peyrelon ou encore Michel Beaune. Qu’un tel casting ait accepté de se réunir devant la caméra de Pierre Granier-Deferre ne pouvait qu’être bon signe ! Il n’est donc pas surprenant qu’Adieu poulet soit un très solide polar politique à la française comme le cinéma des années 70 pouvait en offrir. Le scénario de Francis Veber (autre valeur sure du grand écran hexagonal) est prenant par la qualité d’écriture de ses personnages et sa description des intrications entre justice et politique. La réalisation de Pierre Granier-Deferre est classique mais efficace et permet de mettre en avant certains endroits-clés de la ville de Rouen. Adieu poulet est donc une belle réussite du polar politique qui est encore très agréable à suivre de nos jours et qui se conclut d’une manière aussi surprenante que nihiliste.
Une pléiade d'acteurs formidables pour un bon polar a la française . Lino Ventura en inspecteur bourru vieillissant associait à un Patrick dewaere tout fou sont excellents .
Fallait oser réunir deux mondes aussi disparates que ceux de Dewaere et de Ventura. Le résultat est à la hauteur du pari audacieux : un savoureux duo qui se frotte aux conventions pour mieux les pulvériser. Sacré cinéma qui n'hésite pas à dénoncer les arcanes du pouvoir. Merci Monsieur Granier-Deferre pour de tels moments.
Une histoire convaincante et réaliste. Un lino Ventura (costaud et bourru) et un Patrick (mince et vif) au meilleur de leur forme. De beaux décors des années 1970. (voitures, passants, ...)
« Une seule goutte de sang de ce pauvre type ou de l’un de ses deux gosses et toute votre campagne est foutue ? »
Réalisé par Pierre Granier-Deferre, un maître du cinéma policier des années ‘70/’80, scénarisé par Francis Veber (Le Jouet, La Chèvre, le Dîner de Cons), interprété par Dewaere, Ventura et une kyrielle de seconds rôles confirmés du cinéma français, cet Adieu Poulet nous embarque dans une sordide affaire de meurtre sur fond d’élection.
Hélas, si l’interprétation des deux principaux monstres sacrés du cinéma français est irréprochable un couple initiatique jouissif, si les dialogues sont ciselés, si quelques moments font aussi beaucoup rire (la patte de Veber), le scénario se perd en circonvolutions secondaires et finit par se prendre les pieds dans le tapis au niveau temporel. Côté réalisation, on notera cette étrange manie de l’arrêt sur image pour clôturer des scènes d’action.
Un film à revoir pour goûter le jeu de deux des plus grands acteurs français et pour le charme suranné du Rouen des années ‘70.
Un bon film policier classique, avec la thématique également classique du flic bourru et incorruptible qui se heurte à l'alliance des notables d'une ville de province pour protéger l'un d'eux. Le tandem Ventura-Dewaere est savoureux, les seconds rôles également (Julien Guiomar, Pierre Tornade...) Il n'y a rien d'extrêmement original, mais on passe un bon moment.