Mississippi Burning
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 octobre 2018
Inspiré de faits réel en 1964, la disparition de trois militants antiségrégationnistes retrouvés assassinés par des membres du Ku Klux Klan dans un ville du sud des États-Unis va donner du fil à retordre à nos deux enquêteurs du FBI.
Très vite leurs arrivés dérangent et l'affaire semble mystérieuse, nos deux enquêteurs vont découvrir les violences faites aux communautés noires.
Après Midnight Express et Birdy, deux grands succès, Parker réalise ici Mississippi Burning, un bon film policier avec des scènes violentes mais très réalistes. Les acteurs sont bons et intéressants avec la prestation de Willem Dafoe et Gene Hackman formant un duo remarquable.
Alan Parker signe une œuvre de qualité, esthétique, avec une belle musique malgré une tension assez inégale et quelques clichés présents avec une division du bien et du mal un peu trop insistante de la communauté blanche et noir.
Une ambiance lourdes, des images violentes et un climat d'insécurité bien présent dans ce film peu connus de Parker. Il ne laisse personne indifférent et reste d'actualité
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2018
"Mississippi burning" : un film qui a obtenu un assez joli succès commercial malgré le choc qu’il provoque. 34 millions de dollars aux Etats-Unis (pour un budget de 15 millions), et pas tout à fait 700 000 entrées en France. Alors la question se pose : en cette année 88 (89 pour la France), le public était-il prêt à voir cela ? A cela, deux réponses possibles. On pourrait dire non, car les mentalités n’étaient pas encore forcément prêtes (surtout aux States). Mais on pourrait dire oui, dans le sens que (ce n’est qu’une supposition bien entendu) ce film a contribué à faire évoluer ces mêmes mentalités, porté il est vrai par la reconnaissance des hautes instances du cinéma avec pas moins de sept nominations aux Oscars. "Mississippi burning" serait-il alors sorti en avance sur son temps ? Ma foi, tout dépend du point de vue sur lequel on se place. Le fait est qu’aujourd’hui, "Mississippi burning" est un grand classique incontournable du cinéma, mettant en scène un duo inédit avec l’inévitable Gene Hackman, et Willem Dafoe qui fait ici plus jeune que son âge. Et puis "Mississippi burning", c’est aussi un titre très évocateur sur ce que le spectateur va voir. Et sans attendre, celui-ci est cueilli à froid par une succession d’images, présentant le contexte aux allures de guérilla, des images seulement accompagnées d’un chant en gospel empli de tristesse et de douleur, voire même de résignation bref, tout ce qui vous fait hérisser le poil sur les plus beaux chants du genre. Direction est prise sur le Mississippi, cet état américain où la communauté noire était la plus importante, grand fief emblématique des champs de coton et pour ainsi dire quartier général de la ségrégation raciale. Un soir, alors qu’il fait nuit noire (sans jeu de mots), un véhicule occupé par des jeunes se fait prendre en chasse par d’autres véhicules tous feux éteints. Déjà, la tension s’installe, vous enveloppant à bras le corps pour ne plus vous lâcher jusqu’à la fin, plongés au beau milieu des années 60 (1964 pour être plus précis) sans aucune difficulté par l’image, les véhicules, avant que les décors ne finissent plus tard de compléter le tableau. Sans même voir comment cette première scène se termine, on sait ce qu’il advient et dès lors le choc, la honte provoquée par cette sauvagerie humaine submergent tout votre être. Cette affaire, malheureusement anodine au sein de cet état, l’est moins par la personnalité des personnages. C’est d’ailleurs ce qui provoque l’entrée en scène du tandem cité plus haut. En agents du F.B.I., le duo débarque à Jessup County, une petite bourgade fictive inspirée du lieu où les faits se sont réellement produits. Clairement, les deux agents ne sont pas les bienvenus, bénéficiant d’un accueil inhospitalier trahi par les regards en chien de faïence, les silences révélateurs, et l’évidente mauvaise volonté de la police locale. Rapidement se dessine un affrontement qui promet d’être intense. Et assurément il va l’être, alimenté par les fortes têtes pas du tout rangées du côté de la cause des noirs, par des témoignages poignants (en particulier de la communauté noire opprimée), des propos choquants (venant principalement de la population blanche), des pressions, des intimidations (pour ne pas dire menaces), des regards emplis de défiance pour les uns et de défis pour les autres, et animée par les exactions du K.K.K. (Klu Klux Klan) défini comme « plus fort en lynchage qu’en chansonnette », apportant par la même occasion chez le spectateur le plaisir jouissif de voir cette congrégation se faire égratigner. Mais cet affrontement est alimenté par les violences qui n’épargnent personne : hommes, femmes et enfants, personne n’échappe pas à la bêtise humaine. Enfin quand je dis « bêtise humaine », cela va au-delà de ça. Il serait plus opportun de parler de sauvagerie humaine. De bestialité. Et encore, je trouve que les mots ne sont pas suffisamment forts. La quasi intégralité du film se déroule quasiment sans support musical. Mais lorsque la musique intervient, c’est toujours quand il faut et selon un thème tout à fait adapté. Dans tous les cas, elle suffit à elle seule à appuyer le propos et y donner toute l’importance et la gravité qu’il mérite. Le rythme est parfaitement maîtrisé, et reflète parfaitement l’immense difficulté d’une enquête dans un endroit où les étrangers ne sont pas les bienvenus, simplement parce qu’ils sont susceptibles d’aller fourrer leur nez là où il ne faut pas, surtout dans une bourgade où on élimine le problème intra-muros, en catimini et où la règle d'or est le silence. Outre la qualité indéniable de la mise en scène, du montage, du rythme et de l’accompagnement musical (signé Trevor Jones), le film ne serait pas ce qu’il est sans l’interprétation monumentale de tous les acteurs. Oui, j’ai bien dit de tous. Certes Gene Hackman et Willem Dafoe sont sur le devant de la scène et se complètent à merveille dans deux styles très différents (vous comprendrez en voyant ce film mais disons que l’un est de la vieille école tandis que l’autre est plus… est plus… on va dire moderne), ce qui apporte un savoureux contraste entre les deux hommes, et pas seulement à cause de leur âge. Mais que dire de cet ensemble de comédiens noirs, y compris ceux qui ont les plus petits rôles ? Quand ils se font interroger (ça fait d’ailleurs penser aux reportages tournés dans un pays en proie au chaos), on voit clairement dans leur comportement, dans leur regard qu’ils sont terrorisés, résignés, et qu’ils hésitent à dire quoi que ce soit à cause de très probables représailles. Pour d’autres, ce sont des regards de défiance, où on se jauge pour savoir si la confiance est de mise ou pas. Et que dire de ces comédiens d’un jour (ou plus, je ne sais pas) qui, au gré d'à peine quelques secondes, apportent des propos le plus souvent choquants sur la condition des noirs ? Et que dire sur cette kyrielle de seconds rôles, alors pour la plupart au début de leur carrière et devenus pour certains d’entre eux de grands noms du cinéma ? Je pense bien évidemment à Frances McDormand, remarquée quatre ans plus tôt chez les frères Coen, à Tobin Bell qui faisait là sa première apparition à l’écran, à Michael Rooker et à Pruitt Taylor Vince respectivement sur le circuit du 7ème art depuis seulement deux ans et un an (selon les données d’Allociné), et enfin Brad Dourif remarqué sur le tournage de "Vol au-dessus d’un nid de coucou". Non franchement, c’est toute la distribution qui est à saluer. Et quand tout est parfait, il n’y a plus qu’à laisser parler la photographie, laquelle fut récompensée lors de la 61ème édition des Oscars (1989). Il en reste aujourd’hui des images cultes, telles que le mot « freedom », ou le dernier plan s’attardant sur une pierre tombale écrite de seulement deux petits mots, mais deux petits mots qui veulent dire beaucoup : « not forgotten ». Ah ça, je ne suis pas prêt d’oublier ce film, où mon sentiment a trouvé son écho dans les paroles du pasteur : « je vous le dis, je suis accablé ». Oui accablé par ce que j’ai vu. Accablé par ce dont est capable l’être humain. Accablé par la culture de la haine. Accablé par l’appel à la haine. Accablé par la peur viscérale des noirs. Accablé par cette violence gratuite. Accablé par la politique de l’autruche de certains. Et vous non plus ne serez pas prêt d’oublier. Parce que ce film est choquant par des séquences dures, dont certaines sont dans la suggestion. Parce que vous allez vibrer autant que les deux agents, au bord de sombrer dans la folie alors que l’enquête piétine et que les violences se multiplient. Tout simplement parce que vous allez adhérer à la même cause. Et puis parce que les bonnes questions sont également posées, du style « d’où vient-elle cette haine ? » Ah ça, si on le savait, on en serait sûrement venu à bout, parce que quoi qu’on en dise, la haine raciale continue encore aujourd’hui… D’une manière différente, mais elle court toujours…
Patrick
Patrick

9 abonnés 79 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mai 2018
Ce film fait partie des films cultes, qu'on se surprend à visionner encore et encore, notamment lorsque l'on tombe dessus par hasard un soir où la télé se contente d'encaisser la redevance sans faire l'effort de proposer un film récent .

Ce film vous prend, et ne vous repose qu'à la fin. Après vous avoir secoué tout le long.
Des acteurs exceptionnels, et un doublage français excellent. L'acteur qui double Gene Hackman - je pense qu'il s'agit de Jacques Richard ) , est vraiment parfait .
Et en même temps, tout est " simple " dans ce film. Et c'est un peu ce qui fait peur. Car oui, ce film fait froid dans le dos. Sans jamais en faire trop, mais avec un rythme soutenu.
Un chef d’œuvre incontournable des années 80....
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2018
Un très bon film sur le racisme. William Dafoe incarne Alan Ward , un agent du FBI contre des criminels notoires.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2018
Avec Mississippi Burning, Alan Parker ne fait pas un banal film sur le racisme mais une oeuvre forte qui ne fait pas dans l'écueil. Si on peut regretter le fait que les enquêteurs sont effectivement les protagonistes (la réalité des faits sur l'enquête des meurtres relatés ayant largement démontrés les pratiques douteuses dont se sont servit les forces de l'ordre dans sa résolution), Alan Parker équilibre ce point par ses deux personnages principaux, d'un côté Willem Dafoe en figure de chef déterminé à résoudre les problèmes civiques éthiquement mais se justifiant derrière ces mêmes boniments pour ne pas porter la responsabilité des dommages collatéraux (il se révélera plus en retrait), et de l'autre Gene Hackman en agent plus ambigu et moins illusionné sur la ségrégation mais plus apte à résoudre le crime par des moyens peu scrupuleux qu'à lui trouver une résolution qui amènerait à d'autres conséquences. Le film échappe aux bourrage de crâne inutile en représentant l'escalade de violence raciste pas seulement comme une chose à combattre à tout prix mais comme un aveuglement (les interviews des badauds parlant plus par manque de connaissance que par véritable haine), les habitants du Sud se défendant eux-même comme victimes des préjugés par le reste des Etats-Unis et les agents du FBI se servant fatalement du même système de haine pour faire capoter les relations du ku klux klan. Si on nous montre un combat face au racisme entre blancs et noirs, Parker montrer au contraire avec Mississippi Burning un équilibre imparfait entre la défense des valeurs civiques et les droits moraux, un monde compliqué et nuancé, ni blanc ni noir mais gris en somme.
HamsterPsycho
HamsterPsycho

147 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2018
L'autre chef-d'oeuvre d'Alan Parker avec Midnight Express, oeuvre engagée et qui malheureusement trouve toujours écho quelle que soit l'époque. Les deux conceptions de la justice de Gene Hackman et Willem Dafoe s'affrontent mais aussi se complètent, faisant ressortir tout ce qu'il y a voir de violence, éthique, philosophie de la vie en communauté etc. Un film qui donne à réfléchir.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2018
Un film-témoignage qui a l’air de commencer comme une comédie presque banale. Le jeune et le vétéran mais le sujet devient énormément puissant au fil du récit et dur. La vérité se cache pour des raisons peu avouables.
thrashiffanneau
thrashiffanneau

22 abonnés 214 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2018
Comment ne pas rester insensible face à ce film ? Alan Parker retranscrit certaines horreurs commises par le KKK dans les années 60, qui offre une réelle prise de conscience sur la ségrégation raciale, le film tourne ici autour d’une enquête sur la disparition de trois militants pour l’égalité entre noirs et blancs, cette enquête est véritablement prenante et nous offre 2 heures de pur suspens insoutenable !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2017
Film d'une redoutable efficacité, "Mississippi Burning" dresse un constat lucide sur les actes racistes du Ku Klux Klan dans les années 60 au sud des Etats-Unis. Sans être dépourvu de manichéisme, notamment dans le casting où les hommes cagoulés sont forcément joués par des brutes épaisses et les flics sont plus raffinés, le film parvient avec réalisme à montrer en quoi les meurtres perpétrés sont légitimés par la loi d'un Etat. Alan Parker pointe les limites d'un système fédéral où le pays ne peut rien ou presque contre l'autorité interne du Mississippi, qui ne condamne d'ailleurs pas les membres du KKK. Pour échapper aux sanctions et sauvegarder leur crédibilité, ces bouseux qui ne sont pas sans rappeler les votants d'extrême-droite ayant permis l'accession de Trump au pouvoir font passer leurs réunions sectaires pour des meetings politiques, preuve que la démagogie est une arme solide, voire infaillible. Si la condamnation finit par advenir, son motif n'est pas celui du meurtre mais bien celui de la violation des droits civiques, preuve que la ruse – incarnée par le personnage de Gene Hackman – reste le seul moyen pour venir à bout de la haine.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2017
Ce Drame met au jour la culture du racisme dans le sud des États Unis durant et avant les années 60. Un sujet délicat magistralement traité par Alan Parker. Il réalise un film violent avec des images et des dialogues forts.
Outre sa superbe photographie à juste titre Oscarisée, la qualité de ce film vaut aussi par son casting grandiose. Récompensé à Berlin par un premier prix d'interprétation, Gene Hackman est comme a son habitude époustouflant d'efficacité. Il forme avec Willem Dafoe un duo de choc et de grand talent. A l'affiche également, la très émouvante Frances McDormand et Brad Dourif forment un couple des plus charismatique.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2019
Une mise en scène ferme, des images fortes pour un grand film sombre et dramatique. S’emparant d’un fait réel, Alan Parker condamne la haine raciale, l’oppression et les agissements dégueulasses du Ku Klux Klan. Dans le rôle des deux agents du FBI dont l’enquête sur la disparition de 3 membres des droits civiques en juin 1964 va enflammer une bourgade du Mississippi, Willem Dafoe et Gene Hackman font parler leur talent dans ce duo qui fonctionne plutôt bien. Poignant.
On regarde quoi ce soir ?
On regarde quoi ce soir ?

61 abonnés 868 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2017
Un film poignant avec de nombreuses scènes bouleversantes spoiler: (l'enfant noir qui décroche son père pendu devant son étable en feu)
. Les acteurs sont prodigieux, les discours (que ce soit de haine ou d'espoir) marquants. La musique est à propos, la réalisation brillante. Un grand film !
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2017
"Mississippi burning" relate une enquête policière menée par des agents du FBI pour élucider des disparitions dans l’État du Mississippi. Cette enquête se confrontera à la scandaleuse condition des noirs dans cet État, l'un des État les plus hostiles à l'égard de cette communauté dans les années 1960 où régnait le Ku Klux Klan. En témoigne la puissante première image du long-métrage, ce Mississippi d'antan en prendra pour son grade face à cette histoire vraie décrivant à juste titre cette société raciste gouvernée par des autorités locales scandaleusement radicales. Gene Hackman & Willem Dafoe forme un duo de qualité sans pour autant le propulser au rang de duo mémorable du cinéma, et Michael Rooker trouve une fois de plus un joli rôle de salopard (depuis son premier film "Henry : portrait d'un serial killer", l'acteur sera définitivement rangé dans la catégorie des détraqués malsains). Un sujet fort et véridique, une mise en scène d'Alan Parker relativement simple mais proposant néanmoins certains plans de qualité, "Mississipi burning" s'en sort bien dans ce registre même si l'on regrettera l'absence de scènes chocs afin de rester en mémoire. En effet, la mise en scène n'égalera pas la puissance de son scénario.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2017
Nombre de films parlent de la ségrégation mais Mississippi burning le fait habilement sans manichéisme. Le film se révèle intense et émouvant, aidé par de bons acteurs en particulier Gene Hackman. L'acteur joue ici un agent du FBI originaire du Mississippi qui fait équipe avec un jeune agent qui ignore tout de la vie dans le sud des Etats-Unis. Cette opposition entre les deux personnages permet au film de soulever plein de problématique sur le racisme et d'opposer deux visions différentes, l'une idéaliste et l'autre plus pragmatique. Certaines séquences sont très marquantes et Alan Parker est très à l'aise dès qu'il s'agit de faire monter le suspense dans son film. Le contenu global est très réussi avec un film qui mêle émotion, suspense et intelligence.
Anthéa Q.
Anthéa Q.

17 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2017
Dépeint une période sombre des Etats-Unis, que je me rends compte mal connaître. C'est assez dur à regarder, et révoltant. Les agents du FBI essaient de nouvelles méthodes pour essayer de piéger les membres du Ku Klux Klan. Quelques longueurs au milieu.
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