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    Scarface
    note moyenne
    4,0
    3962 notes dont 132 critiques
    répartition des 132 critiques par note
    52 critiques
    52 critiques
    21 critiques
    6 critiques
    0 critique
    1 critique
    Votre avis sur Scarface ?

    132 critiques spectateurs

    7eme critique
    7eme critique

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    3,5
    Publiée le 26 mai 2015
    Avant Tony Montana, il y avait Tony Camonte ! La team Howard (le réalisateur Hawks et le producteur Hughes) livre un film de gangsters, qui sera bien loin de passer inaperçu : "Scarface". Pour les amateurs du film de 1983 (nettement plus abouti et profond sur son scénario, au-delà de ses autres qualités), sachez que les bases de cet original seront conservées. Ce "Scarface" de 1932, au-delà de son scénario moins riche que la version de Brian De Palma donc, sera également moins sombre et violent en ce qui concerne son personnage principal et ses aléas. Ici, et ce malgré la noirceur de son sujet, nous aurons l'occasion d'assister à des scènes quelque peu contrastées, freinant de temps à autres le charisme et la détermination du plus célèbre des gangsters. Cela dit, le contexte et la liberté cinématographique n'étaient bien entendu pas les mêmes entre 1932 et 1983. Je vous rassure tout de même, que ce soit dans l'original ou le remake, on retrouve tous les traits qui forgent la personnalité et le caractère du fameux "Scarface", à savoir la soif d'argent, de pouvoir, mais aussi la jalousie, ou encore la folie.
    dougray
    dougray

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    3,5
    Publiée le 4 janvier 2016
    Qui se souvient aujourd’hui qu’avant Tony Montana, il y avait Tony Camonte ? Car, on l’oublie trop souvent mais le "Scarface" de Brian de Palma est le remake (assez fidèle dans sa structure) d’un film signé Howard Hawks en 1932 et qui entendait dénoncer les dérives mafieuses de la pègre de Chicago (menée par un certain Al Capone surnommé… Scarface) et l’inertie gouvernementale face à la montée de ce fléau. A ce titre, le film est une vraie curiosité puisqu’il s’ouvre avec un carton qui harangue le gouvernement américain, accusé de laisser faire ces factions mafieuses et l’interrogeant frontalement sur les mesures envisagées pour y mettre un terme. Quel film aujourd’hui peut se vanter d’avoir été aussi loin dans l’interpellation frontale ? Le film ne fait, d’ailleurs, pas grand mystère concernant celui dont elle entend dénoncer les actes puisque, outre le titre évoquant le surnom d’Al Capone, il situe son intrigue à Chicago et nous montre le fameux meurtre de la Saint Valentin qui fut l’un des coups d’éclat du gangster. Et force est de constater que ce parti-pris en fait un exemple assez rare de représentation peu reluisante du milieu mafieux, qui se voit critiqué avec un premier degré auquel le grand écran ne nous a pas habitué depuis. On est loin de l’ambiguïté des films plus récents, voire même du remake de De Palma (où Tony était un peu réhabilité par son refus de tuer un enfant). Howard Hawks, lui, ne magnifie jamais son (anti)héros qu’il présente sous une facette certes flamboyante mais, surtout, pathétique dans son arrivisme immoral. Hawks n’hésite, d’ailleurs, pas à affubler son Tony Camonte de tous les défauts (voleur, menteur, tueur, jaloux, colérique, frimeur…), y compris les plus tabous. Ainsi, sa relation avec sa sœur frôle souvent avec l’inceste, même si ce traitement a, sans doute, été très édulcoré (Code Hayes oblige). Hawks le fait, certes, évoluer dans un milieu opulent où l’argent et le champagne coule à flots mais il n’oublie jamais de rappeler au spectateur les moyens employés par Camonte et son absence de scrupules, caché derrière ces costumes sue mesure. Ce qui sauve, d’ailleurs, l’intérêt du personnage, c’est l’interprétation de Paul Muni, qui ne nous laisse pas un instant de répit (avec son débit de mitraillette et ses mimiques incroyables) et qui n’a rien à envier au cabotinage d’Al Pacino, près de 50 ans plus tard. Le casting, est, d’ailleurs, l’un des points forts du film et aligne une galerie de vraies gueules de cinéma bourrés de classe, de Georges Raft en bras droit séducteur à Ann Dvorak en petite sœur délurée en passant par Karen Morley en trophée convoitée, Osgood Perkins en boss minable, Vince Barnett en secrétaire simplet ou encore Boris Karloff en rival. La mise en scène de Howard Hawks est, également, une réussite puisqu’il s’autorise quelques effets plutôt originaux (le temps qui passe au bruit des mitraillette, la mise en scène du meurtre de la Saint Valentin…) et parvient à faire ressentir la violence de l’époque, malgré la censure imposée. Tout au plus pourra-t-on lui reprocher une fin un peu trop vite expédiée ( spoiler: il faut dire que le film de l’époque avait un peu trop tendance à s’achever sur la mort du bad guy, suivie, quelques secondes après, du panneau THE END) . C’est peu et, au vu de la qualité formelle et de la virulence de la charge, ce "Scarface" mérite vraiment d’être redécouvert aujourd’hui.
    benoitparis
    benoitparis

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    5,0
    Publiée le 13 mars 2010
    Les gangsters sont d'une vérité impressionnante : des frappes parvenues, incultes jusqu'au ridicule. Hawks superpose à un tableau social parfaitement crédible une tragédie à la Borgia, et ça fonctionne. Le cinéma américain des années 30, surtout celui de l'Universal, a bien assimilé les leçons du cinéma expressionniste allemand dans le traitement du décor urbain, dans les jeux d'ombres et de lumières. Les scènes d'action sont d'une efficacité toute moderne. "Scarface" paraît bien moins démodé que la majeure partie des films des années 30. Sa profonde ambiguïté même est passionnante : les tartinages de moralités sécuritaires sont remarquablement impuissantes à gommer le pouvoir de fascination du personnage central.
    annatar003
    annatar003

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    3,0
    Publiée le 22 novembre 2011
    Première grande référence des films de gangsters, le "Scarface" d'Howard Hawks reste toujours d'actualité aujourd'hui grâce à ses personnages indémodables dont des réalisateurs comme De Palma et Scorcese s'inspireront dans les décennies futures. Produit par le célèbre Howard Hugues, ce film traitant du crime organisé choqua à sa sortie par sa violence rare pour l'époque. Bien que par moment assez intenses, on peut reprocher le manque d'intérêt suscité par de nombreuses scènes qui brisent le rythme acquis initialement par le long-métrage dont la durée restreinte n'autorisait pas la présence d'autant de vides. Point fort du film : Paul Muni. Très convaincant dans son rôle de Tony Camonte, l'acteur a su donner la profondeur nécessaire à son personnage pour donner à "Scarface" le statut de classique du cinéma. Tout comme ce-dernier, la mise en scène est également irréprochable et l'on peut conclure que la faiblesse de ce précurseur réside peut-être dans son scénario un peu léger en comparaison d'autres gros classiques du gangstérisme.
    cris11
    cris11

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    3,5
    Publiée le 28 décembre 2011
    J'aime bien l'ambiance de ce film. Il a un charme particulier. J'ai bien aimé Paul Muni, même si lui comme l'ensemble des acteurs surjouent un peu. Ce film n'est pas vraiment comparable avec son remake mais il reste très intéressant à regarder ne serait-ce que par curiosité des origines du film de gangster. J'ai aussi été agréablement surpris par les décors, les cascades, voire même l'action pour un film de cette époque.
    calamarboiteux
    calamarboiteux

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    4,0
    Publiée le 25 juin 2007
    L'archétype du film de gangster. Il convient de se souvenir que les cartons initiaux et la scène où l'on demande à chacun d'agir contre la déliquescence de Chicago ont été ajoutés pour satisfaire la censure. L'histoire, démarquée de celle d'Al Capone, est somme toute banale: ascension et chute d'un malfrat dans l'univers de la prohibition. Mais elle permet une peinture sociale saisissante, et de part ses aspects annexes ne manque pas d'audace, surtout pour l'époque. Les rapports troubles de Carmonte et de sa sœur, la façon d'agir de la police (surtout l'étonnante scène finale, ou Carmonte sortant de sa maison entièrement cernée, en courant mais désarmé, est abattu sans sommations), les rapports entre les gangsters, tout cela est finement montré, et mérite un satisfécit. Mais ce film est un film de metteur en scène et de scénariste, c'est dire que l'intrigue est d'une certaine façon mise au service de ces deux protagonistes. Or, s'il y a beaucoup de trouvailles (les jours de l'éphémérides qui défilent au son de la mitraillette, les croix apparaissant à l'occasion de chaque meurtre, Guido Rinaldo lançant et rattrapant sa pièce de monnaie, etc.), leur accumulation finit par nuire à l'ensemble. D'un côté, on se fatigue de certaines répétitions (l'enseigne "the world is yours" montré et remontrée jusqu'au générique final, enchaînement quasi ininterrompu de scènes courtes liées par un fondu au noir), de l'autre l'attention est détournée vers les effets techniques, au détriment de l'action et de l'émotion. (effets d'ombre chinoise, caméra centrée sur la boule au bowling, trop long plan-séquence du début, etc.). Hawks et Ben Hecht veulent trop prouver leur maîtrise, créant un "film de qualité", au sens ou Truffaut emploiera cette expression bien plus tard pour qualifier le cinéma français d'avant la Nouvelle Vague. C'est dommage; car sans cela le film serait irréprochable.
    Nadia Mi
    Nadia Mi

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    3,5
    Publiée le 31 mars 2012
    Un bon film mais qui je pense ne vaut quand même pas celui de Brian de Palma. Les acteurs jouent très bien mais je n'arrive pas à supporter la tête que fait Paul Muni lorsqu'il voit sa sœur dans les bras d'un homme. J'ai bien aimé aussi car on reconnait assez bien la similitude avec le film de De Palma (je sais, ce que je dit n'a pas de sens parce que celui là est sorti bien avant). J'aime bien aussi parce qu'il est inspiré de M le Maudit (avant de tuer des gens Tony siffle comme M avant de tuer les enfants). Mais il y a une scène que je déteste c'est lorsqu'il tue des gens gens la nuit soit en les écrasants soit en les mitraillant. On dirait un vrai gamin qui est mort de rire à la vue des corps! Soit il sadique soit totalement stupide. Sinon c'est quand même un bon film.
    GEMEAUX
    GEMEAUX

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    5,0
    Publiée le 1 février 2008
    Scarface de Howard Hawks est bien meilleur que son remake,réalisé par Brian De Palma.En effet,ce film de gangster se rapproche le plus de la perfection qu'aucun autre film du genre n'a pu le faire jusqu'à présent,si ce n'est le Parrain.Et encore!Le réalisme de l'époque est très bien reconstitué,avec le langage de la vie quotidienne de cette période, en particulier celui des truands et des policiers qui,il est vrai,est tout simplement un délice à entendre!De plus,la mise en place de certaines scènes,d'action ou non, relève de l'art.On a donc l'impression quelques fois,de contempler une fresque,matérialisée par un peintre,comme certaines de ces scènes où les ombres apparaissent bien avant l'apparition réelle des corps physiques des personnages!Comme cette scène du début où l'on voit l'apparition d'une ombre, presque maléfique,celle d'un tueur,venir accomplir son forfait.Une merveille de maîtrise qui ne fait que renforcer l'idée de voir davantage une oeuvre d'art qu'un simple film.La psychologie des personnages est bien dcrite,tant pour les truands que pour les policiers.En effet, les truands par exemple, apparaissent comme des êtres assez drôles et sans pitié à la fois,comme l'est Tony Camonte,alias, Scarface.Un personnage excentrique et assez loufoque,et très drôle à la fois,habité par une ambition démésurée, celle de devenir,le numéro un,et si possible,très vite, et de sortir avec la femme de son patron!Et il aime tellement les armes à feu que l'on a l'impression qu'il en est presque amoureux!Néanmoins,pour un personnage principal,il est beaucoup moins charismatique que son lieutenant et bras droit,"Petit gars".Alors lui,il représente le charisme à l'état pur!Il parle très peu,et quand il parle,ce n'est pas pour ne rien dire.Non,lui,il observe et il observe tout!Toujours avec sa traditionelle pièce de monnaie qu'il s'amuse sans cesse à jeter en l'air, puis à rattrapper.Il y aurait tant à dire sur cette fresque,mais je ne peux tout dire,car il y aurait trop à dire...
    David F.
    David F.

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    4,5
    Publiée le 1 octobre 2014
    A l’époque où les Etats Unis étaient en pleine crise économique, dans la prohibition et où le public était fasciné par les malfrats, Howard Hawks décide de tourner, entre les nombreux films de gangsters qui sortirent durant le début des années 30, Scarface, qui reste encore, 80 ans après, une référence du genre. Avec un début qui nous plonge directement dans l’action du film, Hawks mets tout son art au service de ce chef d’œuvre. Utilisant à merveille l’arrivée du sonore dans la violence des gangs de Chicago, il dresse le portrait d’un homme, Tony Camonte, interprété par le charismatique Paul Muni, dont l’ambition pour le pouvoir est féroce. D’un scénario maîtrisé, qui a eu fort à faire face à la censure de l’époque (le carton d'introduction en est la preuve) et d’une mise en scène réglé au millimètre ( les jeux de clair-obscur, des dialogues qui font mouche oscillant entre tragique et comique comme Angelo le secrétaire ou la sœur de Tony, Cesca), Scarface est le film d’un moment, d’un genre, qui a laissé une trace visible bien des décennies après, avec son remake réalisé par Brian de Palma. Pépite du film de gangster devenu intemporel, où Howard Hawks a pu oser, avant l’instauration concrète de la censure, Scarface est devenu une influence pour de nombreux réalisateurs hollywoodiens mais sans jamais l'égaler.
    Plume231
    Plume231

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    5,0
    Publiée le 7 juin 2009
    Un des meilleurs films de gangsters jamais tourné et qui contrairement à beaucoup de films de ce genre tournés à la même époque n'a pas vieilli du tout. Ceci est dû à l'extravagance du producteur Howard Hugues, extravagance qui domine tout le film, à l'immense talent du scénariste Ben Hecht qui a concocté une histoire très bien écrite et des dialogues finement ciselés le tout conjugué à la rigueur d'un Howard Hawks qui a rarement été aussi inspiré. En effet, il suffit de voir avec quelle originalité le réalisateur arrive à filmer chacune des scènes de meurtres qui émaillent tout le long du film de façon totalement différentes. Bien sûr on peut reprocher au film son prologue et sa scène au milieu qui présente l'immoralité de la presse représentant les gansters comme des héros, mais ces scènes ont été tourné à cause de la censure. Celles-ci sont tournées de façon tellement pompeuses, ce qui fait en sorte qu'elles se distinguent fortement du reste du film, qu'on a l'impression que le réalisateur a voulu nous dire «N'en tenez pas compte c'est la censure qui nous a imposé cela». En bref, seule la fin est le seul véritable point faible du film (encore une conséquenses de la censure !). L'interprétation très moderne des acteurs y est pour beaucoup dans la réussité du film en particulier pour Paul Muni réussit l'exploit de rendre son personnage aussi attirant que répugnant, George Raft et son lancée de pièce inoubliable et Ann Dvorak. Un film de gangsters délirant, violent et jouissif en bref un chef d'oeuvre.
    Caine78
    Caine78

    Suivre son activité 1348 abonnés Lire ses 6 874 critiques

    4,0
    Publiée le 15 avril 2008
    Avant le cultissime film de DePalma, Howard Hawks s'était déja frotté au sujet. Et même assez bien, tant durant 90 minutes, on est plongés dans cet univers de violence et d'ambition. Si DePalma a développé et amélioré tous les thèmes de cette première version, on se rend compte qu'en définitive, l'impact est quasiment le même ici, tant la relation avec la soeur du héros se rapproche du "remake". Mais rendons toutefois à César ce qui lui appartient : Car si la facture de ce "Scarface" est assez classique, il n'en demeure pas moins que certains passages sont absolument ahurissants, que ce soit pas l'innovation qu'ils pouvaient apporter ou par la maitrise d'Hawks (la scène du bowling notamment.) De plus, Paul Muni livre une prestation habitée et George Raft a crée un gangster d'anthologie avec la pièce lancée, devenu depuis un véritable objet de culte. Un film (très) important, encore (et surtout!) aujourd'hui.
    shmifmuf
    shmifmuf

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    4,5
    Publiée le 30 mars 2012
    Certes c'est daté. Mais Paul Muni dans le rôle titre fait preuve d'une sauvagerie qui inspirera Al Pacino dans un lointain remake. Howard Hawks signe le modèle originel du film de gangsters.
    Grouchy
    Grouchy

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    5,0
    Publiée le 25 novembre 2012
    Considéré comme le vrai fondateur du film de gangsters, l'oeuvre de Hawks raconte l'ascension d'un truand italien et ses excès qui le conduiront à sa chute. Tout est maîtrisé, excepté le scénario classique ; la mise en scène, les acteurs ( avec Karloff dans un petit rôle ) et surtout la photographie qui donne une âme à l'image en jouant avec les ombres. Hawks a réussi, pour le début des années 30, à rendre un film assez violent, par les gestes et le physique parfois grossier des personnages. Un chef d'oeuvre, d'autant qu'il a été tourné en pleine Prohibition, ce qui ne fait que le rendre plus fidèle à son contexte.
    Noistillon
    Noistillon

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    3,5
    Publiée le 25 juillet 2012
    J'ai peiné à entrer dans le film mais que fois dedans, je n'en suis plus sorti. On perd beaucoup du côté mélodramatique du remake de Brian de Palmerd... Palma (sauf sur la fin) et du cabotinage de Pacino et à vrai dire, ça n'est pas plus mal. Le film, par rapport au Scarface de De Palma, gagne en humour et jouit d'une meilleure mise en scène. Après, la trame du film est quand même plus jubilatoire chez le De Palma mais au vu des thématiques du film de 1932, on peut légitimement dire que De Palma l'a pillé comme un livre de recettes, ce qui ne fait que diminuer encore l'estime que j'ai pour ce tâcheron.
    MemoryCard64
    MemoryCard64

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    3,0
    Publiée le 11 octobre 2014
    Scarface, c'est un peu comme le Seigneur des Anneaux, il a tellement défini les codes de son registre qu'aujourd'hui pas mal d'éléments semblent déjà vus. L'homme à la pièce, l’allumette utilisée sur l'étoile du policier, l'accent italien, tout ça fait un peu cliché aujourd'hui mais ça n'est pas dérangeant pour autant. Le film s'ouvre sur un message sur la criminalité aux États-Unis blâmant le gouvernement et incitant les spectateurs à ne pas adhérer à tout cela. Le réalisateur a probablement mis ce panneau pour ne pas faire scandale (Al Capone étant à la tête de la mafia à l'époque), mais cela semble déplacé par rapport au film. En plus ça n'a pas marché puisqu'il a longtemps été interdit outre-atlantique. Après cela l'histoire démarre et reste classique dans son déroulement. La réalisation, sans être mauvaise, n'a pas beaucoup de relief hormis trois passages ( spoiler: les ombres des gangsters, Poppy qui choisit le briquet de Tony pour allumer sa cigarette et l'ellipse qui est faite en superposant une mitraillette et un calendrier ). L'intérêt principal est l'ambiance de ce Chicago rongé par le crime ainsi que les scènes de course-poursuite. Ces dernières sont très bien rythmées et prenantes. Dans l'ensemble Scarface est une pierre angulaire du cinéma mais qui reste trop classique dans son déroulement et qui ne propose pas de vraie montée en puissance de son personnage principal. C'est dommage.
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