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Fort peu connu alors en Europe occidentale, le regrettè Krzysztof Kieslowski secoua le festival de Cannes 1987 avec "Tu ne tueras point" (cinquième partie du "Dècalogue"), violence glacèe de l'impitoyable histoire d'une double exècution: celle d'un chauffeur de taxi par un passager, et celle du meurtrier par la sociètè! C'est le point de dèpart du "Dècalogue", film puissant incarnant toute la beautè, la violence, la tristesse et l'amour du cinèma polonais où les dix commandements permettent en dix films d'une heure environ de faire le point sur la sociètè polonaise! Kieslowski s'efforce de dècrire la sociètè telle qu'elle est en 1983 et 1984 en voulant dire sa propre vèritè sur son pays, tout en montrant sans hypocrisie les contradictions sociales! Le premier commandement, "Un seul Dieu tu adoreras", est particulièrement attachant et ce, grâce à ce petit garçon! Le deuxième commandement, "Tu ne commettras pas de parjure", est en fait un face-à-face entre un vieux docteur et une femme dont le mari est mourant! Le troisième commandement, "Tu respecteras le jour du Seigneur", prèsente un univers vide de monde, froid et pas très accueillant! Le quatrième commandement, "Tu honoreras ton père et ta mère", est intense à souhait! Le cinquième commandement, "Tu ne tueras point", est une sorte de cri qui fait mal! Le sixième commandement, "Tu ne seras pas luxurieux", traite de l'idèalisme brisè et de la quête de l'amour dans un univers clos dont le style tranchant exploite toutes les ressources! Le septième commandement, "Tu ne voleras point", possède un style très particulier puisqu'on y parle de vol d'enfant avec une fin pessimiste! Le huitième commandement, "Tu ne mentiras point", est une histoire de remords et de pardons avec comme thème le mensonge! Le neuvième commandement, "Tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin", traite avant tout des sentiments d'un cardiologue et sa femme où l'impuissance et la jalousie peuvent aboutir au suicide! Le dixième et dernier commandement, "Tu ne convoiteras pas les biens d’autrui", a un ton qui lui est propre puisqu'il allie la comèdie et l'ironie sur fond d'hèritage et de trahison...mais la sagesse n'est pas bien loin. "Le dècalogue" est donc un chef d'oeuvre absolument passionnant, un film de questions et d'incertitudes qui n'impose ni explication, ni doctrine, où tout Kieslowski tu regarderas après! Admirable...
Ajoutée le 25 avr. 2012 à 19h14 Signaler un abus
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