Film (trop) académique, dans la mise en scène, dans la narration, dans le jeu des acteurs, dans le choix de la musique (trop gluante) ... c'est un peu gnangnan. Certes, l'idée de croiser les regards des protagonistes de cette histoire est intéressante. Reste un scénario mal ficelé et une mise en image banalement quelconque. Cela dit, c'est un film qui n'est pas désagréable et qui occupe très bien une séance de repassage.
Un montage sophistiqué qui nuit je trouve à la passion chaude et sensuelle qui unit les deux amants. L'image est belle mais on aurait aimé prendre davantage le temps d'assister à ce qui les unit plutôt qu'à l'éternelle visionnage au travers de plusieurs angles.
Trop de violons (dès la musique d'intro, ça casse les oreilles), trop de mélo, trop de pluie, trop de corps dénudés, une intrigue que l'on devine dès le départ, heureusement le jeu de Julianne Moore sauve la mise. Ralph Fienes ne dégage pas grand chose.
Un film un peu lent à démarrer. Une fois la première demi heure on entre dans l histoire on s attaché aux personnages. On est dans le mélo et pourtant on ne sombre pas dans le larmoyant. La réalisation de Neil Jordan est un peu trop académique et ne prend aucun risque. Le film doit beaucoup à ses deux acteurs principaux Julianne Moore en tete
Très belle histoire d'amour traitée avec finesse, filmée avec délicatesse (belle photographie) et portée par d'excellents acteurs (bien sûr les rôles principaux mais aussi les seconds rôles tels Ian Hart en détective privé quelque peu dépassé par la tournure des événements et le prêtre -Jason Isaacs- qui comprend la lutte intérieure de cette femme...). Points de vu qui permettent d'aborder cette "affaire" sous différents angles, et qui en enrichissent la profondeur et le déroulement. Y compris la lecture supplémentaire apportée par l'amant écrivain qui se confie à sa machine tout le long du film... Tout ceci est rythmé par de subtils flashbacks (y compris le tout début !)... Bref, cela donne envie de lire le roman de Graham Green dont est adapté le film, qui doit disséquer d'autant plus les passions et questionnements des personnages. The Crying game m'avait énormément impressionnée de part la puissances des scènes et l'audace du sujet. Cette fois, c'est le style romantique qui est abordé et réussi. Cette histoire tragique et la très belle bande son vous tournent dans la tête encore longtemps une fois l'écran éteint...
Le principal intérêt de ce film, issu de l'oeuvre de Graham Greene, est de décrire comment la croyance en Dieu peut influer sur le cours des choses, et cette histoire est une vive incitation à croire. Autrement, le récit de cet adultère est on ne peut plus classique, avec des scènes de sexe plutôt crues. Mais les deux principaux interprètes sont remarquables de justesse. Un peu mystique comme l'était l'auteur mais intéressant.
Une romance impossible qui s'inscrit, par son ton, dans sa forme classique et par le choix de ce couple d'acteur/trice, totalement dans l'époque concernée. Le côté ésotérique voire religieux peut laisser perplexe si l'on y adhère pas mais apporte un mystère indissociable à ce récit. Si certains aspects se devinent, la narration (parfois au temps inversée) est une alternative intéressante.
Le scénario avait un bon potentiel seulement le réalisateur s' arrive pas à en tirer toute la saveur. Pour cela il aurait fallu une réalisation avec plus d'épaisseur, ici derrière le vernis il n' y a pas grand chose et c'est mou.
Amour adultère, jalousie, noeud tragique... Esthétique légèrement ouatée, violons, pianos... La Fin d'une liaison est un mélo pur jus, malheureusement plombé par un lyrisme tire-larmes et un mysticisme peu convaincant. Le résultat est assez indigeste et fastidieux, malgré le soin apporté au montage (chronologie déstructurée) et la qualité de l'interprétation de Julianne Moore, magnifique aux côtés d'un Ralph Fiennes plutôt fade. On pouvait légitimement attendre mieux de la part de Neil Jordan (La Compagnie des loups, The Crying Game, Entretien avec un vampire...) qui adapte ici, sans originalité, un roman de Graham Greene. Roman qui avait déjà été porté à l'écran par Edward Dmytryk (Vivre un grand amour, 1954), avec Van Johnson, Deborak Kerr, Peter Cushing et John Mills.
Une belle histoire d'amour, qui malheureusement fini mal, mais offre à Julianne Moore et Ralph Fiennes deux magnifiques rôles. L'alchimie entre les deux acteurs créve l'écran, et elle est sublimée par la superbe bande originale composée, par Micheal Nyman. Un beau film en perspective.
Rien d'exceptionnel dans cette histoire d'amour , un homme cherche a comprendre pourquoi cette femme l ' a laissé tombé , on comprend très vite et un film qui ne me laissera un souvenir grandiose
Neil Jordan, cinéaste irlandais assez peu prolifique (16 films en 30 ans de carrière) est un cas à part . Alors que son deuxième film "la compagnie des loups" lui apporte une reconnaissance immédiate dans le milieu du film fantastique qui lui aurait permis comme certains metteurs en scènes britanniques tel des frères Scott de faire carrière à Hollywood, Neil Jordan restera un cinéaste indépendant malgré des incursions plus ou moins réussies dans le système des studios. Ainsi il peut embrasser tous les genres du polar, au film politique en passant par la romance comme ici avec l'adaptation d'une nouvelle de l'écrivain anglais Graham Greene qui avait déjà fait l'objet d'une adaptation par Edward Dmytryk en 1655 avec Van Johnson et Deborah Kerr dans les rôles principaux. Cette romance sur fond de guerre s'inscrit dans le prolongement de "La Valse dans l'ombre" de Mervyn Leroy avec la mort tragique de l'héroïne après les affres d'un amour inaccessible. L'intrigue est habilement construite autour de flashbacks qui nous donnent les éclairages différents d'une relation amoureuse suivant que l'on se place du côté de l'amant jaloux ou de celui de la femme tiraillée dans un premier temps par un mariage qu'elle ne peut se résoudre à détruire puis par une conversion mystique survenue lors d'un bombardement. Neil Jordan filme ses trois formidables acteurs avec une délicatesse infinie qui renforce encore le romantisme du livre de Greene. La musique de Michael Nymann sans trop d'emphase parachève une entreprise en tout point réussi. On appréciera tout particulièrement la prestation tout en sensibilité de Stephen Rea l'acteur fétiche de Jordan. Magnifique film, n'en déplaise aux esprits chagrin qui trouveront le style de Jordan trop académique.
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3,0
Publiée le 25 avril 2012
Le rèalisateur irlandais Neil Jordan s'affirme dècidèment iconoclaste avec ce beau mèlo adaptè d'un rècit autobiographique de Graham Greene! Baignèe de cette lumière sublime dont Jordan seul semble avoir le secret, l'histoire èternelle de ces amants sèparès par une tragèdie secrète rèunit Ralph Fiennes et Julianne Moore face à Stephen Rea, èpoux trahi et dèsemparè, dans le Londres dèvastè de 1946! Un joli triangle amoureux avec trois interprètes magnifiques qui ont l'air de faire rimer amour avec toujours, dans une passion tragique marinèe d'irrationnel et de suspense, où l'on reconnaît la signature incomparable du cinèaste irlandais! L'affiche du film est particulièrement belle et rèussie, c'est à signaler...