Sans retour
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chrischambers86

16 171 abonnés 13 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2020
Des soldats de la Garde Nationale de Louisiane, en patrouille dans les bayous, vont vivre un vèritable cauchemar èveillè! Ils devront se faire à l'idèe qu'ils iront à la flotte et qu'elle sera glacèe! S'il n'y avait que ça [...] Remplissez vos gourdes à la citerne du coin et prèparez votre poncho, ce voyage au bout de l'enfer est angoissant à souhait! Où cela nous mène t-il ? Dans les marais sauvages avec une patrouille pris en chasse par les habitants hostiles et sans pitiè! A ce coup de force scènaristique, filmè remarquablement, on mesure toute la peur et la violence qui s'en dégagent! Un casting qui a de la gueule (Carradine, Boothe, Ward, Coyote...tous parfaits) et des paysages à tomber! De loin le meilleur film de Walter Hill qui a su donner aux marais ce petit quelque chose d'oppressant qui fait toute la diffèrence! Les amateurs seront servis...
Lo G
Lo G

1 abonné 49 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2019
Tuerie ce film!!il m'a marqué gamin...on en fait plus des comme ça simple,efficace,sans pitié!!un gros kiff a voir ou revoir!!!
Yetcha

1 081 abonnés 4 754 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2019
Une ambiance angoissante et superbe pour un film dont le tournage éprouvant est une gageure. Ce monde des cajuns est un théâtre original et sous exploité. La brochette d'acteurs est excellente et la colorimétrie entre le vert et le marron est parfaite. Un superbe film poisseux et violent du génial Walter Hill.
pierrot le flou
pierrot le flou

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2018
Deux ans après avoir esthétisé la violence avec sa guerre des gangs dans « Les guerriers de la nuit�, Walter Hill délaisse les rues d’un New York interlope pour les contrées marécageuses de la Louisiane du sud. Sur une trame narrative assez similaire (une chasse à l’homme et la mort rapide du leader), on reste toutefois loin d’une simple transposition, à commencer par cette désurbanisation qui oriente radicalement le film vers un tout autre terrain.
Car « Sans retour » marche sur les traces boueuses du « Délivrance « de Boorman (1972), œuvre séminale du survival movie en mode red neck a laquelle il est impossible de ne pas penser. Pourtant on n’assiste pas non plus à une « relecture », les 2 films s’avérant au final très complémentaires. Comme son illustre prédécesseur Hill va dépeindre ce choc de culture à travers cette difficile cohabitation entre ces deux mondes, l’Amérique citadine et l’Amérique urbaine.
Dés les premières images du générique, une succession de plans sur le Bayou, paysage à la beauté sauvage, crépusculaire, installe un climat inquiétant. Une impression sublimée par la photographie de Andrew Laszlo, splendide avec ses tons verdâtre lui conférant un aspect immersif proche du documentaire.
On va suivre la cavale de ces « terriens » perdus dans cet espace amphibie, déjà naturellement hostile, mais rendu quasi irrespirable par la menace des pèquenauds. Un sentiment de claustrophobie qui va basculer en paranoïa, au point de flirter parfois avec le surnaturel. C’est d’ailleurs un des points les plus remarquables du film qui joue habilement sur un cliché prégnant de la mythologie red neck, celui des rites macabres, aux frontières de la sorcellerie. Du coup on a beaucoup de mal à faire la part des choses entre réalité et illusion, subtile ambigüité sur laquelle Hill prend un réel plaisir de ne jamais lever le voile. Comme avec ses chiens enragés jaillissants de nulle part avant de disparaitre tout aussi soudainement, mais dont les morsures des soldats sont bien réelles! Ou avec ce totem des cadavres de soldats déterrés et celui retrouvé mystérieusement pendu a un pont. Même les apparitions des cajuns prennent des allures fantomatiques, des ombres que l’on devine entre les arbres.
Les soldats réservistes sont montrés comme de purs citadins sudistes, avec des comportements de male en rut, prêt pour une partie de soft air entre potes, avec putes, whisky et blagues bien graveleuses a l’humour plus que douteux (comme celui du soldat qui demande si une fille lui est réservée et a qui on rappelle…qu’il est noir, avant de lui préciser que ce n’est qu’une plaisanterie !). Mais si Hill égratigne également quelque peu l’armée, il prend soin d’installer toute une galerie de personnages, dont certains au comportement plus raisonné, d’autres transcendés par le port de l’uniforme ou « envahis » par leur mission. Une caractérisation qui prend forme à travers les réactions de chacun dans les scènes d’action. Ce remarquable parti pris lui évite celui de la caricature des purs B movie’s typiquement 80’s. Un excellent casting de « gueules », Keith Carradine et Power Booth en tête, sans oublier Lewis Smith (le premier qui ne versa pas le sang) Peter Coyote, Fred Ward…qui donne du « poids » a la mise en scène.
Coté Cajun, Brion Jones (le réplicant léon dans « Blade Runner ») campe un parfait « bouseux », une interprétation étonnamment réaliste avec ses phrases entre onomatopées et dialecte acadien! La dernière partie du film dans le camp red neck est le point culminant de cette démonstration de mise en scène, de virtuosité dans cette montée paroxysmique de la paranoïa, un moment de pure terreur. Immergé dans la vie des cajuns, on découvre une communauté autarcique, vivant principalement de pêche et de chasse, dans la joie et la fête, au son des violons, guitares, harmonicas, entre autres instruments traditionnels (superbe partition de Ry Cooder, à ranger au coté du « Dualing banjo » de « Délivrance » ). Les deux « étrangers » restent sur leur garde, méfiants, alors que la vie bat son plein et sans que personne ne semble se soucier de leur présence.Les gros plans successifs sur ces deux nœuds coulants installés au bout d’une corde, et sur le visage de Hardin (Power Booth), témoignent de la psychose ambiante, avant de découvrir qu’ils sont en réalité destinés a deux cochons sauvages, abattus devant leurs yeux (petit moment très » snuff movie » ), puis d’apercevoir sur le plan suivant que les « traqueurs » sont de retour, pour un brutal et particulièrement violent épilogue… Il était assez facile de voir une nouvelle métaphore sur la guerre du Vietnam avec la présence de soldats, l’époque de l’intrigue (1973) et un décor qui n’est pas sans rappeler celui des rizières et de la jungle. Mais Walter Hill démentira catégoriquement cette interprétation, à juste titre. Car « Sans retour » est un film puissant, atmosphérique, un des meilleurs survival de l’histoire du cinéma, Hill nous livrant une incroyable et hypnotique leçon de mise en scène.
Injustement Boudé par le public et la critique à sa sortie, il retrouvera au fil des années sous différents supports la place qu’il mérite largement, un juste… « retour » des choses.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 novembre 2018
L'histoire de Sans Retour est très intéressante sur le papier, mais s'avère finalement lente et ennuyante.
mister
mister

25 abonnés 202 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2018
Le film est haletant. On suit une petite troupe de la garde nationale américaine (armée de réserve) qui se perd dans les marécages de Louisiane et provoque inutilement les autochtones qui vont les prendre en chasse. Les caractères de chaque protagoniste est bien dessiné et les tensions entre les membres de la petite troupe vont éclater quand il vont perdre leur chef et se retrouver sans repère dans un milieu hostile. Le réalisateur montre les conflits qui opposent ces hommes aux origines et aux conditions différentes : paysan / citadin, diplômé / non éduqué, blanc / noir, Texas / Louisiane, américain / cajun etc ... Les différences culturelles vont avoir raison de leur solidarité de façade et conduire la petite troupe vers le cauchemar. Portrait sans concession de l'Amérique des années 70.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2017
''Sans retour'' est un film d'action américain réalisé en 1981 par Walter Hill (producteur de la saga ''Alien''). Il confirme le goût qu'à Walter Hill pour l'action et consacre son réalisateur comme un ''petit'' maître de ce genre cinématographique.

Le postulat de ce film est assez original : neuf soldats américains de la Garde nationale s'enfoncent dans les marécages de la Louisiane. Ils sont alors attaqués par les Cajuns, habitants de ces marais. Commence alors une véritable chasse à l'homme.

''Sans retour'' peut se résumer en deux simples mots : action et mystère. L'action est évidemment caractérisée par cette très efficace chasse à l'homme. On le sait depuis ''Les chasses du comte Zaroff '' (Ernest B. Schoedsack, 1932), le motif de la chasse à l'homme a toujours été utilisé pour filmer des scènes d'actions. Quant au mystère, il naît de la menace, omniprésente, omnisciente et invisible des Cajuns. En les faisant apparaître de manière furtive dans des courts plans, Walter Hill prouve qu'il a parfaitement retenu la leçon d'un Henry Hathaway quand ce dernier filme ''Le jardin du diable'' (1954) : le mal ne doit jamais être tout-à-fait absent du plan, mais présent de manière furtive. Suggéré, mais pas trop, pourrait-on dire. A l'action et au mystère sont ajoutés des éléments qui conviennent d'être salués : le choix topographique qu'est la Louisiane avec ses marais, ses arbres tristes... A ce titre, Hill privilégie une lumière grise et les éclats ondulants de l'eau des marais aux couleurs stylistiques. A tout cela s'ajoute l'étonnante musique de Ry Cooder, presque ''cool'' qui vient rompre gentiment avec le caractère morbide de l'oeuvre.

On l'aura compris, ''Sans retour'' est un bon film d'action... et c'est tout. Ce qui frappe avec ce film, c'est son manque d'ambition. En effet, Walter Hill laisse en plan ce qui aurait vraiment pu être passionnant : une réflexion sur l'homme et plus précisément sur le retour de l'homme à la nature. Ce qui aurait pu être le nouveau ''Délivrance'' (John Boorman, 1972) n'est hélas qu'un simple (mais très efficace) film d'action. C'est d'autant plus frustrant que Hill laisse clairement voir la réflexion métaphysique qu'il aurait pu livrer : le retour à la nature, ou la vie dans la nature n'est pas source de bonheur, mais une délivrance, une délivrance des pires instincts de l'homme. Certes, Hill montre, à travers le comportement des Cajuns et de certains militaires que la folie de l'homme peut s'éveiller loin de la civilisation, près de l'isolement. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard que le militaire incarné par Keith Carradine, autrement dit le militaire ''sauvé'' et détenant La morale, vienne des villes. Dommage que certains militaires soient carrément caricaturaux (le militaire modèle, le militaire brute, le militaire raisonnable etc). Hill montre aussi, notamment à la fin du film, les dangers que peuvent animer ces minorités, épargnés par la Mondialisation (discours aujourd'hui qui est le contraire du bien-pensant, où l'on a tendance à sanctifier ces villages épargnés par le progrès). Mais, encore une fois, il ne faut pas oublier que l'action passe avant tout et que ce tout passe au second plan. Cette limite semble malheureusement répandu chez Walter Hill. Ce dernier est capable de trouver des sujets formidables sans pour autant livrer le grand film qu'on attendait. L'idée de faire un film de hold-up se concentrant uniquement sur le personnage du chauffeur ? C'est ''The driver'' (1978, qui inspirera d'ailleurs ''Drive'' de Nicolas Winding Refn), film juste bien fait. Idée, à l'époque inédite, de réaliser un film sur les gangs de New York ? C'est ''Les guerriers de la nuit'' (1979), chasse à l'homme dénuée totalement d'une étude sociologique qui aurait été bienvenu. Hill s'empare de bons sujets qui servent de prétexte à des scènes d'actions. Or, on aimerait beaucoup que ces sujets ne servent pas de prétexte, mais qu'ils soient étudiés par Hill, quitte à sacrifier l'action en faveur du discours. Même chose, donc, pour ''Sans retour'', qui aurait mérité d'être étoffé et surtout creusé en profondeur.

''Sans retour'' ou la descente aux enfers de neuf militaires dans les marais de Louisiane est à recommander aux amateurs de film d'action. Quant à ceux qui cherchent une expérience plus poussée, on conseillera évidemment ''Délivrance'' (Boorman a du voir ''Sans retour'' puisqu'il engagera Powers Boothe, un des acteurs principaux de ce film pour son embarrassante ''Forêt d'émeraude'' en 1985).
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 215 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2017
Un film de guerre datant de 1981 réalisé et co-scénarisé par Walter Hill avec beaucoup de suspenses qui allient tension, paranoia et psychologie !! On y suit un groupe de militaires qui s'entrainent principalement avec des balles à blancs sur des terres d'une Amérique paumée ou nos héros se sont perdues dans une forèt boueuse. Ils trouvent des canoés comme ça et décident de les empreinter dans une rivière mais les propriétaires sont la et un militaire fait une blague qui va couter cher à l'équipe de tirer quelques balles à blancs, l'un d'eux prend une vraie balle à la tète. Commence alors une chasse à l'homme pour nos soldats qui sera difficile, à bout de nerfs, tendues et l'on ne voit pas voir ne savons pas qui sont les méchants. Quand on voit ce long métrage, on peux penser au cinéma de John Boorman avec "Délivrance" comme influence ou Sam Peckinpah avec qui Walter Hill a travaillé auparavant. Comme les personnages centraux, on se pose des questions comment ils vont s'en sortir, pourquoi il y a du mal chez l'ennemi peu visible, on assiste à un suspense insoutenable. Les comédiens sont très bons comme les plus connus Powers Boothe, Keith Carradine, Fred Ward ou Peter Coyote. A découvrir.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2026
« Sans Retour » n’est pas sans rappeler «Delivrance» avec une approche fondamentalement plus guerrière en référence au Vietnam. C’est carré, viril, sauvage. Du Walter Hill pur jus, au casting composé de quelques tronches des années 80 : Powers Boothe, Keith Carradine, Fred Ward. La contribution musicale de Ry Cooder en électrise l’atmosphère. Il est juste dommage que certains dialogues soient aussi ringards.
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2016
Dans la lignée de "Delivrance", le film suit l'affrontement de membres de la garde nationale avec des locaux cajuns dans les marais de Louisiane. La différence, c'est qu'ici les cadiens, au départ, ne font que répondre à une provocation des militaires, dont la plupart ne sont pas très fins. C'est peut-être là que le film est le moins bon, en caricaturant certains soldats, qui très vite, ont des comportements assez irréfléchis. Par contre, le bayou, la tension entre les militaires et la montée de la violence sont bien filmées. Mais "Southern Comfort" gagne ses galons avec la scène finale dans le village cajun en fête, la tension est ici parfaitement maîtrisée, comme les craintes des 2 survivants, qui se méfient de chaque geste pendant que les locaux dansent, chantent et préparent le festin.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2020
Il faudra bien un jour rendre à Walter Hill la place qui lui revient au sein du cinéma américain. Un trop grand éclectisme et une capacité à porter toutes les casquettes, de celle de réalisateur à celle de scénariste en passant par celle de producteur ou d'écrivain de bandes dessinées, ont sans doute contribué à brouiller l'image de celui qui participa à l'écriture du "Guet-apens" de Sam Peckinpah et à celle du premier "Alien" de Ridley Scott. Ce que beaucoup ignorent sans doute. En 1981 alors que le "Rambo" de Ted Kotcheff (mis en image par Andrew Laszlo, le chef opérateur attitré de Walter Hill également présent sur "Sans retour") n'a pas encore déferlé sur les écrans, valorisant l'image du guerrier yankee indestructible, il propose une relecture militaire du fameux "Délivrance" de John Boorman sorti en 1972. Neuf militaires de réserve venus passer un week-end de manœuvre en Louisiane sont pris en chasse par des paysans cajuns après qu'ils leur ont subtilisé sans permission leurs canoës. Cette similitude jugée sans doute un peu trop voyante selon certains n'a pas servi le film qui fut un échec commercial en Amérique en partie parce que Hill en plus de dénoncer en filigrane la présence des Etats-Unis au Vietnam, exposait sous couvert d'un survival brutal et haletant, le racisme qui gangrène une société ne laissant guère de place aux minorités. C'est donc en Europe que le film s'est bâti une solide réputation qui confirma les talents déjà repérés dans "Le bagarreur" (1975) et dans "Les guerriers de la nuit" (1979). La capacité de Hill à plonger rapidement le spectateur au cœur du sujet, sa faculté à faire monter la tension entre les personnages, son aptitude à utiliser l'espace (ici le bayou du lac Caddo en Louisiane) pour donner à cette chasse à l'homme une tonalité fantastique compensent largement un goût que l'on peut juger contestable pour la sublimation de la violence emprunté à Sam Peckinpah. Le final aussi paroxystique que celui d'"Apocalypse now" (Francis Ford Coppola en 1979) est proprement saisissant où les deux seuls survivants se trouvent confrontés brutalement aux rudes mœurs locales lors d'une réunion festive qui se transforme en piège. Le tout sur le rythme endiablé du "Parlez-nous à boire" interprété par Dewey Balfa, célèbre musicien cadien qui rompt avec la lancinante et inquiétante mélopée slide de Ry Cooder qui scandait la course-poursuite dans le bayou. La fin ouverte laisse clairement entendre que s'aventurer en terre étrangère sans y être invité est une chose à éviter, notamment en politique étrangère. Un pavé jeté dans la mare que les très interventionnistes Ronald Reagan et George Bush ne prendront pas en compte avec le résultat que l'on connait aujourd'hui. Le tournage épuisant dura 55 jours et Hill n'aura qu'à se féliciter de l'implication de ses acteurs qui de Peter Coyote à Fred Ward en passant Keith Carradine ou Power Boothes contribuèrent au réalisme saisissant d'un film qui continuera de se bonifier avec le temps car intemporel tant dans sa forme que sur le fond.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 avril 2016
Voilà un film avec beaucoup de points qui me divisent, tout d'abord, étant grand fan de W.Hill mais n'aimant que très peu les films de guerre j'avais quelques appréhensions.
Néanmoins, il faut reconnaître déjà l'excellente musique que Walter Hill prends un malin plaisir a nous offrir, on reconnaît bien la son univers et ses films. ( The Warriors, 48 Hrs, ... )
Ensuite, le film reprends admirablement la problématique de la guerre du Vietnam en l'adaptant à l'écran, en Louisiane, et sans se soucier de prévenir le spectateur, quel audace ! Il m'en a fallu que très peu pour m'inclure dans cette aventure avec l'équipe Bravo. On peut alors entrer dans les tensions qu'amènent la guerre et que ressentent les soldats.
Le film nous lance donc dans ce groupe qui nous ai inconnu, et comme tout bon survival, nous ramène a comprendre et apprendre chaque personnage. Même si ce côté la n'a été que peu développé, on y retrouve avec facilité les "clichés" d'une armée américaine typique, non pas pour faire dans la facilité mais pour replacer une armée et les civils qui la composent au sein d'une guerre.
La caméra arrive a nous faire entrer assez rapidement dans les combats bien que des Slows-Motion un peu branlants viennent faire perdre en panache a 2 scènes. Je trouve aussi que le film fait perdre le spectateur dans ces marais en filmant exactement la même chose du début à la fin, on s'enferme peu a peu dans cette jungle hostile avec nos soldats, pris au piège. Les quelques plans d'inser' sont assez magnifiques et offrent une pause aux héros mais aussi au spectateur qui par moments ce sent coupé de ce monde, pour mieux y replonger.

En bref un film assez beau dans l'ensemble, le propos et le scénario tiennent la route, néanmoins, les néophytes de ce réalisateur et de ce type de film feraient mieux de ce tenir éloignés au risque de ne pas saisir le fond du film.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2015
Inévitablement, on pense à "Délivrance" de J. Boorman qui a complètent vampirisé le genre du survical en milieu redneck. Ce film de W. Hill peut se lire comme une métaphore du conflit au Vietnam même si le réalisateur s'en est toujours défendu. Il y a pourtant de multiples passerelles mais même en tant qu'oeuvre de fiction, ça reste assez puissant. J'ai été un poil déçu par le film tout de même, la mise en scène restant assez sage si ce n'est à l'occasion de quelques séquences brillantes mais il y atout de même une tension, une atmosphère, une violence presque insoutenable qui pointe. Les personnages ne sont pas tous attachants certes mais on finit par trembler devant cet ennemi invisible, qui contamine plus les esprits que les corps, se contentant bien souvent d'achever des victimes à bout. C'est parfois un peu lent mais la tension est à son maximum dans le dernier tiers avant une résolution ambiguë qui vous laissera un peu sonné. Les acteurs sont très bons, très impliqués et le film reste d'une efficacité redoutable grâce au talent de W. Hill et à l'excellente partition de R. Cooder. Un voyage éprouvant dans des décors sublimes et rarement aussi bien montrés au cinéma. D'autres critiques sur
moonboots
moonboots

73 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 décembre 2014
le film renvoie forcément à Délivrance mais il supporte mal la comparaison, le scénario réserve peu de surprises, la réalisation est moyenne, et les personnages inspirent peu la pitié, bref on reste jusqu'au bout pour connaître l'issue mais sans plus
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2014
Probablement le film le plus méconnu de Walter Hill, tourné sans vedettes et passé quasiment inaperçu à sa sortie en 1981. C'est un huis-clos marécageux angoissant dans les bayous de Louisiane, accentué par des décors hostiles et une mise en scène solide, un suspense haletant sur le thème de la survie, servi par de bons acteurs encore peu connus à l'époque, comme Fred Ward, Peter Coyote ou Powers Boothe qui allaient se faire un nom durant la décennie 80. Ce style de film a été ensuite très imité (groupe de militaires envoyés dans la nature), parfois ça a donné de vrais chefs-d'oeuvre comme "Predator", et d'autres fois de vraies daubes que je ne citerai pas. En attendant, ce film vaut le détour.
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