Moby Dick
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Agnès L.
Agnès L.

7 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Film (fidèle au roman) qui montre la vie (très rude) des chasseurs de baleine au XIXe siècle. À l'époque, les voiliers sillonnaient les mers et lorsqu'on tombait sur une ou des baleines, on mettait de simples canots à l'eau pour les poursuivre et les harponner.
Les scènes de tempête et de chasse sont incroyables de réalisme.
Gregory Peck, que j'aime beaucoup, n'est pas vraiment crédible en capitaine Achab car trop policé et gentil, dommage.
Le récit des baleines soi-disant tueuses d'humains a bien évidemment fait long feu depuis le XIXe siècle, quand on sait qu'elles ont été au bord de l'extinction, tout ça pour en faire de l'huile et éclairer les maisons...
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 268 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2026
En premier lieu et avant l'embarquement sur le bateau du capitaine Achab, John Huston décrit une communauté de pêcheurs et cette représentation a les accents d'un sobre hommage à des hommes, à des familles, marqués par le labeur et les dangers de la mer. Tout au long du film, au cœur de l'action et du drame, Huston intercale de ces scènes réalistes, quasi documentaires, sur le travail à bord d'une baleinière. Cet aspect subalterne du film montre surtout la volonté du cinéaste de ne pas tomber dans les artifices romanesques courants des drames maritimes, introduits le plus souvent par la promiscuité et les antagonismes à bord.
Le roman d'Herman Melville relate l'étonnant combat que persiste à vouloir mener le charismatique et inquiétant Achab contre la fameuse baleine blanche. Achab, revanchard et haineux, marqué dans sa chair et dans son esprit, n'a plus que l'obsession démente de poursuivre Moby Dick, de la vaincre, dans un combat qualifié de blasphématoire. Car le film prend vite une dimension ouvertement mystique, singulière et troublante, où il apparait que l'ambition du présomptueux Achab est d'affronter la puissance divine, dont Moby Dick est l'incarnation ou l'instrument.
L'action, périlleuse, est constamment portée par ce mysticisme, par l'obsession d'Achab et par la belle composition hallucinée de Gregory Peck. Et, en dépit de trucages simples -la maquette de la baleine blanche- le film est spectaculaire.
black-kanagar
black-kanagar

19 abonnés 165 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2025
un film qui ne laisse aucune autre place que l'interprétation magistrale de Gregory Peck. Pas de cause écologique à l'époque , mais un film d'aventure jusqu'au boutiste . A redécouvrir.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2025
Cette adaptation du roman éponyme de Melville réalisée par John Huston tente de préserver le souffle lyrique de l’œuvre originale mais ne réussit que partiellement. En effet, l’atmosphère mortifère à bord du baleinier est bien représentée ainsi que la folie gagnant peu à peu son équipage sur l’impulsion de son capitaine obsédé par sa vengeance à l’encontre du cachalot. Néanmoins la réalisation souffre de lacunes techniques propres à son époque et ne permet pas de restituer toute la grande de l’affrontement entre l’animal et le navire le poursuivant inlassablement. Pour autant, porté par la composition hallucinée de Grégory Peck en Capitaine Achab, ce « Moby Dick » est une œuvre à découvrir.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 avril 2025
Le projet avait de la gueule. L'adaptation la plus célèbre d'un roman non moins célèbre de Herman Melville. Tournée par un réalisateur prestigieux et avec de bonnes têtes. Néanmoins, je m'aperçois avant mon visionnage que mes éclaireurs semblent se scinder en deux camps : ceux qui ont adoré, et ceux qui n'ont pas trop apprécié. Malheureusement je vais me ranger dans la deuxième catégorie.
La thématique du film, sur l'obsession, est toujours intéressante et universelle. Mais le récit est lui très mou. Il faut attendre un bon moment avant qu'il ne se passe réellement quelque chose. La faute au protagoniste Ishmael qui, il faut le dire, ne sert pas beaucoup à l'histoire. On me dira "mais c'est le narrateur", sauf que bon nombres de scènes se déroulent sans lui !
"Moby Dick", c'est aussi un film très bavard. Des tirades pompeuses, des passages en voix-off (les affres d'une adaptation littéraire ?), tout cela aurait pu être écourté.
Heureusement, l'accent "marin" (vocabulaire et diction façon 19ème) donne de la couleur. De même que les bonnes têtes embauchées. Par contre je serai plus réservé sur la prestation de Gregory Peck, qui en fait des caisses en capitaine Ahab taciturne et obsédé. On le croirait sorti d'un dessin animé.
Sur la forme, il y a quand même des moyens. Des scènes tournées en mer. Des passages de chasse à la baleine assez crédible... pour cause, l'équipe technique a filmé de vrais chasseurs de baleine exécutant leur proie ! Un procédé évidemment inacceptable de nos jours, mais qui a le mérite de rendre crédible l'entreprise.
Il y a aussi une photographie qui joue sur diverses teintes de couleur. D'abord sur terre avec ce ton ocre. Puis en mer, avec ce ton gris/bleu. Ca ne marche pas toujours, notamment avec les fonds en arrière-plans. Mais ça donne une identité au film.
A l'arrivée, je ne suis pas trop convaincu par cette adaptation qui aurait mérité une histoire plus rigoureuse.
J31frites
J31frites

15 abonnés 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2024
Une bonne adaptation de ce super classique de la littérature !
Pour compenser la qualité du cachalot, qui ne se montre convaincant qu'à la fin, et encore Herman Melville l'imaginait plus gros encore, le choix est fait pour susciter la peur de se concentrer sur les descriptions faites par les marins du monstre et l'excellentes interprétation de George Peck qui se révèle un capitaine Achab réellement habité par son obsession de vengeance.
Malgré des péripéties un peu rapides entre de longs dialogues et des effets spéciaux datés, il faut avouer que cette adaptation est satisfaisante. En effet c'est bien filmé, la voix off du narrateur est éloquente, reprenant de beaux passages du roman de manière judicieuse, voulant dire l'essentiel en deux heures. La musique de Philip Sainton, qui trouvera ici sa seule composition pour un film, donne un souffle épique et dramatique. Le prêche d'Orson Welles est une scène intéressante pour introduire le voyage.
tisma

356 abonnés 2 311 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2024
Moby Dick est prenant et intéressant dans les psychologies de personnages. Le tout est bien filmé et bien scenarisé
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2024
J’ai lu le roman avant de voir le film et le travail d’adaptation est assez fortiche!!!
En effet, le récit est composé à 80% de données scientifiques sur la baleine, son squelette, sa composition, la chasse, les techniques etc….
Malgré tout, c’est un livre passionnant et qui nous happe. Ici toutes les scènes de chasse sont décrites et le huis-clos obligé est très bien rendu.
Le capitaine aussi. Sa folie qui va au-delà des conventions et qui emmène les hommes comme une épopée héroïque à laquelle on ne peut échapper.
Le rythme du film est plutôt doux et on n’est pas dans l’action mais on respecte une sorte de circonspection qui est l’apanage du libre de Melville.
Beau film et plutôt fidèle au livre.
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2024
Pas un très bon film. Les décors sont plutôt bons pour l’époque. Dès le début, la taverne dans un temps de pluie et orage crée l’ambiance. Les tons sombres et marrons de la photographie sont appropriés. Mais l’ensemble de la mise en scène est trop raide. Il manque un souffle épique réel. Par exemple le film est parsemé d’une voix off assez poétique et riche tirée du texte de Herman Melville, mais elle n’entre pas en résonance avec l’image et est comme plaquée dessus sans lien avec le reste.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 376 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 janvier 2024
LE BATEAU IVRE. Une histoire d'amour, vague à l'âme, entre la poussée d'Archimède et la métaphysique. Plus l'amer est haut et plus la chasse à la pêche m'ennuie. Le dernier souffle d'un capitaine, la pitié est souffrance. Long John Silver se souvient.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 781 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2023
My God... comment ai-je pu détester ce film quand j'étais ado ? J'avais été le voir avec mon école et je m'étais ennuyé à mourir et quand mon chéri m'a proposé de le regarder il y a quelques jours (car il adore les bateaux & les baleines alors ca peut se comprendre) j'ai fait la grimace car je pensait revivre un moment de solitude et en fait j'ai adoré ça mais comme rarement... j'ai adoré l'histoire, le bateau 'Pequod', le personnage d'Achab, sa quete vengeresse... et franchement je n'ai pas vu les deux heures passer... un vrai classique de la littérature adapté en film de manière remarquable... comment ce film n'a t il pas pu gagner d'Oscar ? Mystère et boule de gomme... mais en attendant on a adoré ça ! Youpi...
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2023
Le capitaine Achab est un homme hanté et obnubilé par une idée : tuer la monstrueuse baleine blanche qui lui a, lors d’une expédition lointaine, pris sa jambe. C’est une sorte de quête du Graal à l’envers : il ne s’agit pas d’atteindre un idéal ou un accès à la divinité, mais d’affirmer sa condition d’homme en tuant la plus grosse des créatures divines. C’est toute la dimension mystique de ce film avec cet homme plénipotentiaire sur son bateau, respecté et craint par ses hommes, qui se dit prêt rivaliser avec Dieu si ce dernier se mettait en travers de son projet. Pour véhiculer cette dimension, John Huston utilise de nombreux procédés et schémas du film d’aventures (avec un aspect quasi documentaire sur la chasse à la baleine), et réalise des scènes de haut vol, qui alternent avec les moments symboliques. Je n’ai pas lu le mythique chef d’œuvre qu’est le livre de Melville (ce dont Woody Allen souffre dans « Zelig »), mais son adaptation, au-delà de ses « manques » probables, est une véritable réussite ; et l’image (Christique) de Achab « crucifié » sur la baleine restera pour toujours dans les mémoires.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2023
En parfait maître du spectacle et de la mise en scène, John Huston offrait une version dantesque et mémorable de ce classique de la littérature. Toujours aussi impressionnant dans sa progression dramaturgique comme dans ses scènes de chasse à la gestion précise et dynamique, malgré 70 années passées, le film reste d'une force implacable dans le récit du destin de ces travailleurs de la mer entraînés vers le fond par la folie de leur capitaine, auquel Gregory Peck, pourtant plutôt abonné aux rôles de "bons gars", confère une stature et une profondeur magistrales, dans les mots comme dans les gestes. Une photographie au rendu sidérant sublime encore plus cette histoire, jusqu'au final parmi les plus "explosifs" qu'Hollywood ait pu concevoir.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2023
Bien sûr les effets spéciaux datent, bien sûr Gregory Peck, mal maquillé, en fait des tonnes dans ses monologues philosophiques et psychotiques, mais l'épopée des marins baleiniers est bien rendue, et la terreur causée par la fureur de la baleine blanche fait toujours son effet.
Fêtons le cinéma

852 abonnés 3 663 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2023
En adaptant le roman d’Herman Melville, John Huston délaisse Ismaël, lui qui occupait une place centrale dans l’œuvre littéraire en ce qu’il y racontait une partie de son existence, seul rescapé d’un naufrage, au profit du capitaine Achab, figure qui condense toutes les obsessions du cinéaste : soit la lutte aveugle d’un homme contre une entité démoniaque qui cristallise à ses yeux toute l’impuissance de sa condition ; la reverser reviendrait alors à renverser l’ordre naturel et à imposer sa loi. Achab apparaît sous les traits d’un prêcheur aveuglé par sa quête de vengeance et prêt à emporter dans sa folie l’entièreté de son équipage en attisant sa cupidité par l’intermédiaire d’une pièce d’or – souvenons-nous de l’avidité qui animait l’aventurier Dobbs dans The Treasure of the Sierra Madre (1948). Personne ne parvient à lui faire entendre raison, ce qui n’est pas sans anticiper le jeune Hazel de Wise Blood (1979).
Le conflit, chez John Huston, extériorise toujours la lutte intestine entre une aspiration haute et une extraction basse, entre un désir d’immortalité et l’incapacité à dépasser sa propre mortalité sinon par les histoires que l’on laisse – d’où l’omniprésence d’Ismaël, moins regardé comme un protagoniste à part entière que comme un témoin dont la voix off offre à Huston l’occasion d’une exégèse des symboles portées par sa fiction. Aussi le long métrage est-il scindé en deux parties inégales, la première, assez pénible, mettant en place les éléments constitutifs de la seconde, brillamment réalisée et interprétée, qui orchestre le choc des éléments et des croyances. Les effets spéciaux demeurent aujourd’hui impressionnants et redoublent par le grand spectacle les enjeux bibliques et intimes.
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