Derniers Avis : Embrassez qui vous voudrez - Page 4
Embrassez qui vous voudrez
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Un visiteur
2,0
Publiée le 10 décembre 2013
J'ai attendu pour voir ce film car je me méfie des castings "prestigieux" et du franchie ciné en général. Bon heureusement qu'il pleuvait ce soir là ! Donc j'ai ri en pensant que je pourrai prendre un amant en envoyant ma femme au camping des flots bleus.
Un des travers de l’époque consiste à se croire capable de tout, d’autant plus lorsque l’on a réussi (ou obtenu du succès ?) dans un domaine précis : Michel Blanc y tombe pour la quatrième fois. Comédien de talent, il n’a aucun don pour la réalisation et le prouve ici encore. Il va même jusqu’à se ridiculiser lui-même en tant qu’acteur, ce qui est pousser le zèle un peu loin. Quant au film, c’est un vaudeville des plus vulgaires, à faire hurler Feydeau. On imagine que les représentants de la ville du Touquet et tous les partenaires financiers locaux ont pu s’étrangler en découvrant le produit de leur mécénat. La brochette assez copieuse d’acteurs semble avoir vite compris qu’on allait pas faire dans la dentelle, et hormis Charlotte Rampling qui s’en sort avec les honneurs et peut-être Bruno Podalydès qui campe un raté assez crédible, tous les autres se contentent de bâcler leur interprétation tels Karin Viard en mégère survoltée, Vincent Elbaz en dragueur irrésistible, Jacques Dutronc apparemment ailleurs, Carole Bouquet qui visiblement s’ennuie, sans parler des deux nullités, la nymphomane Lou Doillon et le demeuré qui se donne des airs Gaspard Ulliel . Il semble que le réalisateur ait choisi le registre comique, mais c’est raté. Les situations sont tellement prévisibles qu’on voudrait l’aider à les terminer au plus vite. Hélas ! on ne nous fait grâce de rien, pas même de la scène de lit entre Gaspard Ulliel et Charlotte Rampling (qui heureusement a connu mieux). Pour conclure, on conseillera donc fortement à Michel Blanc de continuer à travailler avec Patrice Lecomte (Monsieur Hire) ou André Téchiné ( Les témoins) et tant d’autres, et de laisser une fois pour toutes sa caméra rangée avec ses autres jouets d’enfant.
Une comédie réjouissante aux dialogues franchement savoureux, finement interprété par un casting excellent, dont on peut ressortir l'inénarrable Jacques Dutronc. Bien que les personnages peuvent parfois se montrer trop caricaturaux, les multiples interactions entre ces personnalités totalement différentes donnent lieu a des séquences (et a des quiproquos) hilarantes, parfois confondant de justesse. La recherche du bonheur passe en effet par de sérieuses introspections, et le film n'épargnera sans doute aucun spectateur par la variété de ses situations et de ses questionnements existentiels. Un coup de maitre de Michel Blanc !
Un film attachant de par sa pléiade de personnages et de situations, il souffre cependant de sa propre surenchère. Très caricatural, parfois même un peu trop, il parvient tout de même, une fois la machine lancé, à faire rire le spectateur, surtout grâce au différent acteurs, tous géniaux. Une comédie classique mais efficace pour passer du bon temps sans forcement chercher un sens global.
Voilà un vaudeville plus tragique que comique et en forme de film choral uniquement basé sur la sincérité et la cruauté des sentiments humains. Alors, ce qui frappera le spectateur dès le début, c’est l’affiche et sa distribution hors du commun pour un film français, une distribution d’ailleurs à la hauteur des malentendus exposés par le réalisateur. La plupart du temps, les personnages sont présentés par paire suivant leurs affinités. Charlotte Rampling (grande dame) et Jacques Dutronc (rare de le voir dans cette situation), Carole Bouquet (femme meurtrie) et Michel Blanc (sociopathe notoire), Karin Viard (dans le déni total) et Denis Podalydès (suicidaire), Clotilde Courau (gourdasse) et Vincent Elbaz (infame et vaniteux), Lou Doillon et Sami Bouajila (paumés), Gaspard Ulliel et Mélanie Laurent (jeunes en mal de découvertes) forment une troupe formidable : Que des talents immenses à part bien sûr le couple Lou Doillon-Gaspard Ulliel qui surjoue comme c’est pas permis avec une histoire les concernant absolument nulle, décousue et sans but précis (l’action se déroule à Chicago donc rien à voir avec le reste !). En réalité, c’est le trio Rampling-Bouquet-Viard qui sert de narrateur au film et Charlotte Rampling en est le chef d’orchestre ou plutôt la maîtresse de cérémonie. Autres belles révélations, Mélanie Laurent est resplendissante et Gaspard Ulliel reste très mystérieux et touchant, tout deux tourne alors leur troisième film avec un naturel indiscutable. Inutile de développer le récit tant le scénario est en béton armé et ultra-intense. En revanche, on peut se demander si le film va fonctionner –enfin du moins tourner rond- puisque tout part un peu dans tous les sens. Les familles se déchirent ou sont déjà déchirées et on l’émotion qui vient tout de suite à l’esprit est la sympathie et la pitié. Tous ou presque (j’ai bien presque pour Doillon et Bouajila) parviennent à émouvoir grâce à des personnages complets, tantôt complémentaires, tantôt antinomiques mais toujours intéressants. Quiproquos énormissimes comme pour l’infidélité supposée par Jean-Pierre, chutes assez rudes pour les différentes histoires, on est bel et bien dans une comédie qui lorgne indubitablement vers le drame. Ajoutons tout de même que le budget alloué est impressionnant : 26 millions, rien que ça… Dommage que Blanc ne se soit pas payé une BO digne de ce nom ! Bref, un film français utile et intéressant en raison d’atouts évidents tels l’absence de temps morts ou la présence d’acteurs de talent qui donnent une dimension particulière et inattendue de prime abord.
Très vite on rigole mais très vite on se lasse. Donc très vite on s'ennuie. Donc c'est moyen. Même les acteurs - qui pourtant sont de très très bon acteurs - sont moyens. Seule Lou Doillon est plutôt convaincante. Déçu.
Un film qui se laisse regarder... mais... difficile d'être transporté et d'avoir de l’empathie pour les personnages ... heureusement que les acteurs sont bon (surtout Karine Viard, comme d'habitude !!)
Plusieurs situations de couples aussi compliqués les unes que les autres. On apprécie certaines séquences et la palette d'acteurs prend plaisir. Maintenant l'histoire n'est pas passionante.
Un pur bijou de cinéma français orchestré par Blanc de main de mettre.des personnages attachants,des situations à mourir de rire et une mise en scène royal qui donne envi de voir la fin du film