Théorème
Note moyenne
3,4
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97 critiques spectateurs

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Alasky

454 abonnés 4 561 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 juin 2026
Une perte de temps monumentale. Impossible d'adhérer à cet univers, rien ressenti, bref un film beaucoup trop perché pour moi.
helioo
helioo

7 abonnés 88 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2026
bande-son remarquable avec notamment une des plus belles utilisations de Mozart au cinéma. quelques belles scènes, surtout la toute dernière, un message chrétien un peu déroutant mais puissamment mis en scène dans la représentation du désert

mais voilà, c'est à peu près tout parce que l'ensemble est chiant comme la pluie (si ce n'est plus qu'elle) et l'esthétique contemplative tombe souvent à l'eau
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 décembre 2025
Un film intrigant, déroutant. Et largement ouvert à interprétations. Le personnage incarné par Terence Stamp est-il une figure christique, qui révèle la vérité aux hommes, lesquels ont du mal à l'affronter ou à l'accepter ? Est-ce un ange ? Est-ce un démon ? Un révélateur, en tout cas. Positif ou négatif ? Sur un plan social et politique, il met en évidence la vacuité de la vie bourgeoise et pousse un patron à donner son usine à ses ouvriers et à se dépouiller de tout. Sur un plan spirituel, il participe à la transformation d'une servante en mystique thaumaturge. Sur un plan sexuel, il pointe les frustrations de toute une maisonnée, avive les désirs hétérosexuels comme homosexuels, les assouvit, et fait basculer une mère dans la débauche, et sa fille dans la catatonie. Sur le plan artistique, il donne la possibilité au fils de libérer ses élans créatifs, de manière débridée. Quel est le fil conducteur de tout cela ? Quelle cohérence y a-t-il entre la parabole religieuse et la fable sociopolitique ? Difficile à dire. Ce film est une illustration des grands écarts de perspective qui ont toujours nourri l'imaginaire de Pier Paolo Pasolini, notamment entre christianisme et marxisme. Un imaginaire paradoxal qui a donné des œuvres ancrées et engagées dans la réalité, mais aussi ouvertes à la spiritualité comme aux fantasmes les plus fous, sensibles au sacré et volontairement profanes... Preuve du caractère assez insaisissable de ce film (au titre tout aussi insaisissable) : il a été à la fois soutenu et blâmé par le monde catholique ; il a été à la fois soutenu et blâmé par le monde communiste. Selon Marc Gervais, exégète de l'œuvre du poète italien, le projet pasolinien est "déchiré, contradictoire, marqué par une sorte d'hystérie apocalyptique mais qui, par le moyen de l'art, cherche sans cesse le lieu et l'instant de la réconciliation". Une quête qui passe par des transgressions tous azimuts. Un art qui devient un exutoire à cette tentative de réconciliation improbable. Voilà qui peut choquer (et qui a beaucoup choqué – Théorème a notamment été attaqué en justice pour obscénité). Voilà qui peut fasciner. Et voilà qui peut éveiller une singulière perplexité.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 octobre 2025
Adapté du roman éponyme (1968) de Pasolini, le film (présenté à la 25e Mostra de Venise) fit scandale à sa sortie et fut même interdit, temporairement (de septembre à novembre 1968), pour obscénités. Diantre ! Les temps ont bien changé depuis ! On y retrouve les obsessions du réalisateur : la religion et le capitalisme, ou plutôt la bourgeoisie, à travers les bouleversements d’une famille bourgeoise milanaise [ spoiler: père propriétaire d’une usine, épouse insatisfaite (Silvana Mangano, 38 ans), fils homosexuel désirant peindre et fille un peu coincée, au regard de biche apeurée (Anne Wiazemsky, 21 ans) par un jeune homme lisant Arthur Rimbaud (Terence Stamp, 30 ans)
]. Cela reflète bien l’année 1968, année de révoltes, notamment étudiantes, en Europe. Malheureusement, même si le film se veut être un conte philosophique avec démonstration (d’où probablement le titre mathématique), il demeure lourd, confus, grotesque et sa provocation, potache, lui fait perdre de l’intensité et de l’efficacité. Il devient une caricature de film intello [début en noir & blanc façon documentaire, insertion de paysages de volcans, scènes se voulant grandiloquentes voire didactiques, illustrées musicalement par la « Messe de Requiem en ré mineur, KV 626 » (1791) de Wolfgang Amadeus Mozart, mais en fait prétentieuses], qui plus est, avec une interprétation minimaliste, façon Robert Bresson et peu convaincante (surtout la grande actrice Silvana Mangano, 38 ans, qui joue mal). Etonnement, c’est Laura Betti (41 ans) qui joue Emilia, la servante de la famille qui a obtenu le prix d’interprétation féminine (coupe Volpi) à la Mostra de Venise. spoiler: Peut-être en raison de son statut de Sainte en lévitation, se nourrissant de soupe d’orties, et accomplissant des miracles !
 Stallworth
Stallworth

6 abonnés 145 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 août 2025
Mon moment préféré du film : quand "Fin" est apparu à l'écran et que les lumières de la salle de cinéma se sont enfin rallumées.
Ce film n'avait aucun sens, et dés les premières minutes on a l'impression d'avoir raté un morceau du film tant "l'histoire" était incompréhensible. Je mets "histoire" entre guillemets car on ne peut même pas vraiment dire qu'il y en ait une. Ce que j'ai compris de cette "histoire" c'est qu'un homme - incarnant peut être dieu - intègre une famille, puis la quitte soudainement, départ entraînant des réactions diverses chez chacun des membres de la famille spoiler: (le père se met complètement nu au milieu d'une gare puis commence à courir, la servante entre en lévitation et se nourrit uniquement d'orties...).
Mais ce qu'il y a de commun dans ces diverses réactions c'est leur absence complète de sens.
On enchaine pendant 1h38 des plans n'ayant ni queue ni tête, et on ne peut pas dire que les dialogues aident à trouver un sens puisque ces derniers se comptent sur les doigts de la main.
Je n'ai pas envie de dire que ce film est nul. Je préfère dire qu'il est dénué d'un quelconque intérêt, d'où mon conseil : ne perdez pas une minute devant ce film.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 267 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 avril 2025
On conçoit que le film ait pu choquer la communauté chrétienne (en dépit du prix décerné par l'Office catholique du cinéma); en effet, la présence d'un visiteur énigmatique -Dieu ou son envoyé- dans la maison de bourgeois italiens entraine chez ses hôtes un délire qui, pour l'essentiel, se manifeste par des désirs érotiques de toute nature... Du Luis Bunuel? Certainement pas.
Le théorème de Pasolini (Dieu et la bourgeoisie) est une parabole taciturne et singulièrement complexe, sinon hermétique, dont les proportions sont psychologiques et politiques. A la locution "Dieu mena son peuple dans le désert", Pasolini répond par les images d'une usine puis concentre le récit dans une propriété bourgeoise.
Dans un premier temps, le cinéaste y décrit la réaction de chacun au contact de Celui qui les transfigure puis, à mi-film, au spoiler: départ
de l'étrange visiteur, exprime la frustration et le sentiment de déréliction des membres de la famille, dont le cheminement mystique demeure malheureusement difficile à analyser. Sur la forme, hiératique et figée, le film n'est pas non plus très attrayant.
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 novembre 2023
Un drame troublant et transgressif mais trop austère et déroutant dans lequel l’ange du désir (au regard bleu hypnotisant de Terence Stamp) révèle les pulsions refoulées d’une famille bourgeoise. 2,25
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2023
La vie paraît bien fade quand on a rencontré le fils de Dieu.
Le film plaît selon ce qu’on y voit. En cela on peut dire qu’il est très bon.
C’est une allégorie de la croyance.
Voilà des gens qui sont maintenant incompris. Comment vivre une vie d’homme après cette rencontre divine? En tout cas selon Pasolini ce sera dans le malheur ou la souffrance.
J’ai trouvé le propos très intéressant et le style captivant.
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 juin 2021
Comme les habitants de la caverne de Platon une famille italienne aisée se rend compte que la vie qu'elle mène est inauthentique et superficielle. Mais vers qui se tourner quand on découvre que la vie que l'on a menée n'était qu'une supercherie la religion le sexe ou l'art. Autant de questions passionnantes d'autant plus aujourd'hui plus de trente ans après le tournage de ce film. Le capitalisme a réussi à s'adapter à toutes les critiques et à devenir plus subtil ses spectacles nous enveloppant dans un océan d'images et de marques du berceau à la tombe qui peuvent toutes donner un sens et remplir ces espaces vides et le tout à un prix raisonnable. Il est donc fascinant de se demander ce qui pourrait arriver à quelqu'un dont le processus de création de valeur serait brisé. Hélas les questions philosophiques passionnantes ne font pas un bon film. En plus de ses importantes limitations techniques notamment un mauvais travail de caméra un mauvais montage et une mauvaise histoire Théorème ne tient pas la route. Les personnages sans exception sont ternes ils sont des absences plutôt que des présences. Que leurs vies soient déchirées n'a pas vraiment d'importance pour nous car ces personnes n'ont jamais compté pour nous de toute façon. Le but était peut-être de les présenter comme des personnages ordinaires de dire ça pourrait être nous mais à partir de telles généralités il n'y a pas grand-chose à quoi accrocher nos émotions. Stamp est le catalyseur de tous ces changements et bien que nous n'ayons que peu d'impression sur son caractère son regard son énergie ne séduit pas. Seul parmi des personnages insignifiants jusqu'à ce qu'il les réveille il n'agit pas sur le monde il le subit...
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2021
Ils sont cinq, père, mère, enfants, servante à fantasmer sur sa beauté, sa bouche, ses slips… Comment se remettre de son départ ? Film ésotérique éminemment esthétique, également croisade soixante-huitarde classique contre l’ordre établi. Musique de Ennio Morricone et… Mozart !
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 mars 2020
Certes la forme de « Théorème » mérite que l'on s'y attarde quelque peu. En dépit de nombreuses maladresses, sa poésie est indéniable et justifie que l'on puisse parler de ce film en des termes élogieux : oui il s'agit certainement d'une des œuvres cinématographiques les plus abouties de Pasolini. Toutefois la qualité formelle de « Théorème » reste relative : le montage est bancal, les prises de vues ne sont pas toujours très inspirées ni toujours bien maîtrisées, l'interprétation est plus qu'inégale... Je suis peut-être le seul à penser une telle chose à propos de Pasolini : autant sa qualité d'artiste est difficile à remettre en cause, autant sa qualité de cinéaste me laisse un peu dubitatif (une fois encore c'est bien sûr relatif !)… Surtout que si l'on s'attarde sur ce qu'il a à nous dire dans le présent long métrage, la perplexité est de mise... Le fameux « théorème » à la base de son film tient plus du paralogisme que d'une approche bouleversante de la « vérité » ! La rédemption par le sexe ? Moui, pourquoi pas, mais l'on ne s'étonnera pas de rire aux dépens du réalisateur italien devant ces élucubrations capillotractées, débitées avec un sérieux imperturbable et un sens de l'emphase assez désarmant (Pasolini massacre allègrement le « Requiem » de Mozart, réduit à une simple rengaine soutenant des images en manque de puissance). Par ailleurs le problème est que Pasolini développe son « théorème » selon un schéma très convenu, tout en usant d'un symbolisme désuet et pas toujours très subtil. Sans parler de cette vision marxiste pour le moins rétrograde... Alors bien sûr on pourra soutenir qu'il faille garder à l'esprit l'humour du cinéaste italien, ce qui permet d'avaler plus sereinement la pilule, il est vrai. Mais regardons les choses en face : Pasolini met plus en scène son désarroi face à l'existence qu'autre chose, il s'agit avant tout d'un « cri » maladroitement exprimé, avec les réponses qu'il croit pouvoir y apporter. C'est bien sûr un geste émouvant, mais limité. Un film digne d'intérêt donc, mais à mon sens pas un chef-d’œuvre du 7e art, loin de là.
Critique à retrouver sur mon blog : https://artetpoiesis.blogspot.com/
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 novembre 2019
Dire que nous avons probablement adoré ce film dans la mouvance de années 70. PPP ose tout à l'époque, brise les tabous bourgeois et la toute puissance de l'Eglise. C'est quand même très intello, hermétique, et les quelques belles images de volcans ne peuvent nous sauver de l'indifférence et de l'ennui, ni les acteurs pas mauvais mais réduits au silence par décision du maître. Témoignage d'une époque révolue et surévaluée. DVD vo - novembre 2019
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2019
Appeler son film Théorème, est-ce que c’est un moyen de se protéger contre les démonstrations critiques ? Pasolini n’en a sûrement pas besoin, ayant déjà obtenu à Laura Betti le prix de la meilleure actrice au Festival de Venise. Festival à l’occasion duquel le film a même reçu temporairement un prix de l’Office International du Film Catholique, avant qu’il ne soit révoqué suite à l’avis du pape & que Pasolini soit inculpé pour obscénité.

Comme quoi le film partage partout & de toutes manières. Pourtant tout est séparé à l’image : les couples, mais aussi les scènes pieuses des gros plans sur les entrejambes, focus dénotant une sensualité exprimée envers rien, comme un désert du désir aussi mis en images par un VNI (volcan non identifié) qui semble servir de décor comme de châtiment aux tourments de l’âme & du corps – ce qui serait compréhensible si le film n’était pas lui-même un châtiment pour le spectateur.

Aussi obsédé (& je ne veux pas dire obsessionnel) qu’il peut être exagérément dévot, Théorème est une ode imagée à l’art brut qui semble avoir fait des auditions dans la galerie de Francis Bacon. Il trouve sa note juste dans la catatonie qui l’envahit peu à peu, faisant ressortir le dimorphisme de ses personnages sans besoin de mots ou d’inexpression – enfin.

À la réflexion, le film manque d’absolu, comme miné de l’intérieur par un besoin de se faire bien entendre qui ne fait pas partie, par exemple, de l’état d’esprit du personnage du peintre absolu dont les confusions deviennent des fontaines de créativité. On n’a pas besoin de s’ennuyer dans l’art brut, il peut être absurde & noir sans circonvoluer ni se perdre entre des Don Juan apathiques & des passions qui s’enchaînent plutôt que de se déchaîner.

→https://septiemeartetdemi.com/
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juillet 2019
Cliché de dire que c'est un chef d'oeuvre.

La technique du cinéma est ici merveilleuse. Cela se manifeste en particulier par le fait que bien des choses qui se déroulent ici se passent complètement de dialogues (ou pire, de voix off, le truc intello typique qui fait, par exemple, que Barry Lyndon n'est pas un chef d'oeuvre).

S'il y a de l'esthétisme dans ce film, cela ne vient qu'en supplément, en décor, l'esthétisme est secondaire, il arrive parce que le mouvement de l'image que l'histoire raconte inspire des chemins vers la beauté artistique.

La foi, l'amour (dont l'acte physique n'est ici qu'une métaphore) sont les thèmes de cet évangile cinématographique mystique.

Relevons cependant que ce théorème vient poser bien plus de questions qu'il ne résout de problèmes mathématiques.
ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2020
Film revu en 2019, qui a beaucoup vieillit . Toute cette idéologie marxiste , néo christique paraît bien dépassé. On comprend bien la 1ere parti du film avec l’arrivée de cet ange , faussement naïf, qui va séduire tous les membres de cette famille ,masculin et féminin. Mais cette « libération sexuelle » puis sa disparition soudaine vont amener une 2e partie de film trop abstraite, trop ultra- chrétienne . La servante rentrera en lévitation dans sa campagne retrouvée, la jeune fille déflorée va s’enfermer dans un mutisme absolu . . La mère de famille, très belle Silvano Mangano, va devenir une cougar avant l’heure , ramassant les jeunes éphèbes au bord des routes. Quand au père il va donner son usine aux ouvriers et partir nu sur les pentes d’un volcan. Tout cela paraît même ridicule, et cette rédemption du capitalisme sauvage par le sexe triste , glauque puis par l’extase mystique paraît bien ridicule. Pasolini ; icône des années 70, nous livre ici un cru , passé, sans saveur , éventé .
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