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Adaptation d'un roman de Klaus Mann que je n'ai pas lu (comme ça c'est clair!) et biopic à peine voilé du comédien Gustaf Gründgens (pour ceux qui ont la flemme de chercher sur Google c'est celui qui joue le chef de la Pègre dans "M le Maudit"!). Alors c'est l'histoire d'un acteur qui atteint de façon inespérée les sommets, mais à quel prix. Car s'il est Mephisto sur scène, côté coulisse il est plutôt Faust et le Diable quelque chose d'encore pire puisque c'est le Nazisme. Le pire n'étant pas que le bougre deviennent un bouffon sur l'autel du National-socialisme mais qu'il s'en rend parfaitement compte et ceux au mépris de ses propres convictions. Inutile de dire, je pense, que la métaphore qui donne son nom au film est très habilement utilisé et que c'est ça qui fait l'essence même de l'oeuvre. Bon passons maintenant à la séance de chipotage. On peut regretter que la partie qui se déroule à Paris fasse un peu carte postale (oh la Tour Eiffel, oh Notre-Dame,... tu montres la Tour Eiffel point barre et tu sais que tu es à Paris!). Séance de chipotage terminée. Sans atteindre les sommets d'un Bertolucci ou d'un Visconti, le film niveau reconstitution se démerde très bien et Klaus Maria Brandauer est ahurissant. En plus, le cinéaste István Szabó, dont je fais la connaissance par ce film, sait ce qu'est la densité (traduction : les deux heures trente filent très vite!). Donc c'est tout bénef car de plus en croyant regarder un film allemand, je me suis aperçu que c'était hongrois, mon premier de cette nationalité (oui, je suis à la bourre!). Excellent.
Ajoutée le 20 avr. 2011 à 11h30
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