In girum imus nocte et consumimur igni
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    Note moyenne :   3,3 pour 40 notes dont 6 critiques  | 
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    chignaka
    chignaka

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      5 - Chef d'oeuvre

    In girum imus nocte… un film qui contient sa propre critique. Il est peut-être un des seuls qui a été réalisé, non pas pour recevoir les critiques imbéciles de son époque ni pour alimenter ou renouveler une création artistique en perte de vitesse, mais pour nuire directement à la domination. Il ne se contente pas d’exister pour lui-même mais incite à sa négation, son dépassement et sa réalisation. Il dit en gros : "je critique et rejette radicalement l’ensemble de la société existante, mais par ma forme cinématographique j’ai conscience de reproduire une des formes figées de l’expression artistique (même si je n’obéis à aucune règle du genre) ; et en cela ma seule valeur se mesurera à ma capacité à provoquer le renversement de l’ordre et des valeurs dominantes, et donc à ma capacité à provoquer ma propre négation. Je perdrai toute valeur le jour où les conditions qui m’ont fait naître auront disparu." On peut dire sans sourciller que c’est un film contre le cinéma, en tant qu'art séparé de la vie. Difficile de l'extraire de son époque, difficile de le comprendre sans connaître les tenants et aboutissants de l'internationale situationniste. Quelques extraits mémorables, à propos de Paris et son peuple, avant les années 60 : "On n’en avait pas encore chassé et dispersé les habitants. Il y restait un peuple qui avait dix fois barricadé ses rues et mis en fuite des rois. C’était un peuple qui ne se payait pas d’images. On n’aurait pas osé, quand il vivait dans sa ville, lui faire manger ou lui faire boire ce que la chimie de substitution n’avait pas encore osé inventer. Les maisons n’étaient pas désertes dans le centre, ou revendues à des spectateurs de cinéma qui sont nés ailleurs, sous d’autres poutres apparentes." Ou encore : "Les étoiles n’étaient pas éteintes par le progrès de l’aliénation." Enfin : "Paris avait plus à perdre qu’aucune autre. C’est une grande chance que d’avoir été jeune dans cette ville quand, pour la dernière fois, elle a brillé d’un feu si intense."

    Ajoutée le 16 août 2011 à 03h33
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    Wo1fman
    Wo1fman

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      1 - Très mauvais

    Une étoile pour son originalité, son cynisme et la vérité affligeante des propos. Trois étoiles en moins pour l'unique raison d'une presse encore toute émoustillée de s'être crue en dehors des propos de Debord, d'une presse dont l'égo démesuré s'est vu une fois encore prioritaire face à la véritable qualité cinématographique de l'oeuvre.

    Ajoutée le 07 juin 2008 à 18h16
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    catbert
    catbert

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      0.5 - Nul

    Une chose que je retiendrais de ce film sera son épuisante et incessante prétention. Si je n'est pas été intéressé le moins du monde, c'est qu'il me semble que Debort ne tienne pas à m'intéresser et scande son texte monocorde, exprimant ainsi son avis sur tout et n'importe quoi, ne tenant absolument pas à "ménager" (comme il le dit) son spectateur. Mais voila, à la fin son babillage haineux commence à suffire, et on sature. Le "film" (entre guillement, car il est très loin de ce que l'on appelle communément un film) semble s'étirer sur un temps infini, et on n'est pas aider du tout par le fait que Debort insulte assez vite son spectateur. Maintenant, il y a le problème qui se pose à moi : ce film semble être pour plusieurs personnes très bon, mais comment ce fit-il que des gens tolère un tel concentré de monotonie? Cette question me hante alors que je réfléchis à ce que j'ai vu. A-t-on vu le même film?

    Ajoutée le 14 mars 2006 à 17h11
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    ochevet
    ochevet

    0 abonné | Lire ses 2 critiques |

      0.5 - Nul

    Honnêtement, au risque de déplaire à l'inteligentsia anarchiste parisienne, s'il en reste une, le film est décevant. L'histoire d'une rébelion dont on ne saura jamais rien, le combat fumeux de quelques êtres supérieurs à la masse des classes moyennes (à laquelle j'appartiens, mais non, ce n'est pas parce que j'ai été dérangé dans mon amour propre que je n'ai pas aimé). Le film n'est pas bon, même si son caractère de témoignage d'une époque révolue qui ne nous manque pas pourra en intéresser certains.

    Ajoutée le 16 oct. 2005 à 22h42
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    tropmortel
    tropmortel

    15 abonnés | Lire ses 394 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    «Et moi aussi, après bien d'autres, j'ai été banni de Florence.» Longue prose scandée, telle une prophétie moderne, par la voix atone de Guy Debord, à l'allure de harangue esthético-politique, accompagnant son texte-fleuve d'images publicitaires (auquel le passage au noir et blanc apporte une irréalité intemporelle), de promenades dans le Paris des années 70 et d'extraits de films (surtout LES ENFANTS DU PARADIS), long serpent de mots berçants, souvent traversé de flamboyances poétiques et de considérations acerbes et lucides sur le devenir de la civilisation contemporaine, dans lequel on peut se perdre parfois et décrocher par moment, mais qui jamais ne lasse. La pensée de Debord, parcourue de tressaillements de lucidité hypnotique, vaut souvent mieux que les théories paranoïaques qu'elle trimballe et qui firent sa réputation (on y reconnaît que trop l'influence croisée de Michel Foucault, P.P. Pasolini et Félix Guattari.) Et peu à peu on s'aperçoit qu'entrelacée dans ce ruban théorique se dissimule une forme voilée et énigmatique, complètement imprégnée d'une pensée romanesque aussi naïve que sidérante (la fascination exacerbée pour les systèmes occultes, le goût immodéré des sociétés secrètes internationalistes et des complots fomentés contre un Ordre fantasmatique), comme si derrière le discours dogmatique et les slogans, masquée, une autre musique se laissait percevoir, pour qui sait entendre. Qui es-tu vraiment Pierre-François, et pourquoi ta figure de dandy criminel (sous les traits de Marcel Herrand) revient-elle si souvent au fil de ces images ? Et c'est au terme de cette litanie pour l'avènement d'un nouveau matérialisme que toute la quête est résumée, idéalement, par cette ultime formule : «La sagesse ne viendra jamais.»

    Ajoutée le 16 oct. 2005 à 18h03
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    Kayoo83
    Kayoo83

    5 abonnés | Lire ses 19 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Un des films les plus incroyables jamais réalisé. A voir à tout prix. Debord, toujours sans aucune concession!

    Ajoutée le 12 oct. 2005 à 15h00
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