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Une mise en scène extrêmement inégale. Manquant presque toujours de rythme, mais parfois alerte et subtile dans certaines transitions de scène. Les ressorts dramatiques de l'intrigue sont, surtout au début, si brouillonement présentés par des dialogues si souvent obscurs que beaucoup des ressorts dramatiques du roman ne causent que l’ennuie prolongé du spectateur. Obscurité qui fait que les causes du cas de conscience du « whistle blower », les causes de l'archarnement des services secrets à se débarrasser de ce dénonciateur sont difficilement crédibles. Et lorsqu’au terme d’une enquête très convenue et peu réaliste, le père découvre la vérité, on lui déclare qu’il ne pourra jamais inquiéter les comploteurs. Si c’était le cas pourquoi tant d’assassinats ? Le seul intérêt du film semble résider en cet ultime face à face où Sir Gielgud donne une leçon d’art dramatique en incarnant dans un monologue magistral la suffisance et l’aveuglement idéologique de tous ceux qui tout en faisant partie de la bourgeoisie occidentale, et tout en profitant du système libéral, ont choisi l’idéal communiste en fermant les yeux sur ses crimes et ses échecs.
Ajoutée le 19 mai à 07h14 Signaler un abus
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