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Arrête-moi si tu peux
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Arrête-moi si tu peux" et de son tournage !

Johnny Depp : 1er choix

Johnny Depp était le premier choix de Steven Spielberg pour incarner Frank, le héros aux 1000 vies. Mais le comédien déclina l’offre et le rôle fut offert à Leonardo DiCaprio qui venait de finir le tournage de Gangs of New York de Martin Scorsese. Les deux acteurs avaient tourné ensemble 10 ans plus tôt dans Gilbert Grape de Lasse Hallström.

Une musique jazzy

Pour Arrête-moi si tu peux, John Williams a composé sa dix-neuvième partition pour un film de Steven Spielberg. La collaboration entre les deux hommes remonte à Sugarland express en 1974. Son travail sur Les Dents de la mer, E.T. l'extraterrestre et La Liste de Schindler lui ont valu l'Oscar de la meilleure musique de film. Sur ce nouveau projet, le compositeur a dû revenir à un style qu'il avait abordé plus jeune : le jazz. John Williams était l'assistant de Henry Mancini, spécialiste de ce type de partition de musique de films.

Seconds rôles

Mis à part ses deux interprètes principaux, Leonardo DiCaprio et Tom Hanks, et Nathalie Baye, Steven Spielberg a soigné le casting de ses seconds rôles. Le cinéaste a fait appel à de grands acteurs américains reconnus comme Christopher Walken et Martin Sheen pour qu'ils tournent pour la première fois avec lui. Il a également engagé une star montante pour un petit rôle. Jennifer Garner, héroïne de la série Alias et co-vedette de Daredevil avec Ben Affleck, parvient ici à séduire Léonardo Di Caprio le croyant millionnaire.

Hommages

Dans Arrête-moi si tu peux, Steven Spielberg rend un hommage à James Bond. Leonardo DiCaprio imite le célèbre agent secret après avoir regardé Goldfinger. De même, le personnage apprendra la médécine en visionnant la série télévisée Dr. Kildare et le droit avec Perry Mason. Le film rend également un bref hommage à Forrest Gump avec le vol d'un billet de banque qui n'est pas sans rappeler celui de la plume dans le long métrage de Robert Zemeckis.

Nathalie Baye

Pour le rôle de la mère de Leonardo DiCaprio, Steven Spielberg voulait à tout prix engager une actrice française restant fidèle aux origines de Paula Abagnale. Il demanda à Brian De Palma qui résidait alors à Paris de tourner plusieurs essais avec différentes comédiennes. Spielberg arrêta finalement son choix sur Nathalie Baye qu'il connaissait depuis La Nuit americaine. Grand admirateur de François Truffaut, Spielberg avait offert un rôle à celui-ci dans Rencontres du 3e type. Avant Arrête-moi si tu peux, Nathalie Baye avait déjà tourné L' Affaire Wallraff et Food of Love en anglais.

Un style visuel très travaillé

Janusz Kaminski travaille sur Arrête-moi si tu peux pour la septième fois avec Steven Spielberg. La répartition des tâches entre les deux hommes est parfaitement définie comme l'explique le cinéaste : "je détermine les angles et mouvements d'appareil mais c'est Janusz qui "peint" chaque plan." Le directeur de la photographie s'occupe donc essentiellement de la lumière. Ici, il a cherché un look lumineux et très coloré en adéquation avec le ton pétillant du film.
Jeanine Oppewall, chef décoratrice sur Arrête-moi si tu peux, a particulièrement soigné le choix des couleurs. Ainsi, dans les premières scènes, Frank mène une vie terne dans un environnement monochrome et banal à souhait. Ses performances s'améliorant, la palette s'enrichit, et lorsqu'il est à son zénith, l'écran se couvre de couleurs éclatantes : orange, jaune, rouge, rose... Dans la dernière partie, Frank se fond dans l'univers bureaucratique du FBI, et le look monochrome reprend le dessus.

Années soixante

Arrête-moi si tu peux est complètement imprégné des années soixante. Ainsi, l'histoire de Frank Abagnale est aussi un reflet de cette époque où tout semblait possible et où l'uniforme conférait automatiquement un certain prestige. Comme l'explique Steven Spielberg, à l'opposé de l'univers de Minority report, son film précédent :"on se faisait étonnament confiance en ce temps-là, on se sentait en sécurité même lorsqu'on laissait sa porte grande ouverte."

Crapules flamboyantes

Pour Steven Spielberg comme pour son scénariste Jeff Nathanson, Arrête-moi si tu peux était un moyen de retrouver l'esprit des films où le public pouvait avoir de l'affection pour les criminels. Le cinéaste cite ainsi en exemple les personnages de Butch Cassidy et le Kid et L' Arnaque : "on ne peut s'empêcher de les aimer alors même qu'ils violent toutes les lois."

Du rire aux larmes

Une des difficultés mais également une des réussites d'Arrête-moi si tu peux est que le film arrive à jouer sur un registre d'émotion très large passant d'une scène à l'autre de la comédie au drame. Pour le scénariste Jeff Nathanson, le projet n'en était que plus intéressant : C'est à la fois un thriller, un jeu de chat et de la souris, un récit initiatique et un drame familial. Le film me donnait une chance d'explorer tout cela à travers une période-clé de la vie de Frank Abagnale."

Une histoire de famille

Steven Spielberg retrouve dans le destin de Frank Abagnale un des thèmes principaux de son oeuvre : la difficulté de se séparer d'un parent ou d'un enfant. Celui-ci avait été abordé par le cinéaste dans des oeuvres aussi diverses qu'E.T. l'extraterrestre, A.I. Intelligence artificielle et Minority report. Le réalisateur explique ainsi à propos de celui qui a inspiré son personnage : "Son entrée dans l'âge adulte s'est opérée dans des conditions hautement inhabituelles, qui m'ont fasciné. Je crois réellement que Frank a été très affecté par le divorce de ses parents. Les enfants réagissent à cela de bien des façons, et Frank eut une réaction tellement originale qu'elle méritait un film."

Tournage

Arrête-moi si tu peux a été tourné en 56 jours dans plus de 140 décors différents. Le plan établi a donc amené d'importantes contraintes pour toute l'équipe du film. Steven Spielberg se souvient : "Nous étions constamment en mouvement, filmant parfois trois extérieurs dans la même journée. Je n'avais jamais travaillé aussi vite, mais je pense que cette rapidité a aidé les acteurs et l'équipe à rester dans le rythme."

Hanks / Spielberg : Quatrième !

Arrête-moi si tu peux marque la quatrième collaboration entre Steven Spielberg et Tom Hanks. Le cinéaste est producteur exécutif sur Joe contre le volcan dans lequel le comédien partage l'affiche avec Meg Ryan. Spielberg l'a ensuite dirigé dans Il faut sauver le soldat Ryan avant que les deux hommes ne co-produisent Band of Brothers. Tom Hanks est ici un bureaucrate modèle du FBI. A noter, à la fin du film, sur le tableau d'Hanratty se trouve une petite note où il est indiqué : "Quatrième projet de Tom et Steven."

Leonardo di Caprio

Leonardo DiCaprio interprète ici Frank Abagnale. Le comédien explique sa conception du personnage : "J'ai voulu capter le jeune Frank dans toute sa spontanéité, au moment où il découvre le monde et se découvre lui-même. j'ai cherché à traduire son emerveillement la première fois où il aperçoit un pilote de ligne, doué de la prestance d'une star ou d'un prince, mais aussi à montrer les gaffes qu'il commet à ses débuts. Je n'ai pas voulu que ses imitations de pilote ou de médecin soient parfaites car je pense que c'est davantage par sa personnalité, son charme et sa capacité à désorienter qu'il a convaincu les gens. Ces traits reflètent l'égo insolent d'un gamin audacieux qui se croyait plus fort que tous y compris le FBI... et le prouva !"

Gore Verbinski

C'est originellement Gore Verbinski qui devait réaliser Arrête-moi si tu peux. Leonardo DiCaprio devant retourner certaines scènes de Gangs of New York, le cinéaste se désengage du projet. David Fincher, Cameron Crowe et Lasse Hallström sont un temps envisagés derrière la caméra avant que Steven Spielberg ne décide de s'engager. Le report de quelques mois du tournage oblige également le comédien James Gandolfini à renoncer au film. Il devait jouer le rôle de l'agent du FBI à la poursuite de Frank Abagnale. C'est finalement Tom Hanks qui hérite du rôle. Du temps que Gore Verbinski devait mettre en scène le film, les participations de Chloë Sevigny et Ed Harris étaient envisagées sur le projet.

Steven Spielberg est Frank Abagnale

L'histoire de Frank Abagnale Jr. fait écho à la vie de chacun, y compris Steven Spielberg : "Mes lointains débuts recoupent bizarremment cette histoire. La toute première fois que j'ai tenté de devenir réalisateur de studio, je me suis métamorphosé en cadre... de seize ans et demi. J'ai mis un costume et une cravate, j'ai empoigné un attaché-case et j'ai franchi l'entrée principale d'Universal. Pendant ces trois mois d'été, j'ai arpenté cinq jours sur sept tous les recoins du studio. J'ai été, durant ce laps de temps, rien moins que... Frank Abagnale..."

Tiré d'une histoire vraie

Arrête-moi si tu peux évoque l'itinéraire hors norme d'un escroc surdoué qui réussit dès l'âge de seize ans à se faire passer pour un pilote de ligne, un médecin, un avocat et un professeur, tout en fabriquant et encaissant pour plus de 2 millions de dollars en faux chèques. Celui-ci explique : "Ce qui était, au départ, un simple expédient devint vite un jeu. J'étais toujours à l'affut de nouvelles opportunités, et grisé par le danger. Plus je prenais de risques, plus la partie devenait excitante, alors même que je me savais condamné à la perdre à plus ou moins court terme." En 1980, il publia une autobiographie, Catch me if you can qui se vendit à plusieurs millions d'exemplaires aux Etats-Unis. Le scénariste Jeff Nathanson prit connaissance du destin exceptionnel de l'escroc par le biais d'une cassette vidéo de vingt minutes où Frank Abagnale évoquait sa vie. Ce dernier a depuis écrit un second livre. Il est conseiller sur le film.

Un générique made in France

C'est à un duo de français qu'on doit le formidable générique d'Arrête-moi si tu peux, sur fond d'un air jazzy de John Williams : Olivier Kuntzel et Florence Deygas. Un générique élégant conçu comme un hommage aux génériques animés que l'on pouvait voir dans certains films dans les années soixante. Le duo est aussi allé cherché son inspiration chez l'un des maîtres du genre qu'on ne présente plus : Saul Bass"Nous avons bien senti que Spielberg voulait une séquence créée par un artiste et non par un studio, dans le but de garder le charme du "fait main". C'est une opportunité très rare aujourd'hui. Le résultat n'est pas parfait, mais ses imperfections infusent à la séquence une approche personnelle et authentique" expliquait Florence Deygas.
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