Enquête policière dans une ville du Mississipi au début des années 60. La ségrégation fait rage tout comme l'essor du militantisme pour les droits civiques. C'est de ce racisme omniprésent et de cette confrontation entre des mondes différents (noirs/blancs, nord progressiste/sud conservateur) dont il est question dans "Mississipi Burning".
Alan Parker signe ici un très bon film dont certaines scènes ne peuvent que marquer le spectateur. Il est parfaitement assisté par le tandem Dafoe/Hackman.
Long métrage qui mérite d'être revisionné de temps en temps.
Un film très intéressant avec de bon acteurs et une très bon mise en scène, irréprochable, mais qui par son approche envoie de manière assez brève une fin qui méritait plus d'attention. Le sujet est très bien mis en avant. Mais cela ne sort pas de la constatation de faits horribles, le film manque d'une étincelle, il peine à décoller et à apporter une réelle réflexion sur la condition humaine, le racisme et le traitement que peut infliger un groupe d'individus sur d'autres êtres vivants, sur ses pairs.
Mississippi Burning est fasciné par les lynchages qu’il représente, au point que sa mise en scène s’y complaît : spoiler: plans esthétisés sur des barres à mine placées sous le feu des projecteurs des véhicules réunis, sur les croix en flammes qui se réfléchissent dans les verres de lunettes de l’agent Alan Ward, sur des vaches calcinées après un incendie criminel etc . Si le duo formé par Gene Hackman et Willem Defoe fonctionne bien, rejouant les codes du buddy movie appliqués au polar, il réduit les protagonistes noirs à l’état d’objets passifs, éléments d’un vaste paysage géopolitique au sein duquel les hommes blancs font appliquer la loi aux autres blancs, méchants cette fois. Le surgissement, au début d’une scène, d’un enfant noir exige celle d’une horde d’hommes venue le pour lui et sa famille ; les Noirs n’ont même pas de nom, que peu de temps d’écran ; leur tragédie devient un rouage scénaristique spoiler: qui conduira les enquêteurs blancs à la résolution de l’affaire … De façon volontaire ou non, Alan Parker radicalise les camps en présence et attise une haine tout aussi artificielle que nauséabonde : les gros plans sur le visage de sudistes, qui empruntent à la photographie de la Grande Dépression ainsi qu’à la démarche documentaire – par cette confrontation directe des locaux à la caméra –, laissent éclater une parole au racisme caricatural, qui ne rend compte d’aucune complexité humaine ; le montage nerveux se permet d’ailleurs d’isoler les propos xénophobes, sans restituer l’ampleur de la parole captée. En se plaçant du côté de la morale et de la justice, Mississippi Burning se vautre dans la violence et s’aveugle devant l’illusion rétrospective d’une Histoire déjà écrite.
Le film a 35 ans et pourtant il n'a vraiment pas du tout vieilli, certainement parce qu'il s'agit d'une histoire universelle, le racisme présent partout et qu'on arrive pas à combattre. Si ce film était tourné aujourd'hui on verrait sûrement plus les crimes, la violence serait montrée en gros plan et l'histoire d'amour du flic serait plus développée, mais je crois que justement le film gagne à être moins démonstratif sur ces plans là.
On se plonge dans les États-Unis des années 60, plus particulièrement dans l'État du Mississippi. Un État ou les noirs sont encore fortement discriminés. La disparition d'un groupe de militants donnera au duo Willem Dafoe et Gene Hackman l'enquête la plus importante de leur vie. Lorsque l'on sait que cette histoire est inspiré de faits réels, c'est d'autant plus prenant. Le duo est formidable, touchant et intrigant, le tout guidé par un scénario exemplaire. Et cette image lorsqu'ils sont devant cette croix enflammé.. magnifique ! Ce film m'a donné des frissons à plusieurs reprises. C'est une réussite.
Une intrigue intéressante témoignant de cette période de l’histoire honteuse et abjecte !! Ces horreurs ne sont pas si lointaines et même si c’est difficile à supporter comme récit, c’est un rappel sur ce que l’homme peut faire de pire avec une cruauté impensable.
Mais en opposition, il y a aussi ceux qui ont permi de le combattre et d’y mettre fin et de condamner ces infâmes bourreaux. Les comédiens sont excellents comme la mise en scène qui transpose bien cette ambiance épouvantable
Missisipi Burning, de Alan Parker, est un très bon film ; inspiré d'une histoire vraie ; sur le racisme. Le duo de policiers est impeccable : Willem Dafoe est excellent comme d'habitude, et Gene Hackman est brillant, il apporte une vraie dose de charisme et de sincérité à l'œuvre. Je pense que le film aurait gagné à mettre plus en avant leur relation, ainsi que leurs dissensions. Le reste du casting ; Brad Dourrif, France Mcdormand, Michel Rooker et R. Lee Hermey ; est très bon également. La mise en scène de Alan Parker est assez sobre, assez académique mais elle reste très plaisante. Le film nous plonge, et ce, dès le premier plan, dans un contexte de ségrégation, de Klu Klux Klan et de racisme ambiant. Il y a beaucoup de scènes affreuses, emplisent de cruauté et de haine, qui sont très dur à regarder tant elles sont réalistes. Mississippi Burning est avant tout un film sur la haine, le film nous montrant comment celle ci peut germer dans n'importe quel esprit humain et à n'importe quel âge. L'arrivée de ces deux agents du FBI dans un environnement raciste va provoquer de nombreuses étincelles. Un très bon film !
1964, trois jeunes militants pour les droits civils disparaissent mystérieusement au fins fond d’un état du Mississippi gangréné par la ségrégation raciale et le KKK. Deux agents du FBI débarquent sur place pour résoudre cette affaire. Bon là, c’est très américain, tous les oppose : l’un est une jeune recrue à la tête bien faite, l’autre est un agent plus expérimenté connaissant le terrain. Deux agents, deux méthodes ; cette opposition caricaturale permet quelques respirations au film via des parenthèses drôles. Mais on va surtout suivre l’enquête en environnement hostile et raciste ; une grande partie de cette communauté et plus largement le Sud des EU rejette la fin de la ségrégation ; la population noire a même fini par l’intégrer et l’accepter. Un film « grand studios US » comme à la belle époque ; le message est fort dans un film grand public accessible à tous. Alan Parker aux manettes ; Gene Hackman, Willem Dafoe et la débutante Frances Mc Dormand devant la caméra ; le combo est un sans-faute. Un bon film à voir en famille pour aborder le sujet. TOUT-UN-CIENMA.BLOGSPOT.COM
Film bourré de clichés. Les mechants blancs contre les gentils noirs. Portrait du trop parfait FBI et des mouvements extrémistes noirs des années 60 . Encore une fois parker se plonge dans sa lutte interminable contre la ségrégation. Le klan est bête à souhait et l'idiote de service n'est pas moins que la femme du shérif allumé. Le juge porte un regard presque sensé . Les acteurs sont excellents dans un film peu convaincant.
Le duo Gene Hackman - Willem Dafoe fonctionne très bien et les deux acteurs sont très bons. Avec un scénario simple, mais très efficace, la tension est de mise. Dans un état de Mississippi, dans les années 60, le racisme ordinaire est fort présent. Et cela se ressent, à travers la mise en scène, encore une fois, simple, mais efficace. Plus l'enquête de la police avance, plus la tension monte, plus le danger se fait ressentir.
Avec "Mississippi Burning", Alan Parker nous livre un très bon thriller dramatique. On y suit deux journalistes aux personnalités et méthodes radicalement différents, chargé d'enquêter sur une affaire de meurtre dans l'état du Mississippi au début des années 1960. Au fur et à mesure de leur enquête, les deux policiers dérangent dans un état gangréner par le racisme avec l'ombre toujours menaçante du Ku Klux Klan. Un film bouleversant pourvu d'un casting efficace (Hackman, Dafoe) dont les futurs Merle de Walking dead (Rooker) et Jigsaw de la série Saw (Tobin bells). L'ancêtre d'American History X en somme. enquête policière plus classique, avec toutefois ce discours ambigu .
résumer : 1964. Trois militants d’un comité de défense des droits civiques disparaissent mystérieusement dans l’État du Mississippi. Deux agents du FBI, Ward et Anderson, aux méthodes opposées mais complémentaires sont chargés de l’enquête. Très vite leurs investigations dérangent et des violences sur fond de racisme éclatent alors dans cette ville où le Ku Klux Klan attise les haines et la violence…
Vu sur 6ter il y a quelques semaines. Vraiment un bon film historique, très réaliste qui relate des thèmes ultra importants comme la ségrégation raciale. Ca m'a rappelé des cours d'histoire au lycée. Super jeu notamment de Gene Hackman, et un des premiers grands rôles de Frances McDormand qu'on ne présente plus. :)
Alan Parker (Midnight Express) livre un formidable plaidoyer contre le racisme aveugle et ses dérives meurtrières dans les états du Sud des USA dans les années 60. Willem Dafoe et Gene Hackman forment un duo stupéfiant de vérité. La réalisation est terriblement efficace et même si le film a plus de 30 ans, le sujet toujours aussi présent et le film se regarde sans décalage historique.
wow, quel chef d'oeuvre ! je l'avais vu à sa sortie au cinéma, et j'ai été ravie de le revoir hier soir, ce film a une force extraordinaire, comme tous les films d'Alan Parker, les acteurs sont époustouflants, surtout les méchants, mais Gene Hackman est impérial comme d'habitude, je trouve que c'est un des acteurs qui passent le plus rapidement de personnalité, sourire aimable et bon enfant au "coup de boule" en 5 minutes ! on est vraiment ravis que tout ce beau monde se soit retrouvé en tôle, parce que c'est pas gagné !