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noizet
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4,0
Publiée le 18 mars 2022
un film qui traite sans concession le problème du racisme ordinaire chez les suprêmacistes blancs. Il montre une image très réaliste des engrenages qui conduisent à cette haine aveugle, de gens qui se retranche derrière de soi-disants préceptesérigés par le même dieu que vénèrent ceux qu'ils assassinent. Même si c'est pour les besoins du scénario, la facilité avec laquelle les principaux suspects continuent à commettre leurs méfaits est assez peu crédible . Avec un peu de logique, on image plutôt qu'ils auraient dû être surveillés comme le lait sur le feu. la légéreté des peines infligées est choquante mais elle correspont certainement à un vérité de l'époque où l'on était encore plus indulgent pour les blancs que maintenant
Film cru et cash sur le racisme banal et violent des États-Unis des années 60. 2 agents du FBI qui tapent dans la fourmilière et font le ménage avec des méthodes différentes. Super jeux d'acteurs et BO entraînante
Film poignant où Alan Parker nous montre le racisme de manière horrible. L'histoire reste assez classique mais rythmée, accompagnée d'une mise en scène efficace. De plus le film est d'une force incroyable car il épargne personne, tout les protagonistes sont remplis de haine, personne est épargné . Au final nous avons un long métrage politique où la justice triomphe au détriment des méthodes douteuses du gouvernement Hoover et de la violence des membres du KKK. A noter que le duo "Dafoe" "Hackman" est très inspiré.
Mississippi Burning est un film vraiment exceptionnel ! Je peux seulement lui reprocher que la clôture de l'enquête est un peu expéditive selon moi, et que la mise en scène est très conventionnelle, ce qui rend le début du film pas des plus passionnants. Mais le film monte tellement en puissance tout du long qu'on finit complètement attrapé par le scénario, on ressent toute l'injustice que subissent les gens noirs. La force de Mississipi Burning, c'est que le cycle de la haine que décrivent les personnages finit par se produire sur le spectateur, tant on déteste tous ces blancs qui semblent intouchables et impunissables malgré leurs atrocités. Tout ceci rend le dénouement du film jouissif. Bref, un film vraiment passionnant (et avec une prestation XXL de Gene Hackman, Willem Dafoe et Frances McDormand!)
Gene Hackman, tellement saisissant. Un policier, drame parfaitement réalisé. L'horreur de la ségrégation tellement bien retranscrite. La bande son est également prenante. Ce film est à la fois touchant, et d'un réalisme !! Le scénario est sacrément bien ficelé. Revu après au moins 15 ans et ça valait le coup !! Nb : un episode de suits y fait référence !! Heureusement j'ai revu le film juste avant ^^
Sorti en 1988, "Mississippi Burning" intervient dans la meilleure période d'Alan Parker. Après s'être essayé au thriller surnaturel avec "Angel Heart", le cinéaste nous plonge au coeur du sud raciste en contant l'affaire sordide des meurtres de la Freedom Summer. Non seulement le contexte historique est poignant mais le long-métrage est une réussite totale sur le plan du rythme. On connaît pourtant les défaut d'Alan Parker, notamment sa tendance à être démonstratif et sortir les grands sabots. Le film n'y échappe pas mais il contient également d'autres scènes plus suggestives et bienvenues comme la traversée du fleuve par les agents du FBI en costards. Le duo d'agents est impeccable, surtout relevé par la prestation fantastique de Gene Hackman. Au final cela donne un polar très haletant, certainement l'un des meilleurs films de son auteur.
"Mississippi burning" était une grosse claque au moment de sa sortie et malgré plusieurs visions il reste parfait. C'est sans aucun doute l'un des meilleurs films sur le KKK et plus largement sur le racisme, c'est une plongée sans concession dans ce qu'étaient les USA dans les années soixante (et sans doute ce qu'elles sont encore aujourd'hui même si les choses sont moins criantes). Le film est particulièrement bien rythmé et on ne s'ennuie jamais à suivre l'enquête ponctuée de scènes très fortes, la réalisation d'Alan Parker est encore excellente avec une utilisation parfaite de la musique (l'introduction est remarquable) et tous les acteurs sont superbes.
Mississipi Burning est une vraie réussite. Les acteurs sont très bons et les personnages sont tous différents et bien écrits. Un sujet toujours très intéressant, à la fin du film je ne comprends pas comment une telle haine est-elle possible. Le contraste entre les deux enquêteurs rajoute une touche d'humour très bien dosé. A voir absolument !!
Un chef d'œuvre. Sceptique au début mais plus on avance, plus on plonge ds l'Amérique profonde raciste du sud,et plus on est convaincu de la mise en scène ultra réaliste de l'ère droit civique. Un film sans concession qui n'use pas de la violence où de la pleurniche à outrance. Mais lorsqu'elles sont (rarement?) utilisées, c'est monstrueux d'efficacité,à l'instar de la seule musique du film qui revient en boucle, oppressante et lourde comme le poids de cette époque. Effet coup de pompe assurée! Bref. GRAND!
Un film d'un réalisme saisissant, quasi documentaire, qui nage en plein dans la haine raciale, le kkk et tout ce qui gangrène l'Amérique profonde. L'intrigue est passionnante, sans temps mort, les discours prosélytes trouvent aujourd'hui une terrible résonance, ce qui rend le film encore plus intense et les acteurs sont incroyables.
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4,0
Publiée le 20 avril 2021
Deux agents du FBI se rendent au Mississippi en 1964 pour enquêter sur la disparition de trois militants noirs des droits civiques. Basé sur des événements réels ce film est un drame passionnant sur l'un des chapitres les plus explosifs de l'histoire américaine. Hackman est formidable dans le rôle d'un agent qui ne tolère pas le racisme mais qui comprend la culture de la haine ayant lui-même grandi dans le Sud. Dafoe est tout aussi bon dans le rôle d'un jeune agent qui a du mal à concilier ses vues idéalistes sur la justice avec la réalité à laquelle il est confronté. McDormand est également excellente dans le rôle de la bonne épouse d'un shérif local. Parker utilise judicieusement une approche documentaire pour insuffler aux événements un réel sentiment d'authenticité...
Killing in the name. Alan Parker est un touche à tout. De ce fait, comme un certain Spielberg dont il est contemporain, il sait tout filmer grâce à un style classique parfaitement maîtrisé. En voici encore la preuve. Mississipi Burning est librement inspiré d’évènements réels qui se sont passés en 1964. Au départ, trois jeunes militants des droits civiques disparaissent dans une bourgade du Mississipi. Les affaires de disparitions étant le lot du FBI, deux agents sont dépêchés sur place pour tirer ça au clair et d’une certaine manière représenter l’autorité fédérale et le progrès. Face à eux, le Klan, le pouvoir politique local, la police et une bonne part de la population. Première des réussites, la séquence introductive nous mène directement au cœur du sujet et cette tension palpable dès les premières secondes ne nous quittera plus deux heures durant. L’autre réussite tient à l’écriture des personnages. Ils sont vraiment bien caractérisés et parfaitement identifiables tout en ayant une certaine profondeur qui permet de sortir d’une logique manichéenne stricte (encore que … on sait qu’en vérité, le FBI n’a pas été très clean dans cette histoire). Le film expose à merveille les enjeux de cette affaire. Quid de la démocratie quand celle-ci sert à brimer une population ou quand elle vient des hautes sphères conspuées par les locaux ? Dans quelle mesure une société peut-elle changer d’elle-même ou a-t-elle besoin d’un déclencheur extérieur ? Ce qui est fascinant (ou consternant) c’est de voir à quel point le discours des locaux de 1964 tel qu’il est reproduit en 1988 correspond au discours du trumpiste de 2020. Du grand complot judéo-bolchévique au refus du métissage, tout y est. On se dit que les USA n’en finissent pas de payer leur histoire. On se dit aussi que décidément, le cinéma américain (même si Parker est anglais) sait appuyer là où ça fait mal et sait regarder en face les démons du passé. La France est bien loin d’une telle réflexion et on sait qu’une telle production finirait en débat Zémour/Morano. Au delà de la richesse thématique du film, il y a une mise en scène riche qui nous propose le meilleur du classicisme hollywoodien. Sans bravoure, le récit est d’une fluidité exemplaire et le rythme est parfait tout du long. Sans emphase stylistique, la part belle est laissée aux interprètes, Gene Hackman en tête. Sans négligence visuelle, l’image est solide et la photo est parfaite. On tient donc là un grand film de son temps qui n’a pas pris une ride et qui résonne aujourd’hui toujours aussi bien. A voir ou à revoir.
Une enquête policière en 1964 dans l'état sudiste du Mississipi gangréné par le racisme et où un Ku Klux Klan implanté dans toutes les couches de la population impose la discrimination par la terreur. Willem Dafoe, le yankee du FBI et son acolyte Gene Hackman, dans le rôle du vieux loup connaissant les mentalités locales, viennent se confronter aux autochtones qui font corps et s'obstinent dans leurs croyances totalitaires. L'intrigue de ce thriller sous fond de ségrégation et de lutte pour les droits civiques nous tient en haleine. Une étoile dans la filmographie d'Alan Parker.
J’ai revu dans une version restaurée « Mississipi burning » d’Alan Parker sorti en 1989. J’avais oublié l’opposition parfois très frontale entre les 2 enquêteurs : celui du cru au courant de pas mal de choses et aux méthodes parfois singulières mais efficaces, et l’envoyé du FBI qui suit la « procédure » à grands renforts d’autres collègues et même de la Marine. J’avais également oublié le rôle clef de la femme de l’adjoint du shérif. Ce film relate des événements survenus en 1964 soit 4 ans avant l’assassinat de Martin Luther King, et curieusement à la fin du film il est dit qu’il est basé sur des événements réels mais avec des personnages de fiction… qui n’écoperont finalement que de 10 ans de prison au plus. La dernière image est pour ma part ambiguë avec cette stèle commémorative mais décapitée. Un film très fort sur le racisme des américains du sud qui se proclament garants de la « tradition chrétienne anglo-saxonne » !
Une enquête révélatrice de la pensée sudiste extrémiste au temps du Ku Klux Klan emmenée par un solide duo d'acteurs jouant avec intelligence, Willem Dafoe le tatillon technocrate ambitieux, Gene Hackman le sensible roué autochtone, mais tous deux animés d'idéaux avec lesquels ils se démènent. Dénonçant heureusement par l'image plus que par le discours cette haine de l'ignorance et du dépit, Alan Parker adopte une mise en scène très classique ainsi qu'un rythme qui décidément empêchent ses films d'atteindre l'excellence par un déroulé assez lancinant voire ronronnant et une absence d'émotion, la révolte étant illustrée, non ressentie. Un film utile d'un point de vue historique, moins d'un cinéphilique.