Je survole les critiques et je découvre comme d'habitude, des fans de livres qui rejettent le film. C'est un rejet pour non-adéquation au support dont il est inspiré. Je ne vais pas épiloguer sur la production de films et leurs choix, cependant, "le prix du danger" de 1983 correspond plus à "l'oeuvre de Stephen King" qui s'est lui-même inspiré de l'oeuvre de Robert Sheckley (1958) "le prix du danger" (remettons Stephen en place de temps en temps...). Vous noterez que pour beaucoup, "the Running Man" est aussi considéré comme une adaptation de cette même oeuvre.
Venons en au film :
- Les effets spéciaux sont typiques de ce qui se faisait dans les années 80. La musique, les images, tout est un miroir du film "type" de l'époque. On ne peut pas le regarder avec notre norme actuelle, il faut prendre du recul et en effet accepter le film pour ce qu'il est : de l'action avec un monsieur muscle qui a plein de jouets à sa disposition pour dégommer les méchants.
- Le scénario peut être vu sous plusieurs angles. J'ai presque peur de dire que dans la catégorie "films d'action" à laquelle Schwarzy appartient, il est probablement l'acteur qui s'est le plus risqué dans des films à "messages" ou à thèmes. Ici il s'agit clairement du pouvoir de l'information, des médias, utilisés comme moyens de contrôle du peuple. "Voir, c'est croire". Monsieur S est donc le gentil qui, dans un élan de conscience et de lucidité refuse de commettre un massacre que le gouvernement n'a aucun scrupule à ordonner. En mauvais soldat qu'il est, on le rend responsable du crime et monsieur Ben Richard a droit à la prison à vie. Une évasion plus tard, il est choisi par Gillian (présentateur télé d'un jeu mortel visant d'une part à tuer en live des criminels qui ont officiellement une chance de gagner leur liberté s'ils survivent mais officieusement aucune et d'autre part de tenir les foules à travers cette arène des temps modernes) "Du pain et des jeux" "c'est ce que réclame le peuple... et nous on le leur donne Ben.."
Certaines critiques que j'ai pu lire rapprochent donc le scénario à un Hunger game, ça aurait pu être un Gladiator ou un V pour Vendetta suivant l'angle d'approche et ce qu'on décide de mettre en avant dans les valeurs qu'on imagine Ben Richard avoir.
Les scènes clichées se multiplient, les phrases à la schwarzy "Vous m'enverrez un double" (après avoir pieuté les contrats sur le dos de son agent avec son propre stylo) fusent. Certaines font mouche, d'autres moins, mais, au risque de me répéter c'est typique de ce qui se faisait à ce moment dans les films d'action.
- La musique ne m'a pas dérangé. Je n'ai pas l'oreille musicale, aussi je laisse les gens plus avisé émettre leurs opinions. Dans tous les cas il y a des fusillades, des explosions, des variations de rythmes qui collent aux scènes (ralentissements pour les moments de pause et rythmes plus nerveux dans l'action
En conclusion, Running man ne doit pas être vu comme une adaptation d'un livre mais comme un film d'action de la fin des années 80. C'est un incontournable du répertoire de schwarzenegger qui trouvera sa place aux côtés de Terminator, Prédator, Conan, Jumeau, Total Recall, Double détente, Last action Héro, True lies, l'Effaceur ...