Les Prédateurs
Note moyenne
3,6
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132 critiques spectateurs

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pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2017
La mise en route est assez longue, mais une fois passer le premier quart d'heure, le film démarre. C'est la relation Deneuve/ Sarandon qui le fait naitre, avec charme et sensualité. Exercice de style réussit pour Tony Scott et début d'une très belle carrière derrière la caméra.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2017
Vampires, vampires... Vous avez-dit vampires? Non parce que de nos jours, les vampires nous envahissent. Depuis l'invention du long-métrage, en fait. Plus d'un siècle de suceurs de sang qui nous pompent jusqu'aux os, qui nous traquent comme de vrais prédateurs, mais pas un seul film qui soit à la hauteur de celui-ci ( dans ce qu'il fait tout du moins ). Porté par son jeune réalisateur au talent incontestable, Les Prédateurs est une oeuvre particulière, atypique, magnifique. Esthétique de cendres sur fond de couleur lisse, draps blancs sur corps souillés, souillés par le sang du désir et du pêché, par la crasse du combat et des coups portés. C'est cela, Les Prédateurs. On pourra donc dire ce qu'on veut, mais le film possède une personnalité énorme, un cachet indéniable. Mené tambour battant dans ce qui s'impose rapidement comme un jeu de dupes et de meurtre, le film marque les esprits par sa violence mêlée de sensualité, par son David Bowie électrique et viscérale, qui nous sûrement là SA prestation la plus classe. Un charisme d'enfer pour un personnage débordant de violence autant qu'il est épris de romantisme. Elle est justement là, la frontière entre le mal et le bien, entre l'homme et le vampire : dans cette atmosphère à la fois froid et chaude, dans les agissements de nos héros qui vont souvent vers la solution de facilité, souvent synonyme de réaction animale et primaire. C'est une sorte de choix à faire, de dilemme incontournable : si vous voulez vivre votre vie à jamais, il faudra tuer et se nourrir. Terrible épopée d'âmes tourmentées sachant leur heure prochaine, Les Prédateurs touche son spectateur en plein dans le mille; il lui vend l'immortalité comme un moyen de vaincre ses peurs d'homme. C'est donc un don, mais également une malédiction, puisqu'on ne pourra clairement pas faire son Louis et manger des rats plutôt que des hommes. Le rat n'est qu'un pis aller, l'humanité le plat qui donne les crocs. On pourra lui reprocher sa fin brouillone et tombant un peu comme un cheveu sur la soupe, mais le reste mettra bien d'accord sur le fait que le film possède sinon un certain cachet, une âme folle. Hyper-violent autant qu'il pourra être érotique, Les Prédateurs passe toujours d'un registre à l'autre sans sourciller, nous offrant une sorte de melting-pot d'amour et de pulsions meurtrières des plus efficaces. C'est beau, tout simplement. Un jeu de faim, de celui qui tuera l'autre. The Hunger Games, tout simplement.
Shawn777

807 abonnés 3 938 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2023
Adapté du roman éponyme de Whitley Strieber, ce premier film de Tony Scott sorti en 1983, qui n'a pas eu, au moment de sa sortie, le succès qu'il méritait, est vraiment très bon ! C'est la seconde fois que je découvre ce film, cette fois en ayant lu le roman avant, et je dois dire que j'en suis trois fois plus fasciné que la première fois ! En effet, je dois bien avouer que je n'étais pas vraiment rentré dans le délire, dans cette espèce d'histoire un peu décousue, surtout au début, mettant en scène tous ces personnages aussi chics qu'exubérants. Mais lors de mon second visionnage, je suis complètement tombé sous le charme de tout ce que je rejetai auparavant. Nous retrouvons donc ici John et Miriam, des "vampires" en pleine crise. John se meurt à petit feu et Miriam se met en tête de trouver un nouveau compagnon en la personne du docteur Sarah Roberts. Le film diffère un peu, voire complètement, du bouquin. Si on y retrouve les mêmes personnages ayant les mêmes buts et plus ou moins les mêmes situations, le film y opère quelques changements afin d'être notamment moins linéaire et plus cinématographique. C'est ce que l'on peut d'ailleurs principalement reprocher au livre ; sa linéarité. Alors que c'est John qui prend contact avec Sarah dans le film, c'est Miriam qui prend contact avec le docteur dans le livre, pour la séduire. Séduction qui prend un certain temps à se mettre en place et qui est surtout dix fois moins subtile que dans le film. J'ai en effet trouvé ce dernier beaucoup plus adroit dans la la manière d'amener la rencontre entre Miriam et Sarah et d'alimenter cette rencontre avec une séduction et une élégance qui crèvent l'écran. Plusieurs scènes du film avaient d'ailleurs, à l'époque, marquées les esprits, et notamment bien-sûr les scènes gay dans lesquelles Miriam et Sarah se séduisent l'une, l'autre et finissent sous les draps. Il faut dire que la mise en scène aide énormément ! En effet, en plus d'une magnifique photographie, le réalisateur pose en ambiance onirique, qui a peut-être légèrement mal vieillie (mais qui est toujours aussi efficace !), avec des plans léchés très inspirés de la publicité "chic" et des clips. On retiendra également cette excellente scène d'ouverture qui nous met tout de suite dans le bain avec cette fameuse ambiance onirique, tout en étant rythmée et coupée par un montage alterné mettant mal à l'aise ; on baigne ainsi directement dans l'élégance mêlée à l'horreur. Concernant les acteurs, nous avons un casting cinq étoiles où nous retrouvons Catherine Deneuve, Susan Sarandon et David Bowie, tous excellents ! "Les Prédateurs" est donc un très bon film à (re)découvrir de toute urgence !
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2016
Dés l'introduction, le ton est donné avec le groupe de rock gothique "BAUHAUS" interprétant un de leurs standards, "Bela Lugosi's dead" dans une boite de nuit où le couple Blaylock interprété par David Bowie et Catherine Deneuve aborde un couple afin de se repaître de leur sang après les avoir séduits. Toutefois, peu à peu, John Blaylock s'aperçoit qu'il vieillit alors qu'en tant que vampire, il devait rester jeune éternellement. C'est à ce moment que Myriam Blaylock tombe sous le charme de Sarah Roberts....

"Les prédateurs" (The hunger) est mon film préféré de Tony Scott.

" Les prédateurs" est un film fantastique très bien réalisé, bénéficiant d'une superbe photographie, d'images et de plans esthétiques ainsi que d'une excellent bande originale. Au générique figurent également Susan Sarandon et Willem Dafoe. A la fois film vampirique et histoire d'amour, "les prédateurs" déroulent un scénario bien ficelé, captivant et incertain pour le spectateur jusqu'à la toute fin de ce long métrage délicieusement sophistiqué.
On peut également y saluer l'une des meilleures interprétations de David Bowie au cinéma avec "L'homme qui venait d'ailleurs" de Nicholas Roeg et "Furyo" de Nagisha Oshima.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 163 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2016
FIlm assez curieux, étrange et envoutant. Rappelant beaucoup entretien avec un vampire, sur l'aspect amour de vampires à travers le temps. Le film est magnifiquement porté par sa réalisation et le jeu des acteurs. Les maquillages sont bluffants (Bowie vieillisant). Deneuve troublante. Un film qui marqua un peu à l'époque.
Tony L'Ambassadeur
Tony L'Ambassadeur

41 abonnés 566 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2016
Il y a deux choses qui crèvent l’écran et ce sont le couple Catherine Deneuve et David Bowie qui est une élégance nonchalante formidable et la scène que nous livrent Catherine Deneuve et Suzanne Sarando qui est d’une beauté divine. Bien que ce film date de 1983, il n’a pas pris une ride (ou presque) comme son personnage principal Miriam, c’en est d’ailleurs assez perturbant. Tony Scott nous présente ici un film d’un esthétisme rivalisant avec les publicités chiques de parfums de grande marque et a même réussi à lui conférer même cette odeur enivrante (pas très étonnant puisque Tony vient du milieu de la publicité). La photographie du premier long métrage du réalisateur est tout à fait remarquable et la bande-son est parfaitement bien choisie. En revanche, notre monsieur Scott s’est un peu trop laissé aller sur le bruitage et les bruits stridents et à écho ce qui amène une ambiance trop bruyante. DIVIN.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2017
Premier long métrage de Tony Scott, les prédateurs est peut être aussi son meilleur film. Une histoire de vampire qui repose sur l'aspect séduction du monstre, son côté sexuel. Le film s'interroge aussi sur la temporalité de l'amour: combien de temps peut il durer, qu'est ce qui peut l'abîmer petit à petit. Le film est très soigné, peut être même trop car Tony Scott donne parfois l'impression de se regarder filmer, mais il se dégage du film une impression de raffinement et en même temps de souffre (la fameuse scène entre Catherine Deneuve et Susan Sarandon) qui en fait une excellente variation sur le thème du vampirisme et un très bon film quoiqu'un peu prétentieux.
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2016
Les Prédateurs est un film que je voulais voir depuis longtemps, et puis il m'avait échappé. Je me suis donc finalement lancé, et franchement je ne le regrette pas.
Comme souvent chez Tony Scott, ce qu'on peut louer en premier lieu c'est son sens de l'esthétique. C'est un réalisateur très esthétique, et il le prouve ici, à ses débuts, dans un métrage très élégant, plein de raffinement. Son style clipesque est bien là, dans le travail remarquable sur les éclairages et la lumière, dans la mise en scène stylisée d'une grande élégance et qui fait mouche en plus d'une occasion (notamment lors d'une séquence au début du film). Le tout servit par des décors pour le coup plutôt classicisant, faisant référence aux classiques du cinéma d'horreur gothique (l'intérieur de la maison). En somme Les Prédateurs est très agréable à l'oeil, malgré un style très eighties.
Le scénario est peut-être un peu vain parfois. Je dirai que la première partie est clairement supérieure à la seconde, qui s'avère un peu longue et redondante, moins vive et intense que la première, où l'on suit avec un intérêt particulier le personnage joué par David Bowie. Le film cultive une certaine abstraction dans la seconde partie, et du coup on perd en consistance. Mais enfin, ce n'est pas non plus gravissime.
Le casting est quand même impressionnant pour un réalisateur à ses débuts. David Bowie tire à mon sens son épingle du jeu. Doté d'un personnage très réussi, très intense, l'acteur colle parfaitement et fait des merveilles. Catherine Deneuve a un style froid qui réussit aussi dans le film, et elle s'en tire bien, pour ma part la petite lacune viendra d'une Susan Sarandon plutôt fade, surtout dans la seconde partie, et elle ne succède pas avec bonheur à Bowie.
Je concluerai quand même en évoquant la bande son, très plaisante, très estampillée musique d'ambiance mais bien dans le ton du film.
Franchement Les Prédateurs c'est un solide film de Tony Scott qui ravira ses fans je pense. S'il n'est pas dans le registre action qu'il a souvent cultivé, en revanche son style graphique est bien là, et c'est un réel plaisir. 4
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2016
Une très troublante histoire de vampire, vraiment originale et inattendue portée par Catherine Deneuve et David Bowie en couple vampirique sur le déclin. Je suis agréablement surpris de la première moitié du film. Il y a un aspect "Benjamin Button" inversé aujourd'hui, dans la maladie de David Bowie. J'ai bien aimé l'intrigue et le rythme du film. Idem pour la BO classique, juste magnifique. La deuxième moitié est, hélàs, beaucoup moins bonne. Il s'agit d'un autre couple incluant Susan Sarandon. C'est bien moins intéressant à mon goût, un peu plus excentrique et moche pendant 1 minute spoiler: Les amants momifiés reviennent
. Dommage, le film avait du potentiel, ils auraient du garder D. Bowie plus longtemps.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2016
Difficile d'imaginer qu'après ce premier film énigmatique et exigeant, Tony Scott allait réaliser Top gun et Le flic de Beverly Hills 2 ! Cette histoire de vampires portée par un improbable trio composé de Catherine Deneuve, Susan Saradon et David Bowie – de dernier dans un rôle finalement assez court – prend la forme d'un conte gothique sombre et tourmenté. Malgré quelques maladresses, ce bel essai sur l'amour, la mort et le temps qui passe mérite le détour, au moins pour l'atmosphère si particulière qui y est distillée.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 novembre 2015
Une relecture stylisée et poétique du mythe vampire

Première réalisation et premier coup de maître ! Tony Scott est pour moi avec ce film au même niveau artistique que son frère, Ridley, à cette époque. Ce dernier venait à l’époque de réaliser « Blade Runner » et ce qui est marrant, c’est de voir des thèmes communs entre les deux films. La vie, le temps, l’amour, la mort et la passion sont les thématiques qu’on retrouve dans « Blade Runner » et « Les Prédateurs ». Bien sur c’est exploité différemment. Pour en finir avec la comparaison entre les deux frères et les deux films, l’un a été un énorme succès à sa sortie tandis que l’autre (en l’occurrence notre film du jour) s’est planté. Malgré cela, les deux films sont aujourd’hui des œuvres cultes.

Tony Scott livre une mise en scène à la fois brute et soignée. On a le droit à un découpage des scènes assez ciselé mais en revanche celles ci sont magnifiques. Rien n’est laissé au hasard, l’éclairage crépusculaire, les ralentis, les contres-jour…Tout est très cohérent et séduisant. On ressent la patte du réalisateur publicitaire qu’était Tony Scott, il s’attarde sur les acteurs, leurs mouvements ainsi que dans l’environnement où ils évoluent. La photographie de Stephen Goldblatt est somptueuse et s’accorde parfaitement avec le travail du réalisateur. Une beauté visuelle maitrisée et captivante de la première à la dernière scène.

Un trio parfait, les trois acteurs se complètent parfaitement. Tony Scott les filme d’une manière très précise, on est charmé du début à la fin.

La critique complète et détaillée est disponible sur mon blog. N'hésitez pas ;)
Nicothrash

464 abonnés 3 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2015
Erotique, romantique, romanesque et gothique, on vit un véritable voyage halluciné à travers un clip hyper stylisé d' 1h40. C'est fascinant du début à la fin et l'atmosphère noire, couplée à une bande son superbe marque son spectateur. Tony Scott aura sans doute moins marqué le 7ème art que son illustre frangin mais il n'est tout de même pas en reste avec une filmographie certes hétéroclite, tant au niveau des thèmes que de la qualité, mais comportant de rais petits bijoux. "Les prédateurs" en fait clairement partie, sur un scénario original et sombre, les acteurs s'avèrent plus que convaincants et les images sont superbes, bien aidées par une photographie étonnante, le final se révèle également surprenant. On traverse ce film, ébahi, parfois dérouté, mais sans en perdre une miette et avec le sentiment de ne pas tout comprendre non plus. Une oeuvre à part à découvrir ou à revoir tant l'univers semble unique.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2017
Alors que le nom d'Alan Parker était pressenti pour réaliser l'adaptation du roman de Withley Streiber, celui-ci suggéra Tony Scott, issu à l'origine de la publicité. "Les Prédateurs" est donc son premier long-métrage et se distingue par une distribution internationale ainsi qu'une approche plurielle, mêlant gothisme et scènes en costumes. Auteur d'un plan sur "Barry Lyndon", le cinéaste lui rend longuement hommage, notamment en reprenant le trio de Schubert ainsi qu'en reproduisant certains plans de répétition qui rappellent le chef-d'oeuvre de Kubrick. Éreinté par la critique à sa sortie, tout n'est pourtant pas à jeter dans "Les Prédateurs". Certes, ce premier essai comporte inévitablement des maladresses et un rythme inégal, mais Scott a le mérite d'y faire figurer une ambiance à la fois sonore et visuelle. "Les Prédateurs" s'avère troublant et nerveux à souhait. L'apogée du film demeure une réussie scène d'amour entre Catherine Deneuve et Susan Sarandon qui deviendra une icône pour la cause homosexuelle. Et puis surtout précipitez-vous sur cette curiosité expérimentale car Tony Scott ne fera plus rien de tel par la suite. Quatre ans après il réalisera "Top Gun" avec le succès commercial que l'on sait, et s'orientera définitivement vers le film d'action nettement plus conventionnel quoique très efficace !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 février 2015
Trente ans après l'avoir vu à sa sortie, donc avec mes trente ans de plus, et tant de films vus en plus, je trouve celui-ci toujours aussi formidable. Le scénario est génial mais c'est surtout la transposition des vampires dans un monde totalement normal et moderne qui le rend aussi original. On ne peut aussi que s'émerveiller devant la qualité des acteurs, que ce soit Sarandon magnifique, Deneuve fascinante ou Bowie magique. Tony Scott a réussi là un chef d'oeuvre, malheureusement trop méconnu du public, et même des critiques qui se sont trop peu exprimés.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2015
New York : L'élégante et belle Miriam mène une vie luxueuse avec son mari John. Mais en réalité, c'est un vampire qui doit boire tous les sept jours du sang humain et pour garantir l'immortalité à son mari, elle doit l'aimer. Malheureusement John, commence à constater des marques d'un vieillissement accéléré...

Premier film de Tony Scott après avoir fait ses armes dans la publicité, "Les prédateurs" réactualise le film de vampires en explorant les thèmes de l'éternelle jeunesse, le don du sang pour survivre, l'amour ou encore le temps qui passe. Thèmes intéressants que Scott étudie à travers le personnage de Miriam qui est à un (des nombreux !) tournant de sa longue vie où elle commence à en aimer une autre que son mari et voir ce dernier subir une rapide déchéance.

Mais si les thèmes sont fort intéressants (bien que parfois confus), Scott les mélange de manière assez étrange à travers un scénario pourtant intéressant, tout comme les personnages dont il peine malheureusement à nous y intéresser. La confusion est aussi sur son esthétisme très (et trop) propre, élégant et marqué par un filtre bleu très 80's ainsi que plusieurs effets de style, mélangé à une bande sonore composée de morceaux classiques, parfois maladroit et/ou lourd (ralenti, contre-jour, montage clipesque...).

Et finalement, s'il soigne énormément l'esthétisme de son film, Scott peine à en faire ressortir l'émotion et même l'intérêt avec cette impression de voir un film "beau" mais creux. Contrairement à ce que laisse penser l'affiche et plusieurs commentaires autour de ce film, le couple star n'est nullement Bowie/Deneuve mais bel et bien Susan Sarandon/Deneuve et dans l'ensemble les interprétations sont bonnes.

Bref, une déception pour ce film dont j'ai l'impression que Scott se fait une obsession de la beauté formelle pour délaisser un fond malgré la richesse des thèmes que l'on peut y aborder. Dommage.
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