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The Good German
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "The Good German" et de son tournage !

Festivals

The Good German a été sélectionné en compétition officielle au Festival de Berlin 2007. Le compositeur du film, Thomas Newman, a été nommé aux Oscars 2007 et aux Broadcast Film Critics Association Awards dans la catégorie meilleure musique.

Retrouvailles

The Good German marque la cinquième collaboration entre Soderbergh et Clooney, après Hors d'atteinte, Ocean's Eleven, Solaris et Ocean's Twelve. Au-delà de cette complicité artistique, ils ont créé en 2000 une société de production, Section Eight, dont l'arrêt a été annoncé en juillet 2006.

Une première adaptation

C'est la première fois qu'un roman de Joseph Kanon est adapté au cinéma. L'auteur est reconnu mondialement depuis son premier roman écrit en 1995 et intitulé Los Alamos. Ce dernier, pour lequel il a reçu le prix Edgar, est vite devenu un best-seller traduit en dix-huit langues. The Good German est son troisième roman.

Un tournage à l'ancienne pour la technique...

L'histoire du film se déroulant à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Steven Soderbergh a souhaité tourner dans les mêmes conditions qu'à l'époque afin d'en accentuer la vraisemblance. Pour cela, il s'est inspiré des films de Michael Curtiz, cinéaste de l'âge d'or d'Hollywood, et a utilisé les mêmes techniques que lui. Il s'est ainsi procuré plusieurs sortes d'objectifs fréquemment utilisés dans les années quarante mais quasiment inexistants aujourd'hui. Comme à l'époque, le film a été tourné uniquement à Los Angeles, a été éclairé exclusivement à l'aide de lumière incandescente et aucun micro émetteur n'a été employé.

... et pour les acteurs

Comme pour la technique, les acteurs ont aussi été dirigés de la même manière que dans les années quarante. Contrairement à aujourd'hui, où les acteurs ont l'habitude de ne pas articuler leurs dialogues, Soderbergh a demandé à ses acteurs de jouer comme s'ils étaient en représentation théâtrale, avec une diction claire et distincte, en mettant l'accent sur l'esthétisme plutôt que sur l'interprétation. Quelques incartades ont toutefois été faites, comme les scènes de nudité, de violence et d'insultes, interdites par le Production Code qui a sévi jusqu'en 1967 aux Etats-Unis, remplacé depuis par un système de classification des films.

Inspirations

Pour The Good German, Soderbergh s'est inspiré des scénarios et des relevés des script-girls des années quarante, ainsi que de plusieurs films de cette époque, dont Casablanca, Le Troisième homme, Les Enchaînés ou encore La Griffe du passé. Le réalisateur a également utilisé des images d'archives de Berlin juste après la guerre, dont certaines tournées par Billy Wilder, membre de la commission de dénazification, et William Wyler.

L'après-guerre

Avec ce film, Steven Soderbergh a souhaité montrer que, malgré le but affiché des Alliés d'assurer la paix et de faire respecter l'ordre et la loi, les prémisses de la Guerre Froide s'annonçaient déjà entre les Russes et les Américains. Chacun d'eux avaient des intérêts stratégiques en vue. Soderbergh confirme : "Ce film traite de l'hypocrisie, du mensonge, de la dissimulation et des conséquences d'un après-guerre. On a vu ces comportements à toutes les époques, et on les observera jusqu'à la fin des temps. Ils revêtent, dans ces ambiances tendues, une dimension tragique et peuvent avoir une issue fatale."

Savants allemands

L'un des intérêts les plus convoités par les Russes et les Américains étaient les savants allemands. Ces derniers avaient fait des découvertes techniques et scientifiques qui situait l'Allemagne à l'avant-garde de la recherche. Le producteur Gregory Jacobs rajoute : "Tandis que résonnaient encore les flonflons de la victoire et que s'ouvrait la Conférence "de Paix" de Postdam, une lutte sans merci s'engagea dans l'ombre. C'était à qui cravaterait le premier les savants allemands. Les Russes les enlevaient froidement dans la rue... et les Américains n'étaient jamais bien loin."

La technique du relais

Steven Soderbergh et le scénariste Paul Attanasio ont travaillé en étroite collaboration pour adapter le roman de Joseph Kanon. Ils ont du changer la structure narrative du roman, adoptant la technique du "passage du relais" d'un personnage à l'autre. Dans le film, Soderbergh passe ainsi de Tully à Jake, puis à Lena, changeant sensiblement de point de vue selon le personnage.

Personne n'est innocent

George Clooney revient sur la culpabilité, l'un des thèmes principaux du film : "Personne ne s'en sort avec les mains propres dans The Good German. Aucun n'est innocent. Lorsque Jake assure à Lena qu'elle n'a rien fait de mal, celle-ci rétorque : "J'ai survécu". Vous pouvez toujours contester ses motivations ou la façon dont elle s'y est prise, mais ne saurez jamais les épreuves par lesquelles elle est passée. A la fin du film, vous pourriez être tenté de justifier les agissements de tous les personnages. Cela ne les rendra pas plus acceptables."

Dietrich et Bergman comme modèles

Cate Blanchett, qui interprète une Allemande à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, s'est inspirée des actrices germaniques de cette époque, Marlene Dietrich et Ingrid Bergman. Cependant, Ingrid Bergman est suédoise.

Témoignages

Afin de composer au mieux son personnage, Cate Blanchett s'est préparée en lisant plusieurs témoignages d'Allemandes qui avaient vécu la guerre et ses conséquences : " Ces femmes essayaient de se protéger en bridant leurs émotions, en adoptant une forme d'humour noir face aux privations et aux brutalités qu'elles subissaient jour après jour. L'une d'elle indique dans son journal intime qu'elle ne se rappelle aucun de ses plaisirs d'antan. Lorsque son fiancé revient et l'enlace, elle ne sent rien, elle reste de marbre. Lorsque vous avez été exposé quotidiennement à toutes les dépravations dont l'espèce humaine est capable, le bonheur devient un mot vide de sens. Je pense que c'est cela que Lena éprouve à l'égard de Jake. Pourquoi est-il revenu ? Pour la sauver ? Mais de quoi ? "

Des retrouvailles âpres

Cate Blanchett revient sur la scène des retrouvailles entre son personnage et celui de George Clooney : "Ces retrouvailles, le simple fait que Lena soit en vie et la soudaineté de cette rencontre auraient pu donner lieu à une scène très romantique. Entre les mains de Steven, cela prend une toute autre tournure, bien plus âpre. Ce film est une histoire d'amour, avec un arrière-plan très dur, très réaliste. A la vue de Jake, Lena se souvient de ce qu'elle fut durant la guerre, de ce qu'elle a ressenti, des valeurs auxquelles elle croyait. Et cela lui est insupportable."

Un personnage romantique

Le scénariste Paul Attanasio décrit le personnage de Jake de la manière suivante : "Jake sait que Lena lui ment, et il n'a de cesse d'en comprendre la raison. En dépit de son cynisme affiché, cet homme est un romantique. A l'instar de Gatsby ou de Rick dans Casablanca, il ne voit pas le monde tel qu'il est, mais tel qu'il le voudrait. Il cherche à se convaincre que Lena est restée la femme qu'il connut avant guerre."

Un personnage idéaliste

Jake, le personnage interprété par Clooney, recherche obstinément la vérité. Selon le réalisateur, Jake "a toujours été prompt à critiquer les entorses des autres à la morale, mais ne s'est pas privé d'entretenir une liaison avec une femme mariée. Même après avoir réuni toutes les pièces du puzzle, il continue à faire mine de ne pas comprendre ce qui s'est passé. Cet homme, qui se réclame d'idéaux élevés, pratique une forme d'aveuglement volontaire dont il ne se guérira pas sans mal. Le réveil risque d'être dur.". Le producteur Gregory Jacobs complète : "Jake est un héros, mais il est loin d'être invincible. Il se fait souvent rouler, on lui tend des traquenards, on lui ment, mais il persévère quand même."

Du pur George Clooney

Pour Soderbergh, l'acteur George Clooney était fait pour ce rôle : "Le rôle semble avoir été écrit sur mesure pour George Clooney. Jake est un personnage intelligent, courageux, déterminé, animé de convictions fortes. Du pur George !"

Un rôle à l'opposé de Spider-man

Tobey Maguire interprète Tully, un rôle à l'opposé de celui qui a fait sa renommée, le super-héros Spider-man. A propos de ce personnage, Maguire explique : "Tully est un caméléon opportuniste qui se donne des airs de patriote candide, tout en magouillant à droite et à gauche et en escroquant à tout va.". Le scénariste confirme : "Cet ancien enfant de choeur venu du fin fond de l'Illinois découvre soudain sa vocation dans le Berlin de 1945. Il peut enfin devenir ce qu'il a toujours voulu être, agir et parler en toute liberté, et s'en mettre pleins les poches. C'est un personnage minable, mais parfaitement identifiable. Combien ont agi comme lui dans les mêmes circonstances !". Le réalisateur complète en expliquant le choix de Maguire pour ce rôle : "Il nous fallait un acteur qui n'ait jamais joué ce genre de rôle, et nous ne pouvions souhaiter plus éloigné de Tully que l'interprète de ... Spider-man !".

La vie de Clooney menacée

Durant le tournage, George Clooney a vu sa vie menacée pour la deuxième fois. En effet, pendant le tournage de Syriana, Clooney s'est blessé au cou, du liquide spinal coulant vers son cerveau. Il a du porter une minerve pendant plusieurs mois. Lors du tournage de The Good German, Clooney a du jouer une scène de combat cruciale. Soderbergh confie : "Je me sentais mal. C'était bizarre que ce qui devait être fait dans la scène soit la pire chose possible pour sa blessure. Quand il est attaqué dans l'appartement, je lui ai dit : "ok, tu es à terre, et il va te relever en te tirant par le cou, dos contre le mur, puis il va te mordre les oreilles. Il (Clooney) l'a fait."."

Des accessoires venus d'Allemagne

Le chef décorateur Philip Messina a utilisé des accessoires d'époques sur le plateau. Il témoigne : " Un acheteur, à Berlin, nous a fait parvenir un énorme conteneur avec tout le nécessaire, des toilettes aux téléphones, en passant par les interrupteurs, les poêles, etc. – toutes choses que nous n'aurions jamais pu trouver aux Etats-Unis. Il nous a même envoyé quelques fragments de carrelage que nous avons reproduits pour décorer les murs de la cuisine de Lena. "

Soderbergh et Keener

Le comédien Brandon Keener, qui interprète Clerk dans The Good German, est un habitué des tournages sur les films de Steven Soderbergh. On a pu tout d'abord le remarquer dans L'Anglais, dans lequel il a juste une petite apparition, puis dans Traffic , où il joue un touriste et dans Full Frontal, où il interprète l'assistant de Francesca.

Première composition ratée

Le compositeur David Holmes a enregistré la musique complète du film mais elle a été refusée. C'est finalement le compositeur Thomas Newman qui a été choisi.

Adaptation

Les salles de cinéma les plus récentes ne sont pas équipées pour le format de projection du film qui est de 1.66 :1. Pour remédier à ce problème, les épreuves ont été adaptées au format standard 1.85 :1, avec des bandes noires de chaque côté.
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