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L'Ange ivre
note moyenne
4,0
180 notes dont 21 critiques
33% (7 critiques)
38% (8 critiques)
19% (4 critiques)
5% (1 critique)
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Votre avis sur L'Ange ivre ?

21 critiques spectateurs

Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

Suivre son activité 201 abonnés Lire ses 1 286 critiques

3,0
Publiée le 13/03/2014
En réunissant deux de ses acteurs fétiches (Mifune et Shimura), Kurosawa réalise un beau film sur l'évolution d'un rapport entre un médecin alcoolique et un mafieux tuberculeux. Les scènes entre ces deux immenses comédiens sont d'ailleurs très réussies, avec un mélange d'hostilité et de tendresse pour le moins subtil. Mais le film s'attarde aussi sur une partie mafieuse peu intéressante, car celle-ci propose des personnages à l'envergure pas très imposante et un enjeu relativement faible. "L'Ange ivre" possède donc une intensité dramatique de qualité, des passages particulièrement émouvants, mais fait certains choix scénaristiques peu convaincants. Un bon Kurosawa, mais qui ne fait pas partie des meilleurs.
Stanley Dalkowsky
Stanley Dalkowsky

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5,0
Publiée le 19/04/2011
Akira Kurosawa a encore fait un chef d'œuvre ?! Non, impossible ?! Étonnant ! Bref arrêtons l'ironie et autres formules sarcastiques pour le moment. Dans sa traversé humaniste et donneur de leçons Kurosawa pose et impose par son réalisme son talent narrative. Ce film schématise pour la première fois la rencontre Toshiro Mifune/A.K. Nous observons pour les kurosaistes (kurosaiste ? Et pourquoi pas ?) toujours aussi bien le remarquable jeu d'acteur de Toshiro Mifune par son caractère de brute ainsi que celui de Takashi Shimura surprenant par son personnage aussi habitué de Kurosawa. Ce film dresse le portrait d'homme aux caractères forts, décrit la crainte de la mort, toujours aussi bien l'hypocrisie autant chez les yakusas que chez ce médecin qui se vante d'envoyer dans l'au-delà ses patients. Les métaphores visuelles emplissant le film et la musique somptueuse de Fumio Hayasaka fidèle d'Akira, les cadrages magnifiques nous laisse perplexe devant ceux ci. Film culte à voir ! (comme tous les (Akira) Kurosawa)
cylon86
cylon86

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5,0
Publiée le 02/12/2010
Kurosawa signe là un film plein d'humanité et de mélancolie au scénario merveilleusement bien écrit. Takashi Shimura et Toshirô Mifune sont excellents avec une préférence pour Mifune dont le regard suffit pour comprendre sa tristesse. La mise en scène est très soignée.
Nas R
Nas R

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0,5
Publiée le 08/08/2018
film ultra reac. même dans le japon des années 40 et son environnement si hostile à l'émancipation des jeunes il y eut encore des " artistes" pour prodiguer les leçons de maintien du pouvoir.
Yves G.
Yves G.

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3,5
Publiée le 22/09/2018
Le docteur Sanada (Takashi Shimura) a installé son cabinet dans un quartier pauvre de Tokyo au bord d'une mare pestilentielle. Il cache derrière une approche revêche un grand cœur. Il soigne tous les malades, même ceux qui ne peuvent le payer. Aussi accepte-t-il de retirer la balle que Matsunaga (Toshiro Mifune) un yakuza patibulaire, a reçue dans la main. À l'occasion de cette consultation, le docteur diagnostique une tuberculose. Il ordonne à son patient de se soigner en évitant l'alcool et les femmes. Mais l’orgueilleux Matsunaga n'en fait qu'à sa tête au risque de s'affaiblir rapidement. Sa santé déclinant, son autorité dans le quartier où il faisait régner la peur s'affaiblit. D'autant qu'un ancien caïd, récemment libéré de prison, y refait son apparition. Kurosawa est peut-être le plus grand réalisateur japonais du vingtième siècle, si tant est que ces hit-parades aient un sens. Deux veines coexistent dans son œuvre. La plus connue, la plus tardive aussi, est celle des films de sabre chanbara : "Rashomon", "Les sept samouraïs", "Le Château de l'araignée", "Kagemusha", "Ran"... Le second a pour cadre le Japon contemporain et pour inspiration le cinéma néo-réaliste italien et le film noir américain : "Chien enragé", "Vivre", "Dodes'kaden"... "L'Ange ivre" participe clairement de cette seconde veine. C'est le septième film de Kurosawa, le premier dont il a l'entière maîtrise, celui qui le fait accéder à la célébrité, un an avant "Rashomon". "L'Ange ivre" est construit autour de deux personnages. Le rôle principal est celui du médecin alcoolique, qui consacre sa vie à soigner la douleur des autres. Le docteur Sanada est un véritable saint laïc, un Juste comme John Ford et Clint Eastwood aiment à les peindre, sans rien cacher de leurs tares. Sa figure se retrouve dans "Vivre" et dans "Barberousse". Mais la vedette lui est volée par Matsunaga. Le rôle est interprété par Toshiro Mifune dont c'est la première collaboration avec Kurosawa. Ils tourneront ensemble seize films qui sont autant de chefs d’œuvre. Mifune est encore si jeune qu'on peine à reconnaître les traits de l'un des acteurs japonais les plus célèbres du siècle. Mais déjà, il dégage un magnétisme à nul autre pareil. Son rôle était plus réduit au scénario. Mais sa force d'interprétation a convaincu Kurosawa de l'étoffer en cours de tournage. Un duo d'anthologie était né...
Antoine D.
Antoine D.

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4,5
Publiée le 25/05/2018
Un soir, un médecin soigne un yakuza et découvre qu’il est atteint de la tuberculose. Mais le jeune homme n’accepte pas la maladie et refuse de se soigner, le médecin quant à lui s’attache au jeune homme et veut le soigner. C’est le septième film de Kurosawa et la première d’une longue collaboration avec Toshiro Mifune jusqu’à Barberousse. Le grand thème du film est bien évidemment la relation maître-disciple. Dans sa mise en scène, le cinéaste s’inspire du cinéma expressionniste allemand des années 20 avec des lignes obliques et des contre plongées sublimes. Kurosawa montre le peuple japonais à l’ère Meiji qui était censé apporter la paix mais qui a apporté surtout la guerre et la destruction du peuple japonais. Il met en scène la montée en puissance des yakuzas qui prennent le contrôle du marché noir, Kurosawa pose donc la question de sauver ses ennemis.
maxime ...
maxime ...

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4,5
Publiée le 08/04/2018
7 avril 2018, Date de ma première rencontre avec le cinéma de Akira Kurosawa ! Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, j'ai laissé couler, le résultat m'a ébloui ! Il y'a des films que je découvre à la volée et qui me marque de façon indélébile, j'ai en tête Boulevard du Crépuscule de Billy Wilder ou bien encore Une Journée Particulière d'Ettore Scola et dorénavant L'ange Ivre de ce même Kurosawa. Une magnifique histoire, une étincelante mise en scène et un jeu d'acteurs prodigieux. Critique un peu pompeuse donc, je vais m'en tenir là du même coup ...
raphaelK
raphaelK

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5,0
Publiée le 30/11/2017
Sans même que l’on s’en rende compte, Kurosawa nous a emmené sur des territoires émotionnels et intellectuels variés, et pourtant sans jamais rien forcer, sans jamais rien appuyer. sublime.
Benjamin A
Benjamin A

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4,0
Publiée le 20/05/2017
Avec son huitième long-métrage L'Ange Ivre, Akira Kurosawa nous fait suivre une étroite rencontre puis relation entre un médecin alcoolique et un gangster blessé qui va apprendre qu'il est atteint de la tuberculose. En profitant du relatif relâchement de la censure des années d'après-guerre (c'est selon lui le premier film où il se sent libéré de toute contrainte extérieure), Akira Kurosawa dépeint avec L'Ange Ivre l'univers des yakuzas. Il met en scène une rencontre surprenante entre un médecin alcoolique au grand cœur et un gangster malade, sachant en faire ressortir les intérêts mais aussi les sensations et la richesse. Règlement de compte avec la pègre qui a prospéré dans un Tokyo ravagé, L'Ange Ivre traite avec intelligence de thématiques telles que la crainte de la mort, la fraternité ou l'hypocrisie que l'on retrouve dans tous les personnages. Kurosawa se montre assez dur avec la nature humaine mais fait aussi preuve d'un véritable et profond humanisme dans le traitement des enjeux et personnages, tandis qu'il démontre ses qualités de cinéastes en sachant les rendre intéressants, ambigus voire même attachants. L'oeuvre est d'une grande richesse tandis que le futur metteur en scène d'Entre le ciel et l'enfer sait se montrer violent et cru, mais sans aucun excès et toujours avec justesse, faisant notamment ressortir les sensations des protagonistes et de son récit. Les métaphores visuelles sont souvent délicieuses, tout comme ses plans et mouvements de caméra tandis que pour sa première collaboration avec Toshiro Mifune, ce dernier se montre remarquable, sachant transmettre la tristesse et l'émotion par un simple regard, formant un brillant duo avec Takashi Shimura. Alors que la maladie sera le combat le plus compliqué d'un Yakuza, Akira Kurosawa propose une plongée dans l'enfer de la mafia japonaise à travers une relation ambiguë entre un des membres et un médecin, traitée avec humanisme, violence, sensation et surtout un immense talent.
weihnachtsmann
weihnachtsmann

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4,0
Publiée le 01/02/2017
Le médecin rustre et bougon se prend d'affection pour le yakuza en le traitant comme son fils. C'est aussi une forme de dénonciation de la violence ordinaire: la maladie c'est justement cette vermine qui est en lui et dont seule une personne extérieure peut le délivrer. Même si le combat est vain, la reconnaissance est là heureusement mais le médecin a donné de sa personne pour y arriver. J'aime aussi cette tendresse musicale qui ponctue les sentiments intérieurs. Très bien.
Attila de Blois
Attila de Blois

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3,5
Publiée le 29/12/2015
Akira Kurosawa profite ici du relachement relatif de la censure des années d'après-guerre pour dépeindre l'univers des yakuzas, la mafia japonaise. D'emblée, le film est dominé par l'excellence du tandem Toshiro Mifune/Takashi Shimura. Chacun des personnages qu'ils incernanent est touchant à sa manière et démontre, si besoin en était, la complexité de l'être humain. Le scénario est solide et l'on ressent, dans l'ambiance qui s'en dégage, une inspiration du film noir américain. Du côté de la réalisation, le cinéaste japonais ferra mieux quelques années plus tard mais nous livre néanmoins un long métrage de qualité.
Septième Sens
Septième Sens

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4,0
Publiée le 28/10/2015
L’année 1948 marque un tournant décisif pour le cinéma japonais, car elle voit naître la collaboration de deux géants du cinéma nippon : le réalisateur Akira Kurosawa et l’acteur Toshiro Mifune. Ensemble, ils ont engendré quatorze longs-métrages. Tous différents, tous uniques. L’ange ivre nous narre la rencontre d’un médecin alcoolique et d’un yakuza atteint de la tuberculose. La chaleur est presque insoutenable et les moustiques omniprésents. Tous les personnages de Kurosawa ne cessent de s’éponger le front dans un climat tendu. A travers sa filmographie, une ambiance étouffante est souvent de mise, synonyme de malaise dans la société japonaise. Mais le comique de situation que le cinéaste insuffle dans chacune de ses scènes donne à son film un air tragi-burlesque fascinant. En confrontant un médecin humaniste et un gangster désabusé, l’auteur créé un duo novateur et authentique. Leurs joutes verbales, aboutissant toujours sur des échecs, traduisent les désillusions d’une nation qui vient d’essuyer une terrible défaite trois ans plus tôt. Mais la poésie inhérente à l’art de Kurosawa imprime la pellicule par divers procédés. Ici, l’air de guitare joué à chaque fin de journée. Là, l’espoir d’un avenir meilleur qui se dessine à travers les yeux d’une jeune fille.
Plume231
Plume231

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3,0
Publiée le 20/12/2012
On est en plein dans la veine "film noir inspiré du cinéma américain avec une bonne dose de néoréalisme le tout à la sauce japonaise" kurosawienne avec cette œuvre, qui est donc dans le même club que "Le Chien enragé" et "Entre le ciel et l'enfer" ; sauf qu'à cause de quelques fautes de rythme et de thèmes pas assez exploités (genre la "femme" du boss qui travaille comme assistante du personnage principal !!!) on n'atteint pas le rang de ces deux œuvres. Mais il y a quand même du très très bon Kurosawa dedans. Déjà la confrontation entre le médecin bourru et alcoolique, joué par le très talentueux Takashi Shimura, et le jeune yakuza tuberculeux qui se refuse à montrer sa fragilité et qui croit naïvement qu'il y a un code d'honneur dans son milieu, interprété par l'immense Toshiro Mifune dont c'est la première des seize collaborations qu'il aura avec le cinéaste, qui aboutit à une relation ambiguë entre rejet et attirance ; ensuite pour une séquence de bagarre mémorable avec crachement de sang et glissade sur de la peinture ; pour aussi un côté métaphorique intelligent avec une grosse mare sale et polluée ; et enfin pour un ton désespéré qui s'achève tout de même sur une légère note optimiste. Pas pleinement maitrisé mais il y a quelques beaux ingrédients qui feront la grandeur du cinéma d'un très grand cinéaste.
TCovert
TCovert

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4,0
Publiée le 23/07/2010
Première collaboration entre l’acteur Toshiro Mifune et Akira Kurosawa, L’Ange Ivre est un film réussi. Film intimiste aux personnages forts, Kurosawa souhaite faire passer un message par son film comme le résume la phrase du docteur « c’est la volonté qui manque aux hommes ». Les deux personnages principaux sont des caractères forts voire violent, l’un gangster, l’autre alcoolique, on découvrira qu’ils cachent un fond de gentillesse et d’humanité. Le docteur est interprété par le toujours en forme Takashi Shimura qui joue un personnage loin de ses compositions des Sept Samouraïs ou de Rashomon excepté le fait que c’est lui qui amène la sagesse dans le film, il représente celui que l’on doit écouter. Le gangster malade est interprété par Mifune qui lui aussi est loin des personnages qu’il incarne dans les deux films cités précédemment, il est touchant dans le rôle. Kurosawa est au rendez-vous aussi, on retrouve les plans d’extérieurs situant l’action dont on a l’habitude et quelques belles séquences comme l’affrontement entre les deux yakuzas. Un film de Kurosawa à voir.
benoitparis
benoitparis

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4,0
Publiée le 27/06/2010
Un film qui tient à la fois du néo-réalisme (comparable au films italiens de la même époque), du mélodrame et du cinéma noir à l’américaine. Kurosawa n’est pas encore au sommet de son inspiration personnelle et il n’évite pas quelques lourdeurs conventionnelles (le coté édifiant du mélo, la valeur métaphorique de la mare polluée et de la maladie un peu trop appuyée). Cela dit son talent de mise en scène éclate déjà, le tableau social de la misère et de la délinquance dans le Japon urbain de l’immédiat après-guerre est très réussi, l’affrontement entre le médecin et le jeune yakuza confronté à sa mort prochaine est captivant. Le génie de comédien de Mifune est lui aussi déjà évident, il est tout bonnement fascinant dans son rôle de marlou au bout du rouleau. Une sorte de grand félin blessé…
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