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La Femme au Gardénia
note moyenne
3,3
75 notes dont 23 critiques
4% (1 critique)
26% (6 critiques)
35% (8 critiques)
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Votre avis sur La Femme au Gardénia ?

23 critiques spectateurs

Joëlle R

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3,0
Publiée le 25/03/2017
Qui se souviendra du film « Elisa » se souviendra forcément de la chanson de Gainsbourg de laquelle il avait été abondamment dit, à l’époque de la sortie du film de Jean Becker en salles, qu’elle avait largement contribué à son succès. En découvrant le film de Fritz Lang, j’ai eu à peu près cette même réaction. Car le titre du film, donc la chanson de Nat King Cole conjuguée à l’aura du réalisateur suffisent à se décider à pousser les portes d’une salle de cinéma. Sur le contenu, je dirais que j’ai apprécié son double-fond, c’est-à-dire la finesse avec laquelle la caméra montre la vulnérabilité des protagonistes, de très jeunes femmes issues de milieux populaires exilées dans une grande ville pour des raisons économiques, standardistes le jour, rêvant au prince charmant la nuit. Mais « … une jeune fille seule ne le reste pas bien longtemps… », (Arletty, « Les enfants du paradis »), et quand une déception sentimentale frappe de plein fouet l’une d’elles - Anne Baxter - elle se fera inviter à dîner par le soupirant d’une de ses colocataires. Là, le cauchemar commence… Il est assez rare dans le cinéma des années cinquante de montrer d’aussi près et presque d’un point de vue féminin le comportement diabolique d’un homme sans morale ni éthique abusant sans vergogne ni limite de la naïveté d'une jeune femme. Artiste amoureux d'elles toutes ou goujat jouant de son statut d’artiste pour les piéger, le scénario ne s’attarde pas sur la psychologie de l'individu ni sur le pourquoi il meurt, assassiné. Il voyage plutôt dans le désarroi de la jeune femme que tous les hasards accusent ; dans les méandres de sa culpabilité, de sa panique. Le film fait également une place notable et intéressante au milieu de la presse, au pouvoir qu'elle détient et aux liens qu'elle noue avec la police. Enfin, bien qu'on ne soit pas ici dans du grand Lang, ce gardénia bleu n'a néanmoins pas eu de mal à se glisser dans ma bibliothèque filmographique !
Top of the World

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4,5
Publiée le 03/05/2014
"La femme au Gardénia" passe généralement pour un film mineur dans la filmographie de Fritz Lang, le maître lui-même n'ayant que peu de considération pour cet opus. C'est dire si la vision de celui-ci constitue une très bonne surprise: il est en effet passionnant à plus d'un titre. D'abord par le contre-pied qu'offre son scénario, puisque l'intrigue policière que nous vend le synopsis ne débute qu'après trente minutes de film. Dans cette première partie, le spectateur a affaire à l'intéressante étude de caractères des protagonistes, dans une chronique à la fois légère et dramatique. Puis un meurtre survient et le polar est lancé, maîtrisé à la perfection par le cinéaste, qui offre une démonstration assez éblouissante de son talent dans la mise en scène: tout en logique et en concision, en précision et en efficacité, elle met en valeur un scénario habile (pas assez ambitieux au goût de certains) et instaure un suspense diabolique jusqu'au dénouement, brillant. A noter que Lang n'est pas en reste dans sa direction d'acteurs, avec en point d'orgue les excellentes interprétations de Raymond Burr et d'Anne Baxter, héroïne d'une oeuvre dense et implacable.
soniadidierkmurgia

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3,0
Publiée le 07/07/2014
Un des derniers films noirs hollywoodiens de Fritz Lang. Ce n’est pas l'un de ses plus réussis même si Lang garde sa maîtrise habituelle du propos. Un peintre médiocre embauché pour croquer des standardistes séduit l’une d’elle. Ann Baxter qui vit avec elle se rend à un rendez vous galant à sa place. L’ayant enivrée le peintre joué par un tout jeune Raymond Burr tente de la violer. La jeune femme se défend en lui assénant un coup de tisonnier. Elle s’enfuit. Elle apprend le lendemain que le peintre est mort. Pendant tout le reste du film Ann Baxter et nous avec elle croyons à sa culpabilité. Lang utilise le procédé cher à Hitchcock du faux coupable. Nous aurons le droit aussi à une idylle entre la belle et le journaliste de service qui met tout son dévouement à prouver l’innocence de celle dont il est fatalement en train de tomber amoureux. Tout est là un peu convenu et prévisible mais il manque surtout dans le jeu des acteurs la dose de sulfureux et d'ambigüité que pouvaient apporter un Bogart ou une Barbara Stanwyck. Mineur.
TTNOUGAT

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4,0
Publiée le 10/06/2014
Un excellent film policier au scénario original avec un dénouement musical bien imaginé. Superbe mise en scène comme d'habitude avec une Anne Baxter particulièrement jolie et en pleine forme. La signature de Lang se retrouve souvent malgré une photographie différente de ses habitudes. Le titre est romantique, beaucoup plus que le film qui voit l'héroïne se faire manipuler sans états âmes par le journaliste ou le policier. C'est cette sorte d'aliénation qui donne le coté noir à la femme au gardénia car il n'y a pas d'actions violentes en dehors du crime. Je trouve que le personnage de Prebble convient mal avec la fraicheur de Norah et j'ai un peu de mal à croire qu'il puisse la séduire malgré son état de faiblesse du aux circonstances. J'ai aussi quelques réserves sur le montage imaginé par Norah pour fêter l'anniversaire de son fiancé…Cela ne colle pas avec la personnalité qu'elle nous révélera peu à peu. Par ailleurs, je suis plus enthousiaste de Lang lorsqu'il s'investi davantage dans les sentiments, ''Cape et poignard'' ou ''règlement de comptes'' sont édifiants à ce sujet. Heureusement l'histoire d'amitié entre les trois femmes apporte un minimum de chaleur
NicoMyers

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4,0
Publiée le 11/07/2009
Agréable film noir signé Fritz Lang, qui remplit son cahier des charges sans se surpasser néanmoins. Si le dénouement déçoit un peu et semble faire de La femme au Gardénia un Lang mineur, le reste est parfait. Bien loin de ses premières oeuvres plutôt sociales, réflexions sur la justice comme M le Maudit bien sûr, jusqu'à J'ai le droit de vivre, La femme au Gardénia s'inscrit dans le travail nouveau qu'effectue le réalisateur depuis La femme au portrait : décrire non-plus les disfonctionnements d'une société mais ceux d'un espace mental, questionnant ainsi la subjectivité et les faux-semblants. La vision du meurtre est faussée par la fatigue et l'alcool, il faut alors reconstituer le miroir brisé pour retrouver les faits objectifs. Comme je l'ai déjà dit, Fritz Lang ne se surpasse pas (il se rattrapa l'année suivante avec la magnifique esthétique de The big heat), néanmoins il maintient un rythme tendu et un suspense grandissant ; l'émotion surgit bien souvent, lors de scènes excellentes comme celle du meurtre bien entendu, mais aussi des paniques de l'héroïne face à la police. Lang livre au passage un portrait de femmes très attachants, trois filles issues de milieu populaire se partageant un appartement. Anne Baxter porte d'ailleurs le film sur ses épaules par son excellente interprétation. On notera aussi pour l'anecdote que le "vilain" est joué par Raymond Burr, inquiétant voisin dans Fenêtre sur Cour d'Hitchcock.
Nelly M.

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5,0
Publiée le 26/04/2008
Allumeuse ? Amnésique ?...Elle lui flanque un coup de tisonnier... On a alors tendance à oublier les mille et une petites facettes d'avant ce rendez-vous, pour se focaliser sur cette femme fragilisée, en craignant pour sa vie, il faut dire que ses yeux levés sur les hommes sont un rien implorants... C'est toute la magie de Fritz Lang de serrer l'étau lentement dans une confusion calculée jusqu'aux derniers plans et de réveiller son monde d'un grand coup sec. Derrière le drame qui se joue, persiste une sorte de grand rire intérieur, comme au jeu. Plus romantique que j'aurais cru !
chrischambers86

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2,0
Publiée le 27/07/2013
Chez Fritz Lang, le drame est toujours construit sur une intrigue très complexe, faisant appel à une psychologie extrêmement èlaborèe, voire à la psychanalyse, comme en tèmoigne par exemple "Secret Beyond the Door". Le film que Lang tourna en 1953, "The Blue Gardenia", est ègalement l'histoire d'une nèvrose: une femme (Anne Baxter en charmante ingènue) pense être responsable d'un meurtre qu'elle n'a pas commis! Elle est complètement paralysèe par le sentiment de culpabilitè, jusqu'au jour où la vèritè èclate! Film mineur, "The Blue Gardenia" a souffert d'un budget limitè et d'un temps de tournage ècourtè dans lequel a oeuvrè Nicholas Musuraca, le plus subtil des directeurs de la photographie du film noir! Même si le cinèaste allemand ne se surpasse pas, le casting est en revanche de bonne qualitè: Anne Baxter, Richard Conte, Ann Sothern et Richard Burr sont aux ordres d'un Lang moins inspirè qu'à l'accoutumèe! il se rattrapera fort heureusement avec le brillant et très marquant "The Big Heat", tournè la même annèe que "The Blue Gardenia"...
Flavien Poncet

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2,5
Publiée le 24/06/2009
S’il faut aimer «The Blue Gardenia» (USA, 1953) de Fritz Lang, c’est d’abord parce qu’il est l’un de ses rares films à prendre une femme pour personnage principal. Interprété par la très belle Anne Baxter, le personnage de Norah Larkin croit avoir tué un homme après l’avoir assommé avec un tisonnier alors qu’il tentait d’abuser d’elle. Activement recherchée par la Police, elle se voit offrir les services d’un journaliste, curieux de connaître sa version des faits. Au dialogue usuel dans les films languiens entre l’individu et l’Etat qui le menace vient s’ajouter une troisième instance : la presse. La figure est similaire au «Shubun» (Japon, 1950) de Kurosawa. Ce jeu à trois dynamise le suspense dans le cinéma de Lang et situe Norah Larkin entre la menace de l’Etat et la puissance de la presse. Le jeu des communications, très fort dans le film puisque le personnage d’Anne Baxter est standardiste dans un central téléphonique, permet à Lang de croiser les destins et de jouer de leur ambigüité. Suivant le modeste «Clash by Night» et amorçant les derniers films américains de Lang, reconnu pour leur furie, «The Blue Gardenia» est une pierre d’achoppement au cœur du cinéma de son auteur qui explore de nouvelles figures, de nouveaux motifs esthétiques et narratifs. Lorgnant parfois du côté d’Hitchcock –comme c’est souvent à craindre chez Lang, jaloux du «maître du suspense»-, cette distribution Warner Bros, produite indépendamment, regorge d’une poignée suffisante de séquences réussies, garrottés par un scénario très honorable, pour satisfaire n’importe quel spectateur. Enfin la chanson de Nat King Cole qui donne son titre au film accompagne le souvenir des images comme un parfum escorte la trace d’un être cher. L’apport de chacun de ces différents éléments permet à ce film, l’un des moins prestigieux de la filmographie de Lang, d’être d’une précieuse valeur, à l’égal du non moins bon «House by the river».
velocio

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2,5
Publiée le 08/08/2013
Comme quoi il arrive même aux plus grands de pondre des films sans grand intérêt !
tomPSGcinema

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3,5
Publiée le 30/01/2013
Pas déçu par ce film noir de Fritz Lang. L’intrigue est agréable à suivre, mais si j’ai vraiment pris du plaisir à visionner "la femme au gardénia" c’est tout de même plus par rapport à l’interprétation d’Anne Baxter qui s’avère particulièrement marquante (une habitude chez cette grande comédienne !) dans le rôle d’une standardiste qui pense avoir tué un homme après une soirée un peu trop arrosée. Mais je n’oublie pas non plus la mise en scène très classe et romantique du réalisateur allemand qui retient de suite l’attention. Un excellent film qui possède, en plus, une fin surprenante.
lilybelle91

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3,0
Publiée le 07/01/2013
Un thriller noir honorable de la part du grand Fritz lang...
fuck-les-modérateurs-allociné

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2,0
Publiée le 01/07/2012
Le film ne démarre vraiment qu'après une vingtaine de minutes ensuite vient l'intrigue, classique avec une petite variante mais vite envoyée. Seul le jeu des actrices sauvent les apparences.
JoeyTai

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2,5
Publiée le 29/04/2011
Le scénario, qui se veut sophistiqué, est assez prévisible, surtout dans sa partie finale. Une femme se réveille auprès d'un cadavre. Elle se souvient seulement que la veille, alors ivre, elle avait frappé l'homme avant de piquer un roupillon. Évidemment, elle pense être la coupable, et nous aussi. C'est en tout cas l'objectif de l'ami Lang. Si Anne Baxter est toujours aussi jolie, le réalisateur ne semble pas s'être surpassé dans sa direction d'acteurs. Le jeu des acteurs (le journaliste, les amies de l'accusée...) est en effet trop attendu et ne crée jamais d'équivoque ni de questionnement chez le spectateur avide de rebondissements que je suis. Certains ressorts de l'intrigue fonctionnent mal, voire pas du tout. Hormis le pseudo-suspense du meurtre, déjà évoqué, les rôles des personnages secondaires ne sont pas suffisamment exploités. Pour être captivant, il fallait ajouter une dose de noirceur et ne pas tout faire reposer sur Anne Baxter.
Philippe L

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2,5
Publiée le 05/01/2009
mouais,en film noir j'ai vu mieux,classique,rien de nouveau ,rien d'original,la photo est sympa,la musique de nat king cole(pas terrible) ainsi que son role a 2 balles ne reussissent pas a sauver ce film desolé fritz ,tu as fait beaucop mieux.
RENGER

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2,5
Publiée le 15/12/2008
Après avoir passé la soirée en boîte de nuit, un homme tente d’abuser de la jeune femme qui l’accompagnait. En tentant de se défendre, elle le frappe avec un tisonnier et s’enfuit. En apprenant sa mort dans le journal, elle est incapable de se souvenir de ce qu’il s’est passé la veille. Avec La Femme au Gardénia (1952), Fritz Lang adapte ici un des romans de Vera Caspary (on lui doit entre autre, l’œuvre Laura, qui fut adaptée quant à elle par Otto Preminger en 1944). Ici, Lang nous sert une seconde fois le thème de la femme fatale (après La Femme au portrait - 1944), sa mise en scène est juste et les acteurs au diapason. Un drame captivant et au final déroutant (comme en a l’habitude le cinéaste !).
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