1079 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
132 critiques spectateurs
5
33 critiques
4
29 critiques
3
40 critiques
2
20 critiques
1
8 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
boscopax
100 abonnés
1 509 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 7 septembre 2014
De son côté Arty si décrié, Les prédateurs est tourné comme un clip survitaminé typique des années 80. Loin de l'histoire banale du vampire, l'ensemble se base plutôt vers un concept de vie éternelle et charnelle où les deux femmes font montre d'une sensualité sombre et réussie.
Ce premier film de Tony Scott (futur réalisateur de "Top Gun", "True Romance" ou de "Ennemi d'Etat") est aussi son plus impersonnel, soit celui sur lequel il n'a pas encore trouvé son style propre. Influencé par son frère Ridley Scott et par son passé de réalisateur pub ce film est un film à l'esthétique Baroque Chic où il réinvente le mythe du vampire. Original dans la forme avec une photographie qui pourrait rappeler quelques pubs sur le parfum il offre aussi un casting aussi hétérogène qu'inattendu avec David Bowie tout juste (ce film passera inaperçu comparé à son autre film "Furyo" sortit la même année), Catherine Deneuve alors entre deux productions gauloises et dans un de ses seuls rôles outre-Atlantique et Susan Sarandon. Adapté d'une nouvelle de Whitley Strieber on suit une vampire de 3000-4000 ans Miriam (Deneuve) qui vit avec John (Bowie) depuis 300, qu'elle a rendu éternel jusqu'à ce qu'elle jette son dévolu sur un docteur spécilialiste du sang (Sarandon), dès lors John n'étant plus aimé par Miriam John se voit vieillir à vu d'oeil... Le film est devenu culte au fil des ans notamment grâce à la fameuse scène lesbienne entre Deneuve et Sarandon, magnifiquement filmée. L'atmosphère sophistiquée et particulièrement désenchantée enveloppe l'histoire d'un voile troublant et envoûtant. Bien suivi par ailleurs par une superbe musique. On regrette seulement cette fin un peu trop démonstrative et différente de la nouvelle (dans laquelle Miriam a trouvé un nouvel amant à San Francisco). En tous cas ce film reste l'un des plus originaux sur les vampires.
Le genre " Horreur" nous avait habitués au château en ruine, a Boris Karloff ou a l Exorciste. Tony Scott ( Man of fire) dépoussiéré ici le genre: sa ce passe a NewYork ou Catherine Deneuve( Le sauvage, Répulsion) ne fait pas ses 3000 ans .Son secret? Le sang, prélevé a la source! En échange de quoi, elle refile a ses victimes un bout d immortalité.... Boudé a sa sortie en 1983 " Les Prédateurs" offre a David Bowie( Furyo) un de ses meilleurs roles et une b.o d'enfer .Fascinant!
On ne peut que tomber sous le charme de la mise en scène du film, conçu comme un vidéo clip très sophistiqué avec des jeux de lumières d'une rare beauté et rarement vu au cinéma. Le tout est mené par un trio d'acteur, certes original, mais d'une immense qualité. De plus le scénario est captivant puisqu'il est basé sur la mort, et la peur de celle et la quête de vie éternelle. Un film fantastique dans tout les sens du terme!
Le premier, et le meilleur film de feu Tony Scott. Enfin une histoire de vampires qui ne ressasse pas les éternels lieux communs du genre pour nous proposer une vraie réflexion. Ici, les vampires ne craignent pas la lumière du jour, pas même les crucifix ni les pieux dans le coeur, ils n'ont pas non plus les crocs acérés et ne se transforment ni en chauve-souris, ni en loups-garou. Ce qu'ils craignent : la vieillesse, la souffrance qu'elle procure et la peur de la solitude face à l'immortalité, celle-là même qui provoque chez eux un insoutenable mal de vivre. La mise en scène chic et clipesque de Scott se révèle en cohérence absolue avec le sujet, qui parle de l'image de soi, de sa magnificence à sa déchéance rapide. Elle se divise en deux segments : le premier qui s'ancre dans la modernité et appuie les pérégrinations sanglantes du couples pour se nourrir, accompagné par les nappes de synthé; le second, plus calme et mélancolique, se place au coeur de l'intime et de la douleur, accentué par une musique classique plus intimiste. En ce qui concerne l'interprétation, elle se paye le culot d'utiliser deux acteurs dans des rôles véritablement à contre-emploi : le chanteur David Bowie est magistral en vampire touché par ce vieillissement foudroyant, tandis que Deneuve étonne par sa froideur. Et que dire des extraordinaires maquillages de Dick Smith qui, aujourd'hui encore, sont d'un réalisme saisissant. Benjamin Button n'a qu'à bien se tenir !
"Les Prédateurs" est un film plutôt original. L'histoire de vampires qui en constitue la trame ne m'a pas convaincu plus que ça, mais il vaut néanmoins le coup d’œil, ne serait-ce que pour y voir le couple Catherine Deneuve - David Bowie.
Les Prédateurs s'inscrit dans une époque. L'entreprise était franchement périlleuse mais il est indéniable que le travail sur la beauté formelle relève d'une main experte. Cette entreprise périclite lorsque la mise en scène déverse tout son intérêt dans le grand guignolesque. L'étrangeté devient encombrante et laborieuse trouvant son paroxysme dans un final au vacarme étourdissant. Un exercice de style tantôt captivant par sa puissance visuelle, remarquable par les incarnations habités de ses interprètes, tantôt bouffi et grandiloquent dans sa profusion d'effets diverses. Les Prédateurs gardera tout de même la grande qualité d'entretenir le spectacle en parlant par paraboles du sujet douloureux et tétanisant du sida, très ancrée dans l'époque où le film a été tourné.
Pas s'enflammer non plus... Les défauts d'alors (chic, artificiellement clippé façon eighties) sont devenus sympathiques pour les nostalgiques d'une certaine époque. On peut aussi voir le film comme une oeuvre visionnaire des années Sida, du sang devenu au choix sérum de vie ou poison mortel, il n'en reste pas moins que les Prédateurs fut et reste un film hautain, assez prétentieux et qui s'essaye (y réussissant d'ailleurs pas si mal) au mariage entre mythe vampirique et Portait d'un Dorian Gray prêt à vendre son âme au diable pour garder son éternelle jeunesse ou beauté ou les 2... Quand on a dit ça, on a fait le tour. Certes le meilleur film de Tony Scott mais un chouia trop poseur pour être honnête...
Même si je suis loin d'avoir passer un mauvais moment devant ce tout premier long-métrage de Tony Scott, je dois avouer que je m'attendais à visionner une oeuvre tout de même un peu plus marquante. Le casting qui est dans l'ensemble convaincant, ainsi que la mise en scène très vidéo-clip et très sensuelle, font que j'ai regarder ce film fantastique d'un oeil averti. Il est toutefois dommage que le déroulement récit perde au fur et à mesure son intensité, car le postulat de départ était vraiment très aguichant.
Les Prédateurs peut être considéré comme un film culte du genre tout simplement parce qu'il ne ressemble à aucun autre film "de vampires". Ici la suggestion est bien plus utilisée que les scènes directes et crues de sang ou de sexe ; il y en a bien sûr quelques unes mais elles sont réalisées dans le même style assez subtil et mystérieux que le reste du film. Les couleurs sont froides, l'ambiance assez pesante, seul le sang réchauffe l'image par moments ! Enfin, le trio d'acteurs principaux fonctionne pas mal, on ne nous donne pas la possibilité d'approfondir les personnages, qui restent tous assez superficiels sans caractère clairement défini, ce qui contribue également à l'ambiance énigmatique du film. D'ailleurs on ne nous explique jamais pourquoi Miriam est éternelle alors que ses amants ne le sont pas (la scène finale nous donne une possibilité d'explication mais rien de très poussé) le mystère ne s'arrête jamais et l'histoire qu'on nous raconte a peu d'importance face à la mise en scène et aux musiques qui elles, sont très travaillées et précisément choisies ! Au final je mets 3.5 parce que moi, ça m'embête que l'histoire soit à ce point creuse, malgré la qualité du visuel.
Pour son premier film, Tony Scott réalise une oeuvre experimental, dans un style inédit, ce qui a fortement déplu à la critique ainsi qu'au public. Et comme bien souvent, le temps rend la chose "culte". Venant de la publicité comme son frère Ridley, Tony a intégré ce style narratif et visuel dans un long métrage. La chose est cependant très ancré dans le style anées 80, on retrouve les lumières bleues crues et froides venant de l'exterieur, les ombres venant de l'exterieur, les contres jours, et les rideaux qui volent parce que dans un clip des années 80 dans un manoir les fenêtres sont souvent ouvertes. Montage alternatif pour donner du sens, découpage, sur-découpage, le style clipesque qui était nouveau à l'époque semble sied à merveille au format long métrage. "Les prédateurs" est un film lent, contemplatif, donnant peu d'informations aux spectateurs et c'est ce qui le rend fascinant et interessant. Son catsing le rend encore plus bizarre, enfin franchement réunir David Bowie et Catherine Deneuve à l'écran fallait vraiment y songer. Tony Scott s'est toujours différencier de son frère Ridley, pourtant son film et le dernier de Ridley en date à l'époque, "Blade Runner" partage le thème de vouloir vivre plus. Plutôt vieillot visuellement, "Les prédateurs" n'a rien perdu de sa puissance d'évocation.
Sur le papier réunir Deneuve /Bowie dans des rôles de vampires paraissait alléchant, mais il faut avouer que le premier film de Tony Scott connait pas mal de longueurs et le scénario comme les effets spéciaux ont pas mal vieilli rendant la fin burlesque . Cependant le début du film est magnifique avec notamment la scène où les trois acteurs interprètent le trio de piano de Shubert .
Splendide, esthétique à souhait, BO géniale, acteurs formidables, je pourrai continuer à flatter ce chef d'oeuvre sur des lignes et des lignes...à voir absolument. Tony Scott revisite ici le mythe du vampire comme personne ne l'avait encore fait, avec poésie, beauté, volupté.