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    La Soif du mal
    note moyenne
    4,0
    1950 notes dont 159 critiques
    répartition des 159 critiques par note
    43 critiques
    56 critiques
    28 critiques
    23 critiques
    5 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur La Soif du mal ?

    159 critiques spectateurs

    Appeal
    Appeal

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    5,0
    Publiée le 14 janvier 2013
    Malheureusement vu en V.F, je n'ai pas eu le choix, mais j'ai eu la chance de tomber sur la version adaptée des écrits de Welles, et non la version éditée. Donc c'est la version 1h55 (et non 1h30). Je continue donc mes visionnages de Welles, dont je suis tombé définitivement amoureux, par La Soif du Mal, pas le moins connu du réalisateur. Et bien ma foi, cet homme est vraiment un génie. Il ne suffirait que du long plan séquence d'introduction pour en être convaincu, tout du moins rien que pour l'aspect formel : incroyable jeu des lumières, positionnement de la caméra, animation, détails, clins d'oeil. C'est résolument moderne et inventif. Et ce n'est heureusement pas que la scène d'introduction qui vaut le détour. De nombreux plans très inventifs s'enchaînent tout le long du film, probablement plus encore que Citizen Kane par exemple. Les acteurs, essentiels dans le film, sont également à leur avantage. Certes Orson Welles est un peu dégueu, tout bouffi, mais garde sa classe naturel. Les seconds rôles, que je ne vais pas énumérer, sont pratiquement tous convaincants - et essentiels. Bon après, Charlton Heston c'est pas ma tasse, mais il s'en sort pas mal - la surprise venant de Janet Leigh, au jeu assez incroyable, surtout quand elle joue dans des phases angoissantes (pas vraiment les romantiques). Enfin elle est aux antipodes de Psychose, sortit 2 ans après, où elle joue l'angoissé : ici elle est d'une nonchalance et d'un détachement assez divin, plus rayonnant encore avec sa beauté. L'ambiance, associée au scénario, est géniale. On a la un pur film noir, probablement le meilleur que j'ai vu, avec les codes classiques : Los angeles (certes, nous n'y sommes pas ici; mais nous sommes pas loin), des mexicains, des policiers pourris et honnêtes, mais qui ont tous une classe à crever, et un flair incomparable, des guerres d'egos mêlés à des repliques cultes. Surtout, ce que j'ai apprécié, c'est une nouvelle fois l'humour, qui parfois touche presque au burlesque, mais qui est toujours bien senti. Le ton décalé rend une nouvelle fois le film très agréable à suivre, si bien que nous n'avons pas de difficultés à se l'avaler. De plus, l'idée de jeu permanent entre les frontières américaines et mexicaines, la confrontation entre deux polices, deux visions de la justice, confère une originalité certaine à l'oeuvre, la où des films noirs classiques dépeignent le plus souvent une histoire de corruption et d'anti-corruption au sein de la police même. La soif du mal est un excellent film, un excellent Welles. Est-il le meilleur film noir? Ma méconnaissance du cinéma m'empêche de répondre; c'est en tout cas, par mon expérience, mon ressenti.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    4,0
    Publiée le 9 juillet 2015
    Une œuvre baroque qui n'est pas dépourvue de qualités mais que je n'apprécie guère tant Welles charge sa barque. En dehors du premier plan très long, particulièrement réfléchi et travaillé puis des dernières 20 minutes qui nous laissent admirer la virtuosité du cinéaste tout en captivant notre attention, je n'arrive pas à m'intéresser au reste plus tourné vers la technique que vers l'humain. L'atmosphère lourde qui règne en permanence est à la limite du réalisme. Il n'en faudrait pas beaucoup plus pour que l'on déborde dans le fantastique. Cette mise en scène trop évidente surtout avec un scénario aussi pauvre est à l'opposé de mes gouts tournés vers la discrétion d'où naissent des émotions qui surgissent de la beauté des mouvements de la caméra ou des rentrées des personnage dans le plan visuel. Si Welles n'avait pas été aussi imbu de lui même et était resté plus discret dans les médias, son œuvre aurait peut-être été différente. Il est pour moi comparable à Marlon Brando mais un acteur trouve toujours un grand réalisateur pour le modérer. Welles n'avait personne au dessus de lui et les coupures faites à ses films sont là pour montrer qu'il n'a pas plut pas à tous les professionnels du cinéma.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    5,0
    Publiée le 15 août 2009
    Très grand film, noir, Orson Welles derrière et devant la caméra montre l'étendue de son génie, je dirai plus qu'il a briller plus ici par ses talents d'acteurs tant son personnages est génialement interprété, sombre et torturé. Un grand polar.
    AMCHI
    AMCHI

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    2,5
    Publiée le 21 mai 2013
    Un polar noir plutôt ennuyeux mais sauvé par son interprétation. Certains semblent voir un chef-d'oeuvre dans La soif du mal, ce n'est pas du tout mon cas. Franchement je n'ai pas saisi ce qu'il y a de formidable dans ce film, il n'est pas mauvais mais pour ma part La Soif du mal ne pas trop impressionné ni particulièrement marqué mais bon apparemment il est de bon ton de s'extasier devant le cinéma de Welles.
    Yetcha
    Yetcha

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    3,5
    Publiée le 25 octobre 2015
    Un polar, noir, avec des personnages écrasants de force et des plans fantastiques qui signe le génie d'Orson Welles. Si l'histoire n'est pas des plus originale, il faut remettre ça dans le contexte de l'époque qui représentait là un scénario fouillé et des switches passionnants. Le casting est lui aussi terrible. Bref, un excellent film à voir en VO car le doublage français est très moyen.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,0
    Publiée le 13 mai 2015
    L'histoire d'un policier mexicain se trouvant confronté à son homologue américain corrompu dans des trafics. Ils se rencontrent à l'occasion d'une bombe qui explose. Effectivement, c'est du cinéma mis en scène mais ça a le défaut d'être long à démarrer... C'est dommage. Quand l'enquête de Vargas met en cause les agissements malhonnêtes de Welles, cela devient plus intéressant er même terrifiant. La lutte des géants peut avoir lieu.
    Henrico
    Henrico

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    3,5
    Publiée le 27 juillet 2020
    Le contresens semble être la spécialité des traducteurs de films en France. Le fait d’affubler « La Soif Du Mal » au titre « Touch Of Evil » montre à quel point l’équipe chargée de la distribution du film en France n’avait pas vraiment compris le film. Plutôt que peindre tout en noir son personnage de policier véreux, Welles voulait faire quelque chose de bien plus complexe : incarner un être, qui tout en ayant l’apparence, la touche du Diable, veut donner des « coups de pouces » à la justice. Faire le bien, en fait. Le jeu d’acteur de Welles et sa réalisation d’un point de vue technique dans certaines scènes (les 1ère et dernières notamment), relèvent du pur génie. Cependant, il est à déplorer deux choses : 1) la présence d’acteurs secondaires archi mauvais faisant perdre toute crédibilité aux rebondissements de l’intrigue, 2) le choix intempestif de Welles de complexifier à l’excès l’intrigue principale (qui au départ concerne la recherche du coupable de l’explosion) par l’intrusion d’autres intrigues mineures (l’enlèvement de Suzie, la drogue, le crime de Grandi etc…). Ces télescopages d’intrigues donnent l’impression d’un imbroglio et alourdissent la cadence du film. Même les génies ne savent pas toujours s’arrêter à temps.
    stanley
    stanley

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    4,0
    Publiée le 26 septembre 2015
    L'éternel débat de la forme et du fond prend tout son sens dans la vision de ce film important. Orson Welles montre en incipit tout son art de la mise en scène. Un travelling géant, planant qui restera inoubliable. Tout le film est maîtrisé sur le plan des mouvements de caméra, du cadrage, de la photographie, de la lumière. La musique est superbe. Ces qualités donnent toute sa force à La soif du mal en accentuant le suspens et l'ambiguïté des personnages. Cette ville mexicaine, filmée en nocturne, a quelque chose de fantomatique telle portée par des morts en sursis. L'interprétation est éblouissante ; une Janet Leigh qui n'a jamais été aussi belle et sexy, un Charlton Heston sobre et bien sûr en monstre stylisé, Orson Welles. Paraissant déjà plus âgé que son âgé, rendu obèse par l'abus de sucres lourds et autres alcools forts, il donne une interprétation pathétique et désespérée. Il y a aussi le problème de la frontière, physique (entre Le Mexique et les USA), morale (entre les bons et les méchants, flics pourris, gangsters...). Ou commence le mal et s'arrête le bien ? Bien plus qu'un film stylisé, brillant et expressionniste, La soif du mal, dont le récit désarçonne parfois à juste titre, est un très bon film.
    mazou31
    mazou31

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    5,0
    Publiée le 31 août 2015
    Chef-d’œuvre sur lequel il est bien difficile d’en rajouter à tout ce qui a été écrit d’admiratif par les plus grands critiques et surtout par les plus grands cinéastes, qui ont fait de ce film d’Orson Welles – et d’autres siens – leur source d’inspiration. Citons Kubrick, Tarentino, van Triers, Scorsese et tant d’autres… des pointures. Fruit d’un génie qui, à la simple demande de Charlton Heston, sut transformer du plomb (!) en or, une banale série B en chef-d’œuvre du 7e art et, pour faire bonne mesure, interpréta magistralement l’un des plus grands rôles de pourri sur grand écran. Un des trésors immortels du cinéma.
    Eselce
    Eselce

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    1,5
    Publiée le 29 février 2016
    J'ai trouvé le film brouillon et peu intéressant. Les personnages sont ennuyeux, comme le film. Pas de dialogues savoureux, une intrigue qui peine à maintenir l'attention. La scène du motel est très suggestive et le final m'a déçu.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    4,0
    Publiée le 31 mars 2015
    Le travail d'Orson Wells sur "La soif du mal" est bluffant comme l'atteste cet impressionnant plan-séquence au tout début. Une sublime entrée en matière dont sa qualité de mise en scène s'appliquera à tout le reste du film. Mais en plus d'être un formidable réalisateur, Wells est aussi un très bon acteur, fait prouvé par son incroyable performance en flic pourri. Son personnage écrase d'ailleurs tous les autres y compris celui incarné par Charlton Heston. "La Soif du mal" rappelle par bien des aspects les Films Noirs des années 40 par son histoire sombre relatant une enquête policière et ses personnages torturés. Du très bon.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    3,5
    Publiée le 1 avril 2016
    Orson Welles en 1958 laissa à la main des Studios Universal le montage final de son film. Il le désapprouva toute son existence et rédigea même un mémoire de 58 pages décrivant au plus près son désir initial. Il fallut attendre 1973 pour que son souhait soit exaucé… et c’est cette version que je viens de visionner. « La soif du mal » ou plutôt « A touch of evil », plus proche de l’atmosphère du film, est l’histoire d’un flic mexicain en voyage de noce à la frontière américano mexicaine qui va vouloir assister la police américaine dans l’enquête d’une histoire de meurtre dont il a été témoin. Mais le flic américain en charge de l’affaire est véreux et corrompu. Le sujet central du film est donc un choc frontal entre deux flics et deux visions du métier (intuition / enquête fouillée) que tout oppose. Le lieu même de l’action est fortement symbolique ; une frontière… elle-même à l’image du bien et du mal, de la vie et de la mort, de l’intégrité et de la roublardise. Ensuite, Welles, et c’est pour moi la faiblesse du film, nous noie sous un torrent de sous-intrigues satellites qui se multiplient et s’embrouillent : l’affaire de l’explosion de la voiture, le procès sur lequel travaille Vargas, les voyous traquant la femme de Vargas, la mort de la femme de Hank,… Tout cela participe à créer une confusion bien contreproductive. Une médiocrité scénaristique bien regrettable. D’autant plus, que Welles démontre une maestria rarement égalée de la mise en scène, pour l’époque. Le plan séquence de la scène d’ouverture est un des plus virtuose jamais vu. Sa caméra perchée en haut d’une grue donne le vertige, et la minutie de son plan donne plus que le ton, il inscrit le film dans sa dimension dramatique et tendue dès les premières minutes. Il nécessita 10 jours de tournage à Orson Welles. Le génie de Welles ne s’arrête pas là : un travail autour du noir et blanc symbole du Bien et du Mal ; traitement des ombres et éclairages malveillants ; un grand angle déformant les perspectives et montrant un monde malade (Fritz Lang aurait validé) ; plongées et contre plongées sur les personnages ;… Il adapte même sa technique à ses personnages : le bon flic mexicain est souvent troublé par des ombres et semble vulnérable comme un pion ; le bad cop US, Welles himself, filmé en contre plongée est énorme, disproportionné, glouton voire gargantuesque semble inamovible ; Grandi, la truand de service, toujours filmé en mouvement incarne un autre type de danger. Pour filmer ce dernier en mouvement, il intégra, ce qui fût une première, une petite caméra mobile. Au titre des expérimentations, car ce film a aussi une dimension expérimentale, il tourna pour la première fois les scènes automobiles avec un comédien qui conduit réellement des véhicules en mouvement. Et puis la distribution, car les noms parlent d’eux-mêmes : Orson Welles, Charlton Heston, Joseph Cotten, Janet Leigh (2 ans après dans « Psychose », elle y passera ; dans ce film, elle a l’air de jouer dans un préquel), Marlène Dietrich, Zsa Zsa Gabor,… Une perle cinématographique au scénario trop complaisant et invraisemblable.
    Vincenzo M.
    Vincenzo M.

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    4,0
    Publiée le 6 février 2020
    Encore un très bon film d'Orson Wells qui réalise et joue un rôle inattendu au visage méconnaissable, Charlton Heston quand lui est la où on ne l'attends pas bref un classique, un must à voir et revoir pour les qualités technique pour les cinéphiles et les autres aussi ....
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    3,0
    Publiée le 3 février 2011
    C'est après une absence de dix ans qu'Orson Welles retrouve Hollywood pour mettre en oeuvre l'adaptation du roman "Badge of evil" de Whit Masterson. Comme à son habitude, il en restitue une oeuvre très sombre mais magistralement mise en scène et il ne tarde pas à nous le prouver, comme en atteste ce somptueux plan séquence d'ouverture qui est tout bonnement prodigieux. Des plans au sol ou aérien, rien ne l'arrête, durant plus de trois minutes, il en impose et bluffe littéralement ! La Soif du mal (1958) est basé sur un scénario extrêmement riche, avec une multitude de protagonistes, Charlton Heston & Orson Welles se donnent la réplique à travers de superbes face à face (notamment la dernière séquence). Orson Welles y interprète sans nul doute le personnage le plus exécrable qu'il est eu à jouer, détestable au plus haut point. A leurs côtés, on retrouve aussi Janet Leigh, le tout à travers un palpitant thriller entre le Mexique et les Etats-Unis. Bien que le scénario soit complexe, le spectateur reste facilement captivé par cette intrigue palpitante menée jusqu'au bout à la perfection.
    this is my movies
    this is my movies

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    4,0
    Publiée le 10 novembre 2016
    Oui, le plan-séquence qui ouvre le film est un monument du 7ème art. Maîtrise de l'espace, maestria technique, présentation virtuose d'un décor bref, c'est époustouflant. La suite m'a quelque peu déçu. L'intrigue est lourde et dense, peut-être trop pour une durée aussi courte mais ça avance trop lentement avant une brusque accélération au final (bref, on sent trop les réécritures). Par contre, la maîtrise du cadre, des lumières et des mouvements par O. Welles saute aux yeux et nous laisse souvent ébahi et émerveillé. Le casting est solide et la musique d' H. Mancini est à la fois diablement entraînante et assez sournoise. Selon moi, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais ça reste une œuvre fondamentale et indispensable. D'autres critiques sur
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