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Une pièce qui parle de l'extrémisme d'un nouvel ordre mondial dévoué au plaisir, mais aussi une pièce qui parle de la consommation, de la surconsommation, ici du corps humain et de ses plaisirs. Le spectateur de la pièce est mené en bateau jusqu'à la fin. La pièce se retourne contre lui, pour lui montrer les dangers de la consommation poussé à l'extrême. C'est une pièce profondément anti-capitaliste. S'il faut placer cette pièce, c'est sans hésitation entre Frissons de Cronenberg et Salo de Pasolini. Quant à la captation, de part ces cadrages et dé-cadrages constants, le spectateur (du film cette fois) est complètement immiscé en elle. Il est absorbé par la pièce. Ce qui est aussi intéressant, est le recul que l'on peut prendre par rapport aux spectateurs de la pièce. Les gens rient, ne se sentent pas concernés, et la pièce en devient encore plus forte. De l'ignorance des spectateurs, De Palma en fait son fil conducteur et le place en consommateur pervers, malsain jusqu'à le gêner et le faire sortir de la salle, avant le dénouement de la pièce. Le film trouve aussi son intérêt dans le montage en splitscreen. Deux points de vues pour la même pièce, deux manières de la regarder, mais au fond, un seul film, qui se lie et se délie par ce montage.
Ajoutée le 03 déc. 2009 à 01h01 Signaler un abus
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