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Quel est l’intérêt de ce film au fond, sinon une exposition de l’ego démesuré de Fellini, qui n’avait pas besoin de ça pour qu’on sache qu’il s’aime beaucoup. Un groupe de journaliste japonais complètement transparent arrive par surprise sur le tournage, le maestro répond aux questions et se met en scène. Le mélange de rêve et de réalité, marque de fabrique féllinienne ne fonctionne pas du tout ici, et fait plutôt dans la facilité, sa vision abusivement nostalgique alourdit le truc. Nous montrer qu’un tournage côté jardin c’est un vrai bordel, on s’en doute, et alors ? En plus il nous ment car un tournage c’est un bordel, certes, mais pas le « joyeux » cirque qu’il met en scène. Derrière cette idée de base il ne développe rien du tout, mais se contente de promener sa caméra et sa troupe du côté de Cinécita, et comme il voit que ça ne marche pas, il appelle « La dolce vita » à la rescousse, dans une scène de retrouvailles entre Mastroianni et Ekberg, émouvante dix secondes, et pathétiques dix minutes. C’est un film qui ressemble à des rushes, bourrées d’idées mais volontairement mal assemblées, un mélange de dialogues souvent inaudibles, l’aura du maître suffisant peut-être à faire sens, pour moi, il n’a pas fait sens du tout. Cette pochade aurait dû rester archivé dans un vieux tiroir et ne sortir que pour que Fédérico et ses amis se rappelent du bon vieux temps.
Ajoutée le 26 déc. 2011 à 22h25 Signaler un abus
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