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    Meurtre à l'italienne
    note moyenne
    3,0
    19 notes dont 7 critiques
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    7 critiques spectateurs

    Estonius
    Estonius

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    1,5
    Germi est l'auteur d'incontestables chefs-d'œuvre (Divorce à l'italienne, Mademoiselle la présidente), mais là il se plante en beauté. On peut voir le film à deux niveaux : d'abord l'énigme policière, et là force est de constater qu'elle est d'une affligeant nullité nous offrant même ce qu'il y a de plus lamentable en matière de fausses pistes du roman à énigme (la lettre anonyme en étant le pire épisode). L'autre niveau c'est la prétendue satire sociale. Quelle satire ? Les gens aiment l'argent, les gens aiment le sexe, les gens sont hypocrites, c'est ce qui s'appelle inventer l'eau chaude ! Pire Germi qui exècre les bourgeois, allant même jusqu'à les gifler par pure méchanceté, a comme de la condescendance pour un tueur minable, tout ça parce qu'il est pauvre. Plus manichéiste, tu meurs. Et en plus il y a un puritanisme sous-jacent très déplaisant. L'autre défaut du film c'est que l'on a rien à se raccrocher, sûrement pas Germi qui joue médiocrement le rôle de l'enquêteur et qui est assez insupportable, quant à Cardinale, elle est mignonne mais n'éclaire nullement le film. Un ratage dans les grandes largeurs malgré que ce soit bien filmé.
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    1,0
    A 19 ans, Claudia Cardinale s'était faite remarquer avec le désormais célèbre "Pigeon" qu'avait dirigé Mario Monicelli. L'année suivante, outre le très grand "Rocco e i suoi fratelli", sa première collaboration avec Luchino Visconti, elle avait joué dans "Un maledetto imbroglio", illogiquement traduit "Meurtre à l'Italienne". Ce film réalisé par Pietro Germi est aujourd'hui tombé aux oubliettes, n'intéressant plus que les afocionados de la belle Claudia dont je fais moi-même partie... Il s'agit en fait d'un véritable "whodunit" tel que le décrivait Alfred Hitchcock, c'est-à-dire l'une de ces multiples enquêtes à la Agatha Christie. Autrement dit, posez une situation bien convenue avec un assassinat que des inspecteurs aux personnalités plus ou moins charismatiques vont tenter d'élucider, mettez quelques suspects, brouillez les pistes et attendez les cinq dernières minutes pour révéler la vérité et par extension l'identité du meurtrier. Entre-temps, le spectateur pourrait changer de chaîne et regarder un match de foot en attendant qu'il n'aurait rien raté, l'essentiel étant de saisir les éléments initiaux ainsi que le twist final. Le reste ? On s'en balance ! Les interrogatoires se succèdent lentement mais sûrement, les différentes hypothèses se voient bigrement étudiées pendant que les quelques passionnés pourront prendre les paris visant à dénicher le coupable. Finalement, que ce soit l'un ou l'autre, le résultat est le même : des scènes très théâtrales dans le jeu comme dans la mise en scène se succèdent avec tout de même un brin d'humour histoire que cela ne soit pas trop pesant. Bien sûr, c'est plus vif que du "Derrick" (vous imaginez sinon !), un peu plus malin aussi et beaucoup mieux joué. Pour autant, ce "Maladetto Imbroglio" est vraiment trop lent et ressemble beaucoup trop à un produit de série démodé pour daigner nous sortir de l'ennui. Les seules illuminations se font présentes lorsque C. Cardinale entre en piste : là, on sait pourquoi on regarde le film.
    Prad12
    Prad12

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    4,5
    Encore un excellent film policier du cinéma néoréaliste italien avec l'évocation de l'homosexualité, une critique acerbe de l'église, de la bourgeoisie empêtrée dans ses conventions, des pauvres prêts à tout pour s'en sortir, de la police cogneuse et des escrocs en tous genres...... bref, un mélange que seul le cinéma italien peut faire avaler grâce à une dose d'humour sans quoi tout ceci serait indigeste et malsain....... et aussi Claudia Cardinale, juste top.....
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Un polar italien d’avant le giallo par le toujours talentueux Pietro Germi qui en plus de la réalisation est aussi à la manœuvre dans « l’acting » comme dirait l’inénarrable Jean-Claude Vandamme. Il campe une sorte de Maigret transalpin aux méthodes musclées dont le physique se rapproche plus de l’anguleux Vittorio Gassman que du bourru Jean Gabin. En plus d’un scénario captivant, Germi nous entraine derrière les façades des immeubles où se côtoie toute la faune qui constitue la petite bourgeoisie romaine. Comme d’habitude la charge est souvent violente et assenée avec une bonne dose d’humour. Germi qui était sans aucun doute un réaliste, peu optimiste sur la nature humaine choisit de prendre le parti de la dérision pour rappeler à chacun d’entre nous sa pauvre condition d’humain. Sept ans plus tard avec « Signore e Signori » la charge sera directe et ne passera plus par le genre policier.
    ronny1
    ronny1

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    3,0
    Huit années après „Traqué dans la ville“ et sept films plus tard, Pietro Germi avec “Un maldito embrollo“ (“Meurtres à l’italienne“) revient au film noir, mais cette fois plutôt sous forme de pastiche. Certes, les codes du cinéma américain sont présents, à commencer par le commissaire de police (interprété par Germi lui-même) dont les lunettes noires, l’éternel cigare et le chapeau renvoient aux privés d’Hollywood, mais aussi sous une forme détournée, comme les sandwichs d’un inspecteur éternellement affamé, interprété par Saro Urzi. C’est ce dernier point qui marque l’entrée du virage que Germi prend vers la comédie. Sa précédente tentative datant de 1952, était un Vaudeville assez décevant “Mademoiselle la Présidente“, qu’il a renié par la suite. C’est donc avec parcimonie que les scènes comiques sont introduites, le film restant avant tout dramatique. Dans cette enquête tarabiscotée et interminable, l’important est dans la découverte de la bourgeoisie romaine et ses calculs médiocres. L’absence de cynisme de cette critique sociale assez convenue mène vers une certaine tristesse qui affadi le propos, si bien que le récit se perd quelque peu et l’attention de même. Si une fois de plus la direction d’acteur de Germi est parfaite, avec, entre autre, une toute jeune (20 ans) Caudia Cardinale, découverte l’année précédente dans “Le pigeon“ de son ami Mario Monnicelli et si la musique de Carlo Rustichelli colle parfaitement, la mise en image de Leonida Barboni, malgré sa qualité (contraste, cadrages, mouvements de caméra) semble dépassée en format 1.37. Ses modèles américains filment en Cinémascope (Henry Hathaway, John Sturges) ou à défaut en 1.85 (John Ford), voir en 1.66. Néanmoins, Billy Wilder adepte du mélange sérieux/comique avec le mauvais goût féroce qui le caractérisait adorait ce film. Sans aller jusque là, quelques scènes de franche rigolade, comme par exemple la bagarre des filles dans le bar, permettent de passer un bon moment.
    benoitparis
    benoitparis

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    4,0
    Du policier à la Simenon, où l’enquête est prétexte à une plongée dans les tréfonds des faiblesses humaines. Sans doute en raison de l’héritage du naturalisme à l’italienne Germi en rajoute encore dans le réalisme tragique social, dans l’acidité du trait, dans la souffrance et la médiocrité des protagonistes. Le commissaire incarné par la réalisateur n’a plus rien de ce que Maigret pouvait avoir de moralisateur. Il s’en tient au constat navré et à sa pudeur. Le plus touchant est que Germi ne s’en sort pas par le cynisme, comme dans la plupart des comédies à l’italienne, mais bien plutôt par une tristesse insondable. Seul le pittoresque méridionale et tirant vers le cynisme bon enfant (les italiens savent si bien se mettre en spectacle…) des flics ou des personnages secondaires éclaire un peu le tableau. Claudia Cardinale incarne une fois de plus magnifiquement une figure de fille du peuple courageuse et prise dans le tragique de la vie.
    anonyme
    Un visiteur
    3,5
    Pietro Germi incarne un enquêteur accrocheur qui utilise toutes les ficelles du métier. Un film policier classique et moderne avec en plus la touche italienne et la technique parfaite de Germi.
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