stebbins
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0.5 - Nul
Le problème avec les films de Catherine Breillat, ce n'est pas tant l'irréalisme de leurs situations que leur indigence scénaristique. La réalisatrice s'est depuis longtemps imposée comme une provocatrice pompeuse, ressassant immanquablement les mêmes personnages inconsistants, les mêmes décors et les mêmes séquences de drague - ces dernières amorçant inexorablement les mêmes coucheries, que la nana soit suicidaire, rondelette, cradingue, professionnelle... ou vierge. Avec 36 Fillette, Catherine Breillat opte pour le dépucelage d'une ado en quête de sa première expérience sexuelle ( of course ! ), subjuguée par un quadra cynique dont on se demande s'il ne mérite pas de recevoir une bonne raclée plutôt que de tirer son coup. Le verbe de la cinéaste est absolument fatiguant, irritant et parfaitement improbable, doublée d'une mise en scène d'une platitude manifeste. L'argument de 36 Fillette - grosso modo : ça fait toujours mal la première fois - n'a rien de très intéressant et le film se contente de brasser des lieux communs vieux comme le monde, sans jamais apporter un soupçon d'émotion ni même d'interrogation. Catherine Breillat est donc au cinéma français ce que Sheila est à la variété française : beaucoup de jolies promesses, du soleil, des parasols, des femmes en maillots de bain mais pratiquement aucun charme. Aussi ragoûtant qu'un beurre salé échoué sur la grève, d'une certaine façon...
Ajoutée le 17 juin 2010 à 16h19
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