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kibruk
196 abonnés
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5,0
Publiée le 28 novembre 2023
"Croix de fer" m'avait fait très forte impression quand je l'avais découvert il y a quelques années. Sa trame narrative est passionnante. Elle oppose des soldats démoralisés d'une armée en pleine débâcle et ne cherchant plus qu'à sauver leur peau, à un officier lâche voulant trouver la gloire personnelle dans tout ce cahot, quitte à l'usurper. Excellentes aussi certaines scènes qui restent gravées dans les mémoires (et ont sans doute fortement inspirées des films plus récents comme "Il faut sauver le soldat Ryan"), comme celle de l'attaque des chars, ou celle plus troublante de la "rencontre" avec des femmes soldats russes. Le propos est donc très riche, surtout pour un film de guerre pur et dur qui laisse une place très conséquente aux scènes de combats. Comme à son habitude, Peckinpah fait un film très violent, surtout pour l'époque, et cette violence est représentée de façon très réaliste mais aussi très graphique avec bon nombre de ralentis. Et cette façon de réaliser, qui a ouvert des portes au début des années soixante dix, se révèle quelques années plus tard quelque peu vieillotte et dépassée (pour mémoire "Apocalypse Now" est sorti en salle l'année suivante), donnant le sentiment de voir un film daté. Malgré cela, le spectacle de furie et de sang est si impressionnant, le scénario tellement bien écrit, que "Croix de fer" est placé dans mon top trois des films de guerre (avec "Apocalypse now" et "Full metal jacket").
Un grand film de peckinpah qui , sans être son meilleur, se révèle fort agréable . Maximillien schell est éblouissant en usurpateur, et livre un beau combat face à james coburn. Le final rappellant quelque peu butch kassidy et le kid est splendide.
Encore valable: les longs-plans séquences stigmatisant l'inertie bienvenue, l'inquiétude des classes moyennes et surtout la collaboration de la jeunesse aisée à l'égard de la milice vaut tous les discours malgré la scène de souffrance de l'enfant russe, difficilement soutenable.
Grand film de guerre et pas dégoulinant de patriotisme comme c'était parfois le cas dans le genre à cette époque (il s'attaque à l'héroïsme). Des scènes de combats mémorables avec une réalisation qui déborde d'énergie Peckinpah excelle dans cet exercice. Aucun manichéisme les soldats allemands ont des états d'âmes, plusieurs scènes ou plans montre l'horreur de la guerre de manière dur.
Sam peckinpah réalise ce film de guerre ou il se heurta à de nombreuses difficultés : scénario remanié plusieurs fois ,tournage en yougoslavie avec une équipe cosmopolite ce qui entraina des problèmes de communication , financement insuffisant... il dirige de nouveau James Coburn après le film MAJOR DUNDEE en 1965. Malgré tous ces obstacles, Peckinpah relève le défi et réalise un passionnant film de guerre.
"Cross of Iron" est à S. Peckinpah et à la deuxième guerre mondiale ce qu'"Apocalypse Now" est à Coppola et à la guerre du Vietnam. Une oeuvre majeure sur ces moments où l'ordre formel des armées les mieux structurées se dissout dans le désordre absolu du conflit réel, dans toute son horreur et ses contradictions humaines. L'armée nazie comme pouvoir faible où les chefs peinent à se faire obéir et où les règles collectives éclatent devant les individualités, il fallait un Peckinpah pour oser un tel tableau, et pour le réussir à ce point. Une oeuvre magistrale, que j'ai croisée persque par hasard, et qui m'apparait incroyablement sous-estimée. Un must absolu pour qui s'intéresse à la Guerre - et encore plus à la Paix...
Croix de Fer est tout simplement l'un des meilleurs films de guerre jamais filmés, ainsi qu'un instant de grâce dans la carrière de Peckinpah, qui toujours lorgna du côté de ce genre. Visionnaire dans tous les aspects de sa réalisation - ralentis, zooms, répétitions, analepses, jeux sur les intérieurs et les extérieurs, ruptures contrôlées dans le montage - Croix de Fer offre au genre un scénario véritablement simple et orignal. Ici, pas de discours sur les horreurs de la guerre, sur l'inhumanité du nazisme, sur la barbarie ordinaire des soldats au front; pas de concepts; pas de didactisme à la noix: tout passe dans le mouvement de l'histoire, dans la lâcheté, le découragement, la nausée des personnages. L'affrontement de Coburn et de Schell, jusqu'à la folie, sous le regard de James Mason s'inscrit de plein droit dans la légende dorée du cinéma de guerre. Croix de Fer restera une oeuvre géniale jamais égalée par qui que ce soit. A voir et à méditer toute sa vie...
Unique film de guerre de S. Peckinpah, Croix de fer est une œuvre crépusculaire, pessimiste, sauvage et propose une vraie réflexion sur la violence et l'héroïsme. Faisant partie de la glorieuse décennie de son auteur, la vision d'un conflit armé par S. Peckinpah est bien plus qu'un film de genre, c'est la vision d'un conflit dans toute son horreur, violent, sans concession, d'une noirceur à faire déprimer Mickey et Minnie, n'épargnant personne et surtout pas son héros. Le scénario alterne scènes psychologiques développant les personnages, nous permettant de nous attacher à eux (bien qu'ils soient nazis, enfin allemands plutôt, d'ailleurs le film est en anglais et ça ne l'empêche pas d'être un chef d'œuvre donc il faut arrêter avec ce genre de critique pour les films contemporains) et des scènes de guerre très spectaculaires (et pourtant le film a rencontré de nombreuse difficultés dont un budget trop court), le tout bénéficiant de la mise en scène magistrale de Peckinpah, avec ses ralentis somptueux, sa brutalité sèche et sa démesure, un style qui a influencé Hong Kong notamment (J. Woo le cite régulièrement comme influence majeure). Signalons aussi un casting d'enfer, rempli de gueules de cinéma, dominé par un J. Coburn impérial ou encore un J. Mason impeccable ou un M. Schell tout en perversité sournoise. Un grand classique, un grand film, bouleversant, un choc visuel d'une intensité rarement atteinte depuis. D'autres critiques sur
Pour la vision côté allemand, pour les acteurs plutôt bien dans leurs bottes, (sans jeu de mot...) et les bons moments du film : une étoile. Mais ils sont trop rares, ces bons moments et on somnole, réveillé par une explosion par-ci, par-là... La réalisation est inégale, tantôt originale, (pour l'époque) tantôt hasbeen, proche du mauvais goût. Je n'ai pas vu beaucoup de films de S. Peckinpah mais je suis déçu. Après "Les chiens de paille" , dur dur de voir "Junior Bonner" puis "Croix de fer" ...
Film assez bon mais je trouve qu'il a franchement vieillit. Je n'ai jamais trop aimé les scènes de ralenti non plus lors des combats. Par contre James Coburn y est epoustouflant, quel jeu d'acteur !!!!!
Quelques scènes un peu confuses, d’autres un peu trop étirées, une perte de rythme dans le suspense ici et là, pourtant ce film de guerre reste du très bon Peckinpah, avec toujours cette stylisation extraordinaire de la violence. Dans « Iron Cross », cette stylisation devient un réquisitoire anti-militariste. Les dialogues et les réflexions qui en émanent semblent fidèles à la thématique et aux préoccupations de l’auteur allemand Willi Heinrich lorsqu’il écrivit son roman dont est inspiré le film. L’Allemagne au bord du précipice que représente la déroute se regarde enfin en face par le biais d’une confrontation entre trois partis. Celui des partisans du nazisme, encore sincères mais emplis de désillusion, l’aristocratie allemande nostalgique de son passé prestigieux et prête à toutes les bassesses pour redorer son blason, montrant fidélité à Hitler par opportunisme forcené, et enfin la classe des éternels récalcitrants allemands au nazisme qui, quoique ne s’étant pas toujours rebellés n’en exécraient pas moins les valeurs et méfaits du Fürher. Erreur impardonnable du site Allo Ciné : avoir omis dans la distribution de mentionner la superbe actrice allemande, Senta Berger, qui jouait un rôle important : celui de l’infirmière.
Un film techniquement impressionnant malgré son âge. Et que dire de la fin qui m'a tout simplement scotché, probablement la meilleure fin que j'ai vu tous films confondus. J'en ris encore (dans le bon sens du terme, je vous rassure).
- Ne te réjouis d’avoir anéanti d’ordure, car la traînée qui l’a mis au monde est à nouveau en rut! - Cette phrase représente tout le film, la violence des combats, la dureté des hommes dans la guerre, les massacres, la haine. Ce film est probablement l’un des plus grand film de guerre de l’histoire du cinéma.