Charles Némes est un compagnon de route des débuts de la Troupe du Splendid. C'est grâce à leur soudaine notoriété acquise avec le succès des "Bronzés" (1978) qu'il peut réaliser son premier long métrage qu'il écrit avec Gérard Jugnot. "Les héros n'ont pas froid aux oreilles", chronique douce amère sur la solitude de deux cousins vivant sous le même toit à Paris ne ferait plus recette aujourd'hui. Elle ne trouverait d'ailleurs sans doute aucun producteur. Une narration bien trop lente avec peu de rebondissements, juste rythmée par les petites manies de deux jeunes hommes complexés par leur physique qui n'arrivent pas à trouver l'âme sœur, nous rappelle qu'en quarante ans la vie en France a profondément évolué. Les deux bougres remarquablement interprétés par Gérard Jugnot et Daniel Auteuil sont par moments têtes à claques mais aussi très attachants. La pétillante Anne Jousset va venir au milieu du film mettre un peu de fantaisie dans leurs vies de vieux garçons déjà bien endurcis. Ce n'est certes pas le film du siècle mais plus modestement le témoignage touchant d'une époque encore insouciante que ceux qui l'ont connue se prennent par instants à regretter. On notera les passages furtifs mais sympathiques des autres membres de la troupe du Splendid.
Ce film permet de voir une bonne partie de la troupe du Splendid à leur début pour certains dans des tout petits rôles. A part cette curiosité il n y a quasiment rien dans « les héros n’ont pas froid aux oreilles ». Pas vraiment de fil conducteur, les dialogues sont quelconques, le film n’est pas vraiment une comédie, ni un drame à proprement parlé; juste une succession de scènes qui ne semblent pas vraiment savoir où elles mènent et qui peinent à faire aboutir le film à une heure et quart. Bref un film insignifiant qui même malgré sa courte durée donne l’impression de perdre son temps.
Deux cousins guichetiers de la même banque, deux vieux garçons qui vivent ensemble et partagent les mêmes angoisses diffusées en boucle par les médias se voient offrir un week-end par leur directeur qui les sent "à cran". Le scénario est un peu léger certes, mais les deux compères nous embraquent avec plaisir dans la "froidure" de la campagne picarde à bord de leur Ami8 de location. Un très bon moment passé à regarder ces deux petits parisiens chambouler leur itinéraire et leur week-end pour une auto-stoppeuse. A voir pour les répliques, les acteurs, les couleurs et les paysages de la fin des années 70.
J’avais ce nom de dieu de boitier qui traînait par là, et je me suis dit et puis zut, pourquoi pas? Après tout, qu’est-ce que je risque? Ouais, ben en fait, je m’attendais pas du tout à une catastrophe pareille, j’aurais du m’abstenir. Pour la faire courte, et simple surtout, « Les héros n’ont pas froid aux oreilles » est une bouse sans nom, une horreur, un gros navet, une insulte au cinéma français de l‘époque. Ce film n’a absolument rien pour lui. Un titre à la noix de cajou. Un scénario inexistant. Et encore, j’ai même honte d’employer le mot scénario. Un tâcheron derrière la caméra. Et surtout deux acteurs principaux effrayants de nullité. Gérard Jugnot est tout simplement mauvais. Mais la palme de la nullité revient sans contestation possible à un Daniel Auteuil vraiment pitoyable et agaçant au plus haut point. Sans oublier de mentionner les apparitions des autres membres de la troupe du Splendid qui n'apporte strictement rien à l'affaire. Charles Némès signe là un « film » qui atteint haut la main et sans forcer le degré zéro de la comédie. C’est lent, c’est long (alors que ça dure à peine 1h20) et on s’ennuie grave. Allez hop, aux oubliettes et fissa !
Une chronique douce-amère relatant une tranche de vie de deux célibataires trentenaires, cousins vivant dans le même appartement, et menant une vie étriquée d'employés de banque modeste, dont le seul bouleversement consistera à rencontrer une jeune fille qui rompra la monotonie de leur existence. Raconté de cette façon, ça n'a l'air de rien, et pourtant, c'est un bon film, drôle par moments et mélancolique, avec deux acteurs considérés à l'époque comme des comiques, Gérard Jugnot et Daniel Auteuil, et l'équipe du Splendid presque au complet dans de petits rôles, à la limite du caméo. Quelques années avant " Pour cent briques, t'as plus rien ", un premier tandem Jugnot- Auteuil, tout en sobriété et justesse.
Une intrusion dans la vie de Pierre et Jean Bernard à travers cette "comédie franchouillarde des années 70/80", hélas elle est presque aussi morose et mollassone que la vie des personnages. Mais bon justement ce style "comédie franchouillarde des 70/80" lui confère un certain charme auquel je suis nostalgique, malgré que ce film n''est pas le meilleur du genre et qu'il est moins bien que "pour 100 briques...". Pour résumé ce film n'est pas mauvais notamment grâce à son style que j'aime, et il bénéficie de bons acteurs, mais le scénario n'est pas terrible et dès le début on sent que l'on restera sur sa faim.
Film beaucoup moins connu que la série des "bronzés", "le père noël est une ordure" et autres productions du même genre, "Les héros..." n'en est pas moins très réussi grâce en grande partie au duo Jugnot/Auteuil qui se reformera 4 ans plus tard dans "pour 100 briques t'as plus rien". Leur rôle de cousins qui vivent dans le même appartement, partagent le même boulot de guichetier et les mêmes galères sentimentales vaut le coup d'oeil. Les nombreux seconds rôles (Michel Blanc, Henri Guybet, Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Roland Giraud, Christophe Malavoy, Gérard Lanvin....) apportent à ce film une dimension comique supplémentaire. Mentionnons encore la très jolie Anne Jousset (vraie compagne de Daniel Auteuil à l'époque et avec qui elle aura une fille), impeccable dans son rôle de jeune fugueuse recueillie par nos deux amis. Un film qui constitue une bonne bouffée d'air frais.
Charles Nemes, entouré de la troupe du Splendid, réalise un film profondément humain sur deux bras cassés chamboulés par l'arrivée d'une fille dans leurs existences. Autour d'une narration souple et fluide, une oeuvre amusant avec une pointe d'amertume 'et de lacheté). Un film sous-estimé parmi les oeuvres du splendid.
Bon c'est sur, on a vu mieux avec Jugnot ou Auteuil, mais on doit dire que le duo marche parfaitement, et quant son temps, Mr Jugnot avait le bon rôle du petit gentil de service. A voir
Le duo Auteuil-Jugnot ,magistral, mène un fillm malheureusement décousu et un peu lent et nous arrache rires et sourires sans grande difficulté. Le tout repose exclusivement sur eux, et les quelques passages où les deux ne sont pas à l'écran en même temps expriment quand même un manque et on perd facilement de l'accroche. Mais il reste très sympathique.
Ce film français un peu franchouillard a l'allure de ces vieilles occasions polluantes ainsi que très bruyantes mais sympa à conduire un moment ( il est vrai, par contre, que les héros ont froid de tps en tps. )
Un portrait tendre de deux pathétiques minables. Des losers bien de notre temps. Le réalisateur ne les méprise pas et les rends attachant. Une apparition hilarante de Thierry Lhermitte en voleur de pneu. La réalisation est élégante avec des effets de styles intéressants qui servent parfaitement l'intrigue. La fin est assez pathétique mais très cohérente. Un bon petit film, injustement méconnu.