De bruit et de fureur
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    Note moyenne :   3,5 pour 95 notes dont 15 critiques  | 
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    fresh-BUZZ
    fresh-BUZZ

    7 abonnés | Lire ses 158 critiques |

      4.5 - Excellent

    Une vraie claque, un trés bon film sur les banlieus comme on en voit peut. Un univers brute, un scénario habile, une mise en scéne intelleligente, un rythme soutenu qui c'est altérné les petits et grands moments. Le film se donne, offrant image forte, émouvante, magique et tellement réel. Une réussite totale.

    Ajoutée le 30 janv. 2012 à 22h51
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    Dubesor
    Dubesor

    1 abonné | Lire ses 24 critiques |

      2 - Pas terrible

    Peut-être l'oublie-t-on en 2011, mais les « cités » existaient dès les années 1980. La Seine-Saint-Denis de l'époque sert donc de cadre à cette chronique de l'adolescence violente. (On passera sur le caractère « pittoresque », avec le recul, de cette banlieue dont des habitants prénommés « Bruno » et « Jean-Roger » roulent en « mob » et utilisent des expressions comme « se fendre la gueule »...) L'un des problèmes de ce genre de films consiste à éviter de se transformer au mieux en documentaire, au pire en « reportage » sordide et sensationnaliste. Pour "De bruit et de fureur", Jean-Claude Brisseau s'est efforcé d'éviter cet obstacle – par exemple aux références à Shakespeare et à Faulkner. Ce n'est qu'à moitié réussi : le film verse souvent dans la démonstration sociologique, à coups de plans et de dialogues appuyés sur la cité en pleine décrépitude, sur l'autorité qui se perd, sur l'effacement des repères moraux, sur les relations familiales dégradées, sur les enseignants inexpérimentés envoyés en Z.E.P., sur les adolescents en échec scolaire par manque de confiance en eux, sur une jeunesse surexposée à la violence et au sexe – mention particulière pour la scène de Bruno et Jean-Roger regardant un film de zombies... Du reste, sans doute pour éviter à son film d'être taxé de « réaliste », de « naturaliste » ou de « film social », le réalisateur a eu l'idée d'inclure dans son film des passages appuyés mettant en scène une étrange apparition féminine, qui pourrait être une allégorie aussi bien de la mère et de la liberté, que de la mort, ou du passage à l'âge adulte. On peut trouver à cette chose onirique un intérêt cinématographique et narratif, ne serait-ce que grâce aux ambiguïtés qu'elle permet – la cicatrice sur la joue de Bruno, l'épisode raconté dans la lettre finale. On résistera difficilement à la trouver extrêmement lourde. D'une manière générale, toute la symbolique, dans ce film – l'opposition faucon/ serin, les thématiques de l'envol et de la cage –, sont furieusement pesantes, et, de fait, nuisent à l'efficacité dramatique de l'ensemble. Car, comme à toute chronique (« Récit mettant en scène des personnages réels ou fictifs, tout en évoquant des faits sociaux et historiques authentiques, et en respectant l'ordre de leur déroulement », me dit un dictionnaire), il manque à "De bruit et de fureur" un scénario. Peut-être objectera-t-on que la vie non plus n'a pas de scénario, mais un film n'est pas la vie ; or, c'est seulement à la moitié du film environ que naît ce qu'on peut appeler une intrigue. À partir du moment où le personnage tragi-comique du père de Jean-Roger – par ailleurs remarquablement incarné par Bruno Cremer, aussi bon que les deux autres acteurs principaux – fait part à son fils aîné de son manifeste d'immoralité, "De Bruit et de fureur" gagne enfin en dynamisme. Enfin un scénario, donc, ce qui permet par ailleurs une scène fort réussie, où l'on suit simultanément Bruno à la recherche de son oiseau et Jean-Roger à la recherche de la mort. Ce genre de scènes est, avec quelques plans intéressants – principalement les plans larges – et des lumières – la scène ou Bruno arrive dans son nouvel appartement, celle du feu – parfois admirables. Il est seulement dommage que tout cela soit trop tardif, et desservi par un manque de finesse quasi-total dans le propos comme dans la façon de filmer.

    Ajoutée le 22 oct. 2011 à 20h46
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    schindler
    schindler

    44 abonnés | Lire ses 261 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Comment se faire une place dans un monde instable ? Comment avoir des perspectives d'avenir face à une impasse ? Ces deux questions constituent le point de départ de « De bruit et de fureur ». Le film s'ouvre sur l'arrivée de Bruno, jeune adolescent, dans une cité difficile. Tout son parcourt va nous permettre d'entrevoir une galerie de personnages tous différents, mais tous acteurs du monde dans lequel ils vivent. Chacun d'eux, toujours intelligemment et sensiblement travaillé, apporte alors de nouvelles questions, qui ouvrent chacune plusieurs pistes de réflexions, pouvant mener vers des éléments de réponses … Le film devient alors une œuvre incroyablement dense, où chaque sort et chaque situation sont toujours traités de manière assidue sans jamais tomber dans l'accusation facile (le point de vue se rapproche même d'une certaine forme de compassion envers les personnages les plus virulents – en particulier envers ceux de Bruno Cremer et François Négret, tous deux magnifiques). La pertinence de l'analyse sociale se double d'une dimension poétique toute simple mais terriblement poignante qui, parachevée par de sublimes et furtifs passages symbolistes, fait office d'appel à un autre monde, plus libre, plus responsable, mais qui semble tellement loin … c'est absolument bouleversant. Et plus que jamais d'actualité ...

    Ajoutée le 24 août 2011 à 20h31
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    GabbaGabbaHey
    GabbaGabbaHey

    99 abonnés | Lire ses 1584 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Un film absolument magistral, d'une force incroyable... Il est assez difficile de mettre des mots sur ça, tout cette noirceur, ce pessimisme, cette saleté, et en parallèle cet espoir, cette poésie qui tente de survivre dans ce monde sale et froid... On observe la vie sans pitié et sans justice menée par les habitants d'une cité, mise en scène intensément bien par Jean Claude Brisseau, et on observe également la vie de Bruno, prisonnier de cet enfer duquel il ne parvient a se défaire, une vie a laquelle il s'attache malheureusement trop... Ce qui est passionnant et impressionnant dans "De Bruit Et De Fureur" ce n'est pas seulement sa noirceur, dépeinte superbement, c'est aussi ses symboles, sa poésie qui tente de se frayer un chemin et qui prend finalement toujours le dessus... Brisseau réalise la un immense chef d'oeuvre, a la mise en scène virtuose et aux acteurs parfaits (et notamment Bruno Cremer). Incroyable, magistral, grandiose...

    Ajoutée le 17 août 2011 à 18h37
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    bardamule
    bardamule

    4 abonnés | Lire ses 200 critiques |

      3.5 - Bien

    Mon deuxième Brisseau après "A l'aventure". On retrouve son univers où tout est exacerbé. On est à l'opposé d'un cinéma tout en finesse. J'avais entièrement rejeté "A l'aventure" (mysticisme et sexe surfait, bourgeois), "De bruit et de fureur" m'a davantage parlé même si j'ai encore eu cette impression de me faire clouer le cerveau, d'avoir été victime d'un cinéma qui m'impose tout (le rêve, le réel, le drame...) de manière absolutiste. Paradoxe entre l'onirisme proposé (encore une fois la mort) et cette absence de liberté laissée au fantasme du spectateur. Paradoxe aussi entre cette magnifique caricature de la violence made in HLM qu'il semble chérir et l'absence cruelle de tout optimisme. Un troisième Brisseau m'y fera voir plus clair.

    Ajoutée le 06 avr. 2011 à 19h43
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    le pack de 1664
    le pack de 1664

    14 abonnés | Lire ses 2416 critiques |

      2.5 - Moyen

    Des moments forts, du bof et de l'excessif à l'image du réalisateur.

    Ajoutée le 31 janv. 2011 à 23h00
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    gasg
    gasg

    0 abonné | Lire ses 9 critiques |

      4 - Très bien

    à Gonnard qui pense que ce film n'est qu'une banlieue fantasmée par quelqu'un qui n'y a jamais mis les pieds, je répond que c'est plutôt Gonnard qui ne connait rien à la banlieue telle qu'elle a existé jusque dans les années 80. Certes l'enchaînement de violences présentées dans ce film n'est pas très réaliste en si peu de temps mais les personnages sont tout à fait crédibles. Entre les traumatisés des guerres, l'alcoolisme galopant et le déracinement des banlieues, il y avait de quoi créer de terribles situations familiales. Et je ne dénigre pas les banlieues de cette époque, j'y ai grandi et en garde de bons souvenirs. Seul bémol au film, son côté "fantastique" dont on se demande l'utilité.

    Ajoutée le 17 nov. 2010 à 02h21
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    sapiens
    sapiens

    6 abonnés | Lire ses 552 critiques |

      2 - Pas terrible

    Le film se veut choc sur la réalité des violences en banlieue encore inexploité au cinéma français à l'époque. Il oublie d'intégrer l'immigration dans son sujet, ce qui est déjà une grosse erreur. Mais surtout il est très mal mis en scène avec un casting particulièrement mauvais.

    Ajoutée le 17 nov. 2010 à 01h35
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    Gonnard
    Gonnard

    54 abonnés | Lire ses 1588 critiques |

      0.5 - Nul

    Une turbo-bouse signée Jean-Claude Brisseau, l'homme aux histoires fantastico-érotiques. Le casting est des plus pitoyables, avec des acteurs qui semblent sortis tout droit du cirque Pinder. L'exemple le plus frappant est la réunion tenue par le principal, son adjoint et la prof de français, un sommet de non-crédibilité. Que vient foutre Bruno Cremer dans cette galère ? Une question qui restera à jamais sans réponse. Le scénario est d'un grand ridicule, on nage en plein délire. Un mec qui s'exerce à la carabine dans son salon, des mioches qui pètent les plombs et montent sur le toit de l'école, ...les fantasmes d'un pauvre type qui n'a jamais mis le moindre orteil dans une cité ou une ZEP, et qui s'imagine que c'est le règne du chaos le plus absolu. La symbolique de l'oiseau, qu'on nous martèle toutes les cinq minutes, fait plus pitié qu'autre chose. "De bruit et de fureur" est tellement minable, que les bouses postérieures de Brisseau comme "Les anges exterminateurs" passeraient presque pour des chefs-d'œuvre, c'est dire.

    Ajoutée le 06 nov. 2010 à 09h30
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    mtenti
    mtenti

    0 abonné | Lire ses 22 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Découvert très jeune - Fut une révélation

    Ajoutée le 29 août 2010 à 18h48
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