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    L'homme qui aimait les femmes
    note moyenne
    3,7
    649 notes dont 49 critiques
    14% (7 critiques)
    49% (24 critiques)
    24% (12 critiques)
    4% (2 critiques)
    6% (3 critiques)
    2% (1 critique)
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    49 critiques spectateurs

    CineRepertoire.free.fr
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    4,5
    Publiée le 23 juin 2013
    C'est l'un des films où Truffaut se livre le plus (son amour des femmes était connu), même si l'on sait que le cinéaste mêle toujours des souvenirs personnels, des histoires d'amis proches, des faits divers et de la fiction pure. À l'origine de l'histoire de Bertrand Morane (mais aussi de celle de Truffaut et de tout son cinéma), il y a l'enfance bafouée et l'amour mêlé de haine qu'il vouait à sa mère, peu aimante à son égard, impudique et adultère. Devenu adulte sans avoir vraiment quitté l'enfance (en témoigne son métier puéril, manipulateur de modèles réduits), Bertrand finit par ressembler à sa mère, multipliant les rencontres amoureuses. Complexe d'Oedipe non résolu, dirait docteur Freud, et recherche permanente d'un idéal féminin (et maternel) qui ne se trouve dans aucune femme en particulier mais dans la féminité en général. D'où cette fuite en avant, cet éloge de l'amour multiple... mais pas de la femme kleenex. Car le personnage principal du film n'est pas un Don Juan ou un Casanova qui abuse les femmes pour son propre plaisir et les jettent ensuite. Il les aime vraiment, il les aime toutes. Pour lui, elles ne sont pas interchangeables, elles ont toutes une beauté et des qualités qui méritent d'être appréciées. Voilà pourquoi il ne cesse de tomber amoureux (même si c'est plutôt "l'idée de l'amour" qui l'attire). Bertrand Morane est ainsi le Bob Morane de l'amour, aventurier de l'éphémère... mais héros solitaire et toujours inquiet. Il donne à la conquête féminine une importance de vie ou de mort. Les femmes sont garantes de son équilibre... et de l'équilibre du monde. "Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie." L'idéal serait de pouvoir les aimer chaque minute, chaque seconde. "Mais on ne peut pas faire l'amour du matin au soir, c'est bien pourquoi on a inventé le travail", explique un médecin... Entre psychanalyse et mythologie personnalisée du séducteur, L'Homme qui aimait les femmes est un film séduisant (même si le style a un peu vieilli). C'est un hommage intelligent et sensible à la gent féminine, au plaisir, à la jouissance de la vie. Bertrand Morane est croqué avec tendresse, humour et un peu de tristesse. Mais cet autoportrait de Truffaut (via Charles Denner, excellent en alter ego) se veut sans complaisance, l'auteur ne cachant pas ses obsessions, sa fragilité, sa lâcheté. Il se met à nu. "La plupart des gens ont le courage de vivre leur vie. Très peu ont le courage de la représenter", disait Godard.
    Gonnard
    Gonnard

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    4,5
    Publiée le 15 juin 2010
    Le Truffaut que j'aime, celui qui sait nous émouvoir et nous passionner avec des histoires d'amour à la fois alambiquées mais réalistes, le Truffaut qui nous a aussi offert les inoubliables "Jules et Jim" ou encore "Baisers volés". Choisir de nous présenter une flopée de petites histoires d'amour est une orientation évidemment judicieuse. Prendre Charles Denner pour jouer le rôle principal ne l'est pas moins. Son timbre de voix envoûtant et sa fière allure font de lui "the right man in the right place". Le fait de n'attribuer que 3,5 étoiles est purement subjectif, c'est peut-être parce que Truffaut cherche à imbriquer une histoire dans l'histoire, "racontons la biographie du mec qui rédige sa biographie", il y a quelque chose de factice dans tout ça. Mais rien de rédhibitoire.
    Bardon de Kater
    Bardon de Kater

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    5,0
    Publiée le 10 décembre 2014
    Quoiqu'on en dise on peut être un dragueur invétéré et respecter les femmes. Et c'est exactement ce que démontre et prouve François Truffaut dans ce petit bijoux d'humour subtil et de sensibilité porté par un Charles Denner géant.
    Akamaru
    Akamaru

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    3,0
    Publiée le 25 novembre 2010
    Une véritable ode à la gent féminine par un François Truffaut qui se reconnaît réellement dans ce personnage de "cavaleur".Tout l'intérêt de Bertrand Morane,c'est qu'il ne s'agit ni d'un séducteur,ni d'un apollon,ni d'un Don Juan.Il apparaît plutôt comme un homme névrosé,solitaire,qui ne se sent heureux qu'en la compagnie des femmes,qu'en faisant des rencontres fortuites sans cesse promesses de nouvelles exaltations.Une personnalité complexe et tragique auquel le stupéfiant Charles Denner prête ses traits.Voix grave et métallique.Oeil magnétique.Physique taillé à la serpe.Il est d'une beauté peu commune.C'est par sa manière de s'exprimer à la fois vibrante et littéraire qu'il conquiert toutes ces femmes(dont Brigitte Fossey et Nathalie Baye).Car ces dames ont besoin de se sentir aimées,appréciées,courtisées.Le scénario est exigeant,mais d'une richesse étonnante."L'homme qui aimait les femmes" décrit en somme une obsession quasi morbide,pour faire le deuil de drames affectifs passés.Avec énormément de lyrisme,Truffaut raconte l'amour pluriel,l'amour de la prose,la tristesse,la mélancolie et la mort.Le tout dans le Montpellier impersonnel de 1977.Un de ses meilleurs films.
    cinono1
    cinono1

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    3,5
    Publiée le 11 novembre 2013
    Il n'y a pas que dans les films policiers qu'on trouve des incohérences, les oeuvres à caractère intimiste en sont souvent remplis. C'est souvent génant ici, mais à partir de la rencontre avec Delphine, femme excentrique, et magnifiquement interprétée par Nelly Borgeaud, le film décolle et rassemble les morceaux. Truffaut fait passer sa passion des femmes à travers un style très littéraire, un sens du détail dans la description et la voix enchanteuse de Charles Denner. Une oeuvre certainement très personnelle, parfois agacante, Truffaut prêtant à toutes ces femmes trop de réactions masculines, mais qui parvient à envouter également.
    NeoLain
    NeoLain

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    4,5
    Publiée le 17 juillet 2014
    Truffaut sur un sujet qui connait plus que bien. L'amour et les femmes. Lui-même au-delà de son métier porta comme étiquette d'un homme étant un glouton de la gente féminine. Pour son époque, L'homme qui aimait les femmes dérangea le parti féministe, et puis comme il est bon de déranger. L'acteur Charles Denner est la vague du film, il narre ses tribulations de passion souvent en voix-off, une voix délectable avec des textes savoureux. Selon votre passé, votre vie, vous pouvez vous y retrouvez dans son personnage, c'est mon cas. Nous allons terminer par les demoiselles, car votre regard croisera Brigitte Fossey, Geneviève Fontanel et Nathalie Baye. On se laisse glisser dans ce chef-doeuvre comme notre main qui glisserai le long des jambes d'une femme.
    Max Rss
    Max Rss

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    3,0
    Publiée le 1 novembre 2012
    Film à caractère autobiographique, "L'homme qui aimait les femmes" propose une histoire dont le personnage principal s'oppose à l'archétype du séducteur. Ni Don Juan, ni Casanova, Bertrand Morane (joué par l'excellent Charles Denner) est plutôt un homme névrosé, ayant un goût assez prononcé pour la solitude. D'ailleurs ce séducteur invétéré a une conception bien à lui de la femme et ne semble pas se soucier de la laideur ou de la beauté. Pour exprimer tout le personnage qu'il est, il décide de se lancer dans l'écriture d'un roman dans lequel il narre toutes les relations amoureuses qu'il a entretenu depuis son plus jeune âge. Sans oublier bien entendu les aventures sans lendemains. Dans ce film, tout le talent narratif de François Truffaut éclate et tout cela est magnifié par un très bon Charles Denner. Mais toute cette passion autour de la gent féminine ne peut aboutir à une fin heureuse. Un bon Truffaut.
    Noistillon
    Noistillon

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    4,5
    Publiée le 11 octobre 2011
    "Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie." L'Homme qui aimait les femmes est bien plus que la simple aventure d'un libertin qui s'essaie à la séduction. À vrai dire, le film de François Truffaut dégage sa puissance dramatique de sa profonde interaction avec la littérature, que le cinéaste évoque d'ailleurs, à travers cette sorte de mise en abime littéraire, merveilleusement orchestrée. Bertrand Moran, le protagoniste de l'intrigue, a bien des ancêtres littéraires : on pense irrémédiablement à Dom, plus tendre et moins libertaire, certes, mais dont les destins sont plus ou moins similaires (pas de spoilers : l'enterrement du personnage est l'objet de la première scène). Le personnage de Delphine évoque davantage Madame Bovary, dans sa quête de l'exaltation et de l'absolutisme sensuel. Mais derrière le récit, captivant par son ambiance et son honnêteté, se cache un véritable témoignage cinématographique. C'est le témoignage d'une génération post-révolution sexuelle. C'est également un testament très flaubertien d'une Nouvelle Vague, qui prétend s'intéresser davantage à la forme écrite qu'à la démonstration morale. Mais c'est surtout la conscience du changement des mœurs et des cultures. Après tout, la révolution sentimentale et sexuelle ne coïncide-t-elle pas avec le début d'une hégémonie cinématographique ? François Truffaut donne à voir sa morale progressiste : la littérature doit naturellement céder son trône culturel au cinéma, nouvel Art majeur. Absolument passionnant.
    willycopresto
    willycopresto

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    4,0
    Publiée le 4 juin 2014
    Produit en 1977, ce film n'a pas pris une ride aujourd'hui (2014) ! Assurément un des plus beaux de François Truffaut dans ce récit où il se décrit lui-même : le réalisateur aimait les femmes jusqu'à être séduit follement par ses actrices. Et à choisi ici dans cette auto-biographie Charles Denner pour le représenter : un acteur au grand talent dans un rôle qui lui a valu un César bien mérité en 1978. Et Brigitte Fossey est superbe de féminité, de sensibilité et colle vraiment à un personnage qu'on croirait (et qui aurait été) écrit pour elle. Bref, l'alchimie du cinéma fait son oeuvre et on craque devant la séduction de toutes ces femmes qui défilent dans le film. Bref, j'ai adoré ! Truffaut aimait-il Hitchcock ? En tout cas, un clin d'oeil à son intention ? on voit apparaître le réalisateur nouvelle-vague fugitivement au début de l'aventure, comme le faisait le maître du suspense dans les siennes. Dommage pour nous, pour le cinéma que Truffaut soit disparu si tôt ! Pour les femmes probablement aussi... willycopresto
    Starwealther
    Starwealther

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    4,5
    Publiée le 24 novembre 2012
    Ce film de Truffaut est un coup de coeur, c'est un peu autobiographique, Truffaut était un homme à femmes, il a séduit la plupart des actrices qui jouaient dans ses films. Cet homme qui semble macho si on regarde ses multiples conquêtes, n'est en fait qu'un homme qui aiment les femmes, il les aime toutes, aussi différentes qu'elles peuvent être. Il décide d'écrire une biographie sur ses multiples amours, il ne veut en oublier aucune, elles sont toutes aussi importantes les unes que les autres. Ce séducteur invétéré ne vit que pour ça, ne voit que ça. Ce film est tellement riche qu'on ne peut pas tout dire. C'est en tout cas très poétique, Truffaut réalise un film dédié à son amour pour la beauté des femmes et pour la littérature. Un film subtil et intelligent.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    2,5
    Publiée le 6 février 2010
    Truffaut est trop souvent un faiseur anecdotique et dans ce film cela saute aux yeux.C’est agréable et fort bien joué mais cela ne vaut pas tripette.Il n’empêche que certaines séquences restent dans les mémoires comme l’enterrement bien entendu mais aussi la dame excentrique (Delphine:magnifique commedienne Nelly Borgeaud) qui dit “Est ce bien raisonnable” et qui passe son visage par la fenêtre de la voiture pour perdre ses compromettantes couleurs.Ce que je retiens aussi c’est lla somptueuse apparition de Brigitte Fossey et si des gens doutent de sa beauté et de son charme :qu’ils aillent l’admirer ici...Bienheureux Charles Denner.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 1 septembre 2010
    Comme la plupart des grands films de François Truffaut, "L'Homme qui aimait les femmes" est une oeuvre tendre, légère mais parfois grave, intelligente et très souvent imprévisible. On sent vraiment derrière la caméra un oeil affectueux envers le sexe féminin mais aussi envers le personnage principal dont le réalisateur a sans conteste mis beaucoup de lui-même. Il est inutile de le préciser étant donné qu'il l'ait toujours mais, entouré d'un très beau casting féminin, Charles Denner est merveilleux dans le rôle-titre et le film doit autant à lui qu'à la finesse de l'écriture et de la réalisation. Un des meilleurs films de son immense réalisateur qui est peut-être le plus bel hommage qu'un cinéaste ait rendu au beau sexe.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,0
    Publiée le 24 juillet 2010
    Loin de François Truffaut, l'idèe de faire de ce Bertrand Morane un Don Juan! En aucun cas, il ne veut que cet homme ait un physique de jeune premier! Cela rendrait son hèros trop odieux! Et trop facilement sèduisant! il ne fallait pas non plus quelqu'un qui serait trop content de lui! Alors, c'est pour l'excellent Charles Denner, et pour lui seul, qu'il ècrit avec Michel Fermaud et sa fidèle collaboratrice Suzanne Schiffman "L'homme qui aimait les femmes"! En ècoutant son interprète et sans même le lui avouer, Truffaut à l'idèe d'un homme qui ne vivrait qu'à travers les yeux, les seins, les jambes des femmes! Un collectionneur qui se passionnerait pour l'amour physique! Les actrices se succèdent: Nathalie Baye, Brigitte Fossey, Nelly Borgeaud, Geneviève Fontanel et enfin Leslie Caron...Elles incarnent toutes, à leur manière, l'un des aspects de la fèminitè! Elles se complètent et aucune ne fait de l'ombre à l'autre car Bertrand les aime toutes pour des raisons diffèrentes! Un vrai film culte et l'un des scènarios les plus littèraires de Truffaut! Normal puisque c'est aussi l'histoire d'un homme qui ècrit un livre...
    cylon86
    cylon86

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    3,0
    Publiée le 13 avril 2011
    Truffaut remonte dans mon estime avec ce film où l'on suit le parcours de Bertrand, interprété avec brio par l'excellent Charles Denner, véritable amoureux de toutes les femmes ce que souligne une très belle voix-off et une mise en scène bien pensée mais à la photographie bien trop terne ce qui ne sert pas pour mettre en valeur les femmes. Le film est plutôt bien écrit et le rythme ne permet pas à l'ennui de s'installer.
    Julien D
    Julien D

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    4,0
    Publiée le 17 novembre 2014
    Pour une fois ce n’est pas Jean-Pierre Léaud, dans la peau d’Antoine Doinel, qui sert d’alter-ego à François Truffaut mais c’est Charles Denner (déjà aperçu dans La mariée était en noir et Une belle fille comme moi) qui incarne un irascible charmeur à travers lequel on reconnait aisément le gout prononcé du réalisateur pour les plaisirs de la chair. Le choix de cet acteur, qui livre là sa performance la plus mémorable, et qui loin d’avoir un physique de playboy, renforce l’idée que les jeux de séductions passent davantage par de beaux discours subtiles que par une appartenance aux canons de la beauté. Le fait de passer par les mémoires qu’écrit le personnage principal pour narrer ses aventures, et en particulier ses multiples conquêtes amoureuses, permet d'adopter son point de vue, de justifier les nombreux flashbacks mais surtout de caractériser les multiples personnages féminins via une voix-off non pas didactique mais pleine de mélancolie et d’humour. La façon dont Truffaut, par le biais du personnage de Bertrand donc, déclare son amour inconditionnel pour la gente féminine, sous toutes ses formes, lui permet de signer son film le plus personnel et un de ses plus réussis, sur le fond comme sur la forme.
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