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La fièvre monte à El Pao
note moyenne
3,0
37 notes dont 9 critiques
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11% (1 critique)
33% (3 critiques)
44% (4 critiques)
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9 critiques spectateurs

GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

Suivre son activité 125 abonnés Lire ses 1 580 critiques

2,0
Publiée le 23/02/2012
Vraiment pas le plus marquant des films de Luis Bunuel, je le qualifierais même, en ce qui me concerne, de tres légèrement décevant... Dans la forme, c'est un film extrêmement classique, ce qui est gênant venant d'un réalisateur aussi audacieux et subversif que Bunuel, sinon il reste tout de même a retenir de "La Fievre Monte a El Pao" que c'est une tres pertinente critique du pouvoir, dans laquelle Gerard Philipe est tres bon pour son dernier rôle.
Plume231
Plume231

Suivre son activité 541 abonnés Lire ses 4 610 critiques

2,0
Publiée le 24/02/2012
Luis Buñuel derrière la caméra, Gérard Philipe devant, pour ce qui est son dernier rôle avant qu'une saloperie de cancer l'emporte à 36 ans, soit la combinaison de deux très grands talents pour lesquels j'ai une grande admiration. Ce qui rend encore plus dommage que le film soit un peu médiocre. Si la partie passion entre les personnages n'est pas trop mal réussie, par contre celle sur la guerre pour le pouvoir est traitée avec beaucoup trop de distance pour convaincre et pour permettre de retrouver la férocité qui fait habituellement la force du cinéaste. Le mauvais doublage des comédiens secondaires achève de rendre ce film peu crédible. Un film mineur dans les carrières respectives de son acteur principal et de son réalisateur.
Ywan Cooper
Ywan Cooper

Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 1 230 critiques

3,0
Publiée le 14/09/2017
Cette collaboration franco-mexicaine – il n’y en a pas des masses – est une des premières collaborations de Buñuel avec la France, et une ouverture pour Gérard Philipe au cinéma hispanique, dont il ne pourra retirer aucun profit de quelque sorte puisque sa mort foudroyante précède d’un mois la sortie du film. Les deux nations s’y apportent mutuellement beaucoup, même si le tournage bilingue laisse quelquefois entrevoir l’absence de dialogues réels entre les acteurs. C’est surtout une aventure politique en pleine dictature centre-américaine, que le film retrace avec la force de l’actualité mais aussi avec moult mimiques sociales et manières polies. L’exécution de ces rituels de respect mutuel prend beaucoup trop de temps. Les discussions en sont tellement bardées qu’on en oublie que, sous cette surface, se déroule avec fluidité un récit emporté hors de sa banalité par des envolées d’éloquence où enfin se brise la frontière de la langue. septiemeartetdemi.com
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

Suivre son activité 192 abonnés Lire ses 3 129 critiques

4,0
Publiée le 15/01/2017
Luis Buñuel et Gérard Philipe envisageaient depuis longtemps de travailler ensemble. Bien leur en a pris de le faire à l'occasion de cette commande d'Oscar Dancigers, le producteur qui remit le pied à l'étrier à Buñuel après son séjour décevant à Hollywood. En effet quelques mois après la fin du tournage, non sans avoir eu le temps de rendre visite au tout nouveau premier ministre cubain Fidel Castro, Philipe meurt d'un cancer foudroyant le 25 novembre 1959. Les deux hommes partageaient des convictions communistes et ce film adapté du roman éponyme d'Henry Castillou, paru en 1955 est une critique acerbe des régimes autocratiques qui fleurissent à l'époque en Amérique Latine où de soi-disant libérateurs se transforment rapidement en dictateurs soupçonneux et autoritaires. C'est le cas d'une république fictive qui utilise l'île d'Ojeda à 2000 kilomètres de ses côtes comme pénitencier où se côtoient pêle-mêle, criminels de droit civil et opposants politiques. Ramon Vasquez (Gérard Philipe), jeune technocrate est le secrétaire particulier du gouverneur qui vient d'être assassiné dans la capitale de l'île, El Pao. Il assure l'intérim alors qu'un haut commissaire, Alejandro Gual (Jean Servais) vient d'être nommé pour trouver et châtier le coupable mais aussi veiller au respect des méthodes autoritaires du gouverneur défunt. Gérard Philipe à qui la critique a reproché un jeu trop mièvre voire peu concerné, en décalage avec les enjeux dramatiques du film, incarne ce jeune homme parfaitement conscient que sa position ambigüe l'amène à trahir les idéaux libéraux qui lui ont été inculqués par son ancien professeur, opposant au régime et incarcéré sur l'île qui lui fera lors d'une scène admirable le reproche de cette duplicité. Sa position ne va pas s'arranger quand il va devenir l'amant d'Inès Roja (Maria Félix), la veuve du gouverneur, elle-même convoitée par Alejandro Gual. Se mêle alors au conflit éthique de Vasquez, la rivalité qui l'oppose à Gual. Le scénario très subtilement écrit par le duo Buñuel/Alcoriza épaulé par Charles Dorat, acteur et scénariste pour Julien Duvivier, montre parfaitement le positionnement infernal de celui qui au sein d'un tel type de régime, ne prend par clairement parti. Même si, comme pour faire diversion, les complots qui se font jour sont centrés sur l'intrigue amoureuse, Buñuel dénonce clairement la main de fer parfois gantée de velours avec laquelle le régime annihile toute tentative d'opposition. Le tempérament velléitaire de Vasquez, la ductilité de ses convictions, typiques d'une quatrième République française vont malgré tout lui faire gravir, parfois contre son gré, les échelons jusqu'au point de non retour. Buñuel qui en dépit une grande lucidité sur le tempérament humain reste un éternel optimiste, offre magnanimement le rachat final à Vasquez. Complètement en phase avec l'indécision qui ronge son personnage, Gérard Philipe livre donc une prestation tout à fait remarquable propre à traduire la fragilité de l'antihéros qu'est Vasquez et l'on comprend mal à postériori les critiques qui lui sont tombées dessus à l'époque. Buñuel n'aimait pas le film, confortant la mauvaise réputation injuste que traîne derrière lui "La fièvre monte à El Pao". L'accueil très controversé du film sur le continent sud-américain valide la charge de Buñuel. La beauté enfiévrée et terriblement sensuelle de Maria Félix , ajoutée à la suave perversité que Jean Servais insuffle à son personnage d'inspecteur retors et romantique, contribuent avec le magnifique noir et blanc de Gabriel Figueroa à redonner quelques degrés à cette fièvre que l'on avait un peu vite jugée trop basse
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

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3,5
Publiée le 27/05/2015
Un petit film de Buñuel sur la lutte entre convictions et pouvoir. Souvent le second s'obtient au dépend des premières ; pour le cinéaste espagnol, cela ne semble même faire aucun doute. Une très belle interprétation de Gérard Philipe, dans son ultime long-métrage avant sa mort précoce.
Estonius
Estonius

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2,5
Publiée le 16/03/2014
On va dire que ça se laisse voir, les acteurs principaux sont très bons et Maria Félix est superbe. La photo est soignée. La mise en scène est classique voir répétitive (toc, toc, entrez asseyez-vous…). La touche de Buñuel n'est présente que dans la scène où Maria Félix nous montre ses mollets. Quant à la thématique sur la corruption par le pouvoir, si son intention est louable, le traitement en parait froid, distant, et peu convaincant. Un film moyen et une œuvre mineure dans la filmographie de Luis Buñuel.
Loïck G.
Loïck G.

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3,5
Publiée le 21/12/2013
Gérard Philipe déchiré entre passion et devoir humain est pris dans l'engrenage de l'arbitraire que Bunuel sait si bien mettre en scène quand il s’agit de dénoncer l’omnipotence des puissances. Le film est un réquisitoire féroce contre toutes les oppressions que connaissent les hommes au XXème siècle. La beauté et le talent de Maria Félix est ici rehaussés par un noir et blanc, magnifique dans les ombres portées, et les contrastes, révélateurs d’un climat, d’une atmosphère… Avis bonus Beaucoup d’informations sur le comédien, les cinéastes, les films, de vrais compléments… Pour en savoir plus
tzara1
tzara1

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2,5
Publiée le 23/04/2011
Un Bunuel assez mineur mais qui ne manque pas d'intéret. On y retrouve un Gerard Philipe toute en sobriété et amaigri (c'est son dernier film) et une Maria Félix voluptueuse avec une pointe de masochisme. Mais le film souffre d'etre un peu trop théorique sur l'exercice du pouvoir ; il est plus intéressant quand il reste sur le désir et la convoitise des personnages
Flavien Poncet
Flavien Poncet

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1,0
Publiée le 15/02/2007
«La Fièvre monte à El Pao» (Mexique-France, 1959), il faut être honnête et prompt, est peut-être l’un des moins bons films de Luis Bunuel. Traitant de l’ambition, sur ce sujet «El Gran calavera» (Mexique, 1949) de Bunuel fait mieux. Ici cependant il s’agit d’ambition professionnelle, «La Fièvre monte à El Pao» est d’ailleurs rarement plus que ça. Rien de Bunuel dans ce film qui échappe à toute originalité du maître mexicain pour s’enregistrer dans le simple mélodrame pseudo-politique. Une politique qui rend le tout finalement prolixe voire brouillon. «La Fièvre…» se révèle d’autant plus film à thèse que film à thème. Leçon du film : Ne pas avoir les yeux plus gros que les ventres et qu’à trop vouloir de pouvoir, on finit par tribucher. Message somme toute naïf (naïveté voilée derrière un drame quelconque). Le drame des jeux d’acteurs, incarnés par une conviction plus juvénile que réelle, imposé par le mélodrame du film tend parfois à ridiculiser les situations qui se veulent noires. Manque alors de crédibilité. Cependant, le film possède une photographie particulière qui donne à l’image la noirceur qui manque à l’histoire. Bref, «La Fièvre monte à El Pao» n’est pas le mélodrame sur la corruption et les ambitions dont il semble vouloir faire l’illusion mais seulement un film sur l’amour tant pour les autres que pour les convictions. Un trompe-l’œil, du genre que Bunuel n’a pas l’habitude de mettre en images. Décevant malheureusement, «La Fièvre monte à El Pao» nous fait baisser la nôtre, refroidit par le manque ponctuelle à Bunuel d’originalité.
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